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 Sigh no more [ Flynn ]

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ME, MYSELF AND I


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MessageSujet: Sigh no more [ Flynn ]   Mer 30 Mar - 9:11



Fébrile, elle observait son reflet à la lueur du néon cru de sa salle de bain. Le genre de lumière qui, plutôt que de flatter votre teint, faisait ressortir toutes vos imperfections. Ce qu’elle cherchait était simple, un indice, même le plus petit, qui pourrait trahir son épouvantable malédiction. C’était la première fois qu’elle allait de nouveau se frotter au monde des chasseurs et elle craignait leur réaction. Elle savait qu’elle avait de nombreux amis parmi eux, mais aucun ne pourrait se battre à sa place. Aucun non plus ne pouvait réellement comprendre ce qui lui arrivait. Elle-même avait cru tout connaître avant d’être transformée et elle s’était rapidement rendu compte combien les choses étaient difficiles de l’autre côté. Bien plus qu’elle ne l’aurait cru. Soupirant alors qu’elle agrippait ses joues et leur faisait subir toutes sortes de torsions, elle abandonna finalement les lieux pour aller frapper à la porte de son frère. Il avait sa tête des mauvais jours, perpétuellement collée à son visage depuis maintenant bien longtemps. Il y avait quelque chose chez lui qui ne tournait pas rond, et bien qu’il soit son jumeau, elle n’arrivait pas à définir quoi. Après avoir perdu Flynn, elle sentait qu’elle le perdait lui aussi, petit à petit. Son retour n’avait rien changé alors elle se retrouvait maintenant impuissante. Tout ce qu’elle espérait c’était qu’il ne commette pas d’imprudence.

« Tu ne lâcheras pas hein ? »
« Non. Pourquoi je devrais ? » Répondit-elle avec férocité, ce à quoi il répondit en se contentant de hocher la tête en soupirant, prenant bien soin de ne pas croiser son regard. Cela aussi elle avait du mal à le supporter, il se comportait avec elle comme si elle était toujours absente et qu’il s’adressait plus à un souvenir qu’à une personne. Elle avait vainement essayé d’engager une conversation avec lui mais il se refermait comme une huître à chaque fois. Elle croyait donc qu’il lui faudrait du temps pour digérer la nouvelle. Mais ce foutu temps ne semblait rien arranger.

Ils se retrouvèrent au hangar où avait été prévue la réunion. Au vu des événements actuels, tout un groupe de chasseur avait décidé de se serrer les coudes afin de mettre un peu d’ordre dans tout ce foutoir. Mais leurs efforts combinés n’étaient pas suffisants et ils devaient faire face à un sacré nombre de pertes. Une situation toujours plus difficile. En entrant dans le bâtiment, Jules se sentit tout de suite plus à l’aise et le tremblement qui agitait ses membres cessa enfin. Les odeurs de poudre et de vieux cuir l’avait accompagnée toute sa vie durant et si elle n’avait jamais eu de véritable foyer, elle avait toujours su que ce mélange de fragrances lui indiquait sa place. C’était sans compter sur les autres chasseurs.

Alors qu’elle essayait de se frayer un chemin parmi eux, ils trouvaient bon de lui signaler leur mépris en la bousculant d’un coup d’épaule et en la réduisant au silence d’une œillade assassine. Elle s’était bien sûr préparer à de telles réactions mais y faire face était une autre histoire. Ce qu’elle trouvait injuste c’était qu’elle avait prouvé sa valeur par le passé en tant que chasseuse et un si léger « détail » n’aurait, à son avis, pas du pencher dans la balance. Pour la plupart, ils avaient été comme des oncles pour elle. En quoi cela devait-il changer aujourd’hui ? La mort dans l’âme elle décida de se montrer discrète et se trouva un coin au fond de la salle où on l’oublierait un peu mais elle sentait leurs regards posés sur elle. Croisant les bras, elle baissa le nez au sol et se recroquevilla sur elle-même. Elle avait vainement cherché le soutien d’Emerson dans la foule, mais il s’était clairement opposé à ce qu’elle chasse à nouveau alors il n’allait pas lui faciliter la tâche.

Puis juste quand elle crut que les choses ne pouvaient pas être pires elle vit Flynn faire son entrée. Loin d’être soulagée elle se demanda pourquoi il ne s’était pas éloigné de la ville pour se trouver un terrain de chasse différent. Elle lui en voulait même de ne pas avoir pensé qu’ils pouvaient se croiser à nouveau. C’était étrange et désagréable. Et le pire était qu’elle ne pouvait exprimer sa frustration à personne, puisque tous ignoraient qu’il s’était passé quelque chose entre eux. Croisant ses jambes, elle pinça les lèvres et reporta son attention sur la conversation. Juste au moment où ça devenait intéressant semblait-il.

