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 How can you say that your truth is better than ours? || Flynn

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 22 Mar - 11:58


C’était comme retrouver un oasis après un désert aride infini. C’était comme retrouver la vue après des mois aveuglés. C’était comme retrouver la vie après s’être laissé enterrer. Il n’aurait jamais pensé pouvoir la toucher à nouveau, la sentir frémir sous ses bras, embrasser chaque parcelle de sa peau. Il n’aurait jamais pensé pouvoir l’aimer d’avantage. Il se demandait encore comment il avait pu vivre sans sentir son parfum, l’odeur de sa peau, la douceur de ses formes. Il avait du se raccrocher à ses souvenirs, son sourire au réveil le matin, leurs baisers volés lors des chasses avec Emerson, leurs nuits secrètes dans la maison qu’il avait acheté. Elle n’avait jamais su qu’elle était pour elle. Pour eux. Jamais.

Ses doigts glissaient sur sa peau, brûlant chaque parcelle survolée. Elle était si douce, si proche. Elle était sienne. L’urgence s’accélérée au fur et à mesure qu’elle s’agrippait à ses épaules. Il la sentait bouillir sous ses doigts et il aimait l’effet qu’il avait sur elle, tout comme il aimait ce qu’elle faisait de lui. Il ouvrit avec rapidité la veste de la jeune femme et l’envoya valser dans la pièce, tout comme son jean. Il ne se préoccupa pas de son soutien gorge, trop pressé de la faire sienne. Il avait attendu tant de temps qu’elle lui revienne enfin. 6 mois. 6 mois sans sa peau, son sourire, ses lèvres, sa voix. 6mois sans elle, ça a de quoi vous tuer un homme. Il a fallut 6mois pour l’achever.

Ils avaient toujours été ainsi. Leur relation étant secrète, ils avaient toujours du cacher leurs rendez-vous secrets, leurs cachettes. Ils se retrouvaient avec l’excitation et la pression d’être découverts, de vivre une relation secrète et interdite. Ils n’avaient jamais vécut autre relation. Et s’ils n’étaient faits que pour cette vie là ? Que pour vivre cachés, sans que personne ne sache ? Il n’y voyait plus le moindre problème à présent. C’était peut-être mieux ainsi après tout. A présent, qu’elle était… différente. Il resta les yeux fixés au plafond alors qu’elle se mettait à rire, ses bras entourant sa taille, ses doigts effleurant à peine le tissu. Il n’aurait jamais dû douter alors qu’elle était dans ses bras. Il n’aurait jamais dû.

Un fin sourire se logea sur ses lèvres alors qu’il ne bougea pas. Oh oui bien entendu il devait être trop faible, mais il ne l’avouerait jamais. Et bien sûr qu’elle était irrésistible, mais il ne le formulerait pas de la même manière. Elle était un cadeau du ciel. Une perle à l’état pure. A ses yeux, aucune autre ne pouvait l’égaler. Mais ça, il ne lui dirait probablement pas. Il tourna son visage vers elle, sa main vint frôler sa joue, remettant une mèche folle. Pourquoi devait-il toujours se justifier ? Il savait qu’il aurait dû lui dire qu’il n’attendait rien d’elle, qu’à ses yeux elle était toujours la même, qu’il ne l’aimait que pour elle, qu’il avait attendu tous ces mois qu’elle lui revienne enfin, que le loup en elle n’avait d’importance. Il savait qu’il aurait dû lui dire ce qu’il ressentait. Il savait. Mais il ne pouvait pas. Il ne savait pas.

« Est-ce que ça doit automatiquement signifier quelque chose ? » Demanda-t-il en souriant, rapprochant ses lèvres des siennes. « J’aime dire que ça signifie que même après 6 mois on est toujours au top de notre forme. » Il n’attendit pas qu’elle réponde et s’empara de ses lèvres. Il pivota vers elle, son coude le soutenant alors qu’il se positionnait sur elle, glissant sa main sur la chemise de Jules. Il voulait la faire sienne encore et encore. Mais encore plus, il voulait qu’il soit sien. Comme avant. Quand il n’y avait qu’elle et lui, dans cette maison. Dans cette petite vie bien rangée qu’ils auraient pu avoir. Il se décala doucement, assez pour voir le visage angélique de celle qui était dans ses bras et caressa sa joue.

