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 Come with me.

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Caliel



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MessageSujet: Come with me.   Mar 31 Mai - 16:06


        Come with me, my little brother. I will protect you.


    Emmitouflé dans son long manteau noir, Caliel observait. Il avait perdu cette habitude depuis que l’Apocalypse n’avait pas eu lieu comme il se devait, depuis que la guerre civile, là-haut, avait éclaté. L’ange revenait à ses bonnes vieilles habitudes, celles qui lui avaient permis de mieux apprendre des humains mais aussi de ses propres frères et de leurs faiblesses. Il inspira profondément et expira par le nez, exaspéré par tout cela. On l’envoyait encore faire le sale boulot. Il détestait ça. Ses frères partaient se battre alors que lui, il se devait de retrouver un maximum de ses frères qui n’avaient pas encore ralliés la cause de Castiel pour les embrigader dans la sienne ou plutôt dans celle de Raphaël. Penser ne serait-ce qu’un instant à Castiel, à son prénom, lui donnait la nausée. Une étrange sensation qu’il ne connaissait que depuis qu’il occupait ce corps. Julian lui était bien serviable mais ressentir ce que ce crétin de primate pouvait ressentir lui donner doublement la gerbe. Caliel secoua la tête avant de passer une main dans ses cheveux blonds. Décidément, il ne se faisait pas à cet endroit. Cela n’avait rien du Paradis et il ne comprenait toujours pas pourquoi des anges se battaient pour que cette terre reste sereine, pour que les humains y vivent en paix. Ses propres frères, préférant entretenir une planète qui n’en valait pas la peine plutôt que leur petit Paradis. Ça lui était égal désormais. S’il ne pouvait pas pousser ses frères à rejoindre les rangs, ils les élimineraient car ils ne seraient ni plus ni moins que des traitres. Ou des déserteurs. Caliel se mordit la lèvre inférieure. Combien de ses frères avaient-ils déjà tué car ils préféraient mourir plutôt que de faire ce qu’ils avaient toujours fait ; être de bons petits soldats ? Il ne comprenait pas ce doute qui les avait envahis. Il comprenait encore moins pourquoi aujourd’hui, lui aussi il doutait. Non, il ne devait pas douter. Tous ces doutes, c’était uniquement la faute de Castiel qui s’était rebellé comme Lucifer. Sauf qu’au lieu de vouloir anéantir les humains, il voulait les protéger. Quelle stupidité. Quelle naïveté.

    L’ange continuait d’observer. Les gens passaient et ne remarquaient pas forcément sa présence. Ils vagabondaient comme des fourmis, même la nuit tombée. S’agitant, comme des animaux. Remuant comme des vers de terre, rampant au sol. Il grimaça à la vue d’un couple qui se tenait par le bras, le sourire aux lèvres. Son hôte eut un pincement au cœur alors que Caliel, lui, faisait comme s’il n’avait rien vu. L’Amour était un sentiment qui lui était bien étranger, du moins, celui se rapprochant le plus de ce que pouvait ressentir Julian à l’égard de sa femme. Oh, l’ange avait déjà aimé. Il avait aimé ses frères, son Père. Mais, aujourd’hui, que signifiait tout cela ? Cela n’avait plus d’importance. Il n’avait pas à se laisser envahir d’émotions humaines, faibles.

    Les mains croisées dans le dos, il finit par avancer, longeant les rues de la grande ville lumière. C’était affolant comme les humains ne craignaient pas le monde de la nuit. N’avaient-ils donc pas idée de ce que ce monde-ci regorgeait ? Il soupira. Pauvres êtres. Ils ne voyaient donc rien. Et dire qu’ils étaient passés à côté de l’Apocalypse sans s’en rendre compte ne serait-ce qu’un dixième de seconde. Mais ces petites choses avaient des anges gardiens. Des anges gardiens bien cachés. Caliel fronça les sourcils. Il venait d’en apercevoir un. Un qu’il ne pensait pas revoir, qu’il pensait mort depuis bien longtemps. L’ange au manteau noir déglutit, suivant du regard cette petite tête blonde. Il l’avait senti. Ou plutôt ressenti. Ses longs cheveux blonds virevoltèrent alors qu’il, ou plutôt elle, marchait en direction d’un bar qui semblait malfamé. L’ange s’engagea dans la même rue que son frère, lui suivant jusque dans le bar. Le vigile à l’entrée le dévisagea longuement, l’ange fit de même en lui offrant un sourire amusé. En un rien de temps, en un seul regard, il avait apprit tout ce qu’il y avait à apprendre de cet homme. Pauvre humain qui avait été abusé par son père, se réfugiant ainsi dans l’alcool et la drogue pour évacuer ce surplus de stress. Le vigile le laissa passer, perplexe, alors que Caliel entrait dans le bar, arborant un sourire radieux. Les lumières tamisées, l’ambiance pourrie des bars minables, les jeunes filles sortant à peine de l’adolescence se déhanchant contre des bars en fer et d’autres servant des cocktails aux noms imprononçables à des comptables, une musique bien trop forte pour s’entendre parler… C’était donc là où se cachait son petit frère. S’il avait su, il aurait certainement envahi toutes les boîtes de striptease des États-Unis pour l’y chercher. Néanmoins, il songea que trouver ce frère-ci dans cet endroit n’était pas… Naturel. Le plus fragile, le plus naïf de ses frères, dans un endroit aussi déplacé. Il ne se demanda même pas qui avait bien pu l’attirer dedans.

    L’ange se hissa sur la pointe des pieds, cherchant du coin de l’œil la petite tête blonde qu’il avait croisée. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il le, la reconnut enfin, adossait contre le comptoir avec ce sourire angélique d’antan. S’émerveiller de retrouver son frère n’était pas l’idée. Il se devait de le ramener. Le plus vite possible. Caliel se faufila dans la foule, poussant au passage quelques hommes sans se soucier un instant à s’excuser de son comportement. Une fois à la hauteur de Rochel, il se racla la gorge un instant avant de tapoter son épaule du bout de son index :

    « - Rochel. Je dois te parler. Et maintenant. ».

    Sans attendre une minute de plus, Caliel lui agrippa le bras violemment et le tira contre lui.
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Rochel



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ME, MYSELF AND I


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MessageSujet: Re: Come with me.   Mer 1 Juin - 5:56





Step by step, heart to heart, left right left
We all fall down like toy soldiers
Bit by bit, torn apart, we never win
But the battle wages on for toy soldiers.





