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 How can you say that your truth is better than ours? || Flynn

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MessageSujet: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 27 Fév - 12:15





    Sa main était froide sur sa nuque. Elle fit naître un frisson qui dégringola le long de sa colonne vertébrale et lui arracha un soupir. Revoir Emerson après tant d’absence n’avait pas été une chose aisée. Beaucoup de questions avaient été soulevées et pour certaines elle ne possédait aucune réponse. Elle était simplement effrayée, de ce que son retour à la vie pourrait provoquer. La situation était d’autant plus compliquée que le mal était maintenant omniprésent et qu’il gagnait sans cesse en force. Sa nature, qu’elle avait gagnée bien malgré elle, ne manquerait pas de créer des conflits au sein d’une communauté de chasseurs. Elle savait qu’elle ne saurait pas en sécurité avec tous. Et comment leur en vouloir ? Elle s’était toujours défiée des personnes comme elle, jusqu’à ce qu’elle se retrouve du mauvais côté de la barrière. Elle chuta dans une pierre proche d’elle, un geste censé chasser son appréhension. La pierre s’envole et vint se cogner contre une paroi en métal et elle releva les yeux sur ce qui était devenu sa prison.

    Très vite elle avait comprit qu’elle devrait trouver un moyen de se contenir les soirs de pleine lune. Il lui fallait un abri, dont elle ne puisse pas s’échapper et où on ne penserait pas venir fourrer son nez. Sachant que la communauté de chasseurs s’étaient installée à Topeka, dernier bastion de liberté factice, elle avait décidé de passer au peigne fin les environs jusqu’à trouver son bonheur. Il avait prit la forme d’un vieux château d’eau aujourd’hui inutilisé. Une forteresse en ferraille qui une fois scellée était impossible à ouvrir pour la bête qu’elle devenait. Par sûreté elle disposait même une poudre faite d’argent devant la porte, qui était censée la dissuader de passer si jamais la porte s’ouvrait. Jusqu’ici son dispositif avait fonctionné. Piétinant sur place, elle tripota le cellulaire qui se tenait dans sa poche avant de l’en sortir. Elle fixait l’écran comme s’il était supposé exploser ou encore qu’un lutin allait en sortir. Elle ne prenait que des cartes prépayées. Intraçables. Pratique lorsqu’on ne voulait pas être repéré. Pourtant une partie d’elle aurait voulu qu’on la retrouve et qu’on la libère de cette souffrance. La mort n’avait rien de très marrant.

    Elle ne se vit pas faire le numéro. Pas plus qu’elle ne réalisa, bien après avoir raccroché, qu’elle l’avait fait. « Retrouve-moi sur la route 49 juste avant la sortie de la ville. Sur la droite il y a un chemin qui s’enfonce dans la forêt. 500 mètres plus bas tu trouveras une bâtisse abandonnée. Je t’attendrais là-bas. » Elle avait raccroché avant qu’il ne puisse poser la moindre question. Elle n’aurait pas eu la force d’y répondre. Pas comme ça. Il méritait un vrai mea culpa. Elle réprima son premier reflexe qui était de réduire en miettes le cellulaire d’un coup de talon et se mit à se dandiner nerveusement en rongeant l’ongle de son pouce.

    Quand elle entendit un bruit de moteur se rapprocher, elle arma le huit millimètres qu’elle possédait, et se cacha dans un coin. Il arriva à pied. Pas tellement différent de l’homme qu’elle avait connu et pourtant elle n’était pas capable de lui faire confiance. Bien sûr il y avait quelque chose de « spécial » entre eux. Mais Flynn restait un chasseur. Il avait ça dans le sang, ancré à ses tripes. Et maintenant elle n’était plus qu’un autre nuisible. Les entrailles nouées elle s’approcha doucement de lui alors qu’il lui tournait le dos. Avec sa « mutation », elle avait gagné en force mais aussi en agilité. Elle avait l’impression de marcher sur un lit de plumes. Elle posa le canon de l’arme sur sa nuque.

    « Laisse tomber tes armes. TOUTES tes armes. »

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 27 Fév - 12:57

Chasser. Encore et toujours. Chasser. C’était devenu bien plus qu’un métier, bien plus qu’une passion. C’était un besoin vital. Comme si sans ça il ne pourrait plus vivre, il ne pourrait plus laisser aller sa haine contre toutes ces monstruosités de la nature. Chasser. Parce qu’en réalité, il n’avait plus que ça. Il ne préférait pas se reposer, rester quelques instants sans rien faire parce qu’il savait qu’il allait penser à elle. Il savait qu’il allait ressasser le passé et ce qu’il aurait du faire. Et il n’en avait pas la force. Chasser. La sonnerie de son portable le réveilla en sursaut et il tâtonna la table de chevet de ce motel miteux pour le récupérer. A moitié endormi, il décrocha et porta l’appareil à son oreille.

« Ryder. »

Il se redressa rapidement dans le lit et passa sa main sur son visage. Cette voix. Sa voix. Il écouta toutes les informations qu’elle lui donna et fut incapable de lâcher le moindre mot. C’était la première fois qu’elle parlait vraiment. C’était la première fois qu’elle lui donnait rendez-vous. Alors c’était vrai ? Ce n’était pas lui qui devenait fou ? Elle était vraiment réelle ? Il resta un instant immobile, plusieurs minutes même après qu’elle eut raccroché. Il avait du mal à se dire qu’elle était peut-être vivante. Vivante. Il jeta son portable sur l’oreiller et se leva à la hâte, récupérant son jean et son tee-shirt qu’il enfila rapidement. Ses yeux se posèrent sur son flingue posé sur la table de chevet et il hésita un instant. Déchiré entre sa raison et son cœur. Déchiré entre ses rêves et la réalité. Elle était morte. Il avait vu son corps sans vie, il avait été là le jour de l’enterrement. Ca ne pouvait pas être véritablement elle. Il le savait. Au fond de lui il savait qu’il n’allait pas la retrouver comme avant. Elle avait forcément changé.

Ses doigts se posèrent sur son arme et il la déposa dans son dos, calée entre sa peau et son jean. Il récupéra également du sel, une dague en argent et un couteau préalablement imbibé d’eau bénite. Il ne savait pas à quoi s’attendre. Il ne voulait pas être imprudent. Déjà qu’il se jetait dans la gueule du loup. Mais il devait savoir. Il devait voir de ses propres yeux ce qu’elle était réellement devenue. Ce qu’ils avaient fait d’elle. En un rien de temps, il rejoignait sa bécane et la faisait ronronner bruyamment. Vingt minutes plus tard il arrivait enfin à la destination qu’elle lui avait indiquée. Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Après plus de deux mois, qu’est ce qui l’avait fait changer d’avis ? Pourquoi venait-elle vers lui maintenant et pas avant ? Doucement, il s’avança dans les ruines du château d’eau tout en restant vigilant à ce qu’il pourrait y trouver.

Il sentit la froideur d’une arme sur sa nuque et il se stoppa net. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres en entendant sa voix et il plongea sa main dans son dos pour récupérer l’arme et la lever en l’air en signe de bonne foi. Il la fit atterrir plus loin et en fit de même avec la dague en argent. Il avait juste envie de la voir de ses propres yeux. Il n’avait juste qu’à se retourner vers elle. Un geste. Elle appuya un peu plus contre sa tempe et il laissa tomber le sel. Il leva ensuite les mains au ciel pour lui signifier qu’il n’avait plus rien.

« Fais-toi plaisir. » Lâcha-t-il presque avec ironie, l’incitant à le fouiller. Il masquait du mieux qu'il pouvait l'appréhension qu'il avait de la voir.

Ce fut le silence pendant un instant puis elle tâtonna sa veste. C’est quand elle posa ses mains sur le pantalon qu’il se retourna avec rapidité, empoigna son couteau et la bloqua à la nuque, la poussant jusqu’au mur pour lui planter la pointe de son arme dans le creux de son cou. Il réprima un hoquet de surprise devant le visage de celle qu’il avait apprit à connaître et à apprécier. Sa respiration se fit plus rapide tout comme les battements de son cœur et il analysa chaque parcelle de son visage, de sa couleur de cheveux qui avait changé, jusqu’à ses yeux. Il aurait vendu sa mère pour la voir ne serait-ce qu'une seule fois à nouveau. Mais pas comme ça.

« Qui es-tu ? »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 27 Fév - 22:33





    Jamais elle n’avait braqué d’arme sur un homme. Pas au sens où on l’entendait. Sauf si bien sûr on incluait le petit accident d’Emerson. Mais comme il avait été dit, c’était un accident et de ce fait ça n’entrait pas en ligne de compte. Anxieuse, elle glissa deux doigts sous sa perruque et se gratta la tête. En plus de lui donner des airs de pute, cette chose déclenchait d’affreuses démangeaisons. Mais comme elle avait décidé de se balader dans Topeka, et qu’elle y connaissait pas mal de monde, elle avait préférer mettre toutes les chances de son côté. S’en était au point où elle ne se reconnaissait pas dans le miroir quand elle parvenait à capter son reflet et elle devait fixer longtemps cette inconnue qui la jaugeait avant de se rendre compte que ce n’était qu’elle.

    Du regard elle suivait consciencieusement les moindres gestes du chasseur. Si elle avait eu des doutes dans la façon dont elle devait agir, elle n’en eut plus aucun quand il balança arme et dague au loin. Est-ce qu’il n’aurait pas du apporter fleurs et chocolats à la place ? Pinçant les lèvres jusqu’à ce qu’elles ne soient plus qu’une fine ligne blanche sur son visage blafard, elle accentua la pression de l’arme sur sa nuque. Une des règles des chasseurs, c’était de ne jamais se montrer démuni, quoi qu’il arrive. Alors elle ne fut pas surprise quand il balança un sachet de sel à terre. Qu’est-ce qu’il croyait ? Qu’elle s’était réincarnée en une armée de greemlins ? Elle c’était si on ne lui filait pas à bouffer qu’elle devenait grognon.

    Elle hésita un moment quand il lui proposa de le fouiller. Non seulement parce que cela impliquer de le « toucher » et elle n’était pas certaine que son cœur survive à ça. Mais aussi parce que ce pouvait être un piège, une tentative d’intimidation. En même temps, s’il avait vraiment encore quelque chose de caché dans son slip, il n’hésiterait pas à l’utiliser, ça ne faisait plus l’ombre d’un doute. Mets la main. Garde-la pour toi. La confusion la plus totale régnait dans son esprit. Elle opta finalement pour celle qui lui semblait la plus sûre. Et celle qui lui plaisait le plus. Seulement en agissant ainsi elle perdit appui et concentration et en un éclair la situation s’inversa. De menaceur elle devint menacer et elle tressaillit au contact du métal contre sa peau. La vision brouillée par la peur et la franche de cheveux synthétique qui lui tombait dans les yeux, elle eut l’impression que ses jambes allaient la lâcher. Pourquoi avait-elle choisi un petit ami fou de la gâchette ? Elle esquissa une moue. Parce que sous la douche il était canon.

    Elle tiqua quand il demanda son identité et se dit que la perruque faisait quand même son petit effet si elle arrivait à dérouter quelqu’un qui la connaissait sous tous les angles. Elle se mordit alors l’intérieur de la joue. Pourquoi est-ce que situation compliquée + armes + Flynn lui faisait penser irrémédiablement au sexe ? Sa poitrine se soulevant avec excès sous le coup de l’émotion – maintenant elle savait ce qu’avait du éprouver la maman de bambi – elle réfléchit à une façon de mettre cette armoire à glace au tapis.

    « Jules fucking Baldwyn ! » Grogna-t-elle en attrapant le lobe d’oreille droit de Flynn pour le tordre jusqu’à ce qu’il glapisse de douleur. Petite, elle avait souvent utilisé cette technique contre Emerson car il était toujours le plus fort des deux. Rapide elle se laissa tomber sur ses genoux alors qu’il se reculait et elle rampa sur quelques mètres pour s’éloigner de lui avant qu’il ait le réflexe de l’attraper par le fond de la culotte. Sa main heurta malencontreusement la dague en argent et la paume de sa main brûla, comme si elle était rongée par l’acide. Gémissant de douleur elle s’écarta vivement, portant sa main blessée à sa poitrine. La douleur était insupportable, comme si un venin s’insinuait doucement dans son corps depuis la plaie. Heureusement elle n’avait fait que l’effleurer, et sa peau sembla se résorber. « Shit ! »

    Son regard chercha celui de Flynn et elle dut lutter pour conserver un visage impassible alors que les larmes menaçaient de la submerger. « D’accord Eugène est-ce qu’on peut parler ? Tu décideras après si tu veux me coller une balle dans le crâne ou pas. » Elle avait fait exprès d’utiliser son véritable prénom, espérant que cela calmerait ses envies meurtrières.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Lun 28 Fév - 9:41

Il aurait aimé que tout soit différent. Il aurait aimé qu’il n’ait pas à pointer ce couteau sous le cou de celle qu’il avait autrefois fait sienne. Peut-être qu’au fond il aurait aimé qu’elle soit véritablement morte. Il ne ressentirait pas cette drôle de sensation qui lui tiraillait les côtes. Il n’aurait pas ressentit ce doute immense qui l’envahissait dès qu’il posait ses yeux dans son regard. Il aurait presque envie de la faire sienne là, tout de suite, contre ce mur inconfortable. Ses yeux se posèrent sur la perruque blonde de la jeune femme, se perdant dans l’image qu’elle voulait donner d’elle, dans la personne qu’elle n’était pas. Il avait cette envie de lui arracher cette fausse tignasse, juste pour s’assurer que c’était bien elle, pour se rapprocher encore plus. Pour abaisser ces défenses et lui donner le bénéfice du doute. Pour la retrouver.

Elle profita de son inattention. Des balles d’armes, des couteaux enfoncés dans l’abdomen n’auraient pu lui faire lâcher prise et pourtant en un seul pincement d’oreille, il se retrouvait démuni. Il lâcha sa prise et porta sa main à son oreille alors qu’il allait riposter. Mais il se figea. Sa dague en argent avait eut l’effet de la brûler. Il ne pouvait pas le croire. En même temps il savait qu’elle n’était plus humaine, mais au fond de lui, une petite part enfouie, avait espéré qu’elle lui soit revenue entière. Qu’elle ait feint sa mort. C’est ce qui le paralysa pendant de longues secondes, la regardant souffrir. Elle n’avait plus rien d’humain. Il s’en rendait compte à présent. Il prenait conscience de la réalité. Ses doigts se resserrent sur le manche du couteau. Il ne fallait pas qu’il se prenne au jeu. Un frisson lui paralysa le dos quand elle l’appela par son véritable prénom et il planta instantanément son regard dans le sien, trahissant le doute et l’espoir qui le partageaient.

Eugène. Il n’y avait qu’elle, en dehors de Thom, qui savait comment il s’appelait véritablement. Qu’elle. Il aurait voulu noyer ses doutes, ses instincts de chasseur et la prendre dans ses bras, la croire quand ses yeux reflétaient le manque qu’elle avait laissé. Il aurait aimé. Mais il ne pouvait pas faire l’impasse sur ce qu’il avait vu de ses propres yeux, ce que l’argent avait fait sur sa peau.

« Très bien parlons. » Lâcha-t-il sèchement. Plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu.