« Par contre je n’emmène pas ça avec moi. » Dit un des chasseurs en la désignant d’un geste vague.
Ca ? Manquant de s’étouffer de rage, Jules dut se mordre la langue pour ne pas lui sortir un chapelet d’injures. Elle fouilla du regard la foule à la recherche d’un quelconque soutien, mais n’en trouva point.
« Oui tu as raison. » renchérit un autre. « Ne m’en veux pas Emerson mais on est sûr de rien. On ne peut pas se battre correctement si on doit aussi se méfier des nôtres. »
Génial, en plus ils parlaient comme si elle n’était pas là ou ne les comprenaient pas. Ils n’auraient pas été surpris si elle s’était mise à aboyer.
« C’est une blag-… »
« Jules pas maintenant. »
« Mais… »
« Tu dois comprendre… » Commença Emerson d’abord avec férocité, avant de se radoucir. « Tu dois comprendre que ce n’est pas contre toi. »
« Ah oui ? Je ne suis un problème qu’une fois par mois comme toutes les autres femmes. »
Son trait d’humour ne paya pas et devant les regards de son public elle ravala sa fierté et alla s’enfermer dans la réserve tandis qu’elle les entendait quitter les lieux au pas de course. Elle resta prostrée quelques secondes à peine, puis elle se mit à entasser divers armes dans un gros sac. S’ils ne voulaient pas d’elle, elle irait chasser seule, et elle leur montrerait à tous ces lourdauds de quoi elle était encore capable. Lorsqu’elle effleura un couteau en argent elle esquissa une grimace de douleur. Elle savait que l’arme lui poserait problème mais elle ne pouvait pas non plus bêtement l’écarter. Haussant les épaules elle se contorsionna pour retirer son soutif et emballer la lame à l’intérieur. Pour ce qu’il lui servait de toute façon…

« Ah ils croient que je ne peux pas m’en sortir… Bande de crétins… Je leur montrerais moi… J’irais leur mordre le cul les soirs de pleine lune… On verra qui fera le malin après… » maugréa-t-elle en ressortant de la salle après avoir attendu quelques minutes. Elle se figea soudain et laissa échapper un grognement de frustration.

« Quoi ? »

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MessageSujet: Re: Sigh no more [ Flynn ]   Lun 4 Avr - 10:54


Il avait bêtement cru pouvoir recommencer sa vie. Là où il l’avait laissé des années en arrière. Il s’entêtait à ne jamais rester trop longtemps au même endroit, il changeait chacune de ses habitudes, chacun de ses gestes. Assis sur sa bécane, le regard posé sur le couché de soleil, il hésitait à se rendre à la réunion des chasseurs. Il savait que c’était son devoir mais il se demandait si ce n’était pas mieux de partir loin de la ville, loin d’elle et de tous ces souvenirs. Il savait qu’il faisait peut-être une erreur mais après tout il avait autant le droit de rester ici qu’elle. Et puis il avait avancé depuis qu’ils s’étaient séparés. Ce mois l’avait endurcit, il avait retrouvé le Flynn chasseur qu’il était avant qu’il ne la rencontre. Il n’était jamais fier de lui mais il savait qu’il n’était plus fort que quand il était seul et aussi confiant. Il n’avait peur de rien, personne à protéger, personne à se soucier. Personne à aimer.

Et c’était mieux ainsi.

Bien sûr il savait qu’il se leurrait. En la laissant, il savait qu’il avait abandonné toute chance d’être heureux. Mais il avait fait ça pour son bien. Il avait fait ce qu’il pensait être le mieux pour eux. Et pour tout le monde. Il balança sa cigarette dans le vide de la falaise et se leva, glissant sa main dans sa poche pour en extirper son portable. Ses doigts s’arrêtèrent sur un nom avant de faire défiler à nouveau le répertoire pour appuyer sur un autre nom. Il porta le portable à son oreille alors qu’il passait sa main sur son visage.

« Me dit pas que t’as encore besoin d’une chasse ? »

La voix de son meilleur ami résonna dans l’appareil et il se mit instinctivement à sourire.

« Tu comptes bouger ton cul de ta chaise moelleuse et aller combattre les méchants avec moi à cette réunion ? »
« Même pas en rêve. »
« Poule mouillée. »
« Je serai avec toi par la pensée. »
« Comme d’habitude, abruti ! »
« Va te faire foutre imbécile ! »

Il referma son téléphone en souriant. C’était un tout autre langage pour eux, il y avait tant de significations derrière ces mots pourtant peu amicaux. Mais il était son frère et ne voulait pour rien au monde le perdre. Il avait perdu trop de monde, il ne pouvait pas le perdre lui, c’était grâce à lui qu’il tenait encore debout, qu’il n’était pas devenu complètement une autre personne. Un zombie errant de chasse en chasse. Il attendit que le dernier rayon de soleil disparaisse derrière la ligne d’horizon de l’océan et enfila son casque avant de démarrer et rejoindre l’entrepôt.