    Rochel avait passé la journée à vagabonder. Ici, ou là. Ou plutôt par là. Une journée riche en émotions, puisque l'ange s'était rendu à la boulangerie. Oui, chose plutôt commune pour le commun des mortels, mais pas pour lui. Non. La boulangerie lui rappelait Gabriel, en particulier les pâtisseries. C'est pourquoi, un jour sur deux, il retenait ses larmes devant des brioches pralinées. La jeune femme qui s'occupait de la vente lui en offrait alors gracieusement, se demandant tout de même quelle pouvait être le souvenir traumatisant qui liait la petite tête blonde et les brioches aux pralines.

    Mais elle n'avait pas osé demander. Rochel était alors passé auprès d'un cours d'eau, et la moitié de ses réserves fraîchement achetées - ou offertes - était passées dans l'estomac de quelques cygnes qui traînaient par là. Lesquels l'avaient d'ailleurs une fois remercié en le poursuivant sur la berge, caquetant à tout va. Oui, Rochel apprenait que les animaux étaient parfois méchants, mais pour rien au monde n'aurait cessé de les nourrir. C'était une ligne de conduite qu'il appliquait à toute chose dotée de vie. Malheureusement, tout.

    Après cette après-midi des plus ... intéressantes, le plus naïf de tout les anciens pensionnaires du paradis se rendit au bar où il ... travaillait. Ou se cachait. Ou attendait. C'était un peu sa sainte trinité. Travailler pour rendre service et tuer l'ennui, se cacher de toutes les menaces qui pesaient sur lui, et attendre la fin de la guerre civile qui secouait ses terres. Gabriel lui avait clairement demandé de ne pas bouger de là. Et en bon petit ange obéissant à son archange, Rochel avait pris racine dans cet endroit miteux bourré de strip teaseuses et d'hommes en costard cravate qui n'avaient pas envie de rentrer chez eux. En toute innocence, Rochel ne comprenait pas pourquoi ces messieurs venaient prendre un verre en regardant les femmes se dénuder. Au fond, qu'il y avait-il d’intéressant ? Avec ou sans vêtements, une femme était une femme, et tourner autour d'une barre était aussi une coutume païenne et typiquement humaine qui lui échappait. Cependant, Rochel ne pouvait s'empêcher d'aimer l'endroit. La politesse était de mise, les danseuses et les clients ne se croisaient que du regard, l'homme derrière le bar avait toujours un mot gentil pour sa petite serveuse à couettes blondes, sans oublier le gérant, un ami de Michael, qui était... Qu'était-il ? Pas très humain, pas vraiment un ange, ni un démon. Peut-être un ancien de ses frères déchu ? Mais peu importait.

    Il offrait à l'ange en cavale une cachette sûre. Il était peu probable qu'un autre de ses anciens compagnons n'entre dans ce genre d'endroit pour l'y chercher. C'était un peu comme chercher de la vaisselle dans une salle de bains. Et encore.

    A peu près aussi bien habillé que ses amies les serveuses, soit aussi peu que la décence l'exigeait, Rochel slalomait entre les tables à renforts de grands sourires et d'un plateau rond avec lequel il débarrassait et ramenait les verres. Et aussi dans lequel il mettait ses pourboires, émerveillé. A la fin du service, il comptait en dollars la générosités des personnes qui entraient dans ce lieu. Et elles étaient très généreuses. De vrais Samaritains, se disait l'ange en souriant devant toute la monnaie qui cliquetait entre ses doigts.

    Mais voilà, ce soir là, on l'avait repéré. Bien sûr, Rochel était un ange, il avait senti qu'un de ses frères étaient entré à la minute même. Mais ne savait pas lequel. Un disciple de Castiel ? De Raphaël ? Allait-on vouloir le ramener là-haut pour le jeter en pâture à cette bande de fous qui ne se battaient plus pour aucun Dieu? L'idée le fit frissonner. Il posa son plateau sur le bar et ses doigts sur ses tempes, avisant la sortie du coin de l'oeil. De toutes façons que pouvait-il faire ? Partir en courant sur ses plateformes et avec sa jupe à paillettes ? Discret, surtout s'il était suivi par un ange plus puissant que lui. Aucune chance. Aucune.

    Restait à voir le côté comique de la scène. Gabriel aurait sûrement adoré voir ça. Un Rochel à fond les ballons et un ... un qui ? La question n'eut que le temps de traverser son esprit, puisqu'on tapota son épaule. Un "heinquoiiiiii?" s'échappa de la bouche de Rochel. Hein, quoi ? Hein ah. Ah. Oui. L'homme qui se tenait devant lui, ou plutôt l'ange. Ou même son frère. Des yeux d'un bleu qu'il n'avait vu que rarement, et des boucles blondes. La première image qui s'imposa aux yeux de la petite blonde aux traits aussi angéliques que son hôte fut .... Cet homme, en armure romaine, lance à la main, en train d'hurler sur de la terre battue.

    C'est lorsque Rochel s'apprêta à lui faire part de cette pensée des plus profondes que l'ange lui attrapa le bras et le tira contre lui. Ah. Caliel. Oui c'était maintenant évident. Aussi délicat, fin, doux, pas brutal pour un sou. Ca ne pouvait qu'être lui. L'heure était grave. Ou du moins, assez pour que Caliel ne lui adresse aucunes formule de politesse. Un vent de panique souffla sur Rochel, qui, pendant quelques secondes s'imagina que le paradis avait explosé. Ou quelque chose du genre. Pour que Cal fasse autant la gueule, il n'y avait pas tant de possibilités.

    Ah, si, en fait. On parlait bien de Caliel. Donc c'était peut-être une nouvelle horrible. Raphaël s'était-il ENCORE cassé un ongle ? Oui, car le frère de Rochel était un ange qui ne plaisantait pas avec grand chose. Il était d'ailleurs plutôt évident que l'archange Gabriel et lui ne s'entendaient pas. Mais aujourd'hui, Gabriel n'allait pas sortir de sous la jupe d'une strip-teaseuse pour congédier Cal d'un geste hautain de la main, un sourire farceur calé au coin du visage.

    Non. Là, Rochel était démasqué, coincé, et probablement parti pour être entraîné dans une vie qu'il avait jusque là fui avec brio.