Il ne voulait juste pas lui montrer qu’il était perdu, déstabilisé, qu’il baissait sa garde peu à peu qu’il la sentait à ses côtés. Il ne voulait pas que le démon, ou autre monstre qui était en elle sache qu’il doutait plus qu’à n’importe quel autre moment. Il resta silencieux, attendant qu’elle prenne la parole puis finalement s’avança vers elle, couteau en main, bien que sa prise se relâchait petit à petit qu’il s’avançait vers elle.

« Dis-moi ce que tu es. » Il s’arrêta à quelques mètres d’elle, la regardant, essayant de ne pas montrer la moindre compassion. « J’ai vu ta tombe Jules, j’ai vu ton frère. Tu étais morte. Vraiment morte. Et maintenant tu réapparais, des semaines après, tu réagis à l’argent, tu… » Il chercha ses mots un instant, démuni par le regard qu’elle lui lançait. « Et regarde toi, cette perruque, tu veux que je pense que c’est toi alors que tu te déguises en prostitué… »

Il réduisit la distance entre eux et d’une main rapide, lui enleva la perruque, la balançant dans un coin de la pièce. Et là son cœur fit un bond. Car il la retrouvait tel qu’il l’avait laissé pour la dernière fois, dans cette chambre de motel. Il retrouvait celle qu’il avait aimé. Jules. Il resta accroupit en face d’elle, son regard plongé dans le sien, la lame du couteau pointé vers elle, se protégeant de toute attaque de sa part.

« Maintenant dis moi ce que tu es, un démon, un esprit… donne moi une raison de te faire confiance… »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Lun 28 Fév - 13:42


    S’il avait montré de l’hésitation, elle ne le vit pas et elle fini par être persuadée qu’elle ne finirait pas la nuit. Curieux destin qu’était celui de réchapper à l’agression d’un monstre pour finir tuée par son ex amant. S’il y avait vraiment un Dieu, comme beaucoup semblaient le croire, alors il avait un sens de l’humour plus tordu que celui d’Emerson. Blessée par la dureté dont il faisait preuve, elle baissa le regard, ne sachant par où elle devait commencer ses explications. Elle avait l’impression que rien de ce qu’elle pourrait dire ne la rachèterait à ses yeux. C’était peut-être la première fois que sa condition la frappait aussi rudement. Elle leva sa main pour observer sa paume bouffée par l’argent. Elle n’était plus humaine. Un monstre de foire tout au plus. Elle tressaillit quand il prit à nouveau la parole, au bord de l’effondrement. Pas qui. Que. C’était pire que ce qu’elle croyait, elle n’était plus quelqu’un mais quelque chose. Se sentir ainsi diminuée aurait pu être supportable si elle l’avait entendu de la bouche d’un autre. Mais dans celle de Flynn c’était une cruelle blessure.

    Elle ferma les yeux au souvenir de l’endroit où elle avait été enterrée. Personne mieux qu’elle ne se souvenait de ce qui s’était passé là-bas, de la difficulté qu’elle avait eu pour se sortir de ce trou et se rendre compte qu’elle était seule et qu’elle devrait le rester. En y réfléchissant elle se dit qu’elle aurait probablement du quitter le pays et tirer un trait sur son passé. Mais en aurait-elle seulement eu la force ? Ce trou béant qu’elle avait à la place de la poitrine elle l’avait en partie comblé seulement quand Emerson l’avait prise dans ses bras et qu’il l’avait serrée contre lui à l’en étouffer. Elle avait alors retrouvé tout ce qui faisait son identité. Elle ne savait où son jumeau avait trouvé la force de se relever, car les rôles auraient été inversés, elle aurait sauté avec lui dans la tombe. Elle releva la tête, trouvant le regard de Flynn, l’implorant de ses grands iris verts de ne pas la forcer à dire les mots. Mais l’ascendant qu’elle avait eut un jour sur lui, s’était dissous. Elle étouffa un hoquet quand il arracha sa perruque de sa tête, ses longues boucles rousses dégringolant sur ses épaules. Jamais il ne l’avait insultée. Jamais.

    De nouveau le couteau se balança sous son nez et poussant de son talon elle se recula jusqu’à ce que son dos bute contre un mur. Est-ce que leur passé commun n’était pas une raison suffisante pour lui faire confiance ? Est-ce que la mort lui avait ôté le souvenir de leurs éclats de rire, le goût de leur baiser et la douceur des moments passés ensemble ? Elle ne l’avait jamais vu comme une personne rude. Elle n’avait vu qu’en lui le nounours qu’elle avait toujours voulu voir. Bien qu’il fasse un « métier » difficile, il avait toujours été un ami loyal, quelqu’un sur qui on pouvait compter et qui savait démêler le vrai du faux.

    « Ce que je suis… » Elle se renfrogna. Elle avait tellement envie de l’insulter maintenant, ce qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. Non en réalité elle avait le béguin pour lui depuis le premier jour où elle l’avait vu. Elle avait adoré qu’il soit aussi différent des autres. Elle jubilait chaque fois qu’il la laissait monter sur sa moto. Elle se pâmait quand elle apercevait un bout de son torse. Elle rageait et tapait du pied quand il avait le malheur de faire les yeux doux à une autre. Et puis elle l’avait eu tout à elle, et elle avait apprit à l’aimer, simplement.

    « Ca ne se voit pas ? J’ai du poil aux pattes. Des mœurs légères. Une pute mexicaine à moustache voilà ce que je suis ! »
    Lança-t-elle avec sarcasme, ne pouvant s’empêcher cette pique. A quoi bon battre des cils ? Puis elle soupira en secouant la tête et mâchouilla sa lèvre inférieure comme s’il s’était agit de chewing gum. « Allons Gygy… Est-ce que tes talents de détective se sont fait la malle ? Je réagis à l’argent… » Fit-elle en montrant sa paume amochée. « Mais on ne peut pas me tuer avec une poêle. Je deviens toute chose les soirs de pleine lune. J’hurle au loup. Et j’ai été bouffée par un. »

    Elle se releva et se détourna, soupirant. « C’était une erreur. »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 1 Mar - 1:58

C’était une erreur. Tout ceci était une erreur. Leur histoire, leur passé, leur amour. Depuis gamin il s’était juré de ne jamais plus s’attacher. Il était persuadé que l’amour n’était que destructeur, un poison malsain qui vous bouffe les entrailles et vous rend fou. Il en avait eut la preuve par dix en assistant à la mort de son père par sa propre mère. A quoi bon s’attacher pour souffrir ensuite ? C’est ce qu’il s’était répété pendant des années et en à peine six mois il était tombé dans son propre piège. Il s’était attaché à cette boule d’énergie. Ce petit brin de femme forte et si fragile à la fois. Il s’en voulait. Il s’en voulait de ne pas avoir su résister quand elle venait taper à sa porte, il s’en voulait de l’avoir tant de fois laissé s’endormir dans ses bras. Il s’en voulait d’avoir ne serait-ce qu’une fois envisager de changer de vie pour elle. Une seule fois.

Et là, alors qu’il essayait de paraître fort, il se sentait faiblir à chacun de ses regards. Elle le démunissait alors qu’il aurait du rester méfiant. Mais c’était Jules. Et quoi qu’il arrive, si c’était vraiment elle, sa nouvelle condition ne serait qu’une vérité à accepter. Mais c’était trop tôt. Il ressentait encore le vide de son absence. Il ressentait encore la douleur de sa mort. Il n’était pas prêt à accepter ce qu’elle était réellement. Il n’était pas prêt à faire comme si elle n’avait jamais disparu. Il n’était pas prêt.

Un loup-garou. La réalité le frappa alors qu’elle crachait ses vérités avec sarcasme. Il sentit ses jambes faiblirent sous son poids qu’il en faillit perdre l’équilibre. Sa vue se brouilla et l’air lui manqua. Pourquoi elle. Pourquoi s’était-elle transformée en une créature qu’il s’était pendant tant d’années appliqué à détruire ? Pourquoi n’avait-il pas le droit à une fin heureuse pour une fois ? Pourquoi fallait-il toujours qu’on lui prenne les personnes qui lui étaient cher ? D’abord sa mère, foutu ange, puis son père, foutu ange et maintenant Jules, foutu loup garou. Il la sentit s’éloigner et le froid le frappa de plein fouet. Immobile, il fixait le sol. Ses yeux remontèrent vers son dos et il la regarda sans rien dire. Une erreur ? Sans doute. Probablement. Sa vie était faite d’erreur. Pourtant il sentait au fond de lui que Jules n’était pas de celle-là.

« Une erreur. » Lâcha-t-il d’un ton neutre alors qu’il se relevait à son tour.

Il n’avait rien d’autre à dire. Il ne trouvait pas les mots. Sans une parole de plus, il la laissa là, rejoignant l’extérieur. Il ne pouvait pas faire semblant. Il ne pouvait pas ignorer la souffrance qu’il essayait de comprimer dans une partie de son être. A peine eut-il mit la tête dehors, il prit une grande bouffée d’air frais, comme si l’air lui avait manqué pendant tout ce temps. Il resta immobile quelques secondes puis shoota dans des canettes au sol qui étaient sûrement là depuis la dernière soirée de quelques jeunes venus pour se détendre loin de la ville. Il se défoulait comme il pouvait, laissant la rage et la détresse calquer chacun de ses mouvements. Le couteau atterrit rageusement sur le tronc d’un arbre et il prit sa tête dans ses mains, se retenant de ne pas crier. BORDEL ! Pourquoi était-il obligé de ressentir ça ? Pourquoi avait-elle laissé son parfum ancré dans sa chair, pourquoi avait-elle laissé une partie de lui mourir avec elle ? Pourquoi l’aimait-il si intensément qu’il en était incapable de se retourner sur leur histoire et partir sans regrets. Pourquoi ?

Ses pas s’avancèrent vers sa moto pour quitter cet endroit et partir loin d’elle, recommencer sa vie là où il l’avait laissé.

Mais il ne voulait pas être comme tous les autres. Il ne voulait pas regretter ses choix, il ne voulait pas fuir et regretter de ne pas l’avoir ne serait-ce qu’une seule fois serrer dans ses bras. Il ne voulait pas regretter de l’avoir tant aimé et avoir abandonné la seule chance qu’il avait de la retrouver à nouveau. Il ne voulait pas. Regretter. L’aimer.

Avec rapidité, il se détourna et refit le chemin en sens inverse. Elle n’avait pas bougé, comme si elle savait qu’il allait revenir. Comme si elle savait qu’il n’arrivait pas à se détacher d’elle. Ses yeux brillants d’émotion cherchèrent les siens et il la plaqua contre le mur, sa main posée sur la roche à côté de son épaule, son corps pressant le sien contre le mur glacial. Il pouvait sentir sa respiration effleurer sa peau. Les battements de son cœur résonnant dans sa propre poitrine. Il pouvait même sentir son odeur, redécouvrir les courbes de son visage, la couleur de ses yeux. Il resta un instant à la contempler, le regard à la fois dur et brillant. Lui faire du mal était à ce moment précis la dernière chose qu’il voulait et pourtant la première chose qu’il aurait du faire.

Ses lèvres empoignèrent les siennes avec avidité, presque sauvagement. Ses mains encerclèrent son visage avec hâte, chaque geste étant emprunt de bestialité. Il avait contenu son désir depuis tellement de temps. Ses lèvres l’avaient hanté pendant de longues semaines jusqu’à ne plus en trouver le sommeil. Son baiser était fiévreux, comme si la rage et la colère se mêlait à la tendresse et le manque. Elle le rendait fou. Même revenue d’entre les morts, elle le faisait se sentir vivant. A bout de souffle, il lâcha ses lèvres chaudes et se décala doucement, reprenant sa respiration. Ses yeux s’ouvrirent doucement et il les planta dans les siens. Il ne savait plus quoi faire. Il était perdu.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 1 Mar - 10:07





    Elle n’aurait jamais du l’appeler. Elle n’avait fait que remuer la boue et avait déterré peine et regrets. Elle avait pensé qu’il suffisait de réapparaître pour que les choses soient réglées et elle se rendait compte combien elle avait tort. Que ce soit pour Emerson ou Flynn, il leur faudrait apprendre à vivre de nouveau avec elle et il n’était pas sûr qu’ils y parviennent. Dans des temps aussi houleux que ceux qu’ils vivaient actuellement, chaque vie était importante mais elle avait perdu son droit de citer. Ce qu’elle était, était destiné à tuer. Si elle y avait échappé jusque là, elle ne savait pas si elle pourrait s’en prémunir toute sa vie. Que se passerait-il le jour où elle croquerait la jambe de quelqu’un ? Elle ne pourrait pas se le pardonner. Et il ne faudrait pas qu’ils le fassent sous prétexte qu’ils partageaient plus que leur vie. Elle ne serait même plus capable de soutenir leur regard ou d’accepter leur présence dans la même pièce. Et ils ne pourraient plus accepter sa présence. C’était une erreur.

    Etouffant les sanglots qui se faisaient force pour jaillir de sa bouche, elle posa sa paume contre ses lèvres. Elle l’entendit poser un point final sur leur histoire et alors qu’elle croyait ne pas pouvoir souffrir d’avantage, elle eut le souffle coupé par la douleur. Ce fut à cet instant qu’elle comprit à quel point le chasseur, en quelques mois à peine, avait réussi à se creuser une place importante dans sa vie. C’était quelque chose de nouveau pour elle. Elle avait toujours cru qu’elle ne pourrait pas aimer plus, tant Emerson prenait de place dans son cœur. Et elle se découvrait cette formidable capacité, à les aimer tous les deux. Elle se sentait déborder de cet amour là et elle ne savait plus quoi en faire.

    Coincée, seule avec ses démons, elle voulu laisser libre court à son chagrin mais ses larmes étaient coincées au fond de sa gorge et l’empêchait de respirer. Sous le choc elle était incapable du moindre mouvement, comme si la terre venait de s’ouvrir sous ses pieds. Flynn l’avait regardée dans les yeux et il avait trouvé la force de se détourner. Mais elle savait qu’elle ne pourrait pas l’oublier parce qu’il était ancré trop profondément en elle. Elle pouvait dire adieu à ses rêves stupides de maison de banlieue et de cuisine aménagée. Même si l’idée n’avait été qu’un fragment dans son esprit, une part de rêve qui l’aurait aidée à tenir bon dans la vie qui s’offrait à eux. Elle aurait accepté sans rechigner de suivre le même destin que ses parents, pour peu que ses deux hommes soient toujours à ses côtés. Au final elle préférait n’être qu’un fantôme pour lui, et le laisser s’accrocher à l’idée qu’il ne l’avait pas complètement perdue, plutôt que de le laisser se heurter à la vérité.

    Elle sentit peu à peu la force quitter ses jambes, et elle prit appui comme elle le pouvait contre la paroi du mur. Ses doigts effleurèrent une marque de griffes, qui avait profondément égratigné la pierre. Elle ne se rappelait jamais de ce qui se passait lors de ses transformations et elle aurait voulu quelqu’un pour la rassurer, pour lui dire qu’elle finirait par être plus forte que la bête qui l’habitait. Elle voulait quelqu’un qui, justement, n’aurait pas peur de regarder au plus profond d’elle. Elle allait s’effondrer au sol, à bout de forces, quand elle entendit de nouveau des bruits de pas. Tournant la tête elle vit que Flynn avait rebroussé chemin et elle tressaillit inquiète à l’idée qu’il soit allé chercher une arme pour finir le travail et l’envoyer définitivement six pieds sous terre.