« Dis-le. » Souffla-t-il contre ses lèvres, comme s’il n’y avait qu’elle qui pouvait déchiffrer ses paroles. Elle était la seule à dire son prénom. Elle était la seule à vraiment le connaître, Eugène sous cette carapace de Flynn qu’il s’était forgé. Il n’était lui-même que quand elle le reconnaissait. Il était entier que quand elle était avec lui. Il n’y avait que quand elle murmurait son prénom, qu’elle l’appelait par le véritable lui, qu’il se sentait redevenir la personne qu’il était au fond. Celle qu’il avait toujours été. Il voulait encore ressentir ce bonheur intense quand elle lui montrait à quel point elle pouvait le connaître et l’aimer lui, et non l’image qu’il renvoyait de lui-même. Il n’avait jamais vraiment su lui montrer par des mots qu’il tenait à elle, mais s’il y a bien une preuve qu’elle pouvait prendre en compte de son affection, c’est bien le fait qu’il la laissait connaître et aimer Eugène. Et non Flynn.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mer 23 Mar - 8:00



Elle se sentait belle après avoir fait l’amour avec lui. C’était comme si toutes les cellules de son corps s’étaient mises d’accord pour ne s’éveiller que lorsqu’il la touchait, la caressait, l’embrassait. Elle savait pertinemment qu’entretenir une telle relation était dangereux, parce qu’elle finirait par la rendre trop dépendante de lui. Mais voilà quand il était là elle ne pouvait pas tricher, elle l’aimait de la racine de ses cheveux à l’extrémité de ses petits orteils dodus. Pourtant il n’était pas homme à se laisser approcher facilement. Bien sûr des tas de femmes s’étaient attirées ses faveurs, mais aucune ne pouvait vraiment prétendre avoir laissé un sourire indélébile dans la mémoire du grand blond. Jules elle-même doutait d’y être parvenue tant cette soirée lui semblait étrange. Elle n’était pas certaine de ce qu’elle lisait dans son regard. Trop d’émotions s’y heurtaient pour qu’elle sache laquelle prédominait.

Là encore maintenant qu’elle le fixait, attendant une réponse à la question qu’elle avait posée, il se contentait d’un sourire sibyllin et sa façon de jouer avec ses cheveux lui donnait l’impression d’être une poupée. Flynn semblait développer des trésors de tendresse quand ils passaient des moments ensemble, bien loin de la fièvre qui les avaient gagnés quelques instants plus tôt, et parfois elle craignait que cela ne cache quelque chose. Pas parce que cela ne lui ressemblait pas, mais parce que ça survenait à chaque fois qu’il se sentait mal à l’aise. Comme cette façon qu’il avait eu de la regarder en chien de faïence depuis qu’ils s’étaient retrouvés. Il n’imaginait pas la force qu’elle possédait maintenant. A croire qu’il ne pouvait la voir que comme la chose qu’il devait protéger.

Elle se figea quand il ouvrit enfin la bouche, et bien qu’elle le laisse s’emparer de ses lèvres elle ressentait un mal-être bien différent de la chaleur qui irradiait ses membres alors qu’il la caressait. Elle voulait étouffer ce haut de cœur qu’elle ressentait mais elle ne pouvait pas ignorer combien ses paroles lui avait sonné fausses, pareilles à celle qu’il aurait balancées à sa conquête du jour. Ce fut comme une pierre qui tomba sur son estomac, et un frisson glacé qui parcourut le long de sa colonne vertébrale. Elle étouffait soudain prisonnière sous son corps et elle avait l’impression que sa peau la brûlait mais la sensation était loin d’être agréable.

« Dire quoi ? Que tu es un abruti ? » Le rouge aux joues elle le repoussa, alors qu’il cherchait à nouveau un baiser en frôlant ses lèvres. Elle avait envie de le frapper, mais elle se contint en s’éloignant de quelques pas. Elle se sentait stupide, comme rarement auparavant. Elle retrouva sa veste et fouilla dans la poche pour en extirper un briquet et un paquet de cigarettes. Elle en alluma aussitôt une et en expira la fumée avec une certaine fébrilité. Est-ce que cela devait vraiment signifier quelque chose ? Sans doute pas. Elle s’était trompée en pensant que ces 6 mois avaient nourris leurs sentiments.