    "- Ca peut pas attendre.... un siècle ou deux ? "

    La réponse était évidente mais Rochel voulait croire une seconde que Caliel allait se reculer, lui lancer un sourire brillant d'amour et de douceur avant de lâcher un tonitruant : " Bien sûr, je suis désolé de t'avoir dérangé, je ne dirais rien à personne, ne t'en fais pas, faisons un câlin et laissons nous sur cette note de partage et de compassion."
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Caliel



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MessageSujet: Re: Come with me.   Mer 1 Juin - 11:25

    Malgré la musique qui résonnait à travers la pièce et même jusqu’à l’extérieur, Caliel savait pertinemment que sa voix rauque et ses mots brutaux avaient atteint son frère. Ce que l’ange savait aussi, c’est que Rochel avait remarqué sa présence depuis bien longtemps alors, pourquoi ne pas avoir fuit ? Peut-être n’avait-il tout simplement pas envie d’être comparé à son archange qui avait lâchement abandonné le Paradis et ses frères. Personne ne voudrait-il pas être mit dans le même sac que cet immondice. Il n’avait jamais réellement apprécié les manières de Gabriel, il ne pleurait nullement sa mort, néanmoins, il avait été son frère. Combien s’étaient réjouis de savoir Gabriel hors compétition ? La seule personne, le seul frère en ce moment même, qu’il voulait voir mourir était Castiel. Car, malgré que Gabriel ait fuit sa terre natale pour flâner sur terre sans gêner les hautes instances était un fait alors que Castiel, lui, préférait livrer une bataille inutile contre des anges bien trop puissants tout en trahissant ceux qui avaient foi en lui. De toute façon, Rochel était un petit fuyard qui n’arrivait pas à affronter la réalité ; le monde était fait de violence qui se disputait le territoire avec l’Amour et ce depuis des millénaires. Sûrement depuis que le premier homme foula de son pied la Terre. Implicitement, Caliel avait toujours songé que Dieu avait même osé créer la violence, la honte, le doute, la peur et même toutes sortes d’atrocités au sein des Anges et du Paradis. Dans tous les cas, sans l’un, il n’y avait pas l’autre.

    C’est pourquoi, Caliel devait mettre de côté le peu de compassion qu’il lui restait. Il enfonça ses ongles dans la peau de Rochel, resserrant par la même occasion son emprise sur son bras. L’ange n’avait pas peur de le regarder droit dans les yeux, essayant de chercher, tout enfouit, une once d’informations qu’il aurait pu cacher. Mais… Lire à l’intérieur de Rochel s’avérait être aussi dur que de communiquer avec une coquille vide. Personne ne pouvait se voiler la face sur le fait que cet ange-là était un benêt finit. Naïf. Joyeux. Heureux de vivre. Sans même savoir pourquoi. Son ignorance sur la vie avait réussi à en effrayer plus d’un. Mais pas Caliel. Jamais il n’aurait peur d’un imbécile pareil. Et avec un corps pareil, qui pourrait-il terrifier ?! Une petite blonde, atteignant à peine le mètre soixante dix, voire moins, toute menue et des yeux de biche. Ouais… La seule chose qu’elle pouvait attirer ici, c’était l’envie des prédateurs sexuels humains. D’ailleurs, Caliel avait bien remarqué que l’entrée de son petit frère avait été remarquée. Qui ne le remarquerait pas dans cet accoutrement ? Un aveugle, sûrement. Caliel approcha davantage son frère contre lui, le soulevant de quelques centimètres au-dessus du sol. Il n’avait pas à être gentil. Il n’avait pas à s’attendrir devant lui. Mais il aurait aussi bien pu le tuer une fois l’avoir démasqué. Non. Il avait besoin de lui.

    Sa petite remarque le fit sourire. Un sourire qui n’avait rien du tout de rassurant. Au contraire. Il inspirait à lui tout seul la peur. Et il espérait bien effrayer son cadet. Les sourcils froncés, il se pencha lentement jusqu’à l’oreille de Rochel pour lui murmurer :

    « - Ne fais pas l’enfant et suis-moi, Rochel. J’ai des ordres. Ne me force pas à te faire du mal. ».

    Doucement, Caliel se redressa. Son hôte n’était pas non plus ce que l’on pouvait appeler un homme très imposant, mais sa carrure forçait le respect. Il n’y avait pas d’autre choix que de s’écraser devant ces yeux d’un bleu profond et ces larges épaules. Mais ce qui démoralisait généralement les troupes, c’était cette voix dure, rocailleuse et basse. La première fois qu’il entrouvrit les lèvres pour parler, grâce à ce nouveau corps, il fut heureux de constater que sa prestance n’avait pas été altérée. Sauf que cette fois-ci, parler n’était pas sa priorité. Il devait s’en aller de cet endroit sordide, qui semblait agiter son vaisseau, avec son frère pour le ramener là-haut. Ils avaient beaucoup à faire. Et en guise d’avertissement, Caliel appuya davantage sur le bras de Rochel, le forçant ainsi à se pencher en avant :

    « - Raphaël m’envoie. Alors dépêche-toi, je n’ai pas que ça à faire. ».
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Rochel



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MessageSujet: Re: Come with me.   Mer 1 Juin - 13:04

    Bleu. C'était le seul mot qui traînait dans la tête de Rochel au moment où Caliel tentait de sonder son âme. Bleu. Des yeux pareils, il n'en avait jamais vu. Il avait presque oublié à quel point la situation l'indisposait, parfaitement plongé dans les abysses de l'iris humain. Tout ces arcs, ces lianes qui s'entrelaçaient l'apaisaient d'une certaine manière. Quand le monde autour allait mal, il y avait toujours un détail, un petit auquel il pouvait s'accrocher. Rochel était capable de se passionner des heures durant sur des choses insignifiantes, qu'on aurait pas même remarqué avec un oeil avisé.

    Toute la personne, tout ce qu'était son frère l'effrayait. Il le tenait par le bras, l'empêchant d'aller où que ce soit. Sa main humaine semblait prête à broyer le bras frêle et pâle de son vaisseau. Rochel ne fit aucun mouvement pour se dégager, trop conscient de l'issue de la situation. Il savait qu'il n'userait jamais de violence. En revanche, son frère, lui, semblait tout à fait disposé à le faire. Il pouvait le sentir, le soir dans le regard qui le captivait tant depuis quelques secondes déjà. Une impression de malaise lui remonta dans l'échine. Oui, Caliel était en train de se gonfler et se gonfler encore pour terroriser sur place le petit Rochel. Il voulait lui faire sentir à quel point il était investi, dangereux. Pourquoi ? Sans doute était-il dans un camp ou un autre, et voulait recruter la petite tête blonde dans ses rangs, malgré l'inefficacité et l'inutilité totale de cette dernière. Rochel sentit son vaisseau se manifester, grattait la paroi des murs qui les séparaient, apeurée par la tournure que prenait la situation. La voix de Caliel l'avait effrayée bien plus que le reste. Mais l'ange secoua la tête et fronça les sourcils.