    Elle se retrouva, sans trop savoir comment, plaquée contre le mur, les battements de son cœur marquant le rythme de ses espérances. Elle pouvait sentir la pression que son corps exerçait sur le sien, et la force qui l’animait. Elle avait toujours adoré cette sauvagerie qui émanait de lui, tellement en contraste avec les moments qu’ils avaient échangés. Il n’avait alors plus rien du chasseur qui roulait des mécaniques devant ses potes. Il était tendre, et à la fois assez fort pour les porter tout deux. Et ses lèvres, bon sang ses lèvres. Elle se laissa aller à la saveur inédite de ce baiser, qui semblait contenir tous les doutes, les questions et le manque qu’ils n’osaient clairement formuler. Elle lutta entre raison et envie, agrippant tour à tour sa veste de motard ou le repoussant du poing. Elle avait les yeux clos quand ils se séparèrent enfin, et hissée sur la pointe des pieds elle porta sa main à ses lèvres, comme pour s’assurer qu’elle possédait toujours cette partie de son corps et pour éprouver le souvenir de Flynn contre elle.

    Pour ses iris verts fusillèrent le jeune homme et elle lui flanqua une gifle, avant de rouer son torse de coups de poings et de l’éloigner d’elle en le repoussant de ses deux mains, laissant en même temps lui échapper un grognement de frustration. Elle avait des fourmis qui lui parcouraient la paume, tant elle s’y était donnée à cœur joie pour la gifle. S’éloignant à grands pas, elle n’osa se retourner pour soutenir le regard de Flynn. Est-ce qu’il se jouait d’elle ? « Qu’est-ce que tu crois ? Que tu as le droit de m’insulter et après… Qu’est-ce que tu va faire Flynn hein ? »

    « QU’EST-CE QUE TU VAS FAIRE ? »
    hurla-t-elle alors que les larmes dégringolaient le long de ses joues. Rageusement elle les essuya, furieuse contre elle-même de se montrer aussi faible. Furieuse aussi parce qu’elle n’avait pas pensé que les choses se dérouleraient ainsi. Elle ne savait quel image il avait d’elle, et cette incertitude la plongeait dans un profond désespoir.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 1 Mar - 10:58

Lèvres contre lèvres, elle n’avait rien d’un monstre. Il retrouvait celle qu’il avait aimé. Il aurait pu oublier ce qu’elle était à présent rien qu’en restant là à l’embrasser. Il savait au fond de lui que ce geste allait avoir un impact sur leur nouvelle relation et sur celle passée, mais à ce moment précis, il avait mit de côté toutes ces questions. Il ne restait plus que leurs lèvres unies. Elle était vraiment faite pour lui. Il le savait au plus profond de lui, elle occupait cette place toute particulière, faite que pour elle. Et il ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas qu’elle laisse ce vide béant au fond de son cœur.

La gifle résonna contre sa joue et lui fit tourner le visage. Il ferma les yeux pour accuser le coup et serra sa mâchoire pour faire partir la douleur. Il la savait imprévisible mais il n’avait pas envisagé cette réaction. Il resta immobile devant la colère de la jeune femme et la laissa le frapper de ses poings. S’il y avait bien une chose de sûre c’est qu’elle avait gagné en force. Il se souvenait encore de leurs petites batailles dans le lit avant leurs ébats ou encore de leurs duels lors de chasses pour savoir qui serait le premier à tuer mais cette fois-ci c’était totalement différent. Les coups qu’elle donnait n’avaient rien d’humain. Ils étaient emprunts d’une rage animale.

Il se retrouva à quelques mètres d’elle, baissant le regard à ses paroles, se massant légèrement la mâchoire, elle y avait laissé une trace indélébile, non pas sur la joue mais ancré dans sa chair. C’est vrai il était peut-être allé un peu trop loin mais ne pouvait-elle pas le comprendre ? Ne pouvait-elle pas comprendre qu’il l’avait tellement aimé qu’il en était incapable à présent de la détester et de trouver une seule raison de la tuer ? Lui, qui aurait dû l’éliminer. C’était leur boulot bordel, chasser, traquer tout ce qui n’est pas humain. Il était fait ainsi. ILS étaient faits ainsi. Avant. Avant qu’elle ne revienne et chamboule son monde. Avant qu’elle ne remette en question tout ce en quoi il croyait, tout ce pour quoi il se battait. Avant qu’elle ne remette en question tous ces choix et toute sa vie.

Il releva le regard brutalement vers elle quand elle cria, son visage rempli de larmes. Il se sentit démunit de toute rage, de toute colère, comme si sa seule tristesse pouvait être le remède à ses propos. Il voulait tout sauf lui faire du mal. Elle représentait trop pour lui pour se risquer de la perdre à nouveau. Il voulait attraper cette chance qui lui tombait du ciel pour ne jamais la perdre. Si elle était là face à lui, à vouloir s’expliquer c’est qu’au fond, derrière sa nouvelle nature de bête sauvage, il restait cette petite fille qu’il avait connu et aimé. Et il voulait lui donner la chance d’être plus forte que ce en quoi elle avait été transformée. Il voulait lui donner la chance d’être elle-même. Et il se battrait pour qu’elle ait cette chance.

« JE NE SAIS PAS. » Lâcha-t-il avec le même ton qu’elle.

Il était aussi perdu qu’elle. Si ce n’est plus.

Tu crois que c’est facile pour moi ? Tu reviens changée en ce qu’on chasse depuis des années. Depuis mon enfance je ne vis que pour ça. Et toi-même tu le sais, plus que n’importe qui. Et tu voudrais que ça passe comme une lettre à la poste ? Que je fasse impasse sur ça ? Comprends-moi je ne sais pas comment faire, quoi penser ou encore quel sentiment laisser prendre le dessus… je ne sais pas Jules. »

D’un geste, il essuya son visage humide et il se retourna, levant la tête au ciel, cherchant une réponse. Il agrippa son crâne de ses mains et ferma les yeux, priant le ciel de ne plus être tiraillé entre tous ses sentiments. Il laissa finalement tomber ses mains le long de son corps et sa tête fixa le sol. Il était sûr d’une chose. Il ne voulait pas la perdre.

« Ce que je sais… » Il marqua une pause, sa voix faible. Il se racla la gorge, prenant du courage. « c’est que je ne veux pas te laisser seule. » Il voulait être là. Pour quoi ? Pour la surveiller ? L’épauler ? Elle avait le droit de se poser des questions tout comme il avait le droit d’avoir des réponses.

Il se retourna doucement vers elle, cherchant son regard. Cherchant un signe d’elle qu’il arriverait enfin à déchiffrer. Sa peau brûlait encore sa joue mais c’était plus la chaleur de ses lèvres qui importait. En fin de compte, c’était plus elle que la bête qui importait. Et elle devait le savoir. Elle devait savoir, qu’à la fin de la journée, en fin de compte, il choisirait elle, plutôt que son métier, ses croyances. Il choisirait elle plutôt que sa propre vie.

« Je veux être là pour toi, Jules. » Avoua-t-il finalement, comme un simple murmure sous sa barbe mal rasée.

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 1 Mar - 11:02


    Jules avait eut peur de ce brusque contact. En le repoussant la première, elle s’était prémunie d’un éventuel rejet. Vivre seule pendant deux mois, et se dire qu’elle devrait passer le reste de sa vie en restant discrète, invisible, l’avait profondément affectée. Elle avait posé un regard différent sur le monde, de simple spectatrice, et elle avait fait une croix sur bon nombre de ses rêves. Elle avait perdu une partie d’elle-même, sans réellement pouvoir s’en détacher et cette dualité l’avait beaucoup fait souffrir. Se retrouver dans les bras de Flynn, si proche de lui, avait réveillé cette douleur aussi sûrement que si elle avait touché de l’argent et elle n’avait pu le supporter. Brûlée vive par ses émotions.

    Quand il hurla elle se mordit la lèvre pour ne pas fondre en larmes, son menton tremblotant au rythme de ses efforts. Les choses étaient tellement compliquées quand elles auraient du être simples. Elle aurait du essayer e se mettre à la place de Flynn mais elle le refusait. Elle voulait se raccrocher à l’idée qu’elle était restée exactement la même personne et que sa mutation n’avait pas affecté son quotidien. C’était faux et elle en avait conscience, mais se rassurer en se répétant qu’elle était toujours Jules était ce qui lui permettait de tenir bon. Néanmoins, elle comprenait où Eugène voulait en venir. Il lui avait raconté la tragédie qui avait eu lieu avec ses parents, et l’enchaînement naturel qui avait fait de lui un chasseur. Il était né pour tuer les êtres malfaisants. Elle n’aurait pas voulu être à sa place. Elle, elle avait accepté la vérité avec beaucoup plus de facilité car il s’agissait avant tout de sa survie.

    Pendant qu’il lui tournait le dos et se battait avec ses émotions, elle ravala ses sanglots et se recomposa un visage, essuyant avec ses doigts le maquillage qui avait coulé sous ses yeux. Elle devait vraiment avoir l’air pathétique. Sans être une fashionista, Jules avait toujours fait très attention à son look quand Flynn se trouvait dans les parages, ce qui consistait essentiellement à adopter une moue boudeuse et tirer sur ses t-shirt pour accentuer un décolleté quasi-inexistant. Avoir l’air d’un panda ne l’enchantait guère. Elle décida néanmoins d’arrêter de s’acharner quand elle vit de larges traînées noires sur le dos de sa main. Un désastre comme ça seule une bonne douche pouvait l’effacer. Elle croisa ses mains derrière son dos quand il lui fit face à nouveau, suspendue à ses lèvres pour y entendre un début de rémission. Elle voulait que leur relation soit plus forte que son passé. Elle ne se faisait pas de films, elle était consciente qu’il faudrait du temps pour qu’il lui fasse à nouveau confiance, mais s’il se donnait la peine d’essayer elle avait déjà en partie gagné.

    Elle ne put taire le soupir qui s’échappa de ses lèvres quand il avoua vouloir la soutenir. Même si elle ne pouvait l’accepter, aux termes où il devait l’entendre, elle savait que ses espoirs n’étaient pas vains. Elle regrettait seulement cette distance qui s’imposait entre eux, quand ils semblaient avoir gagné une véritable intimité. Avant qu’elle ne soit transformée elle avait eu toujours plus de mal à supporter ses absences, et ce même avec Emerson à ses côtés. C’était là qu’elle avait compris que les choses devenaient sérieuses. Vraiment sérieuses. Et elle avait été à deux doigts de tout avouer à son jumeau, parce qu’elle ne supportait plus de devoir cacher son bonheur. Elle savait qu’il aurait comprit.

    « Je sais. Et parce que j’ai conscience aussi de ce que tu as vécu je ne peux pas te demander de toujours être là. Si je t’ai fait venir ici, c’était aussi pour te montrer que je suis toujours moi. Je reste une chasseuse. » C’était là que tout allait se jouer. Elle affichait un air déterminé, presque conquérant.

    « Je viens ici à chaque période de pleine lune. » Elle se dirigea vers la porte du château d’eau pour la verrouiller à l’aide de la manivelle sur la porte. « Une fois verrouillée je… Je ne peux plus l’ouvrir. Si jamais j’y arrivais, j’ai tapissé le sol d’argent pour empêcher une fuite. » Elle s’agitait en tout sens, incapable de le regarder en face. Sauf pour les derniers mots qu’elle ajouta. « Je n’ai jamais mordu personne. Par sécurité j’y reste une semaine. »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mer 2 Mar - 7:59

Il savait que tout ça n’allait pas être simple. Il savait qu’il leur faudrait plus de quelques mots échangés pour trouver un équilibre. Il savait que le temps et la confiance seraient leurs meilleurs alliés pour retrouver un semblant de relation. Mais il ne faisait pas ça que pour elle. Il le faisait aussi pour lui. Car s’il y a bien une chose qu’il avait comprit durant ces mois à croire qu’elle était morte, c’était bien que son absence le détruisait à petits feux. Il n’était rien sans elle. Durant ces six derniers mois, avant sa mort, il était devenu un autre, un nouveau Flynn qu’elle avait jour après jour apprivoiser. Un nouveau lui qu’il avait, jour après jour, apprit à devenir. Il ne voulait pas retrouver l’ancien. Il ne voulait pas vivre sans elle.

Elle prit la parole et il voulu la stopper quand elle avoua ne pas devoir lui demander d’être toujours là pour elle mais elle continua et il préféra rester silencieux, faisant tout de même un pas vers elle pour lui montrer qu’il n’allait nulle part. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres quand elle affirma être toujours une chasseuse. Petit à petit, il retrouvait l’ancienne Jules, la chasseuse folle et impossible à canaliser. Il se faisait toujours un souci monstre quand ils étaient ensemble sur une chasse. Elle avait besoin de lui montrer qu’elle était forte et il avait ce besoin de toujours la protéger, contre tout. A présent, il devait la protéger d’elle-même. Un sourire triste lui arracha le visage à cette pensée et il baissa la tête quelques secondes, essayant de reprendre contenance devant ses explications. Elle y mettait tellement de conviction, il avait tellement envie de la croire. De croire qu’elle était de ces bons monstres. Ceux qu’ils ne trouvent jamais sur leur passage.

Il la regarda fermer la porte puis s’activer dans la petite pièce, silencieux, l’examinant plus qu’il n’écoutait ses explications. Maintenant qu’il la regardait avec moins de haine et de doute, il pouvait voir à quel point elle ressemblait en tous points aux souvenirs qu’il avait forgés dans sa tête. Elle était même encore plus belle que dans ses souvenirs. Sa tignasse rousse balayait sa nuque. Il plissa légèrement les yeux à la vue de traces sur celle-ci. Il hocha la tête à sa révélation et examina la pièce du regard, marchant doucement, touchant les murs, regardant le sol, l’argent qu’elle avait déposé au sol. Elle n’avait rien perdu de son passé de chasseuse. Ses doigts effleurèrent les traces de griffures sur la roche et il esquissa une grimace, ne voulant pas imaginer la bête qu’elle devenait chaque jour de pleine lune.

Il resta un instant silencieux, découvrant les lieux, essayant de remettre de l’ordre dans ses idées. Il voulait vraiment être là pour elle et en même temps il avait peur. Peur de ce qu’elle ferait de lui s’il se laissait vraiment aller. Peur de ce qu’il deviendrait si un autre chasseur la trouverait les soirs de pleine lune ou découvrirait après la voir réapparaître qu’elle n’était plus elle-même. Qu’allait penser tous les chasseurs qu’ils côtoyaient auparavant ? Ils savaient qu’elle était morte. Ils feraient vite le lien. Et eux ne seraient pas aussi émotionnels que Flynn. Ils ne lui laisseraient pas plus de cinq minutes avant de la réduire à néant. Elle devrait rester à l’abri des regards, mais pour combien de temps ? Il ne faisait pas le poids contre tous ses chasseurs. Même avec Emerson, ils ne pourraient pas la protéger contre les autres.

