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 I would see the light ... again — Envy

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Try to TryDeal to Thrill

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MessageSujet: I would see the light ... again — Envy   Jeu 23 Juin - 0:07


La soixantaine. En années ; voici ce qui dépassa. Car rien. Je n'ai plus rien foutu de moi. Hormis douanier du temps. S'en aller toujours & à jamais. Sans résultat. Je déconne en bonne déconnectée. J'en fais chaque jour ; ma destinée. Etranglant. Toutes sortes de projets à vomir qui vont ; l'envie de boire, l'orifice de gloire. Quittant maison pour de meilleures trahisons. Eve. Arriviste. Opportuniste. Indirectement ; maman. Surtout : tabou. Ni vue, ni connue ; elle est pourtant ascendante. De chair ou d'os. Les tournants fatidiques prennent des allures de ravins empoissonnés, avec elle. Arrêtons tout. Une telle anomalie ne démontre qu'encore que vivre ne mérite pas d'être vécu. Attirer, il ne faudrait que le savoir faire. Un peu d'égalité dans ce mixte mensonger. Longuement violenté. Manifestement offusqué. Qui pour lui expliquer que ce qui l'environne est un miroir. Son miroir. Rappelant l'immortelle cruauté sur Terre. Sans interrupteur. Outre cris & pleurs. & Eve, mère sacrilège, assoiffé de ses enfants. & nous, les mal-nommés monstres. & moi, l'originale immature obligatoirement inapte. Comment puis je ? Qu'est ce qui me retient de passer de l'autre côté ? En terminal : pourquoi ? Un gouffre de mots. Sans sens. Sans sang. Au bord duquel je me torture pour. Pour fermer cette faille qui fait de nous de publiques personnes. Cette frisure cardiaque. Ce cassant tremblement qui fit de nous des animaux. Il y en a tant. Il en mourra tant.

Immobilisée. Merci stupéfaction. Grimace aigri. Désir d'un crachat sur cible. Indisposant la fléchette solitaire qui m'agresse main. Je suis là depuis 3 heures environ. Ceci fait seulement une demie-heure que j'ai appelé Envy. Lui demandant de me rejoindre. Frêle humaine. Petite fille modèle dont Mauvaise Mère devrait être fière. Fatalement attachante. Sa rencontre ; miraculeuse. La seule mortelle à croire en son contraire. J'en possède souvenir : un putin de vrai vampire, bouffer par sa bouffe ; moi, toute fringante, pour la sauver, j'ai débouler. Pari gagné. Inlassables remerciements. Ses qualités font ressortirent désormais les miennes. Eteinte, petite soeur me ralluma. La protéger est devenu ma priorité. Elle ne me rappelle une autre : sa spécialité étant d'être unique. La cataloguer serait presque péché. Mollement. Je plante ma fléchette sous mes yeux, faisant d'elle, d'un regard, une rareté. Une arme sans laquelle Victoire se conjugue avec impassible. Je me demande. Un nouveau départ pour elle. Peut être de même pour moi, si le soutien de mon invitée est au rendez-vous. Serais je assez forte pour déjouer les lois d'une autre mère. Ce qui nous arrivent en ce moment n'est il pas déjà un déloyal geste envers cet équilibre anciennement élémentaire. Bientôt, je charge. Sans bouger d'autre membre que l'armé, je fixe la cible comme s'il s'agissait de toutes les souffrances d'un monde. Je fronce sourcils. Retient souffle. M'énerve pour rien. Pour finir par lancer les dés du destin que je souhaite jouer ce soir. Les millièmes de secondes passent. Le projectile plane. La tension me hante. & dans le mille. Je me redresse. Craquant ma nuque par orgueil, secouant mes doigts par agitation. Instantanément, on entre. Désinvolture, pour ne pas dévoiler ma différence, je tourne la tête en attendant de voir le nouvel arrivant. La voici. J'abandonne pour commencer une autre partie qui s'annonce plus rude à emporter. Pénétrant le splendide slalom que forme les fauteuils. J'en profite pour tournoyer. Sourire. Je ne fais pas attention au peuple. J'ai gagné ! J'ai perdue ! Soudain, je me laisse glisser sur un siège libre. M'accoudant à la table, Envy me fait face. Je la regarde en un haussement de sourcils. Lèvres serrées. Je prend un air masculin & entremêlent mes doigts au centre de mon accoudoir.