    Raphaël. Ah. Le nom était lâché comme une bombe. Le petit ange blond recula instinctivement. Il aimait ce frère, mais ce dernier le terrorisait plus encore que les démons et l'enfer. C'était une terreur, froid, manipulateur, excessif. Il n'y avait rien en Raphaël qui soufflait à Rochel de lui accorder sa confiance. Alors suivre un de ses ... Sbires ? Il semblait que c'était quelque chose de ce goût là... Il allait falloir la jouer très fine pour échapper à un avenir qui s'avérait plus noir que l'apocalypse elle-même. Car si Caliel était ici ce n'était probablement pas pour lui proposer un petit contrat d'essai sur une semaine. Son coeur s'affola, le coeur d'une petite humaine elle aussi paniquée. Il battait sur un rythme infernal, celui de la peur. Plus de protecteur. Plus rien. Entre Rochel et la violence il n'y avait pas le moindre garde fou.

    Il avait un choix à faire : Soit perdre sa liberté en décidant de ne pas faire usage de ses dons a l'encontre de son frère, soit garder sa liberté physique et sombrer dans un monde qu'il avait toujours fui de son propre libre arbitre. C'était un paradoxe immense auquel il devait faire face. Qu'était désormais le seul moyen de se libérer pour lui ? Fallait-il qu'il écoute la raison ou aller jusqu'au bout de ses conviction, Pour l'Amour de Dieu. Laisser ses frères le détruire ou détruire lui-même toutes ses valeurs.

    Les questions se bousculaient dans la tête de Rochel, lui serraient la gorge et le ventre, tandis que l'autre ange serrait quant à lui son bras, à lui en briser le poignet. Ses mots étaient secs, piquants comme des lames. Il ne voulait de Rochel aucune résistance d'aucune sorte. Ce dernier eut comme un hoquet pour vomir, leva son plateau et l'abattit le plus violemment possible dans le creux du coude de son nouvel ennemi. Il ne voulait qu'une chose: être lâché. Etre lâché et pouvoir partir le plus loin possible. Les mots ne sortaient plus de sa bouche, il n'y avait qu'un petit gémissement gorgé de terreur et d'appréhension. Autour d'eux les humains suivaient l'échange, et certains déjà étaient tentés de se lever pour défendre leur petite serveuse.

    Elle était pour eux une gamine sympathique, au sourire permanent et à la voix fluette. C'était la fille naïve qu'ils mettaient dans une autre case que les tigresses. Avec elle, pas de phrases ou de gestes déplacés, juste un gentil sourire, des pourboires et quelques regards discrets, pour ne pas l'offenser. Elle avait de longues jambes mais n'était en général pas assez imposante. Les hommes qui venaient dans le bar cherchaient des femmes assurées, de véritables diablesses lâchées sur scène. Des bêtes de show. Mais la présence de leur douce serveuse permettait à l'endroit de garder un côté plus féminin, paradoxalement. Elle était même très appréciée des danseuses.

    L'une d'elle, Sherpa, une latino aux yeux d'un noir à désarmer les démons, fixait Caliel d'un air méchant. C'était presque si elle se retenait d'arracher sa barre verticale pour la lui planter entre les deux yeux. Manifestement, l'ange avait échoué sur un point primordial : la discrétion. Restait à savoir s'il comptait emporter Rochel comme par magie, de force, ou s'il allait le piéger à peine plus tard lors de sa sortie du bar. Quoi qu'il en fut, Rochel savait que son temps était compté avant que la main de son frère ne retombe sur lui, dure et intransigeante, pour le conduire vers un paradis qui avait pour lui le goût du sang et des enfers qu'on lui avait tant de fois contées.
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MessageSujet: Re: Come with me.   Lun 20 Juin - 11:16

    Les néons, les lumières tamisées, l’ambiance autour d’eux, cette musique sensuelle, ces femmes se dandinant et appuyant leur poitrine contre les barres de fer, ces hommes avides de sexe observant ces exhibitionnistes comme le plus orgasmique des spectacles et ce bruit incessant, ces cris de joie, ces gémissements puérils et détestables, ces reniflements, tout ces bouts de papiers verts se frottant contre la lingerie fine, il en avait presque le tournis. Caliel avait beau se concentrer sur son petit frère qu’il tenait fermement, il n’arrivait pas à occulter tout ces détails. Son hôte n’y arrivait pas. Alors que l’ange plantait durement son regard dans celui de la petite blonde, son vaisseau grattait, grattait et grattait l’épaisse couche qui les séparait. Oh, il voyait bien à quel point il était de même pour Rochel. Il le voyait dans ses yeux atrocement noisette. Et comme pour achever ses sens qui semblaient se décupler à chaque instant, l’odeur de la transpiration, les mélanges de tous ces parfums, les effluves des cocktails de toutes sortes. Sa langue tapota son palais. Il était dur de ne pas succomber, de ne pas résister à tout cela. Il commençait à flancher. Comment les humains pouvaient-ils survivre dans un tel environnement ? Il commençait sérieusement à croire qu’il n’y avait pas de rédemption possible pour eux.

    Malgré tout ce qu’il se passait autour d’eux, les deux anges semblaient seuls au monde. Les yeux plongés dans les yeux de l’autre, aucun battement de cils. Juste une poigne de fer sur un bras si frêle. Il pouvait presque entendre le cœur de son petit frère battre la chamade alors que lui paraissait beaucoup plus serein. Il paraissait. Avec tout ça, comment l’être ? Ce qu’il se passait ici même, dans cette boîte, ce qu’il se passait dehors, dans les cieux, dans les enfers et même sur terre. Comment rester calme ? Lui-même ne savait pas où il avait réussit à garder ce self-control. Pourtant, Dieu seul sait à quel point il était du genre à se laisser aller ces derniers temps, colère ou pas d’ailleurs. Mais il était là, les dents serrées, le regard perçant, doté d’une force démesurée comparé à la frêle petite chose en face de lui. Il la bousculait pour l’impressionner. Il la bousculait pour l’intimider et l’entrainer avec lui.