La nuit était bientôt tombée quand il poussa la porte du hangar, sa casquette écrasée sur sa tête pour se cacher du regard des autres. La tête basse il rentra dans le hangar et se fraya un chemin parmi les chasseurs, il serra quelques mains et tapa dans le dos de certains avant de se poser dans un coin de la salle et d’écouter les conversations, ses mains croisées sur sa poitrine, son regard dissimulé derrière la visière de sa casquette. Il sentit un frisson le parcourir quand un chasseur pointa quelqu’un du doigt. Il sut tout de suite qu’il s’agissait d’elle. Ses yeux scrutèrent l’endroit où elle était. Il sentit sa vulnérabilité alors qu’elle essayait de paraître forte. Il aurait aimé glisser sa main dans son dos pour lui montrer qu’il était là. Qu’elle n’était pas seule. Mais lui l’était définitivement. Il détourna le regard quand elle scruta l’assemblée à la recherche de soutien et ne dit rien. Il ne pouvait plus à présent.

Ils avaient raison. Elle n’avait plus sa place parmi eux. Mais pas seulement parce qu’elle était un loup-garou et qu’elle risquerait de blesser quelqu’un. C’était surtout pour elle qu’il s’inquiétait. Si elle chassait avec eux, comment pouvait-il être sûr qu’un des chasseurs ne seraient pas là à l’attendre pour la tuer ? Prétextant une erreur, ou une rébellion de la part de Jules ? Ils l’auraient tous cru et Jules ne serait plus qu’un mauvais souvenir. Une mauvaise bête finalement domptée. Il l’avait trop aimé pour la laisser prendre un tel risque. Il baissa la tête quand elle quitta le hangar et attendit que les autres fassent pareil pour finalement quitter l’endroit lugubre. Il les regarda prendre leur voiture et partir dans la forêt. Il aurait dû les suivre. Il allait les suivre. Mais il voulait avant tout s’assurer qu’elle ne ferait pas de bêtises. Qu’elle s’en tiendrait aux règles. Mais il savait qu’elle n’était pas comme ça. Il la connaissait trop bien.

Il s’approcha de la réserve et entendit des bruits d’armes. Il la connaissait trop bien. Il regarda à travers l’entrebâillement de la porte et il ne put réprimer un sourire alors qu’elle enveloppait un couteau dans son soutien-gorge. Il la reconnaissait bien là. Il s’écarta un petit peu de la porte alors qu’elle s’excitait et se dirigeait vers celle-ci. Il ne sait pas pourquoi il était encore là, ni même ce qu’il lui dirait. Il avait juste besoin de la sentir en sécurité. Même s’il ne voulait pour rien au monde la toucher à nouveau, il allait être obligé s’il voulait la garder ici en sécurité.



Il entendit la porte craquer et se tourna finalement vers elle alors qu’elle s’était arrêtée et le toisait du regard. Il avala difficilement sa salive mais ne laissa rien transparaitre. Il devait se montrer le plus distant possible. Il ne devait montrer aucune faille et il n’en avait aucune.

« Tu comptes aller où comme ça sans soutien-gorge ? » Un fin-sourire se logea sur ses lèvres et il croisa les bras, lui barrant le passage.

« Ils ont été clairs. On sait très bien que tu ne peux plus prétendre être une chasseuse à présent. »
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MessageSujet: Re: Sigh no more [ Flynn ]   Mar 5 Avr - 6:02



C’était la chose la plus difficile qui lui avait été donné de faire. Rompre avec lui. Jamais encore son être ne s’était autant rebellé contre quelque chose qu’elle avait fait. Même se transformer en loup garou semblait d’avantage naturel que d’imaginer toute une vie sans lui. Et elle se demandait, elle se demandait vraiment ce qui faisait de lui une personne si spéciale au point qu’elle ne puisse s’ôter son souvenir de sa tête. Instinctivement elle referma ses bras autour de son buste, cachant à sa vue sa poitrine. Ses doigts se crispèrent et s’enfoncèrent dans le cuir de son blouson. Son corps répondait automatiquement au sourire de Flynn et à son allusion. Elle n’avait même pas besoin de fermer les yeux pour se voir en pleine action. D’ailleurs ils auraient profité d’une telle opportunité quelques mois plus tôt, ils se seraient sauvagement jeté l’un sur l’autre pour combler le manque qu’ils avaient eut de l’autre. Elle se souvenait que les journées avaient été de plus en plus difficiles à vivre parce qu’il fallait constamment qu’elle se surveille en la présence d’autres personnes. Personne ne devait savoir. Aujourd’hui elle était bien en peine de dire pourquoi.

« Qu’est-ce que ça peut te faire ? » répondit-elle, acide. Le talon de sa botte frappait le sol en rythme, signe de son agacement.

Ce qu’elle n’avait pas non plus prévu c’était qu’il se montre aussi dur avec elle et qui la ramène aussi brutalement à son condition de monstre. Il était déjà difficile de devoir affronter les regards de chaque chasseur qui la prenait pour une bête curieuse, elle n’avait pas en plus besoin de sa condescendance. Il la traitait comme si elle était une vulgaire gamine. Est-ce qu’il avait oublié ce dont elle était capable ? Elle était une chasseuse, au même titre que tous les autres, et peut être même meilleure que bien d’entre eux, surtout maintenant qu’elle avait basculé de l’autre côté de la barrière. Elle était plus forte, plus rapide, et ses sens étaient décuplés. Elle sentait d’ici le parfum suave… détestable se reprit-elle en s’administrant une claque mentale. Le parfum détestable de Ryder.

« Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué j’ai passé l’âge de porter des couches Ryder. Si vous ne voulez pas de moi pour votre petite équipée magique très bien. Mais il n’y a absolument rien qui m’empêche d’aller chasser de mon côté. »

Elle avait voulu le préserver en l’éloignant d’elle mais maintenant tout ce qu’elle voulait c’était le faire souffrir autant qu’il la faisait souffrir en cet instant précis. C’était drôle de voir qu’après avoir dépensé tant d’énergie à vouloir changer de vie, elle y retournait volontiers quand cette vie là ne voulait plus d’elle. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait faire d’autre ? Elle aurait été une terrible serveuse et elle n’avait jamais fais d’études. Et puis elle avait besoin de se prouver qu’elle n’était pas définie par la malédiction qui la frappait, même si elle entendait la bête tourner en rond dans sa cage dans chacune de ses pensées, comme si elle n’attendait que d’être libérée. Elle était effrayée de voir tous ces changements en elle lorsque la pleine lune approchait. Elle avait besoin de se raccrocher à ce qui restait immuable dans sa vie.

« Maintenant si tu veux bien me laisser passer… Tu dois avoir des tas de choses à faire. Comme te laver les cheveux ou aller sauter toutes les putes du coin. » Elle avait rapidement adopté le langage châtié des chasseurs, parce que quand elle était plus jeune elle avait aussi du forcer pour se faire son trou. Cette fois parce qu’elle était une femme.

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MessageSujet: Re: Sigh no more [ Flynn ]   Jeu 7 Avr - 9:05

C’était si difficile de la savoir si près sans pouvoir faire le moindre geste vers elle. Il avait beau se répéter que c’était pour le mieux, il ne pouvait s’empêcher de la vouloir, encore et encore. Comme si c’était plus fort que lui, sa peau appelait la sienne désespérément. C’était dur de l’avoir aimé si fort pour finalement devoir l’oublier. Il haussa les épaules, signe qu’après tout il s’en foutait qu’elle n’avait pas de soutien gorge mais ça le tuait à l’intérieur de savoir ça. Il avait juste envie de la prendre là, dans la réserve. Il se racla la gorge et regarda les alentours avant de reporter son regard sur elle. Voilà que maintenant il se sentait gêné en sa présence. Elle avait toujours sur comment le déstabiliser. Lui faire ressentir tout un tas de choses jusque là inexistantes. Mais il ne devait plus ressentir ça. Il ne pouvait plus.

Il sentit ses muscles se tendre quand elle opta pour chasser toute seule et fit un mouvement de côté pour la bloquer d’avantage. Il savait qu’en chassant, elle se ferait tuer par l’un des leurs et il ne voulait ça pour rien au monde. Même s’il s’entêtait à la repousser, il ne voulait que sa sécurité. Il ne se le pardonnerait jamais. Il préférait encore qu’elle le déteste pour la retenir enfermée qu’elle ne meurt par sa faute. Il eut un léger rire ironique quand elle fit référence à ses cheveux et ses conquêtes et il se mordilla la lèvre en la regardant. Il ne savait trop comment réagir avec elle. Elle ne changeait pas pourtant tout était différent entre eux. Et il détestait ce sentiment qui lui rongeait les tripes.

« Ne t’inquiètes pas pour ça. Une m’attend gentiment ce soir. » Lâcha-t-il aussi sur le même ton qu’elle.

« C’est tellement difficile de me résister, toi-même tu le sais bien. »

Il la défia du regard comme pour la faire souffrir d’avantage. Il n’y avait que comme ça qu’il arriverait à la perdre définitivement. Elle devait le détester. Ca devait être ancré dans ses tripes. Finalement il se saisit de son sac avant qu’elle n’ait le temps de l’en empêcher et il le balança dans un coin.

« Je vais pas le répéter. T’iras nulle part. Donc soit tu rentres gentiment dans la réserve, soit la bêbête qui est en toi va se faire brûler le cul avec une bonne lame en argent. »

Il n’avait jamais été agressif avec elle. Jamais. Il n’était violent que lors de chasses ou contre d’autres chasseurs, mais avec elle, il avait toujours été l’opposé. Quand ils étaient rien que tous les deux, blottis dans des draps tièdes, il n’était que douceur et calme. Il n’avait jamais levé une main sur elle, encore moins l’agresser verbalement. Encore aujourd’hui, il aurait été impossible de le faire. Seulement il était obligé s’il voulait la protéger et la garder saine et sauve. Elle pouvait le détester mais il ne pouvait pas l’abandonner. Il lui avait fait une promesse. Celle qu’il ne lui arrive plus rien à présent.