Toujours assez simpa pour te ramener quand je te le demande.

Paupières semi-ouvertes. J'ai conscience d'être dans un tierce état. Qu'importe. Mes proches ont l'habitude de mes attitudes. D'un signe de tête, je l'invite à s'asseoir devant moi. Parallèlement ; je pense au discours que j'ai encore à improviser pour connaître son avis sur la question. Ma question. Comme je l'ai trop dis, son opinion compte comme pas possible. Je suis d'un naturelle assez ... têtu-chiant mais, je sais changer quelques conditions à un contrat quand il le faut. Ne quittant son marin regard, je garde en coin une expression de confiance, de non-violence comme j'ai l'habitude d'arborer. & j'espère qu'elle comprendra ce que j'attend d'elle. Mis à part une réponse.
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MessageSujet: Re: I would see the light ... again — Envy   Ven 24 Juin - 1:33

Flagstaff, Arizona. Petite ville du Sud qui - malgré sa superficie - n'en était pas moins intéressante. Cette ville, avec ses réserves indiennes et son climat presque désertique, me donnait l'impression d'avoir obtenu un rôle dans un bon vieux film de western. Elle alliait le charme d'une petite ville à la dynamique d'une métropole et c'était à mon avis là tout son attrait, c'était ce que j'appréciais. Et pour l'instant, cette ville était mon nouveau domicile. Pour combien de temps ? Je n'en avais pas la moindre idée. Cependant, je gardais dans un coin de mon esprit le fait que je ne devais pas trop m'y attacher car je devrais sûrement la quitter à peine arrivée. Déménager le plus souvent possible, ne pas avoir de chez moi, de repère fixe où je pouvais juste me poser et souffler. Devoir fuir par peur de se faire attaquer, fuir pour sauver ma vie. J'avais encore du mal à me faire à cette idée. J'avais encore du mal à me faire à toute cette histoire de démons, de vampires et autres créatures qui rôdaient à travers la ville, à la recherche de chair fraîche. Toute cette histoire semblait être sortie d'un film d'horreur et pourtant, c'était devenu mon nouveau quotidien. Ce qui avait des allures d’apocalypse était en train de se dérouler sous mes yeux et il n'y avait rien que ne puisse faire pour l'arrêter ou même pour m'en sortir. Ou du moins, c'était l'impression que j'avais. Cette évidente sensation d'être piégée, condamnée quelque soit l'endroit où je me terrais ainsi que la peur de finir dans l'un de ces "camps" dont j'avais vaguement entendu parlé me nouait l'estomac. Ils finiraient toujours par me retrouver. Ils m'avaient déjà retrouvée, une fois, et j'avais failli y passer. Si Jaime, ma sauveuse, ne s'était pas interposée un soir entre moi et une autre créature étrange aux crocs lacérés, je me trouverais sûrement six pieds sous terre à l'heure qu'il était. Je me souviens encore de notre première rencontre.

Les rues de la ville sont sombres, froides et d'une tranquilité inquiétante. Cependant, cela ne m’effraie pas. Ma plus grande crainte à cet instant précis est de refermer les yeux de nouveau et de replonger dans mes tourments. Je marche, ou plutôt j'erre, sans le moindre but précis. À peine sortie, je frissonne. Je passe les mains dans mes poches et commence ma route. Malgré le froid, je décide d'avancer à une allure normale et de ne pas faire demi-tour. Je suis restée bien trop longtemps cloitrée entre les quatre murs de ma chambre d'hôtel que j'en ai oublié comment était la vie dehors. Je marche sans réfléchir et me laisse guider par mon instinct. C'est alors que je sens une main se poser sur moi et me plaquer fortement contre le mur glacé. Une autre main ferme plaquée contre ma bouche réprime mon hurlement. Le sourire de mon agresseur s'étend jusque ses oreilles et laisse apercevoir de saillantes canines. Je sens que mon heure est venue et c'est là que Jaime fait son apparition. Elle le désarme avec une vitesse et une facilité spectaculaire, comme si il s'agissait d'un jeu d'enfant. Elle me sauve et je me fonds en remerciements aussitôt, soulagée.