    Seuls au monde. C’est un peu ce qu’ils étaient au fond, des orphelins, voyant leurs frères se déchirer. Depuis la mort de son archange, Caliel le savait ; il ne serait plus qu’un orphelin, errant comme une âme en peine à la recherche de quelque chose de nouveau. Il ne voulait pas plus que les autres de cette foutue guerre, il voulait juste autre chose. Il aspirait à quelque chose de meilleur et pour l’instant, sa seule opportunité pour un avenir prochain, c’était Raphaël. C’était le recrutement de ses frères à cette cause. C’était de tuer ceux qui s’y opposaient. Et à force de réfléchir à toutes ces conneries, il ne s’était même pas rendu compte que le monde continuait à tourner autour de lui, que Rochel était face à lui, que les humains ne regardaient que lui.

    Un léger hochement de tête alors que le plateau de la petite tête blonde s’abattit sur le haut de son crâne, le forçant à lâcher prise et à poser un genou à terre, les mains protégeant son visage. Non pas que cela fut réellement douloureux, mais la surprise avait été telle que son cœur ne fit qu’un bond dans sa cage thoracique. Il en avait presque entendu son hôte hurler de frayeur, ne s’attendant pas du tout, lui aussi, à cet évènement. L’ange laissa échapper un grognement digne d’un animal. A cause du coup. A cause de l’humiliation. Se faire humilier devant une horde d’humains aussi stupides que leurs pieds et par une gamine qui devait à peine savoir soulever une chaise. Il serra les dents, les sourcils froncés, le regard aussi noir que les démons qu’il avait, il y a fort longtemps, chassé. Il avait toujours été discret. Il avait toujours fait en sorte d’agir rapidement et sans être remarqué. Et à cause de cet imbécile qui avait tout saboté, il allait devoir en répondre à son supérieur. Non, cela ne se passerait pas comme ça.

    Caliel releva les yeux vers Rochel. Peu importait les mortels autour d’eux, il le ramènerait chez eux. La jolie petite blonde tentait de s’échapper, se frayant un chemin à travers la foule qui jaugeait du regard l’homme aux yeux bleus. Il se releva lentement. Ses membres étaient si lourds. Ce corps était si encombrant. Mais cela ne l’empêcherait pas de courir. L’un des hommes de la sécurité, sûrement alerté par l’une des danseuses, s’était approché de Caliel, posant une main ferme sur l’épaule de l’ange. Alors qu’il fit volte face vers l’inconnu, l’ange jeta un léger coup d’œil à la grosse main. Un léger coup d’œil, pour ensuite lever les yeux vers l’homme en costard. Niveau discrétion, c’était déjà mort. Il n’y avait plus rien à faire ; tous les humains de cette grande et immonde pièce l’avaient déjà repéré. Un peu plus ou un peu moins, qu’est-ce que cela pourrait bien changer ?

    L’ange soupira. Oui, un peu plus ou un peu moins… Il attrapa cette main qui se voulait imposante et attira l’homme contre lui pour lui asséner un coup de coude dans l’abdomen, ce qui fit valser l’humain quelques mètres plus loin. Certaines personnes se levèrent, offusquées, apeurées ou même scandalisées par la scène. Caliel passa une main sur son front puis dans ses cheveux bouclés et avec un demi-sourire, il se mit à pourchasser sa proie.

    Poussant quelques humains pour se frayer lui aussi un chemin à travers cette foule qui commençait à s’agiter avec tous les évènements, il aperçut finalement la petite tête blonde à couettes habillée de manière vulgaire. Caliel déglutit, avançant comme un prédateur. Il remonta les manches de son manteau et de sa chemise avant de sortir son arme angélique. Rochel avait tenté la violence, pourquoi pas lui ? Quelques blessures et quelques jérémiades puis tout rentrerait dans l’ordre. Du moins, il l’espérait. Il l’espérait et priait fortement.

    Cette nouvelle pièce semblait atrocement… Bizarre. Bizarre semblait le terme approprié. Il y avait toute une penderie de vêtements, des chaussures, du maquillage et même tout un tas d’accessoires dont son hôte lui murmurait les noms. Caliel écarquilla les yeux en effleurant un boa du bout des doigts. C’était un touché agréable, une sorte d’écharpe pleine de plumes. A quoi rimait tout ça ? Pourquoi Gabriel l’avait-il envoyé là, dans ce trou paumé, dans ce bar à prostituées ? Rochel n’était pas du tout en sécurité ici. L’ange fronça les sourcils alors qu’il arracha l’une des plumes de l’artifice pour le jeter ensuite par terre. Son arme en main, contre son flanc, il la tapota contre son pantalon avant de souffler :

    « - Rochel. Tu sais qu’on peut éviter tout ça. Laisse-moi te ramener à Raphaël. Il est encore temps, tu sais ? Nous ne te voulons aucun mal. ».

    Son ton se voulait faussement protecteur. Certes, il voulait éviter le pire à ses frères qu’il pouvait encore sauver. Mais il savait aussi que si Rochel ne voulait pas obéir aux ordres donnés par l’archange supérieur, il n’hésiterait pas à le liquider. Et un gêneur de moins, un.



Dernière édition par Caliel le Ven 1 Juil - 14:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Come with me.   Mar 21 Juin - 8:08










L'ange s'était blotti dans un coin de salle, les genoux repliés contre lui. Autour de lui quelques costumes bariolés le cachaient de son poursuivant. Il savait. Il savait que Caliel le suivrait jusqu'en enfer s'il le fallait. Pourtant il voulait le fuir, se cacher de lui, aller le plus loin possible de cet envoyé de la guerre. Cet envoyé de la mort. Il ne voulait que le chaos, la fin de ses frères, non ? C'était son but, recruter les prochains tueurs et les prochains tués. Il irait jusqu'au bout, envahi par son idée fixe. Caliel était capable de repousser toute présence, humaine, démoniaque, angélique pour aller jusqu'au bout de ses idées.