« C’était quoi ? De la curiosité ? Toi dis moi Ryder, quel effet ça fait de baiser un monstre ? »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Jeu 24 Mar - 11:55



Il n’avait jamais été doué pour ce genre de choses. Et il ne le serait probablement jamais. Il avait crut qu’être simplement en sa présence pouvait lui prouver à quel point il tenait à elle mais il avait tord. Il n’avait jamais eut de bon modèle d’amour de la part de ses parents. Et il n’avait jamais voulu s’en servir d’excuses. Il s’était toujours battu contre ce modèle mais la vérité est qu’il n’y connaissait rien. Il ne savait pas quoi faire, dire ou encore montrer pour ne pas qu’elle le prenne mal. Rien n’était jamais bien. Assez. Il faisait toujours tout de travers et il ne savait pas comment réparer ses erreurs.

Il aurait aimé réparer celle-là.

Il la laissa s’éloigner alors qu’il baissait le regard. Pourquoi était-il toujours en tord ? Pourquoi devait-il toujours se recevoir les insultes, les reproches ? N’avait-il pas droit lui aussi à l’erreur ? N’avait-il pas le droit au bonheur ? Il était fatigué de devoir rendre des comptes, fatigué de devoir se justifier sur ses sentiments, ses désirs et ses envies. Fatigué de dépendre si intensément de quelqu’un. Elle le bouffait. Sans s’en rendre compte et sans qu’elle n’en sache un mot, par sa simple présence elle le détruisait. Parce qu’il était incapable de contenir et maîtriser ce feu qui brûlait en lui pour elle, ce putain de truc qu’il n’arrivait même pas à nommer mais qui était toujours présent. Toujours. Depuis qu’il la connaissait, il avait du revoir ses habitudes. Il n’agissait plus que pour lui mais bien un peu pour elle aussi. Il avait juste besoin de temps pour l’accepter et lui montrer.

Ces mois sans elle, à la croire morte l’avait détruit de toutes parts. Il avait même plusieurs fois envisagé de partir dans une chasse suicide. Mais comme si quelque chose le retenait, il n’avait jamais pu lui faire ça. Comme si une part de lui était persuadé qu’elle n’était pas morte. Il n’aurait jamais cru que cela puisse être possible. Et maintenant qu’elle était là, il avait peur que ce ne soit qu’un rêve. Il ne pouvait pas faire comme si rien ne s’était passé. Il ne pouvait pas la reprendre comme ça. Encore moins lui compter fleurette. Il fallait qu’elle comprenne qu’elle était morte et qu’il avait passé ces derniers mots persuadé qu’il ne la reverrait plus jamais. Comment voulait-elle qu’il réagisse ?

« T’as raison ! J’avais juste envie de ça, essayait de baiser un loup garou pour voir si le plaisir est aussi intense que d’en tuer un ! »

Les mots étaient plus faciles quand ils étaient haineux. C’était ce qu’il connaissait le mieux à vrai dire. Il ne pouvait pas lui promettre de l’aimer toujours mais il pouvait la descendre en quelques mots. C’était plus facile. Et il s’en voulait. Tellement. Il regrettait chaque mot qui pouvait passer entre ses lèvres qu’il ne contrôlait pas. C’était tellement plus facile qu’elle le déteste. Elle était tout ce qu’il pouvait désirer. Tout ce qu’il n’avait jamais souhaité. Mais il était nul en ce qui concerne le bonheur. Il n’était pas fait pour ça. Il n’arriverait qu’à la faire souffrir, encore et encore. Comme il allait le faire ce soir. Pour la repousser, un peu plus. Pour la protéger, un peu plus. Et s’il aurait voulu l’aimer moins, c’était tout le contraire à chaque seconde qu’il posait son regard sur elle.