« Tu sais très bien que tu pourras pas survivre à une balle en argent. Alors rentre. M’oblige pas à être violent. »

Ces paroles étaient plus douces, plus calmes que celles d’avant. Il les avait presque murmurés. Il ne pouvait pas être violent avec elle, c’était comme si elle avait le pouvoir de tirer le meilleur de lui. Son corps était si proche du sien pourtant ils ne se touchaient pas. Il la regarda dans les yeux avant d’intimer un autre pas vers elle pour la faire reculer. Elle devait comprendre. Il faisait ça pour son bien qu’elle veuille ou non. Emerson aurait voulu ça aussi. Qu’elle arrête de faire sa tête de mule comme à chaque fois.

« Rentre. » Intima-t-il, perdant patience.
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MessageSujet: Re: Sigh no more [ Flynn ]   Jeu 7 Avr - 10:06



Il était imposant. Il semblait remplir tout l’espace face à elle comme si son univers devait simplement se résumer à lui. Et ça avait été le cas pendant un moment. Elle ne vivait que dans l’attente de moments où ils se retrouveraient. Elle avait cru qu’Emerson était l’autre moitié d’elle mais elle s’était trompée. Il n’aurait jamais pu tenir la place que tenait Flynn. Il l’empêchait de couler, il ne l’aidait pas à avancer comme l’avait déjà fait le grand blond. Et c’était maintenant qu’elle avait tout perdu qu’elle se rendait compte de ces infimes détails. Les choses étaient vraiment mal foutues. Se grandissant sur ces bottes, elle posa ses poings sur ses hanches pour se donner un côté plus imposant mais elle faisait vraiment pâle figure à côté du motard. Son petit nez en l’air, elle le toisait, mais ses mots étaient difficiles à avaler et sa salive coula dans sa gorge comme de l’acide.

Ce devait être Emilie. Cette poufiasse aux seins parfaits qui se trémoussait sous les draps avec lui. Et elle la détestait, elle la détestait sans savoir s’il venait nicher son visage au creux de sa nuque ou s’il soupirait à son oreille comme il l’avait fait avec elle. Elle la détestait parce qu’elle devait ressentir l’ivresse d’une chevauchée à moto, les cheveux aux vents et pour seul limite le nombre de kilomètres qu’ils pourraient faire avec ce qu’il restait dans le réservoir. Elle la détestait parce qu’elle devait prendre des douches avec lui, poser ses lèvres sur ses tatouages, fumer sur la même cigarette et boire sur l’empreinte de sa bouche une bière trop chaude. Elle la détestait parce qu’elle devait le posséder, elle ou un autre. Après tout le nom importait peu du moment que ce n’était pas elle.

« Non tu vois j’en ai aucune idée. » Répondit-elle, bravache, sachant que ses mots sonnaient faux même à ses oreilles. Elle le détestait parce qu’elle n’était pas capable de lui mentir, surtout pas quand il se mordillait la lèvre comme ça. Elle avait l’impression de voir Eugène, pas Flynn.

Distraite elle ne vit pas sa manœuvre pour la défaire de son sac et elle regarda son attirail s’écraser mollement au sol à quelques mètres de là. Hors de portée. De nouveau s’imposa à son esprit combien il était massif et pendant qu’il la mettait en garde elle voyait toutes ses tentatives de fuites être réduites à néant. Il courrait plus vite qu’elle et s’il mettait la main sur elle, elle serait incapable de lui échapper. Lorsqu’on approchait de la pleine lune sa force était décuplée mais elle se remettait tout juste d’une transformation et tenait à peine sur ses jambes. Alors un combat au corps à corps avec Flynn il ne fallait même pas y penser.

« Ton sentimentalisme me touche Ryder. »
fit-elle en reculant de quelques pas tout en le fixant toujours puis en faisant demi-tour pour rentrer à l’intérieur de la réserve.

Elle connaissait l’endroit comme sa poche, elle y avait pour ainsi dire grandit. Elle avait toujours vu ces repères de chasseurs comme une maison, un refuge. Aujourd’hui elles les trouvaient hostiles, avec leurs armes accrochées dans tous les coins, les coupures de journaux et les lits de camp aux couvertures moisies. Elle avait l’impression d’être en prison. Et c’était bien ce dont il était question, il la retenait captive. Il l’enfermait dans sa condition. Il la réduisait à une bête. C’eut été comme si elle n’avait reconnu que le Flynn en lui et ignoré Eugène. Jamais elle ne l’avait vu aussi dur. Elle se hissa sur une table, les pieds dans le vide et tourna la tête pour ne pas avoir à le regarder. Cette nuit allait être la plus longue de sa vie. Elle se mit à gigoter, trop nerveuse pour rester en place. Elle s’inquiétait également pour Emerson, ils n’avaient pas pour habitude de se séparer quand ils chassaient.

« Je vais pisser. » déclara-t-elle brusquement en sautant à terre. Sur le pas de la porte des toilettes elle s’arrêta et chercha le regard de Flynn. « Tu veux venir voir ? » demanda-t-elle en se tortillant langoureusement contre le chambranle de la porte. Puis elle leva un majeur dans sa direction et claqua la porte derrière elle. L’abattement la gagna quelques secondes et elle dut s’appuyer contre l’évier pour ne pas perdre pied. Puis elle ouvrit la porte d’un des cabinets et grimpa sur la cuvette. Là elle ouvrit la minuscule fenêtre qui servait d’aération et se hissa à travers à la force des bras. Plantant ses ongles dans la terre, elle battait des pieds pour hisser ses fesses à travers le cadre.