Il ferma les yeux, sa main toujours posée sur la pierre puis se retourna finalement vers elle. Il voulait tout savoir. Il ne voulait plus de secrets. Plus de doutes. Il voulait tout savoir pour pouvoir au mieux la protéger. Il passa sa main sur sa bouche et s’approcha d’elle sans un mot. Délicatement il encercla son visage, la scrutant quelques secondes avant de le faire légèrement pivoter. Il voulait savoir. D’une main il dégagea son cou des quelques mèches de cheveux et survola de son doigt les quelques boursouflures qu’il avait aperçu quelques instants plus tôt. Des cicatrices. Un léger frisson lui parcourut le dos.

« Ça fait mal ? »
Ses mots étaient doux. Il ne voulait pas la brusquer. Il voulait juste savoir. Savoir ce qu’elle avait enduré pour peut-être mieux la comprendre, mieux la connaître. Ses mains glissèrent sur sa peau, comme pour s’assurer une fois de plus qu’elle était bien là, face à lui. Puis il lâcha doucement sa peau, laissant retomber ses bras le long de son corps. « Je veux dire, quand tu… est-ce que tu te souviens ? » Il resta proche d’elle, se retenant de ne pas la toucher pour la savoir vivante, encore une fois.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mer 2 Mar - 8:43




    De ce qu’allait penser Eugène dépendait toute la suite de leur conversation et Jules attendait sa réaction avec une ferveur presque religieuse. Il fallait qu’il sache qu’elle avait conscience de la position délicate dans laquelle elle se trouvait et qu’elle assumait les conséquences de sa transformation, même si elle ne l’avait pas choisie. En revanche elle se doutait qu’il serait plus difficile de convaincre le jeune homme et son frère qu’elle pouvait continuer la chasse avec eux. Elle n’oserait pas soulever le sujet avant quelques temps, préférant laisser aux deux hommes un certain temps pour s’habituer à son retour. Mais il était certain qu’elle ne sacrifierait pas son ancienne vie à sa nouvelle nature. Elle devait prendre quelques précautions, c’était vrai, mais elle avait toujours deux bras et deux jambes valides et elle entendait bien s’en servir.

    Une fois son plaidoyer terminé, elle essaya de rester le plus calme possible et de ne pas laisser transparaître l’angoisse qu’elle ressentait à l’attente du verdict de Flynn. Comme elle aurait du s’y attendre, le jeune chasseur vérifia chaque point de ses explications, mesurant leur véracité et leur efficacité et elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en reconnaissant le professionnalisme dont il faisait toujours preuve. C’était une chose qui lui avait plu chez lui, cette rage qu’il mettait dans leur « métier ». Elle avait confiance en son expérience et en son jugement, même si parfois cela l’effrayait de le voir foncer tête baissée. A bien des égards elle trouvait qu’il ressemblait à son frère, Emerson, et elle trouvait tout naturel que ces deux hommes soient les personnes les plus proches d’elle.

    Les secondes s’éternisèrent et semblèrent durer des heures. Elle craignait sa réponse mais n’eut pas un geste de recul quand il prit son visage en coupe dans ses mains. Elle avait ainsi tout loisir de retrouver les traits si carrés de son visage, d’une virilité qui conférait à la bestialité. Son apparence physique donnait souvent une mauvaise idée de la personne qu’il était, le rendant plus dur qu’il ne l’était en réalité. Il fallait plonger dans la douceur de ses grands yeux bleus bordés de cils aussi blonds que les blés pour se rendre compte qu’il n’était qu’un gamin brisé par la réalité. Est-ce qu’il allait encore l’embrasser ? Cette fois elle y serait d’avantage préparée, accueillant cet abandon comme la preuve qu’il l’acceptait telle qu’elle était devenue. Mais il balaya une mèche de ses cheveux couleur carotte pour découvrir sa nouvelle honte et elle en frissonna. Des cicatrices comme celles-ci elle en avait partout sur le corps. Si les événements avaient pu lui faire oublier que quelques nuits par mois elle n’était plus elle-même, la vision de ces marques la ramenait instantanément à la réalité.

    Aussi doux les doigts de Flynn pouvaient être sur sa peau, ils réveillaient chaque cicatrice et elle avait la sensation que sa peau la brûlait. Peut-être devait-elle la honte qu’elle ressentait à se voir ainsi défigurée. Sur un homme ces choses là étaient extrêmement sexy, sur une femme ce n’était que de la chair amochée. Elle baissa le regard au sol, fixant le bout de ses bottes, tentée de lui mentir dans un premier temps. La plupart des mensonges qu’une personne disait, n’étaient pas un acte malveillant de sa part, mais simplement une volonté de rendre la réalité plus belle qu’elle ne l’était vraiment. La vie était bien assez moche comme ça. Mais intrinsèquement elle comprit qu’elle ne pouvait lui dissimuler la vérité cette fois.

    « C’est comme si on me déchirait en deux. » souffla-t-elle. Chaque transformation était une véritable torture. Rien que le souvenir de tels moments lui retournait l’estomac et tous ses muscles se raidissaient, comme si le corps par anticipation se préparait au choc. « C’est tout ce dont je me souviens. La douleur. » Elle déglutit difficilement et une énorme larme roula le long de sa joue et vint se perdre à la commissure de sa lèvre. Le reste appartenait à la bête qui rôdait en elle. C’était comme si elle disparaissait complètement ces nuits là, laissant son corps à quelque chose d’autre.

    « Flynn je n’ai pas très envie d’en parler pour le moment. C’est assez de devoir le subir. »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mer 2 Mar - 10:03

Un frisson lui déchira l’échine quand elle lui donna un aperçu de ce qu’elle endurait et il s’en voulut tout de suite d’avoir posé la question. Il aurait préféré ne pas savoir ce qu’elle endurait mais il le devait. Il devait savoir car ça voulait dire se rapprocher encore plus d’elle, comprendre enfin le mécanisme de ces bêtes de l’intérieur. Il ne voulait pas l’utiliser, il voulait juste la protéger. C’est ce qu’il souhaitait le plus au monde. La protéger. Comme il n’avait pu le faire deux mois auparavant. Ses yeux ne quittèrent pas les siens. Il ne pouvait pas savoir ce qu’elle avait ressentit pendant tout ce temps. Ce n’était que par ses propos, ses confidences qu’il pouvait se faire une idée.

Il se retint de ne pas essuyer la larme qui coula le long de sa joue, déglutissant avec peine. Il ne pouvait imaginer à quel point elle avait souffert. En fait, s’il pouvait l’imaginer. Il ne pouvait juste pas le ressentir comme elle l’avait ressentit, car il ne l’avait pas vécut. Il aurait tellement préféré le vivre à sa place, qu’elle n’ait pas eut à subir ça. Échanger les rôles, tout aurait été plus simple. Il la laissa continuer, comme si la toucher la ferait arrêter mais elle préféra mettre fin à cette discussion et silencieusement il lui en fut reconnaissant. Il ne supporterait pas d’en savoir d’avantage. Car chaque souffrance qu’elle avait ressentit, il savait qu’il était capable de la ressentir.

« Je suis désolé. » Lâcha-t-il, le regard brillant.

Doucement, il avança sa main vers elle et posa son pouce sur sa joue pour essuyer la larme qui avait coulé quelques secondes plus tôt. Il ne put détacher son regard de son visage, comme s’il rêvait les yeux ouverts. Elle était là, devant lui, même après plusieurs minutes, il n’arrivait toujours pas à réaliser. Même après plusieurs jours, il n’y arriverait toujours pas. C’était insensé, surnaturel. C’était leur monde, leur vie. Sans un mot de plus, il fit glisser sa main derrière sa nuque et l’attira à lui. Son autre main entoura sa taille et il la serra contre lui, collant son visage au sien, fermant les yeux. Il déposa son visage sur son épaule et l’agrippa du mieux qu’il pouvait, l’attirant contre lui dans une tendre étreinte. Ça lui avait manqué. Elle, leurs baisers, leurs étreintes, tout lui avait manqué. Il voulait retrouver ça. Il voulait la retrouver. Elle.

« Je ne laisserai plus jamais rien t’arriver. » Souffla-t-il contre sa tempe, la serrant encore plus fort contre lui pour lui montrer qu’il était là, et qu’il n’irait nulle part. Qu’elle pouvait avoir confiance en lui comme elle l’avait toujours fait. Qu’il pensait chacun de ses mots.

« Je te le promets Jules. »

Sa main agrippa ses cheveux derrière sa tête et il ferma les yeux, grimaçant à l’idée de la perdre à nouveau, à l’idée d’enfin la retrouver. De la serrer contre lui comme jamais auparavant. Elle était là, entre ses mains. Il n’avait pas l’intention de la laisser filer. Il était à la fois effrayé de la retrouver différente et à la fois effrayé de laisser entre cette nouvelle Jules. Il ne voulait pas souffrir à nouveau. Il ne voulait pas être de ceux qui tueraient par amour. Il avait déjà vécut ça.

« Je suis là. » Murmura-t-il, la serrant d’avantage contre son corps. Cette étreinte pouvait bien durer une éternité, tant qu’il la tenait contre lui, assez fort pour les soutenir eux deux.

Doucement il se décala et encercla son visage de ses mains, sans pour autant couper le lien qui les unissait à cet instant précis.

« Je suis là maintenant. »

Son front se posa sur le sien et il ferma les yeux, serrant ses mâchoires pour ne pas laisser aller ses émotions. Il fallait qu’il soit fort pour deux maintenant. Il ne savait pas encore s’il le serait mais il se devait de la rassurer, elle avait traversé trop de choses seul et même si tout ça lui faisait encore peur, il serait là pour elle. Car quoi qu’elle arrive, qu’importe sa nouvelle condition, au fond, elle était toujours cette chasseuse dont il était tombé amoureux.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mer 2 Mar - 12:07





    Si elle lui avait demandé de garder le silence c’était parce qu’elle n’était pas douée pour le mensonge et qu’il aurait été difficile de lui dissimuler ce que chaque transformation sous entendait. Il n’y avait rien de beau dans tout ça. Rien à voir avec les bouquins qui fleurissaient et racontaient le formidable combat entre l’homme et la bête. Car dans sa réalité, c’était le monstre qui l’emportait à chaque fois, mettant à mal ses défenses. Elle sentait parfois gronder en elle une colère qui ne lui appartenait pas. En même temps qu’ils lui étaient étrangers, ces sentiments semblaient faire partie intégrante de sa personne et se l’avouer l’effrayait bien plus que ce qu’elle avait jamais eu à combattre. Car comment gagner une bataille contre soi-même ?

    « Ne t’excuses pas tu n’y es pour rien. Il faudra bien que je m’y fasse un jour. » Dit-elle, sans grande conviction. Elle apprécia le contact de Flynn sur sa peau qui sembla dissiper une partie de ses troubles et des questions qu’elle se posait. Elle s’en voulait de lui imposer une telle chose. Si elle avait pu voir son avenir, elle serait sans doute restée loin de lui. Aujourd’hui encore elle se demandait si couper les ponts maintenant n’était pas la meilleure solution qui s’offrait à eux. Elle ne voulait être un fardeau pour personne. Elle était assez lucide pour savoir que sa présence soulèverait bon nombre de questions au sein de la communauté de chasseurs à laquelle elle avait autrefois appartenu. Une sensation amère glissa sur sa langue, voilà qu’elle parlait maintenant au passé. Les choses étaient réellement différentes.

    Elle le laissa l’attirer contre lui, d’abord inerte face à cette soudaine proximité. Seule depuis maintenant deux mois, elle avait perdu l’habitude des contacts physiques. Si ça avait été différent avec Emerson, qui restait une part d’elle-même, se retrouver dans les bras de Flynn éveillait chez elle à la fois gêne et soulagement. Elle le remerciait de ne pas imposer une distance entre eux et de ne pas avoir peur de la toucher malgré la répulsion qu’il avait pour toute créature surnaturelle. Une haine qu’elle comprenait puisqu’elle l’avait elle-même entretenue, ne cherchant jamais à voir au-delà de ce qui lui était dit. Parfois elle repensait à ses nombreuses chasses, à ceux qu’elle avait tués, se demandant si elle n’avait pas commis des erreurs. Sa main remonta le long du dos du chasseur et attrapa son blouson de cuir au niveau de son épaule. C’est fou, mais il était resté le même. Elle se laissait aller contre lui et elle avait le sentiment de ne jamais l’avoir quitté. Fermant les yeux elle se laissa bercer par l’illusion que tout restait inchangé, jusqu’à ce qu’il parle à nouveau.

    Bien qu’elle déteste qu’il ait à se sacrifier pour elle, elle ne trouva pas la force de le repousser et se lova contre lui, se laissant porter par sa force et sa volonté. Elle ne savait s’il pourrait tenir sa promesse, si elle le laisserait faire, mais elle voulait croire que dorénavant rien ne pouvait plus les séparer. Soulagée elle laissa libre court à des larmes qu’elle noyait depuis trop longtemps sous sa détermination, trop heureuse d’avoir trouvé quelqu’un pour l’aider à porter une partie de son fardeau. « Je sais. » balbutia-t-elle entre deux reniflements. Elle s’écarta doucement de lui en posant une main sur son torse, les joues et le bout du nez cramoisi à cause de sa crise de larmes, mais aussi par des pensées nettement moins chastes que celles qu’elle aurait du avoir en de pareilles conditions. La tentation était forte de venir pincer sa petite fesse sexy. Cachant un sourire derrière sa main, elle essuya le bout de son nez d’un revers et renifla un coup pour faire bonne mesure.

    « Tu veux bien m’emmener loin d’ici ? » Demanda-t-elle d’une petite voix en s’approchant pour caresser la joue mal rasée du chasseur. De l’autre main elle en profita pour essuyer le mélange de larmes et de bave qu’elle avait laissé sur son épaule. « Et est-ce que tu aurais un mouchoir aussi ? »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 1:21

L’imaginer se transformer en ce loup immonde et enragé, savoir qu’elle souffrait et se souvenait de la douleur qu’elle ressentait lors de ses transformations le déchirait. Dans ses moments là, elle était seule et ça le rendait fou. Ça le rendait fou car il ne pouvait rien faire pour elle. Et il ne pourrait probablement jamais. Il décolla son front du sien et la regarda tendrement, les joues rouges et humides. Elle pensait certainement le contraire, mais elle était encore plus belle ainsi, vulnérable face à lui. Même si elle était un loup-garou à présent, comment aurait-il pu la tuer ? Il était tellement vulnérable face à elle, accroché à la moindre partie de son corps. Rien qu’en la touchant du bout des doigts, elle faisait raviver un tas de sentiments au fond de lui.

Il hocha la tête quand elle lui demanda de l’emmener loin d’ici et il prit son visage entre ses mains, essuyant les joues de la jeune femme des larmes qu’elles avaient inondé. Un sourire se forma sur ses lèvres quand elle demanda un mouchoir et il remua la tête pour lui signifier qu’il n’en avait pas. Il resta quelques secondes à la regarder ainsi puis il déposa un baiser sur son front. Sa main descendit le long de son bras et il attrapa la sienne. Sans un mot, il rejoignit l’extérieur, sa main toujours dans la sienne. Il ne voulait plus la quitter. Il n’était pas prêt pour la perdre une nouvelle fois. Il lâcha finalement sa main pour prendre le casque accroché au guidon de sa moto et lui donner.