Et Rochel en était terrorisé. Ses mains cherchèrent au sol, il tentait maladroitement de se souvenir d'un endroit où apparaître, un endroit loin d'ici et loin du blond. Un endroit où on ne le retrouverait pas. Mais la terre était ronde, elle était un espace fixe. On pourrait forcément le retrouver, un jour ou l'autre. Il n'y avait pas de place où vraiment se cacher. Pas d'espace. Trop serré. Le petit ange se passa la main dans les cheveux en respirant de façon plus erratique, pris par la panique. Son visage se nicha entre quelques plumes, cherchant à se dérober du regard d'acier et profond de Caliel. « - Rochel. Tu sais qu’on peut éviter tout ça. Laisse-moi te ramener à Raphaël. Il est encore temps, tu sais ? Nous ne te voulons aucun mal. ». Encore temps ? Sinon quoi ? son "nous ne te voulons aucun mal" se démentait par le simple fait qu'un compte à rebours semblait être enclenché. Un compte à rebours dont la fin devait être soit l'acceptation soit la mort de Rochel. L'ange frissonna tout le long de son échine. Et il sentait arriver Caliel.

Il ne vit que ses yeux au début. Puis il baissa les quelques vêtements empilés sur lui qui lui faisaient office de cachette. Il secoua la tête et hoqueta au passage." Tu ne comprends pas ? je ne veux pas venir ! Je ne veux pas affronter ce monde qui n'est pas le mien, pourquoi le voudrais-je d'ailleurs ? Frapper mes frères ? Les tuer ? C'est trop pour moi. Tu dois comprendre que si tu m'emmènes je mourrais au champ dès la première seconde, au premier coup. Je ne lutterais pas pour cette folie qui vous as pris. Alors vas-y cours moi après, traîne moi. Mais tu auras ma mort sur la conscience. De toutes façons ça ne doit pas être la première." La voix cristalline du petit ange s'était élevée, avait dansé dans l'air puis était retombée. Si l'on avait pas prêté attention aux mots on aurait cru entendre une mélodie, douce, longue. Mais les propos eux étaient durs. Pas que la voix de Rochel soit froide ou cassante. Non, c'était toute la sincérité qu'il mettait dans ses mots, toute sa détresse. Le mot pourquoi se jetait dans tout les coins de son crâne. Pourquoi cette guerre ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas avant.

Mais il s'était aussi levé, résigné. Rien ne pouvait le forcer à se battre, il préférait tout autre traitement, et ça, tout le paradis le savait. Chacun était au courant que l'ange Rochel était un soigneur, tout au mieux, une compagnie au pire. Il n'était d'aucune utilité militaire mais était là quand même. Il éclairait par sa lumière les esprits légèrement assombris par le mal, il pouvait redonner foi, aider à retrouver les parties de soi que l'on avait perdu, resceller ce qui avait été brisé. Mais pas plus. Non. Jamais. Et Caliel savait que c'était une folie de demander à la petite chose qu'était Rochel de se battre. " S'il te reste un peu de pitié abandonne moi ici."
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MessageSujet: Re: Come with me.   Ven 1 Juil - 15:49




          You are my lady, and I am your servant. Destiny divided pitiful brothers. If it's to protect you, I'll become Evil for you.


    Personne n’était en sécurité dans ce genre d’endroits. Encore moins Rochel. Cette question ne cessait de voltiger dans l’esprit de Caliel. Pourquoi ici, pourquoi lui et pas un autre ? Pourquoi accorder sa protection à l’ange le plus stupide, le moins serviable, le plus, visiblement, humain ? Pourquoi défendre l’insecte qui ne comprenait strictement rien à tout cela ? La douceur de la plume qu’il avait effleuré s’était évaporée avec la colère qui le consumait. D’une certaine manière, il était jaloux de son petit frère. Lui, personne n’avait cherché à la protéger, son archange n’ayant uniquement en tête de se rebeller contre la majorité. Celui qui était sensé protéger son Chœur avait préféré laisser ses frères derrière lui. L’ange fronça les sourcils. Oui, il était sûrement jaloux et déçu que l’on n’ait pas fait autant pour lui. L’envie s’emparait de lui. L’envie… Encore un sentiment tellement humain. Il se haïssait tellement de ressentir tout cela. Une goutte de sueur perla sur son front. A croire qu’il n’était plus bon à rien, même plus à la chasse.

    Soudain, Caliel se retourna violemment. Le bruit des textiles se frictionnant les uns contre les autres le fit réagir. Son arme en main, il la pointa devant son cadet toujours à terre, légèrement caché par le reste de vêtements.

    L’ange déglutit, buvant les paroles de celui qui semblait être son nouvel adversaire. Un adversaire qui ne lutterait pas, qui ne cherchait pas le combat et qui n’avait comme seule arme sa voix doucereuse ainsi que ses paroles tranchantes. Un excellent contraste qui lui allait à ravir. Derrière ses couettes blondes, ce regard de chien battu et ce corps si fragile, il y avait un battant, un vrai. Rochel était de ceux bornés qui n’abandonnaient jamais. Il n’abandonnerait jamais sa jolie liberté. Pour rien au monde. Caliel aussi aurait voulu de cette liberté mais tous comme son frère, il était borné ; les anges avaient besoin de cette guerre civile pour comprendre l’importance de l’Apocalypse et de ce qu’elle pourrait apporter. Ceux qui revendiquaient la belle parole de Dieu devraient savoir à quel point ce dénouement était important. Pour les anges, pour les démons, pour les humains, pour chaque créature qui avait élu domicile sur cette terre et dans ce monde. Elle était importante car c’était le Destin de tous. Personne ne peut changer son destin, personne, pas même Rochel avec ses beaux yeux en battant des cils.

    D’un geste rapide, il rangea son arme à l’intérieur de son manteau. Cela ne servait à rien de le menacer de la sorte. Il y avait tellement d’autres moyens de pression pour l’obliger à se plier à ses exigences. Son nez se plissa alors qu’il s’avança d’un pas léger vers son frère qui s’était doucement relevé, comme porté par son insouciance. Ses derniers mots l’avaient transpercé. Une fois face à Rochel, Caliel l’attrapa par le menton et le traina jusque contre l’un des murs. Appuyé contre le béton, l’ange de la Justice s’affala contre son frère de tout son poids, lui maintenant la mâchoire avec une telle violence qu’il crut entendre l’os de la mâchoire de la petite blonde se déboiter. Son nez se posa contre le sien. Il sentait la respiration rapide de la jeune fille, il entendait son cœur battre à une vitesse folle. Son hôte s’emballa. Il savait pertinemment que celui de Rochel aussi.