« Je vais t’en foutre moi des bêbêtes… » grogna-t-elle.
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MessageSujet: Re: Sigh no more [ Flynn ]   Sam 30 Avr - 11:29



Il savait qu’il la traitait comme un monstre qu’elle n’était pas mais il n’avait pas le choix. S’il voulait la garder en vie, il fallait qu’il soit dur. Elle ne lui laissait pas le choix. Puis elle avait fait son choix. Elle l’avait repoussé, éloigné d’elle à un point qu’ils étaient à présent des étrangers. Il n’y était pour rien dans toutes cette histoire, il avait même faillit quitter toute cette foutue vie pour elle. Il n’y était pour rien. C’est ce qu’il se répétait tout le temps, ce qu’il essayait de se persuader. Mais plus il y croyait, plus les fissures craquelaient. Il risqua un regard vers elle alors qu’elle lui tournait le dos. L’avoir si près lui faisait mal pourtant il ressentait un soulagement dans tout son être. Il n’y avait rien de plus important pour lui que de la savoir en sécurité. Qu’importe si elle lui mettait toutes les misères du monde sur le dos et si elle le détestait du plus profond d’elle-même. A la fin de la journée, il était celui qui la maintenant en vie. Et ça lui suffisait.

Il se leva immédiatement en même temps qu’elle quand elle déclara aller pisser. Il la regarda s’approcher de la porte, resserrant la crosse de son arme. Il ne la shooterait pour rien au monde mais il se devait d’être prudent, elle était imprévisible. Comme toujours. Un fin sourire se logea sur ses lèvres à son attitude.

« C’est pas ce qui me fout la trique si tu vois ce que je veux dire. »

Elle leva un majeur pour toute réponse et elle claqua la porte de la réserve. Si elle croit qu’elle allait s’en tirer comme ça, c’est qu’elle le connaissait mal. Il la connaissait mieux qu’elle pouvait le penser. Il aurait agit pareil qu’elle dans une situation similaire. Il secoua la tête en souriant, et poussa la porte de la réserve pour contourner le bâtiment et se planter non loin de la fenêtre des toilettes. En attendant qu’elle arrive enfin à sortir, il s’alluma une cigarette et se posa contre un arbre, regardant toute la conviction et les efforts qu’elle mettait pour s’extirper de cette si petite fenêtre. Il resta là, silencieux, s’efforçant de retenir les rires qui s’emparaient de lui et voulaient s’échapper de ses lèvres. Devant cette scène, il aurait pu oublier toutes les conditions qui les séparaient, il aurait pu oublier sa nouvelle nature, leurs disputes, les mois qui les séparaient. Dans son sourire, il aurait pu y cacher tous ses doutes. Toutes ses peurs. Elle se leva enfin, fière d’elle alors qu’il ne la quittait des yeux. Finalement, il se mit à applaudir, son dos toujours posé sur l’arbre, cigarette au coin des lèvres.

« 45secondes… peut mieux faire. »

Il jeta sa cigarette qui vint s’écraser contre le sol et s’approcha d’elle en souriant, collant presque son visage au sien.

« Tu croyais quand même pas que j’allais être aussi stupide pour te laisser t’échapper. » Il attrapa ses mains et les lia ensemble. « Je te connais mieux que personne Baldwyn, ne l’oublies pas. »

Il resta quelques secondes à la fixer, leurs visages si proches puis il se détourna finalement d’elle et l’emmena avec lui. La nuit était à présent tombée et seule la quelques faibles lumières entourant le bâtiment servaient de repères. Quelques mois auparavant ils auraient profité d’être rien que tous les deux pour s’enfermer dans la réserve ou batifoler dans le noir. Mais à présent, c’était différent. Ils n’avaient plus rien des amants qu’ils avaient autrefois été. Elle était différente. Et c’était pas négligeable. Pourtant sa peau sous ses doigts était aussi douce que dans son souvenir. Des coups de feu se firent entendre et il accéléra le pas pour la mettre en sécurité. Ils avaient du trouver les bêtes qu’ils pourchassaient. Ce qu’il savait, c’est que lui, en avait une à protéger.
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MessageSujet: Re: Sigh no more [ Flynn ]   Mar 17 Mai - 9:00

Elle essayait d’ignorer la flamme qui s’était allumée dans son être mais c’était vain. Oui elle savait très bien ce qui allumait le désir chez Flynn, et elle devait avouer en avoir souvent profité pour taire les protestations qu’elle sentait monter chez le grand blond. Elle lui devait au moins ça, il avait lutté de toutes ses forces pour ne pas s’abandonner dans leur histoire, sans doute trop conscient de ce qu’il pouvait y perdre. Aujourd’hui elle regrettait de lui avoir « forcé la main ». Tout aurait été bien plus simple s’il n’y avait pas eu de passé entre eux. Même s’ils s’en défendaient, elle sentait très bien le spectre de leur relation venir s’immiscer entre eux. Il parasiterait leur relation indéfiniment. Elle ne pourrait cesser totalement de le voir comme l’homme de sa vie, et lui ne pourrait pas réprimer l’élan de pitié qui le pousserait à la sauver de ce qu’elle était devenue. Elle le connaissait bien, la chasse était ce qu’il y avait de plus important pour lui et pourtant il y avait renoncé ce soir pour s’assurer qu’elle ne ferait pas de bêtises. Mais au diable tout ça. Quel autre avenir lui restait-il ?