« J’ai entendu ton ventre gargouiller tout à l’heure, un petit creux ? » Il voulu lui demander si elle mangeait toujours comme eux ou des animaux mais il se retint. Bien sûr qu’elle mangeait pareil que lui, elle était sous sa forme humaine, gros nigaud. « Chez Bobo, comme au bon vieux temps ? »

Comme au bon vieux temps. Quand ils n’étaient que deux chasseurs, intrépides, et insouciants. Elle approuva et un sourire éclaira son visage. Elle était là. Comme au bon vieux temps. Il se positionna sur sa moto et attendit qu’elle en fasse de même, sentant ses bras entourer sa taille. Il descendit son regard sur ses mains et un sourire satisfait se forma sur son visage. Il n’aurait cru qu’un simple toucher d’elle pourrait le rendre plus heureux. Il était un mollusque, un déchet depuis qu’elle était morte. A présent, il commençait à ressentir toutes ces choses qu’elle avait sut lui apporter.

Le moteur ronronna et il enleva la béquille, accélérant pour partir loin d’ici. Il la sentit se coller d’avantage et il accéléra, les roues rencontrant le goudron. Mais alors qu’il aurait du partir à droite, il emprunta un autre chemin dans la cambrousse. Il avait juste envie d’apprécier ce moment, un peu plus longtemps. Il savait qu’elle adorait rouler avec lui en moto. Il voulait lui faire revivre à son tour les sensations qu’elle avait connu. Il jeta un coup d’œil dans le rétroviseur, l’orientant pour pouvoir apercevoir son visage. Il croisa son regard et il lui lança un sourire puis se reconcentra sur la route. Le paysage défilait tout autour d’eux. C’est là qu’il était le plus heureux, sur sa bécane, Jules contre son dos.

Ce n’est qu’une heure plus tard qu’il coupa finalement le moteur, rangeant sa bécane devant le fast food de Bobo. Il attendit qu’elle descende, lui prit le casque pour le ranger puis prit le chemin du fast food, Jules sur ses talons. Il poussa la porte et posa son regard sur toutes les personnes présentes, espérant ne pas trouver de chasseurs connus ou encore des personnes proches d’eux. Il souffla quand il n’aperçut personne. Une serveuse blonde qu’il avait vu plusieurs fois depuis qu’il venait seul depuis plus d’un mois s’approcha de lui en souriant, avec toujours la même envie au fond de ses yeux.

« Ryder. Qu’elle plaisir de te voir ! » Flynn lui lança un petit sourire, espérant qu’elle ne se fasse pas trop engageante devant Jules.

« Une table pour deux Emily. »

La jeune femme fit un pas vers la gauche pour apercevoir Jules juste derrière lui et elle parut contrariée.

« Bien sûr, la même que d’habitude ? »

Flynn hocha la tête et elle les emmena vers une table dans un coin du fast food, là où il avait l’habitude d’aller, là où ils avaient l’habitude de manger. Il s’installa, attendant que Jules en fasse de même avant de prendre la carte.

« Je vous laisse choisir. »

La serveuse s’éloigna non sans avoir lancé un regard à Flynn et il plongea son regard sur la carte avant que Jules ne lui demande quelque chose du regard. Il sait qu’il ne pourrait lui résister. Après plusieurs secondes de silence, il reposa la carte sur la table et leva le regard vers elle.

« Comme d’habitude ? »


Dernière édition par Flynn Ryder le Dim 6 Mar - 4:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 1:31



    Elle ne put s’empêcher d’être amusée quand Flynn secoua négativement la tête. Elle n’était pas étonnée par sa réponse. Que Flynn ait dans ses poches un mouchoir aurait été aussi étrange que de le voir couper ses cheveux. De mémoire elle ne l’avait jamais vu posséder autre chose que sa bécane, son matériel de chasse et quelques vêtements de rechange comme si il n’avait besoin de rien d’autre pour être heureux. Elle savait qu’il le devait à cette existence sans attaches qu’il avait toujours menée et elle aimait ce côté-là chez lui puisque que ça lui ressemblait étrangement. Elle n’avait jamais possédé une robe du soir, et sa trousse de maquillage s’arrêtait à un khôl noir et un baume pour les lèvres. Ses sous-vêtements elle les achetait au drugstore du coin et elle l’avouait difficilement mais, elle s’était toujours passée de soutiens-gorges. Parfois elle le regrettait, elle aurait voulu être plus femme et puisque c’était la première fois qu’elle nourrissait de telles pensées, elle se disait qu’il avait vraiment éveillé quelque chose chez elle. Quelque chose d’unique.

    Sa paume contre la sienne elle le suivit à l’extérieur du château d’eau, trop heureuse de pouvoir laisser cette partie de sa vie derrière elle jusqu’à la prochaine lune. Elle savait pourtant que le sujet reviendrait dans la discussion, que ce soit avec Emerson ou Flynn, et elle était prête à l’accepter. Mais pas ce soir. Ce soir elle voulait seulement retrouver son homme. Encore une fois elle esquissa un sourire, baissant son regard sur le jean bien rempli du jeune homme. Oui elle pouvait sans vergogne le considérer comme sa propriété et elle adorait ça. Qui s’en serait plaint d’ailleurs ? Il représentait tout ce qu’une jeune fille pouvait vouloir, et ses parents détester. Le rêve en somme. Elle prit le casque qu’il lui tendait et y fourra sa tête, son crâne dodelinant légèrement dans tous les sens parce qu’il était trop lourd et trop grand pour elle. D’ailleurs elle faillit bien s’assommer quand elle approuva le choix de Flynn.

    Le bobo’s était un de ses drive in typique, qui sentait le vieux cuir et le graillon, où l’ambiance était toujours chaleureuse et bon enfant. Tout à fait le genre d’endroit où elle se sentait à l’aise et elle le félicita de ce choix. Il la connaissait trop bien. Elle monta derrière lui sur la moto, trop heureuse de pouvoir se coller contre lui sans que ce contact ne puisse soulever de questions. Elle posa son menton sur son épaule et frémit quand le moteur se mit à vrombir. Flynn avait une conduite nerveuse qui faisait toujours bouillonner son sang. Elle avait souvent regretté, pendant les six mois de leur relation, de ne pouvoir prendre la route avec lui quand ils partaient en chasse avec Emerson. Le seul avantage était que leurs sorties clandestines avaient un goût du danger plutôt exaltant chaque fois qu’elle posait ses fesses sur cet engin.

    Arrivé au restaurant elle retira le casque, les yeux pétillant de malice et les cheveux en désordre. Elle suivit de près le grand blond à l’intérieur du restaurant, se sentant spéciale alors qu’il lui ouvrait la voie et retenait la porte pour elle. Son enthousiasme dégringola d’un rang, quand elle fut témoin de l’échange entre miss roploplos et Flynn. Ces deux là avaient un passé, et même si elle connaissait le caractère de don juan de son amant ? –est-ce qu’elle pouvait toujours le considérer comme tel ? – l’aiguillon de la jalousie n’en venait pas moins la titiller. Suivant les deux jeunes gens, elle prit place à une table isolée du drive in et saisit la carte qu’on lui tendait. Ses soupçons se confirmèrent, quand elle vit la serveuse fusiller Flynn du regard et que ce dernier choisit de se cacher derrière son menu.

    « Non pas comme d’habitude. Je voudrais un cheeseburger et des frites. Un milkshake au chocolat. Et une montagne de pancakes. Tout en même temps si possible. Et je reviens. » Fit-elle en se levant précipitamment et en se dirigeant vers les toilettes pour dame.

    Une fois enfermée à l’intérieur elle observa d’un œil critique son reflet dans le miroir. Elle essuya avec son index les traces de maquillage qui avaient coulé, puis elle essaya de remettre de l’ordre dans ses mèches de feu. Enfin son regard descendit vers sa poitrine désespérément plate et elle tira sur son t-shirt et bomba le torse dans l’espoir d’y faire naître un peu de volume. Peine perdu et elle s’affala sur l’évier en soupirant. Puis elle fit un demi-tour et se contorsionna, puis sautilla sur place, pour voir l’effet de ses fesses dans ce jean. Oui elle aurait pu choisir mieux. Dépitée et nerveuse elle revint dans la salle de restaurant, tripotant ses cheveux pour leur donner un effet glamour. Il fallait vraiment qu’elle apprenne à devenir une fille.

    A table elle fixa un long moment Flynn qui semblait préoccupé avant de lâcher tout de go. « Tu as couché avec miss… big tits ? Parce qu’elle a l’air sacrément… » Posant ses mains à plat sur la table en formica elle se pencha en avant pour voir la serveuse. « Je sais pas. Elle fait plutôt une drôle de tête. »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 4:42


Il aurait du se douter que les choses n’allaient pas être les mêmes. Elle avait changé, ses habitudes aussi. Étrangement, il fut déçut qu’elle ne prenne pas la même chose qu’avant. Il voulait se raccrocher à ses petites habitudes pour vraiment la retrouver. Pour savoir que c’était vraiment elle. Il n’avait plus que ça après tout. Il ne montra pas la moindre émotion quand elle lui fit la liste de ce qu’elle voulait et il lâcha un petit rire étouffé. Elle avait vraiment de l’appétit à présent. Il la regarda rejoindre les toilettes et se perdit dans ses pensées. Qu’est ce qu’il faisait ? Qu’est ce qu’ils faisaient ? Ils ne pouvaient pas faire comme si les choses n’avaient pas changé. Ils ne pouvaient pas reprendre leur relation là où il l’avait laissé. D’ailleurs quelle relation ? Une relation cachée aux yeux de tous, surtout à ceux d’Emerson. Une relation basée sur des moments volés tous les mois, des retrouvailles sensuelles loin de leur monde. Ils ne faisaient que vivre cachés aux yeux de tous. Et avec sa nouvelle condition, ils seraient obligés de se terrer. Comme avant. Une chose qui n’avait pas changé.

« Toi et ta greluche vous avez choisit ? »

Il releva le regard vers la jeune serveuse et il mit un certain temps avant de comprendre le sens de ses paroles. Emily et lui avaient couché ensemble une nuit. Ou deux. A vrai dire il ne se souvenait même pas. Il était venu tellement de fois ici, était resté tard, s’était saoulé, et avait finit la soirée dans ses bras. Mais c’était après Jules. Chaque fois qu’il avait couché avec elle, il n’avait vu que le visage de Jules. Elle avait été la seule. Et à cette allure là, elle le serait probablement toujours. Il était seulement trop con pour se l’avouer. Et surtout lui avouer.

« Ouais met moi trois cheeseburgers frites, un gros plat de chili con carne, une dizaine de pancakes, un milkshake chocolat, deux bières et trois donuts. Le tout en même temps. »

Lui aussi voulait changer. Tant pis pour son hot dog. Fini les habitudes, les petites manies qui pourrissent la vie. Il voulait revivre, comme elle revivait.

« Eh ben si avec ça son cul va pas enfler ! »
« Emily ! »
« Quoi ? T’ose ramener une greluche devant moi après les moments qu’on a passé ensemble ? »
« Tu sais très bien que ça ne signifiait rien pour moi. »
« Ah parce qu’elle, elle signifie quelque chose peut-être ? »

Il baissa le regard vers la carte et lui tendit. Signifiait-elle vraiment quelque chose ? La jeune serveuse s’empara des cartes en soufflant et le fusilla du regard avant de s’éloigner.

« Ah et du ketchup aussi, beaucoup de ketchup ! » Lui cria-t-il en souriant.

Sourire qui disparut bien assez vite alors qu’il replongeait dans ses pensées. Signifiait-elle quelque chose putain ? Il prit sa tête entre ses mains et souffla alors qu’il essayait de trouver un sens à tout ça. A ce qu’elle était à présent, à lui et ce qu’il ressentait. Un sens à eux. Il fut surprit quand elle prit la parole et il resta stoïque, ne voulant pas qu’elle voit le doute et le combat qui prenait place en lui. C’était fou à quel point elle savait le déchiffrer. C’est comme si elle lisait en lui. Il baissa la tête et fixa ses mains sur la table, juste à côté des siennes. Il hésita à les prendre, juste pour lui montrer qu’il n’y avait qu’elle. Mais elles restèrent totalement immobiles. Il n’était pas comme ça. Il ne savait pas montrer ses sentiments. Il n’avait jamais appartenu à quelqu’un. Et pendant tout ce temps ça lui avait suffit. Ça lui avait suffit. Jusqu’à maintenant. Jusqu’à elle.

« Une fois… ou deux. Pas un bon coup. » Avoua-t-il, un sourire crispé sur son visage, se grattant la tempe. Il priait pour qu’elle lâche le sujet.

Il n’osa pas croiser son regard et se racla la gorge alors qu’un plateau rempli se posa devant ses yeux. Emily posa « délicatement » les assiettes devant eux, puis s’éloigna à grandes enjambées. La table remplie, il se saisit de sa bière et avala une grande gorgée. Reposant le verre, il affronta enfin son regard. Oui. Elle signifiait quelque chose pour lui.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 4:43





    Si elle était jalouse de cette plantureuse blonde ? Le mot était faible. Mais pour dieu seul sait quelle raison, Jules conserva un visage impassible. Seul filtrait son sourire, à demi amusé, alors qu’elle se renfonçait dans son siège pour mieux observer Flynn. Il n’avait pas besoin de le dire, elle savait déjà qu’il s’était passé quelque chose entre eux. Elle l’avait sentit au moment où elle avait franchit le seuil électrique du restaurant. Ca flottait dans l’air, comme un vieux relent de vérité qu’on a du mal à s’avouer. Ce qu’elle voulait savoir c’était le poids qu’elle devait accorder à cette relation. 6 mois d’absence. A l’image de leur relation c’était tout. Il avait largement eu le temps de tirer un trait sur elle. Jules se mordit la lèvre pour retenir un soupir de découragement et reporta son attention sur la jeune blonde. A voir son attitude, il s’était passé suffisamment de choses pour qu’elle puisse penser faire un pas en avant dans cette aventure, et marquer l’essai par quelque chose de plus concluant. Oui elle était définitivement jalouse.

    Pourtant elle avait toujours le même sourire affable quand elle se tourna vers Flynn pour écouter sa réponse. Son sourire s’agrandit alors que son cœur se craquelait. La gêne qu’il éprouvait elle la prenait comme une confession du bout des lèvres. Une fois ou deux. Elle pouvait multiplier le chiffre par dix au moins. Pas un bon coup. S’il la dépréciait ouvertement c’est qu’il avait quelque chose à cacher. Elle s’en voulait d’avoir orienté la conversation de cette façon mais elle ne pouvait plus reculer maintenant. Quand la serveuse apporta leur commande elle leva le menton vers elle et lui adressa ce qui ressemblait à un vague sourire d’excuse. Elle se sentait étrangère à tout ça, pas à sa place. Elle ne s’était pas doutée que ça pourrait être aussi difficile.

    Elle piocha quelques frites qu’elle grignota en silence, observant presque avec détachement cette femme qui avait prit sa place. Emily ne décolérait pas, et s’affairait près du comptoir avec une certaine agressivité. Absente Jules trempa ses frites dans le milkshake avant de les gober, quand elle porte de nouveau son regard sur le chasseur, ses yeux pétillaient de malice. « On dirait que tu ne lui a pas fait forte impression non plus. » Elle essaya de rire mais il resta bloqué dans sa gorge et elle ne parvint à articuler qu’un vague gargouillis. Ses joues prirent aussitôt une teinte rouge tomate et elle se massa la nuque, embarrassée. Le souci avec sa peau diaphane de rouquine, c’était qu’elle s’enflammait à la moindre émotion. Taquiner Flynn sur ses performances sexuelles n’était pas une bonne idée non plus, parce qu’elle ramenait des souvenirs à elle, qui n’étaient pas déplaisants. En fait elle pouvait sans honte avouer que Flynn avait été l’ouragan de sa vie sexuelle, pourtant pas anodine.

