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 Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN

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Admin ϟ Marshal Eastwood, Clint Eastwood.

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MessageSujet: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Mer 16 Mar - 2:45


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COME ON, YOU LITTLE BASTARD.


    Les jours passaient, semblables à d’autres, nous, Winchester, nous étions visiblement octroyés quelques jours de repos suite à tout ce qu’il s’était passé dans la prison du nain. Si Sam passait les plus claires de ces nuits à l’extérieur, moi en revanche je me contentais d’un bon pack de bières et d’une bonne bouteille de whisky. Aucun de nous n’avait reparlé de l’incident, bien décidés à faire profil bas de tout ce qui avait bien pu être dit et fait là bas. Mais c’était sans compter les informations locales ou encore régionales, de nouvelles bizarreries avaient lieux dans la plupart des Etats, m’arrachant un soupir de lassitude. Cette affaire semblait être de taille. Sirotant ma bière, je m’étalais de tout mon long sur le lit, bol de cochonneries posé juste à côté de moi. A Seattle, on avait voté pour cette ville allez savoir pourquoi exactement, peut être pour aller rencontrer des Dr Mamours ou Dr SuperSexy. Cela faisait maintenant quelques temps que le Démon des farfadets n’avait pas montré sa face de pet et ce pour mon plus grand bonheur, un sourire étirait mes lèvres alors que j’attrapais l’ordinateur de Sam et commençais à tapoter sur les touches pour trouver de plus amples informations sur toute cette histoire d’ombres errantes et de climat plus qu’étrange selon certains Etats réputés ensoleillés. Après avoir fouiné un peu, j’attrapais mon téléphone portable et tombais –comme je m’en serais douté- sur la sublime messagerie de mon frère dénué d’âme. « Hey c’est moi, il semblerait que nous ayons une affaire de taille, si tu peux, regardes la chaine d’information. ». Je raccrochais aussitôt, conscient qu’en voyant les informations il rentrerait sûrement au motel… Sûrement. Parfois j’avais tendance à oublier que ce n’était pas totalement le Sam que je connaissais, la preuve quand celui-ci passait du bon temps avec Miss Patchouli et que moi je galérais avec des… Nevermind. Sans réellement l’attendre, je me replongeais dans mon bol de saloperies et attaquais le whisky, un avantage avec ce Sam là c’était qu’il ne râlerait peut être pas d’avoir de la graisse sur les touches de son ordinateur. Une fois que j’eus assez bossé selon moi –Sam restait le meilleur dans la recherche alors…-, je posais l’engin sur la table et retournais m’affaler devant une de ces séries télés pourries et débiles et finissais par m’endormir. Une bonne demi-heure plus tard, je me réveillais en sursaut, et sortais de la chambre pour aller prendre l’air, je m’étirais, la nuit était déjà bien tombée et semblait affreusement longue quand il n’y avait pas de boulot à l’horizon. Les ombres n’avaient visiblement pas touché Seattle, du moins pour l’instant, si bien que j’avais réellement du mal à croire en un possible canular, mon frère comme moi étions bridés à ce niveau là, on ne plaisantait pas avec ce genre de conneries, et l’ampleur de la chose me laissais sceptique, à quoi avions-nous à faire cette fois ? Ca ne ressemblait nullement à une simple créature, et encore moins à quelque chose de réellement connue. L’envie d’appeler Castiel m’avait effleuré l’esprit mais je ne l’avais pas fais, préférant attendre l’avis de Sam à ce sujet, il aurait bien une supposition sur le pourquoi du comment. La porte de la chambre se rouvrait alors que je pénétrais une nouvelle fois à l’intérieur, je déposais ma veste au bord de mon lit et observais la décoration pendant de longues minutes interminables. Qu’est ce qu’il foutait bon sang ? Je savais ce genre de moment propice à mon énervement passager, le genre de moment parfait pendant lesquels j’allais marmonner au possible et ronchonner sur ma vie pourrie et sur mon échec face à Crowley. Crowley, rien que ce nom m’hérissait les poils maintenant, et je ne savais pas encore que je n’étais pas ressorti qu’avec un simple pacte dans cette histoire pour la moindre : riche en rebondissements et horreurs. Si Sam n’en avait pas reparlé, j’ignorais s’il lui arrivait tout de même d’y repenser, pour ma part, je n’arrivais pas vraiment à faire fis de tout ça, tout chez moi réclamait vengeance mais je ne faisais rien, coincé par un pacte à la noix qui m’empêchait de faire quoi que ce soit hormis d’aller chasser ses précieuses bestioles. Je me retrouvais au rang d’employé non payé dont le boss n’était autre qu’un démon et je détestais ça. Fronçant les sourcils je m’employais à nettoyer les armes, cela m’occuperait et me défoulerait en même temps.

    Quand Sammy franchit finalement la porte du motel, je nettoyais toujours, occupé à les remonter une à une avec une rapidité déconcertante, cela faisait maintenant des années que Papa Winchester nous avait apprit à faire ce genre de choses et nous étions devenus… Plutôt à l’aise avec la chose. Mon regard se posait sur mon frère, je n’allais pas le réprimander, j’avais eu beau l’attendre, je n’avais rien contre le fait qu’il s’en aille, après tout il ne dormait plus alors… Autant qu’il s’occupe. Ma curiosité l’emportait tout de même alors que je reposais les armes propres sur le lit. « Alors ? Comment c’était ? ». Question très privée mais je n’en avais cure, je le regardais, sourire aux lèvres alors que j’allais sortir une bière du frigo et que je la lui lançais. Mes recherches n’avaient pas données grand-chose et j’espérais qu’il trouverait de meilleures informations que moi. On ne pouvait pas savoir qu’il s’agissait de brèches, elles n’étaient pas visibles et en plus de ça, personne n’en parlait, aucun des journaux locaux des villes les plus touchées ne faisaient allusion à ce genre de choses, tout ce qu’ils évoquaient c’était des ombres, des lumières blanches parfois. Intérieurement, je priais pour que ce ne soit pas encore une bestiole des plus égocentriques possibles, déjà que Lucifer avait un sérieux grain… Une fois les armes proprement rangées, je m’asseyais au bord du lit le toisant du regard. « J’ai fais quelques recherches, apparemment les premières « ombres » auraient été vues au même moment en Utah, dans l’Iowa et en Pennsylvanie. Pourquoi ces trois là ? J’en sais fichtrement rien mais quelque chose me dit qu’on va devoir en choisir un et voir ce qui se trame. Bobby est déjà au courant, il essaye de voir s’il arrive à avoir plus d’informations. ». Voilà, ça s’était dit, je souriais fièrement, ravi d’avoir bien fais mon boulot, il en aurait sûrement rien à faire mais tant pis, je profitais de mon petit moment de fierté personnelle, fierté considérablement ébranlée par le nain d’ailleurs. Mon sourire finissait par s’effacer, décidément il avait perdu son sens de l’humour. Je baissais finalement les yeux et attrapais la bouteille de whisky à moitié pleine pour en boire une gorgée, tout en attendant que Sam daigne donner son avis. « Alors t’en penses quoi Researchman ? ». Encore une blague pourrie, décidément j’étais en forme ce soir, il n’y avait que moi pour en rire de toute manière… Je m’affalais sur le lit et croisais les jambes et les bras.



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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Ven 18 Mar - 14:15


COME ON, YOU LITTLE BASTARD
S A M . & . D E A N
.


I’ve done a lot worse than you know. I’ve killed innocent people in the line of duty, but I’m pretty sure it’s not something the old me could’ve done. Maybe I should feel guilty. But I don’t.


« Hey c’est moi, il semblerait que nous ayons une affaire de taille, si tu peux, regardes la chaine d’information. » A peine le message entendu, Sam raccrocha, réprimant un soupir et n’ayant nullement l’intention de rappeler son frère aîné. Enfonçant son téléphone dans sa poche, il reporta son attention sur le verre de whisky qui accompagnait sa soirée, et qui serait certainement suivi de quelques autres. Ce n’est que lorsqu’il attrapa le petit verre pour l’amener vers ses lèvres qu’il leva enfin les yeux vers la petite télévision à l’angle du bar. Le baseball, pas vraiment les informations… Il n’allait quand même pas demander au barman de changer le programme que certains suivaient, rien que sur une théorie de Dean. Les choses pouvaient attendre au pire, il n’avait pas franchement la tête à la chasse. Pour une fois qu’aucun gnome démoniaque ne venait leur exiger quoique ce soit, Sam en arrivait presque à vouloir s’octroyer quelques vacances. Plutôt inhabituel pour lui… disons que de plus en plus, que ça touchait plus ou moins Dean, les choses devenaient souvent exceptionnelles. C’était exceptionnel qu’il sorte seul – quoique, depuis qu’il n’avait plus son âme, les sorties fraternelles n’étaient pas au rendez-vous – c’était exceptionnel qu’il ne rappelle pas son frère, c’était exceptionnel qu’il picole autant, c’était exceptionnel qu’il ait l’air de complètement s’en foutre des pauvres personnes qui risquaient leur vie à cause du surnaturel, pendant que lui il sirotait presque tranquillement un bon whisky. Bordel, le whisky en arrivait presque à lui faire penser à ce connard. Il réprima un grognement à cette pensée, serrant les mâchoires et reposant son verre pour finalement faire signe au barman de lui ramener une bière. Ah, ne pas ressasser, c’était pourtant son maître mot depuis qu’il était dénué de toute conscience, mais de plus en plus, il ressassait trop cette fameuse nuit passée dans la prison de Crowley, fierté oblige sans doute. Ils ne l’avaient pas revu depuis et c’était sans doute pas mal, surtout pour lui… Qui sait, si Dean devait se plier aux quatre volontés de Crowley parce qu’il avait été assez con pour conclure un pacte – ou pour être trop dans les vapes pour ne pas remarquer la langue visqueuse d’un démon nain dans sa bouche – c’était son problème, pas celui de son frère cadet. Oui, c’était comme ça qu’il comptait fonctionner à présent. Chacun sa merde, si Dean avait envie de récupérer son colt ou un soupçon de fierté, il n’avait qu’à y aller tout seul dans la prison de Crowley, tandis que Sam… ferait semblant de chercher un moyen de récupérer son âme tout seul. De plus en plus, la simple perspective que Crowley puisse extraire celle-ci de la cage infernale dans laquelle elle était enfermée, semblait tout simplement imbuvable pour le Winchester, qui se contentait pourtant de se murer dans un silence sans fin, gardant ses opinions pour lui, imaginant déjà le regard désespéré que Dean poserait sur lui. Sam le cas désespéré aux pouvoirs bizarres, Sam le cas désespéré qui avait bu du sang de démon, Sam le cas désespéré qui était né pour être le vassal de Lucifer, et finalement, Sam le cas désespéré qui n’avait plus d’âme ! Décidément, pauvre Dean, il avait vraiment un frère de merde ! Réprimant un soupir, le Winchester attrapa sa bière, alors que le barman la posait à peine devant lui. A peine une gorgée avalée, il sentit une présence se glisser près de lui, furtive et discrète, fine et souple. Quelques secondes plus tard, son regard croisa celui d’une charmante brune, assez bien roulée et visiblement seule… enfin à moins qu’elle soit venue pour rendre son mec jaloux, mais c’était pas important. Esquissant un sourire à l’adresse de la jeune femme, il arqua un sourcil, en attente qu’elle prenne la parole : eh oui, elle était venue le rejoindre, à elle de trouver un quelconque argument pour établir le contact, tiens ! Rapidement, le regard de la brune se posa sur le verre de whisky resté intouché, elle esquissa un fin sourire avant de prendre enfin la parole : « Vous n’avez pas l’intention d’y toucher ? » Pas un regard vers ce qu’elle désignait du regard, il savait bien ce qu’il avait devant lui, tout comme il savait bien qu’il lui faudrait un moment avant de pouvoir reboire du whisky sans penser à l’horrible tronche du démon qui lui servait de pseudo tyran patron pas franchement utile et encore moins malin, contrairement à ce qu’il pouvait croire. Haussant vaguement les sourcils, Sam observa la jeune femme, la détaillant sans même qu’elle ne réagisse d’une quelconque façon farouche. «Pas vraiment... trop de mauvais souvenirs avec le whisky. Mais ce serait dommage qu’il reste là, en effet… » Elle répondit à son sourire, alors qu’il portait enfin son attention sur le pauvre whisky, qu’il attrapa sans empressement, pour le faire glisser entre la jeune femme et lui. « Je pourrais vous l’offrir... »