Dans un dernier sursaut elle parvint à se hisser sur la terre ferme et elle ne put retenir le rictus qui montait à ses lèvres jusqu’à ce qu’elle entende qu’on l’applaudissait. Elle leva le regard et toute joie déserta son être. Elle serra les poings de frustration et leva le menton, le fusillant du regard alors qu’il devenait sarcastique. Sur ce coup là il avait un point d’avance sur elle et elle le détestait de savoir si bien lire en elle. Elle le détestait également pour l’acharnement dont il faisait preuve et qui la ramenait sans cesse à ce qu’ils avaient été, sans qu’elle ne puisse en profiter. Elle voulait sa bouche contre la sienne, et la sensation de sa barbe crissant sur sa peau. Du regard elle suivit la courbe incandescente de la cigarette s’écrasant au sol. Elle essayait de paraître indifférente, de ne pas lui donner la satisfaction de lui laisser entrevoir ce qu’elle ressentait.

Elle resta impassible alors qu’il se rapprochait d’elle, notant au passage son haleine chargée de tabac et combien son agressivité pouvait avoir raison de ses pauvres hormones déroutées. Elle aimait tout chez lui, même cette tendance qu’il avait à trop boire ou fumer pour étouffer ses doutes et ses faiblesses. Elle ne l’avait jamais vu comme une brute, mais comme un gamin blessé. Elle s’était imaginée être capable de remplir les vides qui occupaient son existence, comme si sa simple présence pouvait soigner tous les maux. Elle avait eut tort. Elle avait toujours tort. Elle retint un grognement lorsqu’il se saisit d’elle, refoulant au plus profond d’elle cette envie qu’elle avait de l’embrasser, et soutint son regard. Ils se défièrent comme ça un temps, avant qu’il ne l’entraîne vers la réserve comme si elle n’était pas plus difficile à charrier qu’une plume. Parfois elle avait même l’impression que ses pieds ne touchaient pas terre.

« Tu ne seras pas là. A chaque seconde de chaque instant Ryder. Alors autant s’épargner la corvée maintenant et se quitter avec un semblant d’amabilité. Ca fera du bien à tout le monde et personne ne t’en voudra. »
Rétorqua-t-elle avec un certain mépris, agacée d’être traitée comme un vulgaire objet.

Elle entendit les coups de feu et son cœur fit un bond dans sa poitrine avant de continuer à galoper à un rythme soutenu. Elle sentait l’adrénaline courir dans ses veines et cette fois elle ne réprima pas ses sentiments. La chasse faisait parti de sa vie et l’en priver c’était lui ôter ce qui la définissait encore. Elle ne pouvait plus se mentir, elle était bel et bien différente. Arrivée devant la porte de la réserve elle rua pour se débarrasser de la poigne de Flynn et le toisa avec colère. Levant les mains en l’air elle lui indiqua qu’elle ne tenterait plus rien, mais elle voulait au moins conserver sa dignité et se voir enfermé dans cet espèce d’abri n’était pas à son goût. Croisant les bras, elle s’assit sur une énorme pierre et s’appliqua à bouder, la seule option valable qui lui restait. Le temps commençait à se faire long quand les premiers chasseurs montrèrent le bout de leur nez. Ils avaient tous la mine sombre signe que tout ne s’était pas déroulé comme prévu. Jules se leva, bien décidée à passer sa colère sur Emerson pour ne pas avoir prit sa défense. Mais elle se stoppa au bout de quelques pas. Une autre personne venait de descendre de sa voiture et le fait était assez surprenant pour la stopper dans son élan. Emerson ne confiait sa voiture à personne, et surtout pas à elle. Il s’en été proclamé seul maître, ce qui la faisait beaucoup rire parce qu’il lui parlait comme si elle avait été dotée d’une âme.

« Putain de soirée… »
Maugréa un grand barbu en passant à sa hauteur.

Un 4x4 s’arrêta à quelques mètres d’elle et elle sentit toute force quitter ses jambes quand le conducteur ouvrit la porte du coffre et fixa son chargement avec l’air de ne pas savoir quoi en faire. Elle avait beau scruter les silhouettes alentour elle ne voyait pas celle de son frère. Quand tous les visages se tournèrent vers elle elle étouffa un hurlement et se précipita en avant. Elle n’avait pas besoin de mots, le message était suffisamment éloquent. Elle ne se rendit pas compte qu’elle hurlait en tenant le corps de son frère dans ses bras, avant qu’on ne l’attrape pour la séparer du cadavre disloqué.