    Caliel ne sentait ni sa poigne, ni sa force. Il savait très bien que la torture physique ne ferait rien au petit ange, seulement, ce défouloir était trop bon pour s’en priver. Ses pupilles étaient dilatés, le bleu de ses yeux envolés. Ses lèvres s’entrouvrirent, laissant un murmure glacial s’en échapper :

    « - Tu crois m’attendrir avec tes belles paroles ? Sache que oui, tu ne serais pas le premier que je tuerais sans hésiter. Tu ne veux pas venir ? Mais, mon grand, tu as des obligations ! Tu as des devoirs envers tes frères, envers ton Dieu et ta Destinée ! Tu crois pouvoir y réchapper car ton beau Gabriel est venu à ton secours ?! Tu t’es cru dans un conte de fées ou quoi ?! Maintenant, terminé les petites escapades de ce genre, tu vas venir avec moi, je vais te conduire à tes supérieurs et on verra ce qu’on fera de toi. ».

    Son regard noir et mauvais s’était répercuté son visage, le déformant, le transformant en un monstre qu’il n’avait jamais été. Il attira davantage Rochel contre lui, relâchant son emprise sur sa mâchoire pour la reprendre sur son poignet. De sa main libre, il effleura d’un revers de main la joue de son frère en souriant :

    « - Ne m’oblige pas à devenir vraiment méchant, Rochel. Tu ne voudrais pas que je fasse brûler ce petit bar avec tous tes amis dedans ? Tu te souviens de la station essence que Raphaël avait fait brûler ? Imagine un feu de joie ici, à Los Angeles, pour mon bon plaisir. Je pense que tu sais mieux que personne que je ne plaisante pas. Et que je n’ai aucune pitié. Aucune. Lis dans mes pensées si tu n’en es pas persuadé. ».

    Son sourire s’élargit alors qu’il balaya une mèche de cheveux de la jeune femme qui gênait sa vue. Caliel finit par se détacher de Rochel, juste assez pour mieux l’observer. Battre des cils ne servirait plus à rien, il n’y avait plus d’échappatoires, plus de héros pour venir le sauver, il n’avait plus rien. Plus rien sauf Caliel qui pourrait essayer, s’il en avait envie, de le protéger. Mais son cœur continuait de battre la chamade, il pouvait entendre que celui de son frère battait au même rythme que le sien.

    L’ange avait souvent été assailli par des images de la vie de Julian. Des moments de bonheur comme la naissance de ses enfants, son mariage, l’obtention de ses diplômes, la première fois qu’il monta à vélo ou même des moments terribles comme la perte de sa famille, l’enterrement. Mais là, ce que son vaisseau lui montrait n’était pas les souvenirs d’un humain, mais ses propres souvenirs ; une vie entière consacrée à la Foi, à la Justice et la méditation. Il n’y avait pas que la Foi en Dieu, il y avait cette Foi inébranlable vis-à-vis de ses frères et de leur sagesse. Caliel fronça les sourcils en serrant les dents. Il fit quelques pas en arrière, jaugeant Rochel d’un regard emplit d’incompréhension. Etait-il dans l’incapacité d’obéir pour une fois ? Les yeux de son frère. Une couleur noisette ornée de vert. La compassion et la gentillesse à l’état le plus pur. Merde. Ce qu’il détestait être dans cet état-là. Être un humain.



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MessageSujet: Re: Come with me.   Ven 8 Juil - 23:28








Rochel regarda autour. Il tentait de ne pas voir, ne pas entendre, ne pas sentir son frère. Il voulait disparaître, quitter le corps étroit de la petite humaine. S'échapper dans un autre monde pour ne plus savoir rien de ce qu'il se passait. Rochel aurait aimé être une vulgaire créature mortelle et n'avoir pour préoccupation que l'argent, la famille, les amis. Ne pas devoir chercher plus loin que le bout de son nez. Mais qu'y pouvait-il ? Il n'était en aucun cas une créature dotée de son libre arbitre. Il n'avait jamais de choix, pour rien. Caliel continuait à parler, parler. Les menaces, la pression de son corps sur le sien, et le ton doucereux de sa voix parvenaient à terrifier le petit ange, qui n'en pouvait plus de se coller et se recoller au mur.

Il ferma les yeux. Tout allait mieux, en fermant les yeux. Les problèmes n'existaient plus, ils s'envolaient comme par magie, en volutes de fumée. Il n'y avait que lui-même et le silence, le noir, l'odeur de la poussière. Il imaginait alors que Gabriel allait surgir de nulle part. Renvoyer Caliel. L'emmener dans un coin de planète isolé, le laisser là. Mais même pour un ange du Seigneur, Rochel avait bien du mal à croire aux miracles. Ils n'arrivaient presque jamais pour eux. Non, eux étaient des soldats, des choses au service d'une même idée, d'un même Dieu, d'une même évangile. Enfin, d'après ce qu'il en avait compris, puisqu'au jour où il était, tout ce qu'il avait pris pour acquis s’effondrait peu à peu. Quelques supérieurs avaient repris discrètement les rennes. Et la manipulation était allée si loin que la guerre était en route, puissante et meurtrière pour le peuple ailé. Il n'y avait plus de bien ou de mal dans cette histoire. Rochel ne pouvait que fermer les yeux.

Oui, enfin ne pouvait. N'avait pu. Caliel lui rappelait douloureusement que la pause était finie. Il avait pourtant bien essayé. Les menaces résonnaient à ses oreilles, sifflantes. La petite tête blonde jeta un regard affolé autour d'elle en ravalant sa salive difficilement. Cet endroit n'était peut-être pas le p;us beau ni le plus intéressant de la terre, mais il l'était suffisamment pour qu'il n'en souhaite pas la destruction. Les humains qui y travaillaient ou y passaient étaient pour la plupart du temps très gentils, surtout avec Rochel. Non, décidément il ne voulait pas qu'on fasse du mal à ses hôtes. Et pendant que Caliel reculait, Rochel se dégagea du mur pour marcher face a lui en fronçant les sourcils. Sa main se leva une seconde, il aurait aimé le gifler de la façon la plus humaine possible. Lui remettre les pieds sur terre. Car Caliel avait bien trop la tête au Paradis pour ne serais-ce qu'analyser la situation avec un peu de recul.