    Se raclant la gorge elle essaya de se gagner une contenance. Maintenant que le sujet était abordé, autant dire les choses. « Tu sais… » Comment pouvait-elle amener ça ? Pourquoi personne n’avait jamais écrit un manuel du comportement à avoir en revenant d’entre les morts ? « Je ne suis pas naïve au point de croire que tu es resté seul pendant tout ce temps. Je te connais bien et… » Elle leva les yeux au ciel, ses joues comme des coquelicots à nouveau. Oui elle connaissait bien Flynn, sa réputation et son appétit. Elle en avait souvent été l’heureuse bénéficiaire. « C’est pas comme si… Enfin j’ai été enterrée alors je crois que tout ça n’a pas vraiment d’importance… » Fit-elle en haussant les épaules. Ils en étaient aux balbutiements de leur relation à l’époque, et ne s’étaient rien promis. Elle n’aurait pu lui jeter la pierre. Pas plus qu’elle n’était capable de lui demander de retourner en arrière.

    « Enfin tu es libre d’aimer être avec elle. C’est pas comme si. Comme si tu avais du me rester fidèle. Comme s’il restait quelque chose de nous. » Cette fois elle s’enterrait toute seule.
    « Mais c'était bien. » Fit-elle, souriante, le regard dans le vague.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 4:45



Appuyant fermement sur le tube de ketchup, il remplit le bol devant lui et y trempa généreusement ses frites avant de les enfourner dans sa bouche. Il évitait tout contact visuel avec Jules. Cette situation le dérangeait. Bien que leur relation n’ait rien d’exclusive, il n’était jamais allé voir ailleurs lorsqu’il était avec elle. C’était le côté de lui dont il était le plus fier quand il avait été à ses côtés. Elle avait fait de lui quelqu’un de meilleur, quelqu’un de plus intègre. Elle avait fait de lui un homme fidèle. Et bien qu’il ne lui avouerait pour rien au monde, sa vie de Don Juan d’avant ne l’avait pas le moins du monde manqué. Parce qu’elle comblait tout ce dont il avait envie. Parce qu’elle avait su lui apporter ce dont il avait besoin.

Il avala de travers quand elle fit référence à ses talents sexuels et il se racla vivement la gorge en lâchant un petit rire nerveux pour ne pas montrer la gêne qui lui donnait envie de prendre ses jambes à son cou pour s’enfuir loin de tout ce cirque. Pourquoi devaient-ils s’embarrasser avec ce sentiment ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas laisser tout ça de côté et vivre le moment présent ? Oublier les six mois d’absence pour recommencer tout. Pour juste reprendre là où ils s’étaient quittés. Pour juste s’aimer à nouveau. Comme ils l’avaient fait pendant six mois.

[7 MOIS PLUS TOT]

Se retenant de rire, ils se mirent à trottiner sur le parking du motel, rejoignant la bécane à l’angle de la rue. Ils n’avaient que quelques heures avant qu’Emerson ne se réveille. Leurs sorties nocturnes étaient leurs petits moments à eux, où ils pouvaient enfin se découvrir sans le regard des autres. Plus de barrières, plus de regards contrôlés. Même si parfois cette situation le pesait, se cacher aux yeux de son frère, il savait qu’il ne pourrait arrêter leur relation ou ce je-ne-sais-quoi qu’ils avaient entamé. Ils n’y avaient jamais donné de nom. Et c’était peut-être mieux ainsi. Car du jour au lendemain, ils n’auraient peut-être plus de raison de s’appeler.

Le moteur de la moto se coupa alors qu’ils arrivèrent dans un quartier de banlieue. Jules descendit de la moto, enlevant son casque. Flynn enclencha la béquille et fit de même. La jeune femme tourna la tête vers lui en signe d’incompréhension. Un sourire se dessina sur les lèvres de Flynn et il posa un doigt sur les lèvres de Jules pour qu’elle se fasse silencieuse avant de lui prendre la main pour l’emmener vers la porte d’un garage. Doucement il la souleva et il invita Jules à rentrer. La pénombre les encercla avant qu’il ne referme la porte et n’allume la lumière.

« Eugène, qu’est ce qu’on fout ici ? » Ne put s’empêcher de lâcher Jules en essayant de chuchoter, s’approchant de lui. « On est chez qui ? »

Flynn entoura la taille de la jeune femme, l’attirant à lui alors qu’il la dévorait du regard.

« Une maison à vendre, je me suis dis qu’elle serait à nous pour la nuit. » Souffla-t-il le regard remplit de malice. Elle ouvrit la bouche de surprise et avant qu’elle ne puisse répliquer, il vint coller sa barbe mal rasée contre sa joue pour approcher sa bouche de son oreille. « Et en plus elle est toute équipée. »

Un petit cri se fit entendre alors qu’elle mit sa main devant sa bouche en souriant. Comme deux gamins qui découvrent le monde, ils se précipitèrent au premier niveau de la maison, découvrant ensemble toutes les pièces, du salon spacieux à la cuisine en passant par la salle de bains. C’est sur le plan de travail de la cuisine, alors qu’ils étaient en train de s’affairer à faire à manger, que Flynn la souleva avec sauvagerie, déboutonnant son chemisier. Leurs baisers s’étaient faits fiévreux alors qu’elle trouvait la braguette de son jean avec presque trop de facilité.

Essayant toutes les pièces, il n’avait pas eut le temps de lui dire qu’il avait acheté cette maison sous un faux nom, juste pour qu’ils aient un endroit à eux pour se retrouver.

Un endroit à eux pour s’aimer.

[AUJOURD’HUI]

« Je ne devais pas être au top de ma forme sinon elle serait folle de moi tu ne crois pas ? » Répliqua-t-il avec malice, cherchant une réponse dans son regard qu’il ne trouva pas.

Chacun d’eux savaient à quel point Flynn était un bon coup. Elle avait été aux premières loges en ce qui concerne cet aspect de sa personnalité. Flynn aimait les contacts physiques, plus que ça, il en avait besoin. Comme s’il avait besoin d’eux pour combler les parties vides de sa vie. Il baissa le regard alors que son sourire disparaissait de son visage petit à petit qu’elle se livrait enfin. Il avait du mal à avaler sa salive et à trouver un sens à ces mots. Il avait surtout du mal à se rappeler ses actes de ces six derniers mois. Il était devenu quelqu’un d’autre. Il avait passé des jours entiers, seul, dans cette maison vide qui lui rappelait trop elle, une bouteille de whisky dans une main, un paquet de cigarette dans l’autre. Il avait passé les autres mois à trouer le cul à des erreurs de la nature pendant qu’il s’envoyait en l’air avec toutes les filles qui croisaient son passage. Parce qu’il était ainsi fait. Et parce qu’il ne voyait que son visage pendant qu’il en baisait une autre. Comme s’il restait quelque chose de nous. Il passa sa main sur sa bouche alors qu’il essayait de rester stoïque devant elle. Il sentit sa peau lui brûler et il laissa tomber sa main sur la table dans un bruit sourd, restant silencieux pendant qu’elle disait ses derniers mots. C’était bien. C’était.

« Que veux-tu, la vie ne s’est pas arrêtée pour moi. » Lâcha-t-il, avec une pointe d’amertume, sans toutefois lui livrer la moindre émotion.

Cette nuit là, quand il apprit qu’elle était morte, il aurait préféré mourir avec elle. Car l’homme qu’elle avait fait de lui avait été enterré en même temps qu’elle. Et maintenant il avait du mal à assumer être redevenu celui qu’il était avant elle. Il baissa la tête, se rendant compte de la portée de ses paroles, l’air désolé, alors qu’il s’employait à enlever le cornichon de son cheeseburger. Comme s’il n’avait que ça à faire pour ne pas avoir à affronter son regard. Ses doutes. Sa question. Oui il restait quelque chose d’eux. Bordel pourquoi devait-il rester quelque chose d’eux ? Son corps ne réclamait que le sien, il avait ce besoin de la toucher. De la savoir sienne. Mais elle restait indéfiniment trop loin, trop distante. Il avait peur de ce qu’elle était devenue. Des conséquences qu’elle laisserait sur sa vie. Les conséquences des déchirures qu’elle avait laissé sur sa vie, aussi. Il avait peur d’eux. De ce qu’ils signifiaient à présent. De ce qu’ils avaient une fois, dans leur passé, signifiaient l’un pour l’autre. Ils n’en avaient jamais parlé après tout.

« On dirait que tu parles de nous au passé. » Souffla-t-il, relevant enfin le regard, comme si le monde s’était arrêté de tourner autour d’eux. « Tu m’as rappelé simplement pour faire bonne figure c’est ça ? » Pourquoi devait-il tout prendre à l’envers, mal, désorienté, il ne savait plus où donner de la tête. Bordel, ne voyait-elle pas qu’il était fou de ses rires nerveux, ses maladresses adorables et ses gestes de petite fille bien trop forte. Ne voyait-elle pas qu’il se retenait pour ne pas lui déchirer ses vêtements et la faire sienne encore une fois ? Ne voyait-elle pas ? Qu’il n’y avait eut qu’elle depuis le début ?

« Ça rime à quoi tout ça Jules ? » Demanda-t-il, direct, comme il ne l’avait jamais été depuis qu’ils s’étaient retrouvés. « Je suis là pour quoi ? Surveiller Emerson pour pas qu’il fasse de conneries ? T’as pensé ne serait-ce qu’une seconde à moi dans tout ça ? Dans ton petit manège pour protéger ton petit frère ? » Les mots sortaient comme des lames de rasoir impossibles à stopper. Elles entaillaient chaque partie de son âme. Il n’aurait pas voulut que les choses soient dites ainsi entre eux mais le trop plein de ces derniers mois avaient besoin de sortir. D’une manière ou d’une autre. Il avait besoin de lui montrer à quel point il avait souffert. Il avait besoin de lui prouver à quel point il tenait à elle.

« T’as pas le droit de remettre en question ma vie sans toi ces six derniers mois. T’as pas le droit de me rendre fou pendant des semaines pour revenir comme ça. De te montrer jalouse d’une fille qui n’a pas représenté ne serait-ce qu’un quart de ce qu’on a vécut. T’as encore moins le droit de me dire d’être heureux avec une autre. D’en aimer une autre. T’as pas le droit ! »

Il s’était rapproché au fur et à mesure qu’il lâchait tout un tas de reproches qui n’étaient en fait que des paroles délirantes. Une sorte d’aveux à mi-mots.

« Tu m’entends Jules ? » Sa main tapa la table dans un bruit sourd et il contracta son poing. Il allait trop loin. Lui-même il allait trop loin. Il tourna la tête et regarda autour d’eux pour s’assurer que personne ne les regardaient ou écoutaient leur conversation. « T’as pas le droit. » Murmura-t-il sans oser la regarder. Tout comme lui n’avait pas le droit de lui demander tout ça. Pas après tout ce temps. Peut-être avait-elle eut raison de parler d’eux au passé après tout.

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 4:46



« Je préfère ça. »
Jules esquissa un sourire, de ces sourires que l’on sait empli de souvenirs, quand elle entendit Flynn se vanter de ses prouesses sexuelles. Le jeune homme n’avait jamais caché sa fierté et elle l’avait d’abord prit pour un sacré baratineur. Ca c’était avant d’avoir passé la nuit avec lui. Il lui avait fait tourner la tête, comme à beaucoup d’autres, mais elle doutait qu’une seule de ses conquêtes puisse ressentir la même chose qu’elle. Elle n’aimait pas Flynn. Elle aimait Eugène, cet homme qu’il avait essayé d’oublier en se construisant un autre moi. Elle savait des choses qu’on ne soupçonnerait pas venant de lui et parfois elle était surprise qu’il ait eu assez confiance en elle pour se confier. Souvent elle doutait l’avoir mérité. Aujourd’hui plus encore.

[7 mois plus tôt]
Jules se contorsionna silencieusement dans l’obscurité, pour s’échapper du lit sans réveiller le bienheureux qui ronflait à ses côtés. Elle retrouva sa petite culotte qui traînait au bas du lit et l’enfila puis quitta la pièce, sans oublier de jeter un dernier regard à Eugène. Les bras en croix, le visage enfouit dans l’oreiller, il offrait le spectacle de son magnifique petit derrière nu, et de son dos tatoué, ce qui fit sourire la rouquine. On ne pouvait se lasser d’une telle chose. Frictionnant ses bras, elle fit le chemin inverse à celui qu’ils avaient emprunté un peu plus tôt, prenant plaisir à découvrir chaque pièce de la petite maison. Elle ne savait pourquoi, elle s’y sentait tout de suite à l’aise, appréciant les meubles disséminés un peu partout. Elle redescendit dans la cuisine, ramassant les vestiges d’un repas qu’ils n’avaient pas mangé. Elle remit les provisions dans le frigo, notant avec surprise qu’il était plutôt bien rempli. Elle aurait pu craindre que quelqu’un les surprennent, mais elle faisait suffisamment confiance à Eugène pour ne pas s’alarmer. D’un rapide coup d’œil elle examina le résultat de son travail et se félicita d’être une aussi bonne femme d’intérieur.

Elle tourna un moment dans le salon, avant de se poster à la fenêtre et de scruter le voisinage, à la recherche d’un indice lui indiquant qu’elle était bien toujours sur la même planète. Dans ce quartier, on semblait pouvoir oublier qu’il y avait des démons partout et que l’apocalypse battait son plein. Elle eut même la brève vision d’un Flynn, jouant avec une petite chose qui tenait à peine sur ses jambes boudinées et qu’il faisait tournoyer dans les airs. Sa vision se tourna même vers elle un instant, sourire aux lèvres, la fixant droit dans les yeux pour lui adresser un signe. Jules attrapa la veste en cuir du chasseur qui traînait par là, s’emmitoufla dedans et sortit aussitôt. Elle ne vit pas, les symboles gravés dans le bois tout autour du chambranle de la porte.

Pieds nus elle traversa la pelouse, encore humide de l’arrosage automatique qui s’était déclenché plus tôt dans la soirée. Elle alla directement à la boîte aux lettres dont elle retira plusieurs feuillets qu’elle coinça sous son bras. Elle retourna sur le porche, où elle prit place sur la balancelle, une jambe repliée sous elle et l’autre se balançant dans le vide, et elle entreprit de décortiquer scrupuleusement le contenu de chaque enveloppe. Quand la silhouette d’Eugène se dessina devant elle, elle esquissa un sourire coupable.