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MessageSujet: Re: Sigh no more [ Flynn ]   Lun 30 Mai - 11:11


(tumblr)


Il resta silencieux à ses paroles. Tu ne seras pas là. A chaque seconde de chaque instant Ryder. Il savait tout ça. Surtout s’ils s’entêtaient à se repousser comme si rien ne pouvait les retenir. Il l’aimait de tout son être et bien qu’il ne lui dirait jamais, il ne voulait qu’elle. Il aurait tout quitté pour elle, même les chasses. Tout. Mais il savait que c’était un rêve idéalisé. Il ne pourrait jamais abandonner les chasses, il y avait tellement de vies en jeu, beaucoup plus qu’elle et lui. Il ne pouvait pas mettre des vies en danger rien que pour son bonheur. Il n’avait pas le droit. Alors il faisait semblant, il la repoussait le plus qu’il pouvait pour ne pas avoir à faire un choix.

Il risqua un regard vers elle alors qu’elle s’était assise sur un rocher et semblait calme. Il n’aurait jamais dû la traiter ainsi mais il n’avait pas le choix. Elle avait raison il ne serait pas toujours là mais il l’était aujourd’hui. Et pour rien au monde il ne voulait mettre en danger des vies humaines. Ou la mettre en danger elle. Il ne l’avouerait jamais. Il sentit une pointe se former dans son estomac. Tous les jours il se demandait s’il s’agissait bien d’elle, alors qu’il était si proche d’elle, il voulait savoir si elle était toujours la même. Tous les jours il essayait de se convaincre qu’il devait la tuer, qu’elle n’était plus la Jules qu’il avait connu. Mais quand elle était si proche… Quand elle était si proche, il n’avait envie que de la faire sienne. Il ne pourrait jamais lui faire du mal, elle était celle qui avait su lui donner une autre raison de vivre. Une autre raison d’espérer.

Il se leva rapidement quand les premiers chasseurs arrivèrent tout en gardant à l’œil la jeune femme à ses côtés. Il entendit quelques murmures et les regards inquiets de ses collègues crispèrent ses poings. Il sentit un mauvais pressentiment remonter le long de son dos. Il savait que quelque chose de terrible s’était passé. Et vu les regards qu’ils lançaient tous dans leur direction, ça les touchait particulièrement. Il ne put retenir Jules qui se précipita en avant. Il avait sut alors qu’il avait vu dans son regard la panique s’insinuer. Le cri de Jules déchira le silence et il ne put supporter d’avantage la souffrance qu’elle ressentait. Il l’attrapa doucement mais fermement et l’éloigna du corps disloqué de son frère. Il avait été déchiqueté par un loup ou toute autre créature.

Ses bras resserrent le corps frêle de la jeune femme et il l’empêcha de s’échapper. Il la sentait se débattre dans ses bras, il ressentait chacun de ces cris au plus profond de son âme. Il avait une mission. Elle lui avait demandé une seule chose. Surveiller son frère, le protéger et il avait échoué. Il avait abandonné tout comme il l’avait abandonné elle alors qu’elle avait le plus besoin de lui. Il regarda le corps d’Emerson et serra sa mâchoire, empêchant la haine et la tristesse l’envahir. Il ne voulait que serrer Jules dans ses bras le plus fort possible pour lui montrer qu’il était là pour elle et qu’il n’irait nulle part.

« Jules… Jules… »

Il essaya de la raisonner mais elle se débattait toujours.

« Tu ne peux plus rien faire pour lui. Il est mort Jules. »

Ses bras relâchèrent leurs prises et il la laissa s’éloigner. Il la vit s’approcher à nouveau du cadavre et il détourna les yeux de la scène. Il ne pouvait effacer les remords qui l’envahissaient déjà. Il s’approcha d’un chasseur qu’il connaissait bien alors qu’il jetait un autre regard vers Jules.

« Qui a fait ça ? »
« Un wendigo, on a rien pu faire, Emerson s’est pratiquement jeté dans sa gueule… »
« Quoi ? Comment ça ? »
« Il n’allait pas pour le tuer, on aurait dit qu’il voulait juste se tuer lui-même… »

Il s’assura que leurs paroles ne soient entendues par personne et surtout pas Jules et il se tourna à nouveau vers le chasseur.

« Elle ne doit pas savoir. Son frère est mort en héros d’accord ? » Le chasseur le regarda un instant incrédule et Flynn lui tapa l’épaule.

« C’est clair ? » Il hocha la tête et Flynn se détourna et fit signe à plusieurs chasseurs d’emporter le corps.

Sa main se saisit du bras de Jules et il l’attira vers lui. Ses doigts encerclèrent le visage de la jeune femme et il l’incita à le regarder.

« On doit le brûler Jules, je vais le faire. Mais je veux que tu ne fasses rien de stupide. Tu as raison, je ne pourrai pas toujours te protéger. Regarde, je n’ai pas été là pour Emerson comme tu me l’avais demandé… et je te connais je sais ce que tu as en tête... je n'ai pas envie qu'il t'arrive là même chose... »

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Sigh no more [ Flynn ]

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