Finalement, la drague vaseuse marchait tout autant que celle qu’il avait pu adopter à une certaine époque… Ouais, il s’en souvenait bien, il avait toujours été plutôt coincé avec les filles et alors qu’il finissait tout juste de se rhabiller, il en arrivait à penser que c’était bien regrettable d’avoir perdu tant d’occasions pour si peu. Réprimant un soupir en partant à la recherche de sa chemise, son regard tomba sur la télécommande du petit téléviseur de la chambre de motel où ils avaient élu domicile pour une partie de la nuit. Dean l’avait certainement attendu depuis qu’il avait laissé son message et ça encore, c’était inhabituel. L’habituel Sam aurait rappelé, ou n’aurait pas perdu son temps pour rappliquer comme un gentil petit toutou, cette fois-ci, la donne avait changé. Sans doute parce quoiqu’il fasse, le gentil petit toutou n’avait jamais été à la hauteur des attentes de son grand frère, ou avait toujours fait quelque chose qui ne plaisait pas et que son grand frère s’amusait sans cesse à ressortir. Bouh, il avait cru Ruby, bouh, il avait libéré Lucifer, bouh, il avait fait quoi encore ? Si on devait compter les fautes de Dean, la liste serait longue aussi, mais pendant les vingt-six années de vie qu’il avait connues avec Dean, Sam s’était pourtant efforcé de ravaler tous ses reproches ou de prendre la fuite pour ne pas avoir d’affrontement réel. Il s’était efforcé de rassurer un frère qui n’avait fait le couler. ‘T’as torturé des centaines d’âme en enfer et t’as aimé, mais c’est pas grave Dean’, tiens comme aujourd’hui il aurait aimé savoir comment ledit Dean aurait réagi s’il avait appris que Sam avait fait une telle chose ! Whatever, il s’était finalement fait à l’idée de ne jamais être à la hauteur des quelconques attentes de son aîné, si bien que maintenant, les attentes de Dean lui passaient carrément au-dessus. S’asseyant avec une quelconque nonchalance pour enfiler ses chaussures tout en regardant les fameuses informations dont l’aîné Winchester avait parlé, Sam écoutait que d’une oreille la voix de la journaliste plutôt sexy du JT. Ce n’est que lorsqu’il se rendit compte que l’information était relativement grosse, qu’il se leva d’une traite, sans même attendre que sa compagnonne de soirée sorte de sa looooooongue douche. Enfilant sa veste, embarquant ses affaires en laissant le soin de rien laisser et surtout pas la moindre coordonnée possible, il sortit de la chambre sans la moindre hésitation et surtout, sans le moindre scrupule. Quelques dizaines de minutes de marche lui suffirent pour atteindre la misérable chambre de motel qu’il partageait avec son cher frère. Chambre commune, et dire que pendant un an, il s’était habitué au confort d’avoir sa propre chambre, ses propres affaires, son ordre parfait, pas le moindre bordel et surtout TOUTES ses armes. Oh mais non, Dean était revenu dans la chasse aujourd’hui, tout simplement parce que sa Lisa l’avait dégagé et qu’il n’avait rien eu de mieux à faire… oui, sans doute que ça aussi, il croyait que Sam ne l’avait pas deviné en voyant son frère aîné appeler un fantôme dans le vent avec l’espoir d’avoir la moindre nouvelle d’un môme qui n’était pas le sien ou un quelconque lien avec une vie qui lui donnait plus de gras au bide que quoique ce soit d’autre. Ouais, franchement, il en retenait beaucoup, des choses, le Sam. A peine entré dans la chambre, il jeta un coup d’œil vers son aîné, l’observant un instant pour voir qu’il s’était occupé de manière intelligente pour une fois. Nettoyer les armes, c’était toujours utile, bien que le colt manque cruellement à l’appel, tiens. Il ne fit pourtant aucune remarque, retirant sa veste alors que la voix de Dean brisait le silence dans une question plutôt… personnelle. Enfin, ce n’était pas un Sam sans âme que ça allait déranger, il voulait des détails ou la version courte lui allait ? Apparemment, « en couple » avec sa Lisa, Dean vivait le cul comme par procuration, ou quelque chose du genre. Haussant les sourcils en regardant son frère, Sam ne répondit rien, avant d’avoir réceptionné sa bière. « Plutôt intéressant, je serais pas là sinon… » Oui, non, finalement il avait opté pour ne pas parler de sa partie de jambes en l’air, mais bien des informations que Dean avait pu lui donner dans un simple message laissé sur son répondeur. Et par là, en plus, faire un sous entendu bien compréhensible sur le fait que s’il était venu, le cœur n’était pas aux relations fraternelles, mais bien au boulot. Enfin, sans son âme, il n’était de toute manière pas aux relations fraternelles, mais là, la chose ne ferait que donner raison à un Dean qui serait encore plus fier de pouvoir lancer des regards suspicieux en biais vers son cadet ! Avalant une gorgée de bière, Sam jeta un coup d’œil nonchalant sur les recherches toujours exposées de Dean, le tout pendant que celui-ci parlait, faisant son petit exposé, fier d’avoir fait trois recherches.

Hochant vaguement la tête, il ne répondit pas instantanément, tapant sur quelques touches de son clavier sans même se soucier de leur état : c’était du Dean tout craché et il s’était déjà époumoné pendant des années à essayer de lui répéter de faire attention à ses affaires, le tout pour que ça rentre par une oreille pour ressortir par l’autre… alors bon. Autant qu’il garde des éléments importants dans son crâne, comme le fait de ne plus chercher des crosses à un démon sans réfléchir à un plan intelligent. Au bout de quelques minutes à peine cependant, Sam ferma brusquement son ordinateur, juste après la question de son frère, sans même faire la moindre allusion à la pseudo blague qu’il avait lancée. « J’pense que l’Utah c’est toujours le moins loin... » Ah bon il n’était pas au courant que son vilain frère cadet sans âme qu’il pouvait regarder avec toute la haine du monde était devenu plus un homme de terrain qu’un rat de bibliothèque ? Sans attendre le moindre avis de la part de Dean, Sam rangea son ordinateur portable dans son sac, envoyant le cadavre de sa bouteille de bière – déjà bue – dans la poubelle sans faire la moindre attention aux potentiels bris de verre. Si les vacances lui avaient permis de vaquer à quelques endroits, ça n’avait pas franchement permis beaucoup de règlements de compte et quelque part, Sam espérait de presque toute son âme et de tout son cœur, que le retour à la chasse n’allait pas amener un quelconque règlement de comptes pour pouvoir repartir sur de bonnes bases, ou une connerie du genre. A quoi bon parler de l’autre débile, à quoi bon parler de ce qu’ils avaient pu traverser. Ils devraient faire quoi ? Prendre une bière et raconter leurs souffrances personnelles, à quel point ça pouvait faire mal de se faire arracher la peau par un nabot qui avait un chat à neuf queues ou encore se faire crucifier par le démon que Dean avait eu le malheur de croire quelques années plus tôt, soit disant pour contrer Lucifer ? Bordel, Sam en arrivait presque à croire qu’il aurait plus la paix en tant que vassal de Lucifer que larbin de Crowley. Enfin bon, là, ça semblait être une chasse née de l’initiative de Dean, alors autant ne pas hésiter, avant que shorty-man ne les envoie à la poursuite d’un vilain vampire ou de quoique ce soit d’autre… Enfin, si ça se trouve, Dean serait encore trop fier et dirait merde, quitte à tuer son frère sur qui il avait conclu un pacte. Après tout, il n’avait pas d’âme, ce n’était pas vraiment Sam !