« Putain pourquoi tu réagis comme ça ? C’est fou ça ! C’est toi qui me rend dingue avec tes appels, j’en dors plus la nuit, je te retrouve des mois après et tout ce que tu me fais c’est une crise de je ne sais quoi parce que j’ai pas réagis comme tu le voulais ? »

Bondissant, il saisit son jean et l’enfila. Ses yeux lâchèrent le visage de Jules, préférant éviter son expression. Il ne supporterait pas de voir le dégoût et la déception dans ses prunelles vertes intenses. Il la décevait à chaque fois. Elle lui revenait enfin et ce qu’il savait faire c’était simplement tout détruire. Il ne la méritait pas. Tout comme il ne méritait pas son amour et la confiance qu’elle lui avait accordée. De toute façon il n’était pas fait pour cette vie là. Il s’était longtemps leurré dans cette idée d’une maison avec elle, d’une famille, d’un chien et de lettres à son nom. Il avait pensé qu’il pourrait se contenter de cette vie, mais il avait tord. Il n’était pas fait pour être monsieur tout le monde. Il ne connaissait que sa vie à lui. Il ne connaissait que monstre et abandon. Il n’aurait pas tenu un mois. Les chasses étaient sa vie. Jules ne l’était définitivement pas.

« Bordel Jules ! »

En quelques enjambées il était déjà à ses côtés, la toisait de sa carrure imposante. Elle était si près. Elle était si belle. Il était si loin à présent. Putain pourquoi devait-il toujours ressentir ce sentiment d’impuissance, de n’être jamais assez bien pour elle. Il ne supportait pas de l’aimer et de ressentir ce putain de sentiment. Il ne supportait pas. Il ne supportait plus. Il était tellement brisé. Elle seule savait comment le réparer. Pourtant il ne disait rien. Il ne voulait pas être réparé. Il ne voulait pas demander de l’aide, elle en avait déjà trop subit. L’avoir dans sa vie n’emmènerait que chaos et déshonneur. Il fallait qu’elle comprenne. Il n’était pas fait pour elle.

« T’es vraiment… »

Il se tut. Incapable de sortir le moindre mot. Là à quelques mètres de son visage il se rendit compte de la vérité. Elle était vraiment parfaite. Trop parfaite pour lui.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Ven 25 Mar - 10:14


Quelque part la bête en elle gronda. Non de colère mais de peur. Parce qu’elle savait que la menace était bien réelle. Jules savait que Flynn était un bon chasseur. Suffisamment bon pour ne pas sourciller s’il devait mettre un terme à sa vie parce qu’elle en mettait d’autres en danger. Elle aurait fait la même chose pour lui. C’était comme un pacte passé entre tous les chasseurs. Après ce qu’ils avaient vus et expérimenté, aucun d’eux ne voulait être la source d’un quelconque malheur. Mis à son cœur défendant, elle aurait aimé que quelque chose dans le regard du chasseur lui indique qu’il aurait hésité, même l’espace d’une seconde. Un battement de cil. Un battement de cœur. En même temps elle l’avait cherché ce brusque accès de rage, comme si elle voulait se punir d’un crime dont elle n’était pas coupable. Si les choses avaient été différentes elle l’aurait appelé de suite, elle ne l’aurait pas laissé croire qu’elle était morte, elle ne l’aurait pas laissé se défaire d’elle.

Elle se tourna vers lui, la cigarette toujours au coin des lèvres, le regard troublé par la brume bleuté qui créait un écran entre eux. Oui il était égratigné son soldat de plomb. Oublié au fond d’une malle il avait attendu qu’on le découvre à nouveau, comme ces jouets d’un dessin animé célèbre qui n’attendaient que le retour des rires de l’enfant. Mais elle n’avait pas cette force en elle. Et le monstre qui grattait à l’intérieur de son esprit ne lui laissait pas un instant de répit. Tout en ayant conservé la même force, elle se sentait maintenant trop différente pour lui faire les mêmes promesses que six mois plus tôt. Quel avenir pouvait-elle lui offrir ? Le doute était devenu son meilleur allié.