« Les nouvelles sont bonnes ? »

« Ce Owen Ackles n’a reçu que des pubs pour l’huile de vidange pour moto et les lotions capillaires. »
« Heureux homme. Qu’est-ce que tu fais ? » Demanda-t-il en s’appuyant contre le mur avec sa nonchalance coutumière. Il avait tout de même prit la peine d’enfiler son caleçon. Ce qui n’était pas toujours le cas.
« Je voulais savoir ce que ça faisait de… Tu sais vivre dans un quartier comme ça. Je n’ai jamais eu de boîte aux lettres je ne sais pas si tu te rends compte ? »
« Et alors ? » Dans son regard elle voyait bien qu’il ne jugeait pas, il était simplement curieux.
« Je pourrais bien m’y faire. Tu sais parfois je regrette de ne pas avoir eu la chance de faire tous ces trucs normaux. Aller à l’école… Au bal de fin d’année… »
« Quoi ? Toi à un bal ? »
« Oui avec la robe meringue et le maquillage affreux. Ne rigole pas c’est juste… »
« Viens là. » fit-il en tendant une main vers elle.
« Quoi ? »
« Viens. »
Esquissant une grimace elle se leva et il l’attira à lui. Il prit ses mains pour les poser sur ses épaules nues et des siennes agrippa ses hanches. Puis il se mit à fredonner doucement et l’entraîna dans un slow improvisé. « C’est une chanson d’ACDC ça non ? » « Chut » « Mais » « Chut » « Aïe » « Mince, pardon. » Elle explosa de rire, laissant son front reposer contre son épaule. Il était le pire des danseurs. Mais ça elle pouvait facilement lui pardonner. « Tu n’es pas censé faire ça. Et tu as arrêté de chanter. » « Tu n’as pas de robe. On peut bien improviser un peu non ? » Souffla-t-il à son oreille et elle se laissa aller complètement dans ses bras.


[Ce soir]
Jules se redressa lentement pour attraper le cornichon avec lequel se battait Eugène depuis un moment déjà et le fourra dans son propre sandwich. Un geste qu’elle avait prit l’habitude de faire lorsqu’il mangeait ensemble. On ne pouvait pas vraiment dire quelle assiette était à qui parce qu’ils picoraient joyeusement dans tout. Puis elle se retrouva soudain piégée par son regard et ne sut comment s’y soustraire. Elle ne l’avait pas venu venir mais la première accusation tomba et elle sentit immédiatement ses intestins se tordre de douleur. Silencieuse elle voyait les reproches s’accumuler mais elle ne trouvait pas la force d’y répliquer. Plus encore, elle pensait qu’il avait besoin de dire ces choses, aussi douloureuses soient-elles à entendre.

Elle sursauta quand le poing du grand blond s’abattit sur la table, faisant vaciller les verres. Jules accentua encore la distance qui se trouvait entre eux et après avoir elle-même inspecté le restaurant, et découvert qu’Emily se réjouissait que le ton soit monté entre eux elle répliqua. « Tu sais quoi Eugène ? Le droit je le prends. » Elle ne pouvait pas expliquer maintenant les raisons pour lesquelles elle l’avait appelé, parce que cela desservirait ce qu’elle s’apprêtait à dire maintenant. « Tout est trop compliqué maintenant. Tu ne vois pas ? On ne peut pas faire comme si rien n’avait changé et puis il me semble bien qu’on ne s’était rien promis. Tu te souviens ? Je n’ai aucune envie de t’imposer tout ça. Ca ne pourrait que finir mal. Je peux essayer de me mentir, la vérité me rattrapera toujours. Je ne suis plus humaine. Toi-même tu avais pris tes précautions. Je ne te ferais pas subir la même chose que lorsque tu étais enfant. » Elle s’arrêta, le menton tremblant, qu’est-ce qui lui avait pris ? Elle ne comprenait plus pour quelles raisons elle l’avait appelé. Elle se leva d’un coup, sortit une liasse de billets qu’elle abandonna sur la table et attrapa son cheeseburger, et sans demander son reste elle s’enfuit hors du bâtiment. Regardant autour d’elle, elle décida de s’engager sur la droite, même si elle n’avait aucune idée de l’endroit où l’emmènerait cette route.

Quelle conne… ruminait-elle, en avalant des bouchées de son repas, martelant le sol du talon de ses bottes. Et lâche en plus de ça.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 4:47

La vie était vraiment une chienne. Et elle ne l’avait définitivement pas épargné. Il aurait supporté tous les malheurs si seulement elle avait été épargnée. Il s’en prenait directement à lui si elle était ainsi à présent. C’était entièrement sa faute. Il le savait. Car il n’apportait que malheur dans la vie des gens. Il n’était pas fait pour le bonheur. Alors comment avait-il pu croire qu’il aurait pu faire sa vie avec elle. Une maison, des enfants, un chien, une balançoire, un courrier à son nom. Une famille. Comment avait-il pu croire que cette vie là pouvait aussi lui appartenir. Foutaises. Son prénom donna plus d’ampleur à sa phrase, comme à chaque fois qu’elle l’appelait par sa véritable identité. Il n’y avait vraiment qu’avec elle qu’il se retrouvait lui-même. Celui qu’il avait toujours été au fond mais qu’il avait barricadé pour ne plus souffrir. Même avec son meilleur ami, il était devenu Flynn, l’homme qui n’a peur de rien. Mais à la fin de la journée, quand personne ne le regarde, il redevenait Eugène. Fatigué des faux semblants. Fatigué de mener cette vie là.

Son regard suivit le moindre de ses gestes. Si, il le voyait très bien. Oh si, il se heurtait à un mur à chaque fois qu’il essayait de savoir ce qu’il restait d’eux deux. Il voulait y croire. Oh oui il voulait y croire, plus que n’importe quoi. Mais c’était presque impossible. Il ne restait que des débris de ce qu’ils avaient été. Il y a six mois. Je ne te ferais pas subir la même chose que lorsque tu étais enfant. Son cœur manqua un battement et il déglutit avec peine. Elle avait été une des seules à vraiment savoir son histoire. Il avait eut assez confiance en elle pour tout lui révéler. Jusqu’au moindre détail. Et voilà que maintenant elle s’en servait contre lui. Il regarda ailleurs pour ne pas soutenir son regard et surtout pour ne pas qu’elle voit les larmes qui n’attendaient que d’inonder ses yeux. Associer l’histoire de ses parents à eux était la pire chose qu’il pouvait imaginer. C’était tout bonnement impossible. Il ferait tout pour ne pas que ça arrive. Mais après tout elle n’avait pas tord. Ils étaient dans une impasse. Et si un jour de pleine lune elle se retournait contre lui ? L’histoire se répèterait encore. Avait-il assez confiance en elle pour prendre le risque ? L’aimait-il assez ?

Il la laissa partir sans même essayer de la retenir. C’était trop tard. C’était trop dur. Elle avait eut raison de lui. Il ne pouvait pas faire plus durer la fin d’eux deux. Elle était inévitable après tout. Ils n’appartenaient à présent plus au même monde. Il resta un instant immobile, fixant le siège vide face à lui. Le visage de la jeune femme allait probablement le hanter encore pendant des mois. Puis avec un peu de chance, il arriverait à l’oublier. Avec un peu de chance il arriverait à se faire tuer. C’était bien là sa fin. Il n’en voyait d’autres.

[IL Y A QUATRE MOIS]

« Tu as l’air bien seul beau blond. »

La voix sensuelle d’une plantureuse brune le réveilla de sa rêverie. Il ne répliqua pas et lui lança un faible sourire. Ce n’était pas le bon moment. Pas le bon jour, le bon mois. Ce n’était pas du tout bon. Il n’était pas prêt à la laisser aller. Il n’était pas prêt à aller de l’avant, il se raccrochait à chaque lieu, chaque phrase, chaque odeur. Il se raccrochait éperdument à la vie. A ce qui pouvait le maintenir encore en vie. Mais il était épuisé. Épuisé de combattre un sentiment bien trop fort pour une seule personne. Épuisé d’espérer. Épuisé. Il porta le verre de whisky à ses lèvres et l’avala d’une traite. Il se leva, sans accorder le moindre regard à la jolie brune à ses côtés et rejoignit l’extérieur. La brume au loin n’allait pas tarder à encercler le bar miteux qu’il avait trouvé sur la route. Il se saisit d’une cigarette dans son paquet et l’alluma. Cela faisait deux mois. Deux mois qu’il barricadé Eugène, l’enfouissait pour toujours. De toute façon, il n’avait même pas la force de se défendre. Même plus la force d’exister.

« Eugène… » Un murmure dans la brume.

Un simple murmure.

Sa peau frissonna sous sa veste en cuir. Il sentit la bête en lui, se réveiller. Ce lui qu’il avait enterré. Il hallucinait encore. Toujours. Rien n’était réel. Il en arrivait à se demander ce qu’il l’était à présent. Si elle était vraiment morte. S’il l’avait vraiment connu. Vraiment aimé. Il était perdu dans ce monde qu’il connaissait trop. Dans ce monde qu’il ne connaitrait jamais vraiment. Et elle n’était plus là pour le retrouver. Elle, qui le connaissait trop bien.

Un contact sur son épaule le fit se retourner brusquement et il plaqua la silhouette contre la paroi du bar. Ses yeux. Ses lèvres. Elle était là, face à lui. Il resta un instant ahurit, la fixant, incapable de concevoir la moindre pensée. Jules. Il cligna des yeux et le mirage s’envola.

« Je vois que tu attaques vite les choses beau blond. »

Son cœur se ficela à chacune de ses paroles. Chacune de ses évidences. Ce n’était pas elle. Et ça ne le serait plus jamais. Il fallait qu’il se fasse à l’idée. Il fallait qu’il l’oublie. Qu’il arrive enfin à l’abandonner, la laisser partir. Mais pas ce soir. Pas ce soir. Il n’avait pas la force.

Ses lèvres empoignèrent celle de la jolie brune avec avidité, presque pour la faire taire. Ce soir il imaginerait une dernière fois qu’elle était sienne. Ce soir il se battrait une nouvelle fois. Avec Eugène. Avec lui-même.

[MAINTENANT]

Il lâcha un juron tandis qu’il faisait valser les verres de la table. Emily se retourna furieuse vers lui, et il lâcha quelques billets à son tour avant de prendre le chemin que Jules avait emprunté quelques secondes auparavant. Emily lui attrapa le bras et il virevolta vers elle. Il lui lança un regard incrédule, pas ce soir. Il se défit de son emprise avec hargne et poussa sauvagement la porte du snack. Ses yeux cherchèrent la présence de Jules mais la brume avait tout engloutit. Satané brume. Il se retint de crier son nom et enfourcha sa moto. Il ne pouvait pas la laisser. Il n’avait pas le droit. Pas après tout ce qu’il avait fait pour la maintenir en vie. Pour la maintenir en lui.

Après plusieurs minutes à la chercher, il emprunta la rue de droite et fit ronronner sa moto, espérant la retrouver. Cette fois-ci il ne laisserait pas filer l’appelle de sa voix. Bien sûr il n’était pas prêt à cette nouvelle relation entre eux mais il ne pouvait pas la laisser dans la nature comme ça après lui avoir promit qu’il serait là pour elle, là pour la protéger quoi qu’il puisse lui arriver. Il ne pouvait pas briser sa promesse. Quoi qu’il lui en coûte.

La silhouette de la jeune femme se dégagea dans l’allée et il ralentit doucement à ses côtés. Il enleva son casque et lui tendit. Il savait que ça ne pouvait résoudre ce qu’ils s’étaient dit. Il savait qu’il faudrait bien du temps avant qu’ils ne trouvent un moyen de se comprendre à nouveau. Ce qu’elle ne savait pas c’est qu’il n’avait attendu que ce moment. Qu’elle lui revienne enfin.

« Je t’ai promis que je ne laisserai plus rien t’arriver à présent. » Lâcha-t-il attendant qu’elle se décide à prendre le casque.

« Alors monte. Je te ramène. »
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 6 Mar - 4:47







    L’air frais avait en effet bénéfique sur elle, il apaisait la tempête qui faisait rage en elle mais la laissait plus démunie que jamais face à ses souvenirs. Elle voulait croire que chacun de ses choix étaient sans conséquences, mais elle devait se heurter chaque fois à la réalité. Dans son idéal cette soirée s’était formée dans son esprit d’une bien différente manière, et elle avait dés le début vu les événements prendre un court différent. Et maintenant ?

    [Flash] « Tu mets ta main là. » « Là ? » demanda-t-elle, se penchant un peu en arrière pour mieux se blottir contre lui. « Oui et tu tournes la manette dou- » Elle agrippa la poignée de la moto et la tourna d’un seul coup, ce qui fit rugir le moteur et la cylindrée partit d’un seul coup en avant. Eugène se trouva déséquilibré un moment, et il attrapa ce qu’il put, avant de poser sa main sur la sienne et la forcer à lâcher le guidon. La moto avait prit de la vitesse et ils se rapprochaient dangereusement d’un fossé. Il l’écrasa à moitié sous son poids pour reprendre le contrôle et dévier l’engin. « Doucement. » souffla-t-il à l’oreille de Jules qui éclata de rire. [Flash] Jules posa un regard curieux sur Eugène. Elle porta les mains à ses lèvres, goûtant ainsi le souvenir de son baiser. La sensation était étrange. Pas désagréable mais surprenante. Elle s’était longtemps imaginer l’embrasser pour la première fois mais n’avait jamais été capable de vraiment se figurer la sensation que cela lui procurerait. Ses lèvres avaient le goût de l’interdit et de la bière, avec un petit reviens-y. Elle l’attrapa par le col de sa chemise, et avec force le ramena à elle pour y goûter une seconde fois. Juste pour être sûre. [Flash] Dans ses mais elle sentait le poids du métal et le froid qui s’en dégageait. Bien qu’habitué à la chasse, elle trouvait qu’on ne pouvait jamais se faire à l’idée de porter une arme et de devoir s’en servir. Elle voulait penser qu’elle ne tirait que sur des monstres, qu’elle faisait les bons choix, mais elle avait vu tellement de choses que le doute la prenait parfois. Elle recula de quelques pas, puis heurta quelque chose et sursauta. En se retournant elle vit que ce n’était que Flynn. Eugène. Ils se regardèrent un long moment, silencieux, avant de se sourire. Comme deux personnes qui avaient un secret. [Flash] « Mets ta jambe comme ça. » « Non je crois que ton bras doit aller là. » « Attends parce que ça me fait mal. » « Okay on va peut être essayer autre chose. Ne bouge plus. Là ! » « Ahah ! Tu verrais ta tête… » Ricana-t-elle. « Chut je suis sûr qu’on peut le faire. » dit-il en fronçant les sourcils ce qui la fit rire d’avantage. Ils étaient tombés sur un programme pour adulte qui avait des airs de cours pour gymnastes confirmés et ils avaient fait le pari de surpasser les protagonistes. Voilà comment ils s’étaient retrouvés, en plein après-midi, dans des positions plus qu’improbables, se retenant au rideau de douche pour ne pas tomber. « Moi j’abandonne. » souffla-t-elle en se dépêtrant pour sortir de la salle de bain. Il l’attrapa en allongeant juste le bras, et la ramena contre lui. Très vite ils perdirent leur souffle, sur le carrelage froid du sol de la salle de bain. [Flash] « Ca fait un bail gamine. » Jules sentit aussitôt les commissures de ses lèvres se redresser en un demi-sourire. Se courbant contre le mur pour y trouver un appui, elle essaya d’étouffer la sensation douloureuse qui naissait au creux de ses reins. Elle l’imaginait très bien, la cigarette aux lèvres, ses cheveux blonds comme les blés en bataille et ce petit quelque chose dans le regard qui faisait courir son cœur comme un dératé. « C’est la folie par ici. Il se passe pas mal de choses. On est sur une sorte de gros coup. » « Du genre ? » « Loup garou. De la mauvaise carne. Celui-là pourrait être vieux de plusieurs centaines d’années. Je ne sais même pas si c’est possible. Bref. On va tous à Topeka après ça. C’est plutôt impressionnant tout le monde se regroupe. Tu y seras ? » Ce qu’elle voulait dire c’est viens. « Nous on débarque là-bas dans une semaine. » « Ok. » « Je vais peut-être devoir te laisser d’ailleurs. Emerson a peut-être une piste. Et je veux pas… » « … qu’il te surprenne. » Silence. « Eugène. J’y ai pas mal pensé et je crois que je voudrais lui en parler. » « Genre ? » « Je sais pas encore. J’ai toujours eu du mal à lui mentir tu sais. Et avec ce qui se passe… » La maison. Elle ne pouvait penser qu’à cette maison. Elle poussa un soupir. « Je voudrais que tu sois déjà là. » [ Fin Flash]

    Elle entendit le bruit d’un moteur qui se rapprochait et elle leva les yeux au ciel. Elle aurait du se douter que Flynn n’était pas du genre à abandonner aussi facilement. Elle admirait son côté combattif, seulement pour une fois il ne l’aidait pas. Elle aurait voulu qu’on la laisse seule avec ses souvenirs, parce que c’était là la seule chose qui lui restait. Bien sûr elle s’était attendue à ce que les choses soient différentes en revenant, elle n’était simplement pas prête à quelque chose comme ça. C’était bien trop difficile, et parfois elle pensait qu’elle aurait tout aussi bien fait de disparaître. Mais voilà, courir sur des talons n’était pas la chose la plus aisée. Resserrant ses bras autour de son torse, elle tourna la tête vers le jeune homme, sans pour autant ralentir le pas.