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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Ven 25 Mar - 23:31



« YOU’RE NOT FUNNY. »


Une chambre de motel miteuse, un bon pack de bière, une bonne bouteille de whisky, le strict nécessaire pour vivre. Un drôle de quotidien que nous avions là. La soirée s’était déroulée… Tranquillement, bien trop tranquillement à mon goût vu les derniers évènements en date. Il était bien rare de voir les rôles s’inverser, Sam à l’extérieur à faire je ne savais quoi, et moi, assis sur un lit pourri à zapper avec la télécommande. Pourtant je ne m’en plaignais pas vraiment, bien évidemment, comme Sam le supposait si bien dans sa tête, j’avais attendu des nouvelles d’un passé bien trop proche à mon goût. Nouvelles qui ne vinrent jamais. Plus les jours passaient et plus je laissais tomber mais encore une fois, l’envie de composer le numéro me brûlait les doigts. Pas le temps pour ça, j’étais tombé sur des informations intéressantes et je m’étais déjà lancé dans l’idée d’en apprendre un peu plus. Oui, vous l’aurez donc compris, je cherchais par tous les moyens possibles une façon de m’occuper. Ne pas penser, je ne voulais pas réfléchir, et je balayais toutes traces de souvenirs concernant cette maudite prison et ce maudit échec encore cuisant. Etirant chacun de mes membres, je graissais un peu plus les touches de l’ordinateur de mon frère adoré et me mettais finalement à nettoyer les armes quand celui-ci rentrait enfin dans la chambre. Une première question stupide franchissait le seuil de mes lèvres, jaugeant mon frère sans âme du regard, un fin sourire aux lèvres, attendant sagement la réponse, réponse qui ne viendrait sans doute pas vu le degré d’intimité qu’elle représentait. Puis je quittais mon poste, arrachant deux bières au frigo pour en lancer une à Sam qui la réceptionnait sans mal. Voyant sa réaction, il était évident que la réponse attendue ne viendrait pas, pas sur le sujet concerné en tout cas. Je levais rapidement les yeux au ciel. Façade. Tout prendre à la légère semblait être ma devise ce soir là, j’avais bien relevé le message et après avoir tourné le dos quelques instants à mon frère, je pinçais les lèvres, réprimant un éventuel règlement de compte qui n’était pas le bienvenue vu la situation. Je décidais donc de passer outre, préférant de loin sourire et faire des blagues à n’en plus finir, toutes aussi vaseuses les unes que les autres. Ce qu’il pouvait être barbant à toujours être... Froid comme ça. Sans attendre plus longtemps, je rangeais les armes remontées et étalées sur le lit pour pouvoir m’y asseoir, puis, je toisais une nouvelle fois le Sam en face de moi du regard et exposais les informations que j’avais pu trouver à droite et à gauche. Il aurait pu ne pas m’écouter, la réaction aurait probablement été la même. Je lui posais une énième question, trouvant toujours un moyen d’en rajouter un peu et soupirais. Il n’avait même pas relevé. Ennuyeux. Je restais immobile, l’observant se lever rapidement. L’Utah ? Soit, Monsieur avait choisi, ce serait donc l’Utah. Je n’allais certainement pas m’amuser à le contredire, il avait raison alors… Je le vis ranger rapidement son ordinateur dans son sac, signe qu’il voulait qu’on s’en aille… Maintenant ? Mes gestes accompagnèrent mon étonnement alors que je finissais par me lever, haussant les sourcils, les mains presque en l’air. « Quoi maintenant ? ». Bien, je devais admettre qu’il n’avait au moins pas perdu cette habitude, celle de vouloir courir dès qu’il s’agissait de mener « une enquête », mais le Sammy connu aurait déjà passé des heures sur son ordinateur, le nez dans les sites internet, me refilant des bouquins crasseux par la même occasion.

Toujours dans la même posture, j’observais les va et vient pressés de mon frère, qui s’attelait déjà à l’idée de se rendre là-bas. Il était probablement inutile de préciser que depuis l’incident, il n’était pas un grand bavard, sa première réponse ayant elle-même été fort compréhensible, réponse qui m’hérissait toujours les poils ceci dit. Si cette situation là continuait il n’y avait aucun doute sur le fait que cela finirait par exploser d’une manière ou d’une autre. Seule une motivation restait : trouver un moyen de lui rendre son chainon manquant, son… Empathie. Plus les jours passaient et plus il semblait devenir aigri et toujours plus renfermé. Ce qui, au fond, n’était pas foncièrement un bon signe. Un énième soupir s’échappait alors que je commençais déjà à m’exprimer plus fort –des fois qu’il n’entende pas-. « Je dois prendre une douche d’abord, on ira… Après. ». Oui il avait bien entendu, une douche. Une bonne douche chaude avant de repartir sur les routes, musiques à fond les ballons pour détendre l’atmosphère, oui, ça c’était le bon plan. Sans attendre une quelconque protestation, j’effectuais un pas en direction de la salle de bain, attrapant déjà mon sac. Je me tournais vers Sam pour lui adresser un joli sourire forcé et rentrais dans la petite pièce en claquant la porte –non, ne vous faites pas des films, ce n’était pas voulu-. Je jetais le sac par terre et observais mon reflet dans le miroir sans vraiment garder les yeux rivés sur moi. Nous n’allions certainement pas faire une séance digne des alcoolique anonymes, nous n’allions pas évoquer le Colt manquant, ni même celui responsable de tout cela, non. Il ne fallait pas. Je fermais les yeux, toujours plus conscient de l’état actuel des choses. Deal. Je n’avais plus le choix, si Sam avait été complet, peut être aurait-il tout fait pour qu’on y aille pas. Non, mauvaise idée. Les pensées tant redoutées arrivaient en flèches, provoquant un melting-pot de pensées contraires, celles qui essayaient de rassurer, celles qui ne faisaient qu’accroître la méfiance, le doute et surtout l’incompréhension. D’un simple geste, je tentais de les balayer, mais rien à faire, c’était trop tard, c’était reparti pour un tour. Je m’éloignais du lavabo au dessus duquel se trouvait le fameux miroir et sortais mes affaires, mâchoire crispée, espérant sans m’en rendre compte que Sam n’en avait pas profité pour se faire la malle. Surveillance. Pourquoi fallait-il toujours que cette fichue envie de le surveiller revienne ? Je l’avais laissé partir plus tôt dans la journée sans même m’inquiéter – bon d’accord sans doute un peu- et voilà que j’angoissais à l’idée que Monsieur-je-ne-ressens-plus-rien daigne se tirer dans la chambre sous le coup d’une pulsion quelconque. Et tout ça à cause de qui ? Ah non, pas lui. Voilà, ça recommençait. Je restais plié, penché au dessus du sac quelques instants, le souffle presque coupé, je m’obligeais ensuite à me redresser, le regard embué. Il n’y avait pas de temps à perdre pour ça. Niant encore les faits, je retirais mes vêtements (la joueuse va mourir…) et pénétrais dans la cabine de douche. L’eau commençait déjà à couler sur ma peau, chassant par la même occasion les différentes pensées présentes dans mon esprit pour me permettre de repartir comme si de rien était, comme s’il n’y avait absolument aucun problème et que je n’avais pas la vie de Sam entre mes mains.

J’ignorais depuis combien temps je laissais la vapeur s’échapper de la douche mais je m’y sentais bien, un petit moment de paix. Je fermais les yeux quand une voix bien trop familière eut le don de me faire sursauter, me faisant pester à voix haute et… Forte. « DAMN IT ! ». Aucun doute, Sam entendrait. Je manquais de glisser, me raccrochant au porte savon, le rythme cardiaque s’étant considérablement accéléré. Mais qu’est ce qu’il foutait là ce… ?! Je me pliais une nouvelle fois, sans réellement comprendre. Sans attendre que le Démon en rajoute, je criais. « Dégage de là ! DEGAGE ! ». Décidément c’était le pompon. La seule personne –si tant est que Crowley en soit réellement une- non désirée dans cette chambre de motel venait d’apparaître comme par magie dans la salle de bain. Je soufflais, énervé et contrarié.



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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Sam 26 Mar - 2:11

Ces ombres posaient un problème sérieux. Bien entendu, je profitais de l’occasion. Au début, j’avais senti une énorme colère me prendre. Certains de mes loyaux sujets avaient péri sous la haine que j’avais ressentie. J’aurais pu m’en vouloir. Mais après tout, seule la Peur de mourir les retiendrait de faire plus de bêtises et apparemment le message était bien passé : ils cherchaient tous mes âmes et les chiens me ramenaient toutes les âmes qu’ils pouvaient trouver et qui n’étaient pas à leur place. Heureusement que les Crossroad connaissaient leurs métiers. N’empêche, il y en avait beaucoup trop dehors. J’avais besoin de toutes mes ressources et surtout je devais prévenir mes deux nouvelles recrues pour leur demander non seulement de faire attention (en particulier Sam qui représentait une proie idéale) mais aussi de les obliger à exorciser toutes ses âmes. J’allais aussi être très généreux : j’allais avoir la grande gentillesse de leur faire un petit cadeau de Noël. Pour éviter encore les problèmes inutiles, j’allais leur confier un chien. Ce ne serait pas le mien, je n’étais pas stupide. Dean serait assez con pour me le tuer et même si Brutus n’était qu’un chien, c’était le plus gros, donc le meilleur. Un chien que j’avais gagné au prix d’un travail acharné et qui se révélait précieux. Je ne voulais pas qu’il me prive de cet avantage. De toutes façons, il n’aurait pas aimé Dean et aurait probablement tenté de le bouffer : il y a déjà goûté une fois. Je ne l’ai jamais mentionné devant lui pour ne pas qu’il se mette à tirer sur lui sous un coup de colère mais Brutus l’aurait attaqué de nouveau. Apparemment, il l’avait apprécié vu l’état dans lequel il avait laissé le corps sans vie de l’aîné Winchester. Et Brutus, c’était ma protection personnelle. Près de moi, j’en avais un total contrôle mais je n’étais pas certain de pouvoir affirmer la même chose près d’eux. Je leur prêterai donc l’un des nombreux chiots, un bon chien pour de bons chasseurs, je jugeais cela bien équitable. N’est ce pas ? Je devais refermer les brèches aussi rapidement que possible. Les âmes torturées avaient été déplacées et restaient sous bonne garde. Celles que nous avons récoltées en plus parce qu’elles avaient été sorties de leur corps aussi. Elles tenteraient probablement de se sauver aussi si l’on considérait déjà ce que faisaient celles qui avaient toutes les raisons d’être là.
Je me retrouvai dans un lieu clos, du carrelage sur tous les murs, un son d’eau qui coule, de la vapeur, j’en déduisis rapidement que j’étais dans une salle de bain. Je ne pouvais pas localiser clairement Sam (sans âme c’est très compliqué), alors j’avais plutôt pensé à Dean. Il prenait sa douche et même si je ne voyais rien avec toute cette buée, je ne pus m’empêcher de sourire. Un sourire sardonique. Je l’avais déjà touché ce corps là pendant la dernière séance de tortures et nul doute qu’il devait chercher à en éliminer toutes les traces. C’était vraiment si agréable de pouvoir réellement faire souffrir une âme autant physiquement que psychologiquement. Oh, je m’étais rendu compte que j’en avais longtemps rêvé de ce moment. J’avais longtemps voulu leur montrer que je n’étais pas aussi insignifiant qu’ils le pensaient. Ils m’avaient sous-estimé et leur erreur leur avait presque été fatale.
- Un peu poussiéreux le désert n’est ce pas ?
Le chien près de moi restait silencieux. J’entendis Dean se cogner à je ne sais quoi en hurlant un « Damn it ». Effet de surprise complètement réussi. Un son de pied qui glisse sur le fond trop lisse de la douche. Réaction épidermique. Il commença à me hurler dessus et à m’ordonner de sortir.
- Hi Darling.
Oui on était assez intime à présent pour clairement s’autoriser ce type de petite pique. Ce n’était pas vraiment une réelle marque d’affection. Je voulais juste le taquiner un peu et vérifier si ma méthode moderne fonctionnait comme il se devait.
- Tu ne t’es pas blessé j’espère ? Dépêche toi de te sécher, j’ai à vous parler tous les deux.
J’ouvris la porte et laissa le chien me suivre. Je tombai sur Sam, à qui je souris avant d’aller me servir un verre d’alcool.
- Bonjour Sam. J’espère que tu t’es remis des blessures que j’ai dû t’infliger pour apprendre à ton frère l’obéissance. J’ai un travail pour vous deux concernant le problème du moment. Vous avez dû en entendre parler.
Je souris et marchai tranquillement en attendant que Miss America daigne sortir de sa salle de bain.
- Tu es particulièrement en danger, Sam. Ce qui est dehors est particulièrement friand de corps sans âme. Je suis là pour empêcher qu'un accident survienne.