Elle se mordit la lèvre et détourna le regard du jeune homme quand il mentionna ses appels. Sa décision était déjà prise et pourtant elle savait combien il lui serait difficile de tenir ses engagements. Elle se rappelait de ce qui l’avait bouffée pendant toutes ces nuits, c’était son absence. Elle avait milles fois été sur le point de craquer et d’enfin souffler quelques mots. Elle avait eu ce besoin de mettre fin à la torture qu’était cet acide qui lui rongeait les tripes chaque fois qu’elle devait faire face à un nouveau matin. Sans lui. Elle se demandait comment de tels mots pouvaient à ce point la terrifier aujourd’hui, alors qu’elle avait toujours vécu pour elle-même. Bien sûr il y avait Emerson, mais avec lui c’était différent, il était une prolongation de son propre être, comme si les jumeaux n’avaient toujours formé qu’un. Avec Flynn elle était complète. Elle se raidit quand il se retrouva soudain à ses côtés. Il avait raison. Pour tout ce qu’il avait dit. Elle n’avait aucun droit sur lui et surtout pas celui de jouer avec ses nerfs. Elle ne pouvait pas non plus lui en vouloir d’être troublé, elle n’aurait sans doute pas mieux réagit à sa place. Mais voilà sa décision était prise.

« Morte… » Souffla-t-elle, alors qu’il ne parvenait pas à terminer sa phrase.

« Flynn je ne crois pas qu’il reste grand-chose de la femme que tu as connue. Tout ce que je ressens en moi c’est la bête qui gratte à la porte. Je t’ai appelé parce que j’avais besoin de t’utiliser. Tu restais mon lien avec la réalité. Et même là je me suis trompée. Nous n’appartenons plus au même monde. » Elle se tut, son regard croquant sa silhouette. Ses hésitations lui avait soufflé l’évidence. Ils ne pouvaient plus être ensemble. Mais trouver les mots pour le blesser était trop difficile, encore plus alors qu’elle avait encore l’odeur de sa peau sur la sienne.

« Tu devrais partir maintenant. Tu ne me sers plus à rien. »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 29 Mar - 10:12



Comment un moment si intense et charnel pouvait se transformer en un adieu si incompris et incomplet. Ils agissaient en parfaits inconnus, comme si les six mois passés n’étaient qu’un pâle souvenir d’une vie qui n’était pas la leur. Tout partait en fumée au fur et à mesure qu’ils essayaient de s’éloigner le plus l’un de l’autre. Ce n’était plus qu’une question de temps. Avant qu’elle ne soit réellement morte. Il ferait tout pour que tout ça ne soit qu’un rêve. Il enterrerait ses regrets, ses sentiments, ses doutes, tellement profonds qu’il en sera incapable de se souvenir. Incapable de ressentir la moindre sensation si ce n’est le vide et la souffrance. Il enterrerait chaque parcelle de son visage, chaque sourire, chaque baiser. Il en viendrait à oublier même la douceur de sa peau, le goût de ses lèvres. Il oublierait son nom et ses défauts. Toutes les choses pour lesquelles il était tombé amoureux d’elle.

Ses paroles étaient le reflet même de la vérité. C’est ce qu’il n’arrêtait de se répéter. Il voulait y croire. Il voulait ne plus se poser de questions. Une partie de lui voulait enterrer la bête qu’elle était devenue tandis que l’autre redemandait encore et encore le goût de sa peau. Il savait qu’il ne pourrait vivre sans elle. Il savait que l’erreur la plus monumentale de sa vie serait de la laisser filer, encore une fois. Il savait que cette maison était là pour une raison. Il savait que son cœur ne reculerait devant rien. Il savait tout ça. Pourtant il ne prit pas cette décision. Il laissa à Jules le soin de finir leur histoire. Il n’en était pas capable. Tout comme il n’était pas capable de s’accrocher, de la supplier de le reprendre, de lui avouer qu’il n’y avait qu’elle. Et qu’il n’y aurait qu’elle.

Il resta stoïque quand elle lui demanda de partir, prétextant qu’il ne lui servait plus à rien. Il ne voulait pas qu’elle voit le moindre de ses sentiments. La moindre entaille dont il était rempli. La moindre craquelure à sa carapace si parfaite. Il savait qu’il n’y en aurait pas d’autre. Il savait qu’il ne pouvait pas définitivement tourner la page. Mais pour l’instant il n’y avait que cette option. Cette alternative que tous deux s’efforçaient de maintenir. Ils étaient si imbéciles de croire qu’être séparés était la meilleure option. Ils étaient si idiots de s’aimer autant alors qu’ils auraient du se détester. Un fin sourire se logea sur ses lèvres et il se détourna d’elle, faisant quelques pas dans la pièce alors qu’il récupérait sa veste. Il avait cru la retrouver et voilà qu’il la perdait à nouveau. Il était incapable d’aimer. D’une manière raisonnable et censée. Chez lui, tout était désorienté, disproportionné. Chez lui tout était à l’envers. Jusqu’à elle.