Oui, c'est ce que Rochel aurait voulu faire. Mais il le fit. Et ce fut toute la différence, lorsqu'il entendit le bruit sec qui résonna dans la salle, tandis qu'il regardait sa main avec un air plus halluciné que son frère. Pourquoi l'avait-il fait ? Il ne savait pas . Qu'est ce qui avait brisé la limite entre le rêve et la réalité ? Il n'en savait pas plus. La seule chose relativement claire dans sa tête était qu'il avait giflé son frère après un long silence. Sa respiration s'accéléra un peu. Son hôte se manifestait vaguement, mais il ne voulait pas l'entendre, cette fois-ci. Il serra le poing et le regarda sans bouger, persuadé de recevoir un retour fulgurant de son agression spontanée. " ... Pas besoin de lire dans tes pensées pour savoir que plus rien ne tourne rond, ni chez toi ni chez les autres. Ais-je le choix ? Je te suis."
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MessageSujet: Re: Come with me.   Sam 9 Juil - 16:18




    Un pas. Un deuxième. Il avait reculé sans réellement sans rendre compte. L’incompréhension et le doute hantaient son esprit. Pourquoi hésitait-il tant ? Emmener son frère de force à l’entité supérieure, détruire chaque humain qui osait se mettre sur son passage, brûler le bar impie d’un claquement de doigts, redevenir un vulgaire jouet ? Chaque petit pas qui foulait le sol, hésitant, tremblotant, le rendait de plus en plus vulnérable. Son armure, cette carapace de haine et folie qu’il s’était construit ne le protégeait plus. Il n’y avait plus rien, sauf le petit ange totalement perdu et livré à lui-même face au monde. Finalement, il n’y avait pas que la Terre face à laquelle il était, il y avait les Enfers qui, malgré ses grands airs audacieux, l’effrayé, mais aussi le Paradis. Des morceaux de plaisirs, de souvenirs, agencés les uns aux autres offrant à ses locataires la satisfaction d’exaucer leurs plus grands désirs. Des choses qu’il aurait mieux fait d’oublier. Caliel déglutit difficilement, comme si son col, trop serré par la cravate, l’empêchait de respirer convenablement. Les lèvres entre-ouvertes, les yeux bleus pétillants d’incertitude. Un long soupir. Le chemin vers le Vérité et la Justice n’était pas prêt d’être trouvé.

    Un battement de cils. C’est tout ce qu’il réussit à faire. Un battement de cils puis les yeux écarquillés, il observa sans comprendre, une fois de plus, ce qui venait de se produire. Sa joue commençait fortement à le brûler. Une légère sensation de picotement alors qu’il porta une main à sa joue endolorie. L’ange serra les dents, toujours surpris par le geste de son petit frère. Il n’avait absolument pas relevé la main qui s’était élevée gracieusement dans les airs. Ce dernier aurait très bien pu lui affliger un coup mortel qu’il n’aurait rien vu venir. Il ne s’attendait surtout pas à recevoir une claque. Une gifle. Seuls les humains faibles et stupides se permettaient se geste déplacés qui se voulait plutôt intime. Intime car qui irait gifler un inconnu, pour qui nous ne ressentons rien ? Un frisson d’effroi lui parcourut le corps alors qu’il recula de nouveau d’un pas, manquant même de tomber à la renverse. Une étrange sensation qu’il n’avait jamais éprouvé jusque-là. Les blessures de guerre, il connaissait. Les blessures d’amour et de haine, jamais. Terrain inconnu.

    Caliel cligna plusieurs fois des yeux, tentant vaguement d’atterrir sur terre. Il frotta sa joue avant de laisser ensuite sa main retomber contre son corps massif. Les yeux rivés dans ceux de son frère, il avait à peine entendu les mots de son cadet. Des mots bien plus clinquants que la claque qu’il avait reçu une minute auparavant. Il n’était pas fou. Non. Il ne l’était pas. Il voulait juste que ses frères le reconnaissent pour ce qu’il était, que tout redevienne normal mais pour cela, il y avait des sacrifices à faire. Des gens à sacrifier. Pourtant, lorsqu’il regardait Rochel, il n’avait qu’une envie ; se ruer sur lui, lui cracher au visage tout son mépris puis l’enlacer en lui hurlant que tout cela était ridicule et insensé.

    Je te suis. C’est ce qu’il avait voulu depuis le début. Caliel baissa la tête puis la releva, fronçant les sourcils d’incompréhension. Et ce doute qui tambourinait à l’intérieur de lui, voulant éclater à l’extérieur pour révéler la Vérité. La voix de Rochel semblait être celle d’une sirène, l’envoutant, le déroutant et l’empêchant de penser par lui-même. Avait-il seulement déjà pensé par lui-même ? Caliel s’approcha finalement de son petit frère, l’empoignant doucement par le bras. Il lui lança un faible regard désolé puis le traina dans l’allée, à travers objets, accessoires et autres fantaisies.

    Un pas. Un deuxième. Caliel s’arrêta et regarda Rochel droit dans les yeux. Oui, cette petite hôte était la parfaite personnification de la sirène mythique ; envoutante, enchanteresse et dangereuse. De son pouce, il effleura la lèvre inférieure de son cadet, le souffla court :

    « - Tu préfères donc te rendre pour eux. Tu te battrais pour eux, pour leur liberté et leurs potentiels droits ? Mais… Pas pour tes frères et pour ce qu’ils voudraient accomplir ? Je ne te comprends pas, je ne te comprends plus… Quel est ton but ? La gloire ? L’argent ? Le Sexe ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Eclaire-moi. Dis-moi ? Pourquoi ? Et si je ne tenais pas ma promesse et que je le tuais quand même ? Et si je te tuais ? Et si Raphaël te tuait, hein ? S’il n’y avait plus personne pour croire en Toi ? ».

    Son pouce descendit sur son menton, le lui relevant juste assez pour que leur regard se croise réellement. S’avouer qu’il voulait le protéger le tuerait. Son arme en main, la pointe effleura la cuisse de Rochel. Le métal froid inanimé contre la peau chaude et pleine de vie…

    « - Et si je te tuais maintenant pour en tirer un certain plaisir personnel ? Après le coup que tu viens de me mettre, j’ai bien le droit de me venger un peu, non ? ».

    Ce rictus sadique ne se dessina même pas. Il en était même las de sourire. Parler lui demander déjà tellement d’efforts. Ô, il était tellement las de sa vie et de ce combat. Il aurait juste voulu continuer à sentir l’odeur de ses cheveux en l’écoutant parler.
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