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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Lun 11 Avr - 3:08


COME ON, YOU LITTLE BASTARD
S A M . & . D E A N
.


I’ve done a lot worse than you know. I’ve killed innocent people in the line of duty, but I’m pretty sure it’s not something the old me could’ve done. Maybe I should feel guilty. But I don’t.


D’aussi loin qu’il s’en souvienne, avec ou sans âme, Sam n’avait jamais vraiment rit aux blagues de son frère aîné. Sans doute qu’ils n’avaient pas le même genre d’humour et que maintenant que Sam n’avait plus d’âme et ne se forçait plus à faire semblant ou à essayer de reprendre son frère, leurs divergences de point de vue se faisaient de plus en plus sentir. Non âme oblige, il s’en fichait pas mal, ça permettait un peu de changer les choses et qui sait, Dean limiterait peut-être ses blagues vaseuses, hein… Enfin pour ça, il faudrait d’abord qu’il pleuve des poules avec des dents. Mais heureusement – sans doute sous le coup des années – toutes ces blagues lui passaient largement au-dessus à présent. C’était l’aîné Winchester dans toute sa splendeur, celui qu’on ne peut pas changer et qui ne changera sans doute jamais par lui-même ! Et dire que sa soirée aurait pu être bien plus simple s’il n’y avait pas eu ces foutues ombres qui planaient dans chaque coin des Etats-Unis… elle aurait pu être bien mieux d’ailleurs, puisqu’au fond, il n’était pas foncièrement branché par l’idée de passer sa nuit assis à regarder le paysage défiler à mesure que les kilomètres passaient alors qu’il aurait pu la passer dans le lit d’une très charmante jeune femme. La vie et ses aléas, et les faits qui s’étaient déjà produits dans la vie de Sam prouvaient largement que Dieu avait une dent contre les Winchester, le cadet des deux frères en particulier. C’est vrai, entre la mère morte, la petite amie morte, les pouvoirs, le sang de démon, les démons qui avaient rôdé autour de lui, la mort de Dean, la mort de John, Ruby, Lucifer et beaucoup d’autres choses, il n’avait jamais été gâté et aujourd’hui encore selon beaucoup, Sam n’était pas gâté, dorénavant privé de sa magnifique et si gentille âme, restée pauvre prisonnière de la cage de Lucifer avec deux Archanges et ce, par un étrange coup du sort. Ouais, officiellement, c’était Crowley mais l’idée même qu’un démon nabot avait pu le sortir de l’Enfer le faisait doucement rire, donc autant dire qu’il n’y croyait pas un seul instant, tout comme il ne croyait pas un instant que ce salopard serait capable de lui rendre son âme… même avec tous les alpha du monde surnaturel. M’enfin, Dean était tellement obnubilé par cette idée d’absolument récupérer l’âme de son cadet, qu’il ne voyait même pas ce qui crevait les yeux ! Qu’il pense ce qu’il veule, qu’il rêve les yeux grands ouverts ou qu’il s’asservisse à un démon pour rien, au fond, ça encore, ça n’allait pas changer les choses, et Sam semblait être le seul à le savoir… tant pis hein. Et voilà que Dean semblait surpris par le soudain entrain de son frère. Bah quoi ? Ils avaient découvert un truc, il fallait qu’ils fassent quoi ? Qu’ils aillent se coucher en se jurant d’y aller demain à la première heure mais après le café du matin quand même parce que sinon ça le fait pas pour conduire ? Bah tiens, il avait qu’à lui laisser sa nuit tranquille et lui en parler le lendemain s’il ne voulait pas bouger ! A la phrase de son frère aîné, Sam haussa les épaules, avant de le regarder, occupé cette fois-ci à plier ses fringues qui pouvaient traîner un peu partout. « Oui, maintenant. Quoi ? T u veux rester dans cette chambre de motel à regarder les infos pour être sûr que des ombres qui flottent c’est pas naturel ? » C’est vrai quoi ! Clairement ça se démontrait comme étant un cas spécialement pour eux, alors pourquoi « quoi maintenant ?! » certes c’était le milieu de la nuit mais quoi, c’était les hauts et les bas de la vie de chasseur hein et Sam avait perdu son coup, c’était pas pour rester dans la chambre de motel à faire des recherches pendant que Dean piquerait un somme, tout simplement parce que monsieur avait une âme qui l’empêchait d’avoir ce gros avantage de sentir le sommeil ou la fatigue n’avoir aucune prise sur son esprit. C’était assez magique dans le genre, avoir la prétention de pouvoir vivre h24 dans une vie, il allait finir par se prendre pour Dieu. Whatever, voilà que de toute manière, Dean servait un nouvel argument pour retarder leur départ. Il avait la trouille de prendre la route ou quoi ?! Haussant les épaules pour aller jusqu’à légèrement lever les bras dans un air presque désespéré par la situation, Sam réprima un grognement de résignation. « Elle était pas libre y’a une demie heure la douche ou quoi ?! » Ame ou pas âme, c’était complètement débile de prendre une douche maintenant, bordel ! Signant de la tête à la négative d’un air qui laissait finalement Dean faire ce que bon lui semblait, il reprit son rangement, se résignant à laisser l’aîné Winchester à prendre sa petite douche tant attendue. Il mit quelques minutes à peine à tout replier, et à ranger les armes que Dean avait nonchalamment laissé traîner comme s’il s’agissait de trucs que tout le monde pouvait voir comme ça, comme si c’était totalement habituel que deux mecs louches se baladent avec tout un arsenal qu’ils laissent traîner sur le lit !

Ouvrant la porte de la chambre à la volée, le cadet chasseur sortit, pour se diriger vers la voiture pour y embarquer déjà toutes leurs affaires. Pressé ? Oh, tant que ça l’occupait, il n’allait pas cracher sur une affaire intéressante, même si pour ça il devait abandonner Dean à sa petite douche. La situation en Utah était bien plus importante que l’odeur que Dean pouvait bien avoir, d’autant plus qu’il avait toujours sa Lisa dans les pattes donc pas de quoi se casser la tête. Ce n’est que lorsqu’il revint dans la chambre en claquant la porte qu’il entendit les hurlements venant de la salle de bain. Par pur automatisme, il sortit son arme, s’approchant discrètement de la porte de pièce, soudainement glacé par l’idée de voir Dean dans son plus simple appareil. Erk. Et d’ailleurs, rapidement, il n’eut pas besoin de plus tendre l’oreille puisqu’il distingua cette fameuse voix… totalement insupportable. Laissant retomber son bras avec son arme, le cadet Winchester s’écarta, pour finir d’emballer les dernières affaires restantes, avant de reprendre sa bière et de s’asseoir sur la chaise, dans un soupir déjà las. Putain, il n’avait fait qu’entendre Crowley à travers la porte de la salle de bain, mais ça le gavait déjà. Ouais, sans aucun doute possible, le démon était bien la dernière créature ou immondice de l’enfer qu’il aurait envie de voir ce soir, mais encore une fois « dieu » ne faisait que prouver une nouvelle fois à l’homme sans âme qu’il n’était ici aussi, pas de son côté. Posant son arme sur la table, il avala une longue gorgée de bière, avant de réprimer un long soupir, profitant de ce qui s’avéra rapidement être quelques secondes à peine de répit. Voilà que la porte s’ouvrait à la volée, pour faire entrer… la silhouette potelée de Crowley. Et dire qu’il le gratifia même d’un regard pas franchement sympathique en le voyant arriver, c’était sans doute déjà trop de bonnes attentions à l’égard de cette minuscule vermine. Posant sa bière, il se contenta d’un levé des yeux vers le ciel à l’adresse de personne en particulier à la première phrase de son si sympathique et trop inattendu interlocuteur. Bien entendu, pas la peine de répondre et il n’en avait pas du tout envie… ça l’amusait de remuer le couteau dans la plaie, il s’y attendait très bien, après tout il avait beau être un pseudo « King » il restait aussi faible et bas dans ses paroles que tous les autres écervelés de son espèce. En plus il souriait et il s’était servi comme si de rien n’était, mais encore une fois, ni l’une ni l’autre de ces actions ne fit réagir Sam… pas le moins du monde, il se contentait d’observer le démon en face de lui et de toute manière, pas la peine de dire quoique ce soit, oh voilà qu’il reprenait la parole, que c’était aimable de leur faire grâce de cette si jolie voix mélodieusement moqueuse. Cette fois-ci, pourtant, Sam arqua un sourcil, avant de se lever, avec sa bouteille de bière bien entendu. « Ah ouais ? » Et hop, un sourire narquois, vous savez quand on n’a pas d’âme, les choses ont souvent du mal à rentrer. « T’en fais pas pour moi. Ma semaine a été pleine de péripéties. » Oh bien entendu, il savait parfaitement à quoi le cadet Winchester pouvait faire référence. « J’oubliais. J’suis le double argument pour que Dean reste sage… Faut surtout qu’il m’arrive rien, c’est ça ? Donc j’dois me préparer contre quoi ? » Il en avait un peu rien à foutre de son âme, de plus en plus d’ailleurs, puisque sa vie reposait sur l’unique parole de Dean… pas sur grand-chose en gros. Et puis, franchement, maintenant qu’il le revoyait, Sam en arrivait à encore plus douter qu’un jour Crowley puisse sortir son âme de la cage dans laquelle elle était coincée avec deux Archanges. Dans un haussement des sourcils qui pourrait presque passer pour typiquement provocateur, il se recula, pour retourner s’asseoir sur sa chaise, accordant un rapide regard vers la salle de bain où Dean était toujours… il pouvait pas s’activer sérieux ? Ca promettait d’être plus long encore que ce qu’il s’était attendu…

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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Lun 25 Avr - 7:36


« I’M GONNA KILL HIM, ONE DAY. »