D'un geste de la main, j'ouvrais la porte du bar et faisait mon entrée. La plupart des regards se posèrent en ma direction, le son du carillon accroché au dessus de la porte et qui annonçait l'arrivée d'un nouveau visiteur m'avait trahie. Un soupir de lassitude presque imperceptible s'échappa d'entre mes lèvres, je ne supportais pas être le centre de toutes les attentions ne serait-ce que pour quelques brèves secondes. Rapidement - et heureusement pour moi - les clients retournèrent à leurs occupations après m'avoir toisée de haut en bas. Je jetais un regard circulaire à travers la pièce, à la recherche de Jaime - ma wonderwoman à moi comme je me plaisais à la surnommer - et je ne tardais pas à la trouver. Elle s’avança vers moi, s'amusa à slalomer et à tournoyer entre les fauteuils avec un sourire espiègle accroché aux lèvres. À la voir comme cela, on la croirait presque inoffensive. Incapable de faire du mal à une mouche. Elle n'avait en rien l'apparence d'une créature suceuse de sang. C'était comme si, malgré sa nature, une aura de confiance se dégageait d'elle naturellement. C'était ce qui m'avait poussé à lui faire confiance dès le départ. Ça et évidemment le fait qu'elle m'ait sauvée des griffes de l'un de ses congénères, je lui étais redevable. C'était aussi ce qui m'avait poussé à la croire, à devenir son amie. L'agréable sensation d'être en sécurité lorsque j'étais auprès d'elle ne pouvait que me faire apprécier le temps que nous passions ensemble.

« Je te le dois bien, wonderwoman. »

Au téléphone, elle disait avoir quelque chose d'important à me demander. Elle m'invita alors à s'asseoir en face d'elle, je m’exécutais et prenais place. J'esquissais un sourire en la voyant accoudée ainsi à la table, l'air presque masculin.

« Alors, qu'est ce que tu ne pouvais pas me dire au téléphone ? »
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MessageSujet: Re: I would see the light ... again — Envy   Ven 1 Juil - 8:13


Gros bras. Femme machiste. Lorsqu'elle me fait face. Je suis un autre homme. Ni un monstre. Ni une dame. Juste un gars. Tout dans les muscles. Rien autre part. & je prie pour n'avoir à jouer de ceci en public & pire ; devant elle. Non. Si bagarre il doit y avoir. Je préfère montrer crocs qu'actionner mes défauts. La moindre égratignure. Un semblant de coup. Quelques gouttes de son sang en cavale & je fais un malheur. Plus que moi. Plus que tout. Mon instinct pour la protéger va au delà des frontières habituelles. Admirant son allure de jeune demoiselle fragile & attentionnée. Je suis désespérée. Comment parviendrais je à l'abandonner seule contre tous. À partir sur le front en laissant une telle mortelle derrière moi. J'hésite encore. Peut être devrais je seulement jouer une fois de plus ma chieuse en lui contant que j'avais besoin d'une compagne de pour terminer cette bouteille. Sinon. Je puis aussi arrêter de prendre les gens pour de fragiles petites choses & les considérer d'égal à égal sans détours, sans pitié, sans les materner. Après la fléchette, le verre. L'inspectant sous ses angles, tous aussi moches les uns que les autres. Je me noie dans ce whisky, prisonnier d'un récipient bien banal. Enfin. Il est peut être tant de le libérer, le pauvre. J'ingurgite donc depuis un verre de bière une bonne dose d'alcool fort avec lassitude. Plissant légèrement les yeux. C'est que plus rien n'a de goût lorsqu'on est immortel. La vie en premier. Je tire enfin profit de l'évasion du whisky en faisant en sorte d'ouvrir également la cage de mon esprit qui me retient de dire se qui doit l'être. Plan C : je m'éclipse. Vite. Bien. Impeccablement. Trop tard. J'ai à nouveau croisé ses grands yeux. Tristes. Dépendants. Exceptionnellement. Je ne fuirais pas. Mes responsabilités. Mes affaires. Mes décisions. Mes conséquences.