« T’as raison, j’ai tiré mon coup, je vois pas ce que je fais encore ici. »

Une manière de se protéger. Ou de la protéger. Elle savait qu’il était comme ça. Elle le connaissait. Pourtant ce soir il ne savait plus qui il était et ce qu’il devait faire. Flynn prenait le dessus. Il grattait la surface. Petit à petit il gagnait. Elle avait tord de croire qu’elle était la seule à se battre contre une partie obscure. Flynn, dans ses moments de totale noirceur était beaucoup plus dangereux qu’un loup enragé. Et il n’avait qu’un seul but à présent. Retrouver tous ces loups garous, toute cette race dont elle était condamnée. Il voulait leur faire payer toute sa haine, il voulait leur faire payer tout ce qu’il ne pouvait faire à Jules. Parce que même si elle représentait un danger, même si elle n’était plus humaine, jamais il ne pourrait la tuer. Alors il préférait se venger sur les autres. Sur lui.

Sa main s’aventura dans la poche de son jean et il en retira une cigarette ainsi qu’un briquet. Il la porta à ses lèvres et l’alluma, fermant les yeux alors que la fumée emplissait ses narines. Il resta les yeux fermés quelques secondes, rassemblant son courage pour l’affronter une dernière fois et quitter cette chambre d’hôtel qui était imprégnée de son odeur. Finalement, il se retourna vers elle, son regard dur et décidé. Une façade de plus. Ses yeux croisèrent les siens un instant et il chercha une phrase tranchante à dire qu’il ne trouva pas. Il ne pouvait terminer leur histoire ainsi.

« Tu comprendras que je ne peux veiller sur Emerson à présent. C’est un grand garçon. Et puis il a retrouvé sa sœur, comme tu l’as si bien dis, je ne sers plus à rien à présent. »

Il s’approcha de la porte et l’entrouvrit, il n’avait jamais été aussi sûr de lui et pourtant son cœur battait à tout rompre. Comme s’il revivait encore et encore le moment où sa mère avait tué son père. Sauf que cette fois-ci c’était lui qui avait le mauvais rôle. Son visage se releva pour poser son regard sur Jules, imprégnant une dernière fois chaque parcelle de peau. Il n’avait plus que ses souvenirs à présent. Les souvenirs d’une autre vie.

« Tu sais bien que même dans une autre vie, toi et moi ça n’aurait pas marché de toute façon. Je ne suis pas fais pour toi. Je le sais, tu le sais, tout le monde le sait. Ta nouvelle condition n’a été qu’une façon de nous ouvrir les yeux. »

Il n’en pensait un mot.

« Adieu Jules. »

La porte claque derrière lui et il inspira une grande bouffée d’air frais qui lui glaça les poumons. Sa mâchoire se serra, alors qu’il se battait contre ses sentiments, essayant de repousser au plus profond de son être le vide et la souffrance qui s’emparait de lui. Il aurait préféré qu’elle soit vraiment morte et que leur relation finisse ainsi. C’était mieux que de la dénigrer ainsi.

Il s’approcha de sa moto, remontant la fermeture éclair de sa veste en cuir. Il attrapa les lunettes dans sa poche et les positionna sur son nez. Il enfourcha sa moto et enfila rapidement son casque. Le bruit du moteur adoucit son mal être et les vibrations de la moto engloutirent ses tremblements. Il aspira une dernière bouffée de cigarette et la balança sur le bitume alors qu’il attrapait le guidon. Il se saisit de son portable et le porta à son oreille alors que son regard s’attarda une dernière fois sur la chambre d’hôtel avant de partir dans un crissement de pneu. Jamais il ne connaitrait d’histoire plus belle qu’elle.



« For I am finding out that love will kill and save me. »


[END]
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