Une nuit déjà bien entamée. Une douche impromptue qui en faisait râler un, mais ça, il n’en avait cure. Se laissant aller, l’eau tantôt chaude, tantôt tiède dégoulinait lentement sur son corps, balayant par la même occasion les mauvaises pensées qu’il pouvait avoir. C’était sans compter l’arrivée d’un nain dans la pièce. Il sursautait en entendant le son de cette voix qu’il reconnaîtrait entre milles après l’avoir trop entendue récemment. Un « Damn it » qui s’échappait alors qu’il se raccrochait comme il pouvait, glissant déjà dans la douche, ne s’étant pas attendu une seule seconde à ce qu’il ose faire… ça. Une réaction allergique qui l’obligeait à se plier en deux sans réellement comprendre, du moins, pas encore, puis il se redressait déjà, hurlant au démon de sortir de la pièce immédiatement. Dean était clairement contrarié, si maintenant il ne pouvait même plus prendre une douche tranquille, où allait le monde… Il grognait. « Je vais bien. DEGAGE j’ai dis ! ». Pourquoi avait-il répondu au faux semblant de Crowley ? Il n’en savait rien, peut être pour l’empêcher de sourire. S’il s’était blessé, le démon en aurait sûrement rit pendant des jours. Lui donner satisfaction, il ne le voulait surtout pas. Sourcils froncés, il attendit que Monsieur le roi ne daigne sortir pour ouvrir la douche, attraper une serviette et l’enrouler autour de sa taille. Dean n’avait pas prit la peine de répondre à son frère beaucoup trop pressé pour cette histoire d’âmes. Non pas que l’aîné n’en avait rien à faire, loin de là, il se sentait concerné, mais de là à laisser passer une occasion de prendre une douche, ça… Non. Peut être était-ce par pur esprit de contradiction, peut être… Après tout, il avait toujours aimé le faire enrager. La seule différence résidait dans le fait qu’à l’heure actuelle, notre Sam sans âme ne comprenait pas vraiment « le but »… Dommage.

Si Dean restait cloîtré dans la salle de bain, se rhabillant, il entendait la voix sournoise du démon retentir jusque dans la petite pièce humide. L’obéissance, il l’avait bien eut avec son « petit jeu » tiens… Une grimace tirait son visage alors qu’il repensait au « deal ». Oui, il y’en avait bel et bien eut un, un qu’il ne voulait pas et dont il ne s’était pas attendu. Quelle plaie. Lentement mais sûrement, l’aîné Winchester s’appliquait à mettre un jean, son éternel t-shirt suivit d’une chemise qu’on lui connaissait bien. L’air renfrogné, il s’arrêtait sur le seuil de la porte de la salle de bain écoutant la petite discussion entre son frère et le démon tant détesté. Il penchait la tête à droite, puis à gauche et quittait finalement sa pièce censée être placardée d’un « personal space ». Crowley ne savait sûrement pas lire. Repliant les manches de sa chemise, le chasseur avançait jusqu’à l’un des deux lits et croisait finalement les bras, lançant un regard noir à Crowley. « C’est pour quoi ? Ca m’étonnerait que ce soit une visite de courtoisie. C’est pas dans tes habitudes. ». Rien ne stipulait dans le contrat qu’il n’avait pas le droit de le regarder de cette façon, si c’était sa seule défense alors il l’utilisait sans se priver. Il se contentait d’attendre sagement la réponse. Certes, il y’avait cette maudite histoire d’âmes qu’ils venaient de découvrir parce que toutes les chaînes en parlait subitement, mais qu’est ce qu’il attendait d’eux exactement ? Ca c’était une autre histoire. Histoire dont il était pressé d’entendre les mots, car plus courte serait la discussion, mieux ça vaudrait. Dean jetait un rapide coup d’œil à son frère, se doutant que la situation devait « le peser », même s’ils n’avaient jamais reparlé de ce qu’il s’était passé jusque là. Ses lèvres se pinçaient alors que ses bras redescendaient machinalement le long de son corps, las. Il ne pouvait déjà plus voir sa tronche d’écossais. Léger sursaut suivit d’une grimace, ça commençait sérieusement à l’agacer cet effet là. Il ne comprenait pas d’où ça venait, tout ce qu’il savait c’est que c’était douloureux à chaque fois. Pas au point de le mettre à terre encore, non… Il y’avait toujours quelque chose pour focaliser son esprit ailleurs, lorsqu’il saurait, ce serait sûrement différent. Même si l’effet ne changerait pas, l’esprit concentré sur celui-ci en ressentirait la réelle douleur éprouvée lors de ces moments là. L’aîné toisait le démon du regard, venant finalement s’appuyer contre ce qui leur servait de « cuisine », leurs affaires étaient visiblement déjà dans l’Impala, il devait au moins reconnaître ça, Sam était très efficace. Voyant que la réponse tardait à venir, pourtant… Crowley était réputé pour être bavard, il l’avait bien démontré lors de leur petite « réunion », Dean tournait finalement la tête vers son cadet, arquant un sourcil. « Il t’a dit ce qu’il voulait ou pas ? ». Superbe indifférence de la part de notre Winchester adoré envers ce qui était censé lui servir de « patron ». Chose qu’il avait toujours du mal à accepter. Toutefois… Il semblait s’être considérablement calmé. Pas de remarques désobligeantes, pas d’insultes – du moins, pas encore. Pas de haussement de ton, juste un regard horriblement noir et dépourvu de compassion pour l’être qu’était Crowley. Il continuait à l’ignorer royalement quand celui-ci décida enfin d’ouvrir la bouche, et ce, pour dire des choses qui ne lui plurent pas du tout. Dean daignait enfin tourner la tête vers lui alors qu’il faisait quelques pas pour se rapprocher de lui, sentant la colère monter d’un seul coup. « T’as peut être une maudite carte en main avec tes conneries de la dernière fois, mais je ne suis certainement pas ton larbin. ». A la réflexion du démon, il baissait la tête pour s’observer, il était bien comme ça pourtant. Crowley le provoquait et l’aîné rentrait en plein dedans. La dernière phrase fit déborder le vase alors qu’il continuait de se rapprocher dangereusement du petit « homme ». « Je ne suis PAS ton salarié ! Quand est-ce que ça va rentrer dans ton crâne de nain pathétique. Espèce de… ». Il n’alla pas au bout de sa phrase, même si celle-ci vit le bout dans sa tête. Les mots ne sortirent pas de sa bouche, ils ne purent en franchir le seuil. La chasseur se pliait déjà, complètement cette fois ci, surprit par le « choc » qu’il se prenait d’un seul coup. Si surprit qu’il finissait par poser un genou au sol, les bras croisés autour de son ventre. Grognant il ne disait plus rien, comme tétanisé par la douleur. La même qu’il avait ressenti juste avant de craquer ce jour-là. La voix étouffée, il posait une main sur le sol, reprenant sa respiration. « C’était quoi ça ?! ». Il ne levait pas les yeux, préférant observer le sol, cherchant une explication logique à ce qu'il venait de se passer, et il pensait l'avoir trouvé. Oui, Dean était persuadé qu’il s’agissait d’un acte immédiat de la part de Crowley, mais il n’avait rien à voir –ou presque, avec ça.



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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Lun 2 Mai - 5:32

DREAMS STAY WHAT THEY ARE : DREAMS...
J’étais bien trop agacé par ce qui se passait au dehors. Bien sûr, ramener plus d’âmes en enfer était une bonne chose mais celles qui prenaient possession de ces corps étaient trop dangereuses. Surtout quand une coquille vide se promenait, prête à recevoir n’importe qui. Sam n’était déjà pas tendre mais le laisser recueillir l’un de ces futurs démons, c’était risqué de perdre son corps. Non, je ne fantasmais pas dessus. Même avec toutes ces cicatrices que je lui avais léguées mais qu’un abruti d’emplumé avait trouvé bon d’effacer. Dommage. Les filles adorent les cicatrices. Rien de plus sexy qu’un corps de héros plein de cicatrices pour prouver son fait de gloire. Mais pour le moment, l’aîné était sous la douche. Mauvais timing pour certain, parfait pour d’autres. J’adorais l’idée de le surprendre. Au moins, il serait obligé de comprendre que je pouvais les surveiller tout le temps. Donc il fallait être efficace et productif. La méthode fonctionnait toujours en général. Je guettais les signes de sa surprise. Oui, les mots et le bruit de glisse étaient assez satisfaisants. Oh, et il serait peut-être ennuyé de ressentir une décharge électrique s’il avait esquissé une pensée négative à mon encontre… Il m’assura aller bien. Hum. Raté. Il fallait que je réussisse à le faire parler de moi de manière négative. Je voulais voir si ma petite expérience avait fonctionné ou pas. What the hell? C’était important de vérifier que les choses que l’on entreprenait se déroulaient bien. Dégager. Un sourire amusé s’était esquissé sur mes lèvres démoniaques. Si seulement il savait la réalité des choses qui se passaient autour de lui, il ne me parlerait probablement pas de cette manière. Il ne se rendait toujours pas compte que ses mots ou ses réactions pouvaient éloigner ses proches de lui. Ou bien il le savait parfaitement mais le résultat était le même : toujours facile à ramasser à la petite cuillère parce qu’il finirait par pleurer sur ses erreurs.
J’ouvris la porte avec la classe de mon rang. Enfin, j’étais toujours très classe dans ma manière d’agir. Excepté la torture. Cet art là m’échappait un peu. Je le traitais comme une boucherie ce qui me faisait perdre quantité de ces monstres. Je trouvai Sam derrière. Enfin en train de faire je ne sais quoi mais après quelques secondes d’observation, j’en conclus qu’il n’avait pas l’intention de tenter quelque chose de stupide. Au moins, l’un des deux n’avait pas oublié le cerveau dans le ventre de sa mère. Il posa sa bière, leva les yeux au ciel et m’ignora. Sans âme aussi c’était une bonne excuse. Je ne pris donc pas cette réaction trop personnellement. J’allais peut-être devoir lui rendre son âme, ce qui ne m’arrangeait pas vraiment mais ces âmes à demi démoniaques dehors se révélaient très dangereuses. Ceci dit nous aurons un intérêt commun pour ces prochains jours donc je ne courrais pas grand risque. D’ailleurs, en parlant du loup, le voilà qui sortait ENFIN de la salle de bain. Ce qu’il était long pour un homme ! Une vraie fille ! … Cette pensée me fit de nouveau sourire alors qu’il commençait déjà à m’agresser. Et je devais avouer que là, ça devenait très intéressant. J’allais lui répondre quand j’observais un léger sursaut. On dirait que l’aîné a des pensées très négatives à mon égard. J’espérais quand même que ce serait bien plus puissant. Normalement, ça ne faisait pas de demi-mesure cette chose là.