Allant presque jusqu'à fissurer l'objet. Je frappe mon abreuvoir portable contre le meuble. Déglutissant maintes fois. Je ne sais toujours pas comment m'y prendre pour lui faire comprendre mon choix. Lui faire digérer mon départ sans qu'elle ai le malheur de le vomir ensuite. Affreusement mal à l'aise, je me dandine sur place comme un môme fautif qui n'ose, faute de maturité, avouer ses torts & ses devoirs. N'oublions pas. Moi aussi. Je suis minable. Une petite vampire sans défense qui ne sait pas comment s'adapter au nouveau-nouveau-monde dans lequel elle se doit d'être princesse. Un milieu spécial pour quelqu'un qui ne l'est pourtant pas. Je réfléchis encore. En contre partie de ma franchise, qu'aurais je si ce ne sont des reproches. Des pleures. Des menaces. Je suis censé la protéger ... à distance ? Impossible. Je n'avais même pas choisi d'héritier pour. C'est juste un aller. Sans retour. Sans au revoir. Un problème pour chacune. Je le conçois. Un dernier échappatoire avant l'exécution. Il y a, en fond de salle, un homme qui s'engueule avec sa présumé copine. Elle se lève & lui jette méchamment d'innombrables papiers en pleine face. Tous deux cris. Tous deux dansent. La traditionnelle chorégraphie de la colère conjugale. Les fixant avec une pointe de désespoir & une base de dégoût. Je ne veux pas. Ca ne va pas se passer comme cela pour nous. Certes. Nous ne sommes pas un couple. Mais, une protégée & sa protectrice. C'est un lien d'une toute autre force. Voir, plus imposant quand tout vous oppose. Ne quittant des yeux les jeunes faussement fiancés, je fais inconsciemment en sorte d'accélérer ma respiration. L'histoire de prouver à ma voisine ma faiblesse en ces moments ci. Jouant toujours de mes doigts & du mini-bocal que je possède depuis le début de mon doute fatidique. Étrange mélange d'émotions subites. Je ne cherche plus. Je ne concocte plus de plans désastreux pour échapper à mon artisanal destin. Je sais qu'il va un jour me falloir du courage. & je décide solennellement que cet instant répond présent.

Je pars devenir chasseuse. C'est loin d'ici.

Lentement. Tristement. Je décale mon regard vers celui d'Envy. Qu'elle me frappe. Qu'elle hurle. Je sais que ce que je vais faire le mérite. & je suis prête. Je crois l'être. A subir les plaintes d'une mortelle qui voit s'effondrer un de ses piliers qui lui maintenait un toit contre la mort d'un tournant. J'ai toujours confiance en son jugement. & je me tais en guise de prochaine révélation.
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MessageSujet: Re: I would see the light ... again — Envy   Lun 4 Juil - 3:30