- En effet. Je viens par rapport à l’actualité du moment.

Je n’en dis pas plus, l’observant se réfugier dans la « cuisine ». Il me défiait encore ? Bien bien bien. J’allais lui rappeler encore une fois qui a gagné la guerre dans l’histoire. Il questionna son frère. Il restait là, à parler à Sam, m’ignorant totalement. Son regard noir, lui, me promettait un spectacle bien intéressant. Alors je me décidai enfin à reprendre la parole et le résultat fut… Magnifique. Je le vis braquer ses yeux verts sur moi, se rapprocher de moi (il faudrait que je fasse attention… Dean aimait peut-être les personnes du genre inaccessibles…). Il frémissait de colère. Come on, Boy. Show me how angry you are… Et on était reparti pour un tour du « non je travaille pas pour toi ». Ce n’était pas ce qu’il avait murmuré piteusement, pathétiquement, lorsque je l’avais littéralement amené à mes pieds. Il avait accepté le deal. Ne pas le suivre me donnait autant de droit de modifier les clauses à ma guise. Et justement c’était pile le bon moment. Il devrait vraiment être plus méfiant. Je décidai de le pousser un peu plus dans ses retranchements.

- Dis-moi Dean… Je n’ai pas pu m’empêcher de le remarquer tout à l’heure pendant notre petit tête à tête… Tu as mangé combien de hamburgers depuis ta dernière visite ? Parce que vois-tu, « Darling » (et j’insistais particulièrement sur ce mot), tu étais bien plus sexy lors de notre dernière… Entrevue.

Il baissa la tête, comme pour vérifier qu’il était toujours aussi « hot » (nous n’avons pas la même définition lui et moi mais ça c’était une autre histoire).

- Je te rassure, t'es pas mon type. Mais... J'aime que mes salariés soient dans de bonnes conditions physiques. Efficacité. You know... Business...

Il rompit les quelques mètres qui nous séparaient. Je n’avais pas bougé d’un seul millimètre. Il était peut-être plus grand que moi mais ça ne m’empêcherait pas de le mettre à terre. L’insulte venait. Et la réaction fut au-delà de mes espérances. Un sourire cruel et satisfait se dessinait. Mes yeux brillaient d’un éclat victorieux. Je le vis se plier de douleur au point de s’agenouiller devant… Son Roi. Il posa la question que j’attendais. Je levai les deux mains vers Sam, prouvant que je n’avais ainsi rien fait.

- Mes mains sont désarmées. Et je n’ai pas encore ce pouvoir, certes intéressant, mais plus angélique qu’autre chose.

Je fis mine de réfléchir.

- Oh mais je m’en souviens à présent. Comment ai-je pu oublier de t’en parler… Je pensais que tu saurais. Vois-tu, je me suis dit qu’il serait intéressant de tenter une petite expérience…

Je ponctuai de la main chaque syllabe du mot expérience. Comme si je cherchais à monter correctement un raisonnement. Je cherchais les bons mots. Et je les trouvais alors que Dean était toujours au sol, foudroyé.

- Gift. Tu ne m’oublieras jamais, Dean. Parce que ton cerveau a très bien appris sa leçon. Tu ne devrais pas avoir de pensées ou de mots si négatifs envers celui qui t’emploie Dean. C’est mal. C’est contraire à la clause de loyauté qui nous lie à présent.

Je me resservi un verre de Whisky et le but. Je l’observais toujours. Finalement, je m’approchais de lui et lui releva la tête, prêt à bloquer Sam contre un mur s’il tentait quoique ce soit.

- Smile, darling. Ce sera douloureux à chaque fois que tu penseras ou parleras de moi d’une manière inappropriée. Truc psychologique : ton cerveau va recréer la douleur de la torture électrique dès qu’un stimulus est lancé. Et il n’y a que toi qui le lance. Oh et rien ne peut t’en délivrer excepté une longue, très longue thérapie, chose que tu n’as pas le temps de faire en ce moment. Alors, évite de me provoquer. Moron.

Je finis mon verre et le posa près de l’évier. J’évitais Sam. Sam restait un danger. Mais je devais à présent aborder la raison de ma présence.

- Bien que ce petit divertissement soit… sympathique, je suis venu dans un but précis, expliquai-je en me tournant vers le cadet. Oui, l’aîné allait comprendre que j’avais fait tout ça dans le simple but de le voir tomber encore une fois à mes pieds. Je dois te rendre ton âme. Un abruti a libéré ces horreurs pleines de haine et d’envie de retrouver leur vie. Evidemment, elles ont besoin d’un corps car elles sont sur le point de devenir des démons à part entière et toi Sam, t’es un phare brillant sur une mer noire. Un deal est un deal après tout. Donnez-moi le temps de leur reprendre (parce que vu la joie qu’ils se font à lui taper dessus, il me faudra peut être une bonne heure ou deux) et ensuite vous allez m’aider à les récolter. Oh et ne faites pas trop de sentiments avec ceux qui se sont fait éjectés de leur corps. C’était peut-être leur heure. Fate est parfois très capricieuse et étrange.

Je marquai un arrêt. Evidemment, cela signifiait la fin du deal. Ils n’allaient sûrement pas y croire. J’allais devoir faire sans eux. Tant pis. Ils n’étaient pas si productifs au final et je préférais qu’ils s’occupent d’autre chose que de mes affaires. J’avais des âmes à récolter. Et un Purgatoire à trouver.

- Je sais que ceci mettra fin à votre statut de salariés. Vous n’aurez plus d’obligations envers moi. Vous êtes libres de courir où vous voulez tant que vous me foutez la paix. Est-ce vous êtes d’accord avec ça ?

Si l’un d’eux me réclamer un baiser, je le massacrais. Fallait quand même pas abuser des bonnes choses hein !

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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Jeu 19 Mai - 10:42


COME ON, YOU LITTLE BASTARD
S A M . & . D E A N
.


I’ve done a lot worse than you know. I’ve killed innocent people in the line of duty, but I’m pretty sure it’s not something the old me could’ve done. Maybe I should feel guilty. But I don’t.


Il y avait certainement des jours comme ça… où les éléments font qu’on capte subitement le bon côté du quotidien et des jours simples… Aujourd’hui, les deux Winchester avaient passé leur journée à graviter l’un à côté de l’autre, sans réellement échanger de paroles. Sans doute que Sam était trop « différent » du frère que Dean avait toujours connu pour que celui-ci daigne lui échanger quelques mots… Sam de son côté, tergiversait pas mal. Après tout, c’était bien ce soit disant frère blessé par les changements de caractère de son cadet, qui avait vendu celui-là même dans un deal avec un nabot adepte des petites lignes en bas du contrat. Du Dean tout craché, en signant le pacte pour lui sauver la vie la dernière fois, il n’avait sans doute pas vu dans le contrat les petites phrases qui faisaient mention d’une Apocalypse prochaine dont il ouvrirait le premier Sceau une fois sous terre. Bref. Ce n’était certainement plus le moment de revenir sur ces années sombres… sombres certes, moins sombres que celles qu’ils avaient traversées ensuite pourtant. La rancœur amassée pendant tout ce temps n’était jamais vraiment partie, que ce soit pour un frère ou pour l’autre et sans jouer sur les sentiments inexistants que Sam sans âme pourrait aujourd’hui ressentir pour son frère, Crowley avait su plus ou moins brillamment jouer sur la rancœur, la colère ou même toute la frustration qu’un Sam longtemps tu avait pu retenir et amasser en lui. Une sacrée couche qu’il gardait encore à cet instant précis, alors que Dean semblait vouloir jouer les précieux ou jouer avec ses nerfs : comme si le fait de prendre une douche était un besoin urgent. Même parfois quand ils finissaient une chasse, ils reprenaient la route pour de longues heures avant de se permettre une pause lavage. Ouais peut-être beaucoup de questions et d’énervements pour peu, mais bon… c’était toujours plus facile de titiller une âme qui avait déjà beaucoup traversé et il faut croire que l’esprit du Winchester avait gardé quelques traces de ces années passées avec une âme, ces mêmes années pendant lesquelles il n’avait été que l’ombre de son frère, celle qui subit, celle sur qui on a trop souvent tendance à faire des deals ou des paris pour essayer de frère craquer le sale caractère de l’aîné Winchester. Un bouc émissaire, encore une fois chez Crowley, c’est ce que Sam avait été, impuissant, incapable de faire quoique ce soit si ce n’est un tant soit peu sauver la mise de son frère à un moment critique… tout ça pour quoi ? Pour que Dean ne se révèle pas plus utile que d’habitude pour ce qui était de les sortir de cette situation sans qu’ils en soient honteux ou affaiblis d’une quelconque manière. Et c’était cet aîné là qui faisait des promesses de protection à son cadet depuis des années déjà ? Hm ouais, comme il se l’était souvent dit déjà, l’aîné Winchester n’avait jamais brillé dans ce domaine là, qu’il l’accepte ou non. Et ce soir, visiblement, Crowley n’en avait pas eu assez d’apprendre une cuisante leçon aux deux frères et avait décidé d’en rajouter une couche. Autant dire que la simple présence du démon suffisait à laisser traîner une ambiance… tendue dans la pièce, une tension facilement palpable même pour un être sans âme. Mais bon, ce n’était pas pour autant qu’il ne s’en préoccupait pas, ou même l’inverse total. Disons qu’il l’alimentait aussi pas mal, sans pour autant arriver à la cheville de son aîné à ce niveau là. Eh oui, on peut briller en n’importe quoi, mais pas dans tous les domaines… et aussi loin que remontent les souvenirs d’un Sam extirpé de la cage de Lucifer sans âme, il avait toujours vu Dean exceller dans comment dire ? Les relations non diplomatiques avec les ennemis et autres entités capables de les tuer en un claquement de doigts. Oui il n’avait jamais été capable de se lever contre le père Winchester, il faut croire qu’il avait vraiment besoin de compenser aujourd’hui, ou quelque chose dans le genre. A l’opposé, le cadet Winchester agissait… plus discrètement, un peu comme un lion (la joueuse a les idées qui volent haut ce soir, elle le sait) qui se préparait à passer à l’attaque, avant de se rendre compte que l’ennemi était… à prendre autrement, et ainsi se calmer, se tapir dans un coin et attendre que les choses se tassent pour devenir à son avantage. Cette tactique payait toujours, même si un Sam sans âme avait tendance à ne jamais avoir la patience d’aller aussi loin… ce soir, il allait falloir qu’il se force, il n’avait pas franchement envie de se retrouver au pays de Candie made by Crowley, honnêtement, un seul passage là bas lui suffisait amplement.