Je lui adressais un sourire tout en interpellant le serveur qui passait près de notre table pour passer commande. Un simple coca-cola me suffirait. Je n'étais pas d'humeur à boire de l'alcool ce soir. Ce dernier en prit note et s'éloigna le temps d'aller chercher ma boisson gazeuse et je le remerciais d'un mince sourire. Ce bar et même cette ville était sûrement l'un des endroits où je serais le plus en sécurité en ce moment. C'était comme si les créatures avaient décidés d'épargner les habitants de Flagstaff, du moins pour le moment. En apparence, le calme et la tranquilité régnait et une ambiance joviale était presque présente. Mais lorsqu'on y regardait de plus près, on pouvait se rendre compte de la tension qui subsistait. Tension si forte qu'on l'aurait cru être palpable. La peur de voir débarqué des intrus qui seraient tous sauf pacifistes pour nous emmener dans l'un de ces fameux camps pouvait se lire sur certains visages, moins doués que d'autres pour masquer leurs émotions. Certains visages étaient un vrai livre ouvert en ce qui concernait les émotions que pouvaient ressentir leur propriétaire, notamment le mien.
À de nombreuses reprises, les traits de mon faciès m'avaient trahies lorsque je racontais un mensonge étant petite fille. Ou lorsque j'essayais de cacher une quelconque émotion que ce soit la joie, la peine, la tristesse ou bien la colère. Parfois, j'en arrivais à me maudire intérieurement d'être si peu discrète au sujet de mes expressions faciales. Comme un peu en ce moment. J'étais persuadée qu'ils n'allaient pas tarder à faire leur arrivée en fanfare dans la ville et que je devrais bientôt lui dire adieu. Et après leur passage, il ne restait sûrement plus rien de Flagstaff. Mis à part les quelques vestiges de cette ville qui était autrefois si charmante et accueillante.
J'avais beau ne pas compter me laisser faire par ces bêtes étranges qui voulaient plus que tout réduire la population humaine en morceaux, je devais avouer qu'il y avait des moments où je n'étais plus tellement sûre de moi. J'étais même parfois terrorisée à l'idée de perdre la vie si bien que je n'en dormais plus la nuit. Ma seule obsession était devenue survivre. Survivre et retrouver le reste de ma famille. Généralement, la présence de Jaime suffisait miraculeusement à calmer mes doutes, mes frayeurs et mes terreurs nocturnes. Elle avait dans le regard cette sorte de lueur de confiance qui me rassurait et qui me faisait savoir que tout irait bien et qu'elle serait prête à me protéger au moindre problème. Ce qui avait pour effet de m'apaiser et de diminuer considérablement mes angoisses.
Avec une certaine impatience, j'attendais la réponse de Jaime qui avait préféré boire une gorgée de sa bière avant. Soit, j'attendrais quelques secondes de plus. Soudain, un petit bruit sourd vient briser les quelques secondes de silence qui s'étaient écoulées. Le bruit du verre de Jaime qui se posait brutalement sur la table. Désormais interloquée par l'attitude curieuse qu'elle adoptait, je fronçais les sourcils tandis qu'elle déglutissait. Elle me semblait mal à l'aise, un peu stressée même et c'était un état dans lequel je ne l'avais pas encore vue jusqu'à ce soir.

« Tout va bien ? » demandais-je alors, avec une inquiétude transparente.

Pour le moment, toujours pas de réponse. Son regard, tout comme le mien, dévia alors sur un couple au fond de la salle en pleine dispute. La vision de la femme balançant des papiers - sûrement concernant un prochain divorce - m'arracha un petit sourire. « Ça m'a pas l'air d'être la joie, entre eux. » lançais-je à l'adresse de mon interlocutrice qui semblait toujours aussi confuse. Et après plusieurs longues minutes passées à se dandiner sur sa chaise dans tous les sens, elle s'était enfin décidée à cracher le morceau. Directement, sans détour. Sans y aller par quatre chemins, d'une voix calme et posée mais aussi déterminée. Je sentais déjà mon visage qui commençait à se décompenser lentement à l'annonce de cette nouvelle qui allait très certainement tout chambouler et qui avait fait l'effet d'une bombe. Je plantais à mon tour mon regard dans ses yeux noisettes de manière à ce qu'elle ne puisse pas chercher à le fuir. Ce que je cherchais ? Le moindre signe qui m'indiquait qu'elle n'était pas sérieuse et qui me prouvait que ce n'était juste qu'une de ces blagues qu'elle aimait bien me faire, souvent. Ce n'était pas le cas. Aucune once de joie réprimée au sein de ses prunelles. Elle semblait résolument sérieuse. Une minute entièrement faite de silence s'écoula alors, à vitesse d'escargot.

Et ... Tu t'en vas longtemps ?
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