A la question que Dean lui posait, ignorant volontairement un Crowley qui pourrait presque passer inaperçu tant il était petit (quoique le petit bide a tendance à gêner la place), Sam se contenta d’un haussement des épaules, alors qu’il pinçait les lèvres d’un air faussement désolé à cette idée là. Non, malheureusement le démon n’avait pas encore daigné parler de ses affaires avec le cadet Winchester, attendant patiemment que miss beauté sorte de sa douche pour faire don à tous de son auguste personne. Bien évidemment, une fois l’aîné Winchester dans la pièce, les choses semblaient enfin se débloquer et Crowley ne faisait plus acte de présence inutile, mais ici pour parler… Enfin, pas bien longtemps puisque Dean se devait comme à chaque fois, de remettre les points sur les I à Crowley. Génial, à croire franchement que sa fierté l’emportait vraiment sur la vie de son frère, ou de ce qui avait le corps de son frère… et qu’il ne considère plus vraiment comme un frère, quel cas compliqué et Crowley avait un don plutôt amusant et irritant à titiller tout ça. Levant les yeux au ciel alors que son aîné partait dans de nouveaux conflits inutiles avec le démon, Sam préféra rester à l’écart du débat, pas franchement décidé à mettre sa vie en danger pour des histoires pareilles. Il pouvait toujours s’enfuir discrètement et aller voir une fille le temps qu’ils se disputent… il n’était pas vraiment là pour voir les querelles d’un vieux couple chasseur/démon, mais bien pour savoir ce que ces « ombres » ou ces « problèmes » dont Crowley parlait pouvaient signifier. Mais encore, la fierté de Dean passait avant. Mal lui en prit d’ailleurs, puisque rapidement la réaction – plus ou moins volontaire – de Crowley survint pour mettre un peu d’ambiance. Fronçant d’abord légèrement les sourcils en voyant son frère peu à peu être détourné de ses longues paroles de « je ne suis PAS ton employé », Sam se redressa sur sa chaise, observant instantanément Crowley. Et voilà que les secondes s’enchainaient rapidement, Dean allant jusqu’à poser genou à terre, et le démon, toujours quelque peu moqueur à tenter de persuader Sam (le prenant un peu pour un crétin quand même) que cette subite attaque inconnue ne venait nullement de lui. Pas très convaincant, ils avaient déjà croisé bien des démons capables de faire des trucs du genre. C’est ainsi qu’en voyant Crowley approcher de Dean, Sam se releva, comme pour faire acte de présence, histoire qu’ils ne l’oublient pas et qu’il soit prêt à réagir d’une quelconque façon si les choses venaient à se gâter. La pression disparut alors que le démon s’éloignait de Dean et que celui-ci semblait reprendre contenance. Incapable de savoir s’il pouvait ou non se permettre de baisser la garde pour avoir le moindre mouvement vers son frère aîné, Sam se contenta d’avancer un peu plus, pour arriver à hauteur de Crowley, ou du moins, presque face à lui, alors qu’il semblait vouloir s’adresser à lui. « Pas que la présence d’un démon dans cette chambre me dérange, mais ouais… ce serait pas mal de passer aux choses sérieuses plutôt que de se concentrer sur sa fierté. » Sous entendu pas du tout à l’adresse de Dean (ironie bien entendu) et Sam ne se donna certainement pas la peine de baisser ou détourner les yeux vers son frère, croisant les bras, l’air quelque peu… intéressé. « Alors ? » Bien entendu, don de démon oblige, Crowley parvint en quelques instants à mettre à mal l’expression suffisante gravée sur le visage de Sam, celle-ci remplacée par une face incrédule… « Me… me rendre mon âme ? » Il ne savait pas quoi en penser, si ce n’est que ça cachait forcément quelque chose de… malsain ou de mauvais. Après tout, c’était de Crowley qu’ils parlaient, un démon et pas n’importe qui et d’ailleurs, à peine les nouvelles paroles du démon terminées, Sam arqua les sourcils, toujours bras croisés, sans même laisser le temps (tiens ça changera) à Dean de dire quoique ce soit : « Eh bien… Merci pour l’offre, mais… on se débrouillera autrement. Pas besoin de faire tant d’efforts pour aller la chercher. » Alors oui, sans doute que ça allait franchement provoquer moult débats entre Sam et son aîné, monsieur je veux tout gérer et monsieur je ne vois pas vraiment ce que tout ça peut cacher… et d’ailleurs, Sam savait déjà qu’il n’aurait pas le temps de servir un quelconque argument pour étayer ses avis, les réactions s’annonçaient déjà virulentes.

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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Lun 23 Mai - 0:44


« RIGHT NOW, I’M GONNA BE PISSED. »


Provocation. Envies meurtrières. La tension était clairement palpable dans cette chambre de motel miteux. Qu’est ce que ça aurait donné s’ils avaient été sur la route ? Serait-il apparut de la même manière ? Autant de question que l’aîné Winchester ne se posait pas, trop occupé à comprendre autre chose. Une action subite. Une douleur cuisante qui semblait encore traverser son corps tout entier alors qu’il venait de faire le vide dans son esprit. Il cherchait la réponse à sa question mais savait qu’il ne l’aurait qu’en la mentionnant à voix haute, chose que Dean fit rapidement, les yeux toujours rivés sur le sol qui ne se trouvait pas si loin que cela. Crowley l’avait poussé à bout, exprès, et il avait suivi le jeu sans même s’en rendre compte, cela faisait parti de ses nombreux défaut, et inutile de préciser que pour le coup, le Winchester ne mouftait pas. Puis la voix du démon résonnait parmi les quelques grognements qui s’échappaient de la gorge de l’aîné. Fronçant les sourcils, il ne relevait pas la tête, reprenant sa respiration et étirant ses membres comme pour les sortir d’une crispation évidente. Au bout de quelques secondes, un rictus tirait les traits du chasseur en un sourire malsain que lui seul pouvait percevoir puisqu’il avait toujours la tête baissée vers le sol. Il marmonnait toutefois un : « Clause de loyauté ? Si je ne t’ai pas encore éviscéré, c’est uniquement parce que je ne suis pas stupide au point de te livrer Sam sur un plateau. Je reste sur mes positions. ». Dean ne montrait aucun signe de malaise, bien que les paroles de Crowley soient on ne peut plus contrariantes, il se résignait autant qu’il continuait de se rebeller. S’il s’affaissait devant lui, c’était uniquement parce que Sam comptait bien plus à ses yeux qu’un vulgaire démon doublé de hauteur grâce à des talonnettes.

Il ne s’attendit pas à ce que le dit « nain » s’enfile un verre de whisky et vienne lui relever la tête sans ménagement. Instinctivement, le Winchester se crispait, grimaçant, c’est qu’après un whisky l’haleine était moyenne quand même… Ses prunelles vertes dévisageaient le King Of Hell d’un air menaçant même s’il ne bougeait pas. Dean écoutait attentivement les mots, chacun d’eux résonnant comme une évidence dans son cerveau. Tout s’expliquait. Aucun sourire ne vint éclairer le visage du chasseur qui restait impassible. Cependant, celui-ci finit par souffler alors qu’il sentait un nouveau courant électrique traverser tout son corps, l’obligeant à s’affaisser et grimacer davantage. « Ca aurait été dommage qu’elle échoue… Cette expérience. ». Simple commentaire pour montrer que malgré tout, il respirait toujours. Contrarié, il n’ajouta rien d’autre, se contentant de ramper un peu plus loin pour se mettre finalement assis par terre, le dos reposant contre le bas d’un des lits. Blessé dans son égo tel un enfant, Dean croisait les bras, attendant que ça passe et évitant le plus fortement possible d’insulter ce dealeur dont il ne pouvait plus voir la tête. Il vit Sam se rapprocher, tout comme il l’entendit faire sa réflexion. L’aîné souffla encore une fois mais ne répondit rien, tout simplement parce que c’était inutile, et aussi parce qu’il se sentait hors jeu, hors course. Restant dans son coin, il écoutait tout de même chacune des paroles échangées, ne faisant pas attention à son cadet, tout comme ce cadet ne lui prêtait pas attention une seule seconde. Sa gorge se serrait rien qu’à cette pensée, le Sam sans âme était définitivement pas son « frère ». A la réplique cinglante de son cadet, le chasseur lui avait lancé un regard on ne peut plus contrarié. Puis celle-ci était rapidement balayée par les révélations du Démon. Incrédule et le regard lourd de méfiance, l’aîné décidait finalement de se relever pour toiser Crowley du regard, c’était forcément une blague, pourquoi la lui rendre maintenant alors qu’il les tenait tous les deux ? Sourcils froncés, il avançait jusqu’à la hauteur du dealeur et de son frère. Il n’en croyait pas ses oreilles, c’était quoi que ce « deal » à la con encore ? Dean se raidit un instant avant de secouer la tête, ne plus penser au presque chauve qui se trouvait juste en face de lui, non, ne plus y penser. Il détournait les yeux vers son cadet, l’air interrogateur, mais n’eut rien le temps de dire avant lui. Sam ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit. Certes, Dean avait de lourds défauts, certes, il devrait apprendre à se la fermer plus souvent, mais devant une offre pareille il ne pouvait pas vraiment refuser. Faisant de son mieux pour peser le pour et le contre, il voyait finalement la porte de sortie vers « leur vie d’avant ». Un Sam « normal » bien qu’amoindri par des souvenirs douloureux, ou peut être pas…

Puis les paroles du cadet Winchester fusaient, obligeant l’aîné à le foudroyer du regard car il ne comprenait pas. Bien sûr qu’il se méfiait de Crowley, encore plus depuis cette histoire de truc psychique ou il ne savait quoi –il n’avait pas vraiment prit le temps de comprendre exactement ce que c’était, il avait comprit le fonctionnement c’était déjà pas mal. « Sam. ». Le ton était celui de la réprimande et de l’incompréhension. La colère s’immisçait petit à petit dans les veines du chasseur qui ne voulait pas laisser passer une occasion pareille. Soit, il discuterait avec Sam, mais il devait d’abord s’assurer d’une chose. Lui qui était resté bien silencieux depuis sa petite humiliation d’il y’avait quelques minutes plus tôt, voilà qu’il reprenait la parole comme s’il ne s’était absolument rien passé, et que rien ne l’atteignait. « Pourquoi tu veux la lui rendre ? Ca m’étonnerait que tu éprouves une quelconque compassion vis-à-vis de son sort, ou même du mien. ». Oui, l’aîné cherchait à s’assurer d’abord, à tenter de dénicher les clauses cachées – c’est qu’ils étaient des pros en matière de problèmes à la clé. Il s’adressait bien sûr au Démon. Surveillant son frère en jetant de simples coups d’oeils, Dean espérait qu’il ne lui filerait pas entre les doigts, allez savoir de quoi il était capable à l’heure actuelle ? Sam était juste imprévisible, et l’image de son frère subissant de lourds châtiments dans la cage ne lui faisait pas franchement plaisir. L’amour fraternel reprenait le dessus et certes, il mettait « la vie » de Sam sans âme en compte, ne voyant que ce qu’il pourrait retrouver à la fin. Sans doute était-ce égoïste, mais ils ne pouvaient pas continuer comme ça. Le Winchester avait bien remarqué la réaction virulente de son cadet, il souhaitait vraiment la prendre en considération mais c’était plus fort que lui, si une porte s’ouvrait il n’allait pas la claquer sans avoir l’assurance que c’était une entourloupe. Le jeune homme connaissait Crowley aussi bien que son cadet et il ne lui faisait pas confiance, il avait commit l’erreur une fois, il ne voulait pas recommencer, toutefois, l’offre était plutôt alléchante même s’il avait du mal à comprendre les motivations du Démon. Pourquoi en avoir profité pour remuer le couteau dans la plaie alors qu’il était sur le point de les « libérer » ? Dean observait le King of Hell du coin de l’œil, sourcils toujours froncés. « Les petites lignes Crowley… ». Oui, il y’allait bel et bien avoir un clash si Sam restait sur sa position, l’aîné n’était pas d’accord et sur ce coup là il laissait le bénéfice du doute, s’il pouvait épargner à son frère cette épée de Damoclès au dessus de sa tête il accepterait, quitte à en prendre les conséquences en pleine figure, mais Sam passait avant tout.





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MessageSujet: Re: Come On, you little bastard ϟ SAM & DEAN   Ven 27 Mai - 10:22

J’allais perdre le sujet d’une expérimentation intéressante. Sam, sans son âme, avait réellement un petit quelque chose qui me plaisait : aucun scrupule, aucun remord, il ne faisait que vivre. Mais vivre ainsi était-ce réellement vivre ? Je l’avais observé de loin. Il n’avait pas chômé. A commencer avec les filles. Une vraie machine de guerre sexuelle… Et presque psychopathe. Il était vraiment quelqu’un de différent, de si proche des démons à présent. Mais il y avait encore une différence. Sa palette d’émotions était totalement réduite à un presque néant. En dehors de son instinct de survie il ne lui restait rien. Le problème ? Il ne devenait alors qu’un animal. Et encore… Le vieux disait souvent qu’il préférait que je le reprenne avec moi. Même lui, il l’inquiétait. J’avais pu constater sa nouvelle force mentale la dernière fois et exploiter une faille. Dénué ou libéré de ses sentiments fraternels, sa logique aurait du le mener dans ma voie. Jouer sur ceux qu’il avait toujours était un jeu d’enfant. La colère, la rancœur et la frustration était une porte ouverte sur le feu d’artifice qui aurait dû les séparer. Mais les souvenirs l’empêcher de passer totalement outre. Je me demandai alors si en lui rendant son âme il garderait ce souvenir là et ces mêmes sentiments envers Dean. Dean qui était vraiment la cause de toutes ces tortures que j’avais dû lui infliger. Sam avait été une source de tant d’espoir. Le ramener était certes un coup de folie. Pourquoi l’avoir ramené sans son âme ? C’était que j’avais tout prévu. Dean qui faisait sa petite vie pépère, je n’avais plus de chasseurs compétents pour me ramener quelques alphas. J’ai bien ramené le vieux, mais cet imbécile n’était pas vraiment un averti des nouvelles technologies et il manquait sincèrement de piquant. Alors je l’ai ramené. En me disant que ce serait bien plus simple. Et puis je prévoyais à terme de ramener le cadet à sa place. Dans mes enfers à moi, pas dans une cage entre deux archanges trop prétentieux. J’avais envie de les ramener dans ma nouvelle version infernale. On parlait bien de Web 2.0 et bien là on verrait le Hell 2.0. J’étais en plein renouveau, je reprenais toute la structure. Depuis 2000 ans on parlait de feu. Le feu, je n’étais pas certain que ce soit assez dissuasif. Les gens aujourd’hui l’avait bien maîtrisé et puis il fallait bien changer un peu la musique. En parlant de musique, j’en avais bien marre des cris de douleur à longueur de temps. Ils me donnaient la migraine à chaque fois et c’était très TRES désagréable. Je voyais bien une petite musique classique, quelque chose de zen, pour détendre… Assez forte pour couvrir les cris de quelques futurs démons en train de se faire torturer et pour punir… Je vais encore trouver ce qui agaçait le plus les gens. J’irai faire un tour un de ces jours dans ces parcs histoire de voir de quoi ils étaient capables et ce qui les faisait vraiment enrager. Pour le moment, j’étais ici pour un tout autre but. Un abruti avait libéré MES âmes. En plein guerre, c’était vraiment la connerie à me faire. Bon… La plupart était de retour et durement châtiées. Celle que j’avais volée au Paradis aussi. Dommage. Mais je voulais trouver mon Purgatoire et avoir de quoi me défendre face à ces emplumés coincés qui ne pensaient qu’à tous nous buter. En attendant un autre avait dans l’idée de me provoquer. L’aîné. J’avais bien fait de lui léguer ce petit cadeau de Noël. Un peu avance ou en retard au choix. Je commençais à croire que Dean n’attendait que ça : que je tue Sam. Pour ne pas avoir à le faire. La belle excuse : le King of Hell l’avait tué sans qu’il ne puisse rien faire. A la bonne heure. Dommage, éliminé le petit n’était pas dans mes plans au contraire. Lui restait sage. Je le surveillais malgré tout, le considérant comme le véritable danger. Je voulais vraiment expliquer que j’avais besoin d’eux sur cette affaire. Après tout, leur survie en dépendait plus ou moins. Au moins celle de Sam. Et je connaissais aussi un ange qui n’arrêterait pas de me harceler si ses protégés étaient en danger. Soit, j’allais encore une fois apporter mon aide. Mais vu le remerciement, je me forçai bel et bien quand même.
Dean était à genoux, à sa place. Il allait falloir que je le lui rappelle combien de fois ? Sam s’interposa plus ou moins et quelque part il offrit une merveilleuse diversion. Je ne pu m’empêcher de sourire lorsqu’il mentionna la fierté de son frère. Pire. C’était un véritable ego. Un ego surdimensionné. J’écoutai Sam attentivement. Oui, bien sûr que la présence d’un démon dans sa chambre ne le dérangeait pas… Une certaine Ruby avait côtoyé les siennes pendant un moment. Le sang démoniaque qu’il possédait mêlé au sien, c’était l’un de ces miracles prodigieux qu’il avait adoré observer de loin. Très loin. Parce qu’il avait vu tous ceux qui avaient sous-estimé les deux frères tomber les uns après les autres. Je vis son visage changer à mon annonce. Surprise.
- Surpris Kitty ? Come on. Les deals sont un business sérieux. J’ai toujours été sérieux en affaires.
Et là, je le vis simplement rejeter l’offre. Evidemment. La vie était tellement plus simple sans sentiment. Dean n’allait sûrement pas être d’accord. De moins je l’espérais sincèrement. Mais Dean… J’adorais le provoquer parce qu’il marchait à tous les coups. Arriver dans sa salle de bain, ce n’était pas réellement prévu mais le déranger dans une posture si vulnérable avait quelque chose de jouissif. Il passait son temps à grogner.
- Dean, arrête de grogner, ça en devient indécent…
Oui je ne m’en lassais pas. Des menaces, encore des menaces. Ses positions n’avaient rien de sexy de toute façon. Je soupirais. Je répondais. De toute façon, il allait bien finir par se dresser tout seul. Je ne m’en faisais pas. L’expérience avait bien fonctionné. Lui expliquer ce qui se passait fut un bon exutoire. Oui, je devais bien avouer qu’un ratage aurait été bien dommage. Il restait conscient. C’était tout de même mieux. Soit il se maîtrisait un minimum, soit une autre séance apporterait plus de réaction. Peu importait. La chose importante était ma révélation du jour. Oh… Un deuxième surpris. Mais je notai la lueur de méfiance dans les yeux verts de l’aîné. Je soupirai à l’intervention de Dean.
- Parce que vous avez bien travaillé ? Ou bien parce que comme je l’ai dit, ça m’ennuierait qu’un démon en devenir ne vienne posséder un Winchester ? Il est vrai que moins je vous vois dans mes pattes, mieux je me porte.
Là était finalement mon intérêt. Sans son âme, ils allaient toujours venir dans mon chemin et pour les plans que je voulais mettre en place, ils ne devaient certainement pas intervenir. Il avait au moins acquis quelques réflexes. Enfin.
- Vous me fichez la paix. Vous ne me cherchez pas, ne me chassez pas, ne me traquez pas. Vous m’oubliez. Autant que je vous oublierai. Cet accord te va ?
Un aboiement se fit entendre. Pile à l’heure. Les chiens avait ce petit truc pour ramener des âmes. J’ouvris d’un geste de la main la porte le temps que Brutus n’entre. Invisible à leurs yeux, je le flattais néanmoins à l’encolure en lui murmurant un « Good Boy ». La cage m’avait quand même coûté quasiment tous mes chiens. Et Brutus n’était pas franchement en forme. Qu’importe. Il vivrait toujours. Je souris et me tournai vers les deux frères tout en récupérant la dite âme. Une vive lumière brillait dans ma main.
- Alors deal ? Je n’embrasserai personne par contre…
L’âme disparut soudain. Une preuve que je l’avais mais il ne fallait pas qu’ils pensent qu’en me sautant dessus ils pourraient me tuer et la reprendre.
- A prendre ou à laisser. Dean, tu choisis.
Je souris de nouveau. Sam devait lui en vouloir. Lorsque j’obtins enfin son accord, je disparus pour réapparaître derrière Sam et lui réintégrer son âme.
- Ce sera peut-être un peu douloureux...
Il tomberait probablement à terre. Il souffrirait aussi. Et je ne me laisserai pas attendrir. Avant que Dean ne m’hurle dessus je donnai une explication.
- Cette âme, on ne sait pas ce que les deux tarés en dessous lui ont fait. Alors j’ai ajouté quelques lignes au contrat. Ne commence pas à me hurler dessus, c’est fairplay. Il ne se souviendra pas de ce qu’il a vécu en dessous. Il pourrait être trop dur psychologiquement pour lui de savoir tout ça. Et rappelle-toi : reste loin de mes affaires. Autrement, tout ça, c’est terminé.
Je disparus dans la seconde qui suivit. Satisfait. J'avais un ange à corrompre maintenant...

___________
J'ai raccourci pour ne plus bloquer votre sujet. Si quelque chose vous gêne hésitez pas, je modifierai...

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