    « Je préfère autant rentrer seule tu sais. Je me suis bien débrouiller jusqu’ici. » Elle lui lança un regard qui signifiait clairement qu’elle voulait le voir partir. S’il te plaît ne me force pas à supporter ta présence. A t’avoir auprès de moi quand tu ne peux pas être à moi. Quand je ne peux pas te toucher. T’embrasser. Ou retrouver l’asile de tes bras. Elle essaya d’accélérer le pas encore. Combat peine perdu contre un engin motorisé. Il ne manquait que la pluie, pensa-t-elle, pile au moment où une goutte s’abattit sur sa joue. Etait-elle victime d’un mauvais soap ? Elle continua à avancer comme ça sur plusieurs mètres, avant de dégringoler dans le fossé après s’être pris les pieds dans une touffe d’herbe. Les bras en croix. Le visage plein de boue. Elle éclata de rire.

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mer 9 Mar - 12:59


Il avait beau faire bonne figure, soutenir son regard à chacun de ses doutes, oublier chaque parcelle déchirée par son absence, il n’arrivait pas à savoir ce qu’il voulait vraiment. Il n’arrivait pas à enlever cette peur qui le tiraillait au plus profond de son âme. Il avait peur de se laisser à nouveau aller avec elle, il avait peur de la perdre à nouveau, il avait peur de la retrouver changé, il avait peur de ce qu’elle était à présent, des conséquences qu’il y aurait sur leur vie de couple. Il avait peur d’un tas de choses. De trop de choses. Pourtant il restait fort, ne sillait à aucun de ses gestes, gardait ce visage fermé, ce masque qu’il s’était forgé depuis des mois.

Ca aurait été tellement facile de tout oublier. De la tirer par le bras pour la faire monter sur cette moto. La serrer si fort contre lui qu’il serait impossible pour elle de se débattre. La garder contre lui pour toujours rien que pour la savoir en sécurité. La savoir sienne. Ca aurait été si facile. Mais. Mais il ne pouvait oublier. Il ne pouvait faire taire ce sentiment au fond de son cœur. Ce doute constant qui lui envahissait les tripes dès qu’il posait ses yeux sur elle. Cet amour incontrôlable qui lui bouffait les entrailles dès qu’il effleurait sa peau. Il était fou d’elle. Et il en subissait les conséquences.

Il resta immobile quand elle trébucha et se retrouva dans le fossé. Il détourna le regard un instant et serra la mâchoire, passant sa main sur sa bouche. Il se détestait de ressentir ça. Ce sentiment. De peur. Il entendit son rire et il sentit son estomac se retourner. Depuis combien de temps n’avait-il pas écouté son rire ? Il lui rappelait les moments qu’ils passaient sous la couette, les moments où il se retrouvait sur elle, l’écrasait de tout son poids alors qu’il la chatouillait à ne plus pouvoir respirer. Ces moments là étaient gravés en lui d’une pierre blanche. Rien ne pourrait effacer ces précieux moments. Rien ne pourrait effacer tout l’amour qu’il avait pour elle. Mais rien ne pourrait aussi effacer la peur. C’était trop tôt.

Il coupa le moteur, enclencha la béquille et descendit de sa moto alors qu’il regardait au loin. Il avait juste peur de croiser son regard, la voir rire pour craquer, flancher sous sa fragilité. Il se racla la gorge, dompta sa tignasse et finalement s’approcha du fossé. Il n’aurait su dire si c’était le reflet de la lune, l’éclat de son rire ou encore la pluie qui s’abattait sur eux qui rendait ce moment si unique.

« Effectivement, tu as l’air de bien te débrouiller. » Lâcha-t-il doucement avec amusement alors qu’il lui lançait un regard timide.

Il se mit légèrement à rire lui aussi alors qu’il se calma finalement, son regard planté dans le sien. Au bout de quelques secondes, il tendit finalement sa main vers elle.

« Allez viens on rentre. Sinon ton maquillage va couler. » Il leva son autre main en signe de protestation pour ne pas qu’elle réplique. « T’as pas ton mot à dire. »

Après quelques secondes d’hésitations ou il essaya de comprendre son comportement, il serra sa main dans la sienne et la hissa de toute sa force hors du fossé. Il eut un léger recul lorsqu’avec l’élan elle vient le percuter et ils restèrent quelques secondes sans bouger. Ses mains remontèrent doucement pour finalement essuyer les traces de maquillage qui avaient coulé le long de ses joues. Il planta son regard dans le sien et essaya pour une fois depuis le début de la soirée, de faire taire la peur qui le cisaillait.

Il se laissa aller quelques secondes avant de se racler la gorge et de s’éloigner d’elle. Il ne savait pas ce qu’elle voulait. Il ne savait pas ce qu’IL voulait. Il ne savait encore moins comment réagir ou quoi lui dire. Il était tellement démunit face à elle. Comme si un fossé immense s’était creusé entre eux depuis son absence. Pourtant depuis le début de la soirée, il n’avait jamais imaginé, ne serait-ce qu’une seule seconde, le loup qui était en elle. Il lui donna le casque et démarra la moto alors qu’il attendit qu’elle s’installe et entoure sa taille. Rapidement et alors que la pluie tombait à présent à torrent, ils rejoignirent leur hôtel. Sa bécane s’arrêta dans un étouffement et il attendit qu’elle descende de la moto. Qu’était-il censé faire ? Ne devait-elle pas lui faire un signe ? Il ne savait plus trop si ça en valait la peine à présent. Il se tourna finalement vers elle et la regarda, juste pour savoir ce qu’il était censé faire. Ce qu’elle attendait de lui.


« Hum… tu veux que je… » Il se racla la gorge et balaya les alentours du regard. Il ne savait même pas ce qu’il voulait lui.

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Jeu 10 Mar - 6:42


Elle ne savait pourquoi elle riait mais à cet instant le son qui franchissait ses lèvres avait un effet libérateur sur elle. Il allégeait le poids qui pesait sur sa poitrine et lui faisait oublier un instant la situation dans laquelle elle était plongée. Bien qu’elle ait essayé de se montrer réaliste sur sa situation, elle n’avait pu s’empêcher d’imaginer la scène d’une autre façon. Elle aurait voulu qu’aucun doute ne marque les prunelles de celui qui avait été son amant. Se retrouvant face à son indécision, elle jugeait que son destin était déjà bouclé. Il ne la reconnaîtrait jamais plus comme la femme qu’il avait tenue dans ses bras et aimée, mais comme une petite chose fragile, endommagée, qu’il fallait protéger d’elle-même. Se heurter à sa transformation était déjà bien suffisant, elle refusait de porter les doutes d’une autre personne en prime. De toute façon comment aurait-elle pu seulement affirmer n’avoir pas changé ? Toute sa vie était bouleversée par la malédiction qu’elle portait.

Elle vit le visage de Flynn accaparer son champ de vision et son rire mourut sur ses lèvres. Elle trouvait injuste qu’on ait décidé de lui enlever de cette façon. Elle n’avait jamais cru qu’elle pourrait être de celle qui ont la chance d’avoir quelqu’un. Elle se pensait incapable de construire quoi que ce soit et puis peu à peu il avait tout bouleversé dans son univers, la poussant même à remette en cause certaines de ses plus profondes convictions. Et maintenant il lui était arraché. Elle prit la main qu’il lui tendait et essaya d’ignorer la chaleur de son corps contre le sien. Mais elle se sentait fondre comme une motte de beurre à son contact et elle maudissait ce pouvoir qu’il avait sur elle. Elle ferma les yeux quand il effleura sa joue, troublée par la dualité du comportement du chasseur, à la fois proche et inaccessible. Elle reconnaissait l’odeur de sa peau, ce mélange de cuir, d’essence et de transpiration. Elle aurait voulu se fondre en lui, ou rien ne pouvait l’atteindre mais il s’écarta brusquement, soufflant de nouveau le froid entre eux et elle se sentit abandonnée.

Les lèvres pincées elle enfila le casque qu’il lui donnait, satisfaite de voir que son visage serait ainsi entièrement dissimulé. Elle était habituée à cacher ses émotions mais elle ne savait pas si elle pourrait tenir encore longtemps face à lui. Son assurance se craquelait à mesure que les minutes s’écoulaient et elle avait envie de lui hurler combien elle détestait l’image qu’il lui renvoyait d’elle. Celle d’une inconnue. Le moteur de la moto vrombit entre ses cuisses et elle essaya de focaliser son attention sur son ronronnement, faisant abstraction du paysage et du fait qu’elle était obligée de s’agripper au grand blond pour ne pas perdre l’équilibre. La vitesse à laquelle il roulait rendait toute discussion superflue et c’est presque avec soulagement qu’elle reconnut les abords de son motel. Les jambes encore tremblantes à cause de la course et des émotions qui faisaient rage en elle, elle descendit du bolide et retira le casque pour le poser sur la selle et s’éloigner le plus possible. Elle farfouilla dans sa poche pour trouver la clé de sa chambre tout en faisant abstraction de la présence à ses côtés. Ce n’est que lorsqu’il prit la parole qu’elle se rendit compte qu’il l’avait suivie jusque là.

« Il n’y a pas de bêtes dans mon placard Flynn. La seule bête de foire ici c’est moi. » Lança-t-elle sur un ton sardonique pour mettre fin aux hésitations du chasseur. Fut un temps où il n’aurait pas autant hésité sur le pas de la porte et l’idée de l’avoir définitivement perdu ne la quittait pas. Ayant cessé de triturer la clé qu’elle tenait en main elle leva le visage vers lui et scruta la moindre parcelle de son visage comme si elle cherchait à l’imprimer dans son esprit. Ses souvenirs n’avaient pas faits justice au beau Ryder car elle l’avait imaginé avec une mâchoire plus carrée et un regard plus dur. Elle avait eu besoin de cette image pour tenir. Maintenant… être confrontée à la réalité était bien plus difficile qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Elle devait faire appel à sa mémoire quand elle aurait voulu sentir ses mains sur son corps. Et elle perdait l’illusion d’avoir été aimée.

«Bonne nuit Ryder. »Dit-elle dans un souffle tenu, alors qu’elle tournait les talons pour s’enfuir.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Sam 19 Mar - 11:40



Il avait beau essayé de savoir ce qu’il voulait, de savoir ce qu’elle voulait elle, il restait perdu quant à la conclusion de leur histoire. Il se posait tellement de questions et à la fois il n’arrivait pas à formuler une réponse correcte. Mais s’il y avait bien une chose dont il était sûr c’est qu’il ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas la voir partir, la sentir s’enfuir loin de lui. C’était trop douloureux. Il ne voulait pas revivre cette perte, ce vide béant qui lui a bouffé les entrailles pendant des mois. Car sans elle, s’il a bien comprit une chose c’est qu’il n’est rien. Elle est sa raison de vivre, sa raison de se lever chaque matin pour combattre ces démons, pour lui offrir un monde meilleur. Un monde à sa hauteur.

Il la regarda à la fois tendrement et douloureusement quand elle se compara à une bête de foire et il baissa le regard, ne sachant quoi dire, répondre, penser, faire. Il ne pensait pas ça mais il ne pouvait s’empêcher de voir le loup dans ses yeux. Il était tiraillé entre ses souvenirs et ses regrets. Ses sentiments et sa raison. Il ne pouvait se résoudre à l’oublier. Elle lui souffla une bonne nuit, employant son nom et il se heurta à la réalité. Ils étaient des étrangers à présent. Le temps et la distance avaient eut raison d’eux. Ce qui les séparait n’était pas sa nouvelle condition mais bien les doutes et les peurs qui les rongeaient. La peur de l’inconnu. Il passa sa main sur son visage, comme pour balayer ses doutes. Mais il avait beau lutter contre lui-même, il ne pouvait faire taire ce sentiment d’abandon. Ses sentiments le lâchaient en même temps qui l’envahissaient.

La porte claqua et il ferma les yeux. Il aurait aimé lui dire autre chose. Il aurait aimé savoir ce qu’elle attendait de lui. Il aurait aimé pouvoir être sûr de la revoir. Il aurait aimé que leurs retrouvailles soient tellement différentes. Il aurait aimé qu’elle ne parte jamais et que tout ça ne soit qu’un terrible cauchemar. Mais plus que tout, il aurait préféré subir tout ça à sa place. Elle était la dernière personne à mériter une telle chose. Et il ne pouvait pas lui infliger plus grande souffrance que ce qu’elle avait du subir. Etre là pour elle, Flynn souviens-toi. Il s’approcha finalement de la porte et leva sa main vers le bois, son poing en suspension. Il ne savait où tout ça les mènerait. Il voulait juste essayer. Ne plus jamais la quitter. On n’avait pas le droit de lui arracher à nouveau. Plus jamais.

Son poing frappa le bois et il attendit qu’elle ouvre, le regard fixé sur le sol. Elle n’allait peut-être pas le reprendre mais il ne pouvait pas abandonner la seule parcelle de bonheur qui s’était pointée dans sa vie. La porte s’ouvrit et il releva le regard vers elle, il faisait noir, il était trempé, elle avait l’air démunie et pourtant elle illuminait la pièce de sa beauté. Elle était tout ce dont il avait toujours voulu. Elle avait été son monde pendant 6mois. Il n’était pas prêt à refaire sa vie en sachant que son monde était là, dans cette chambre d’hôtel, à l’attendre. Il resta silencieux, la regardant, essayant de lui montrer à quel point il pouvait être désolé, à quel point il pouvait être si perdu et si sûr d’une chose. Elle était la femme de sa vie. Loup-garou ou pas.

Sans attendre une seconde plus, il se jeta sur ses lèvres, capturant sa nuque de sa main pour ne pas qu’elle s’éloigne, pour ne pas qu’elle lui file entre les doigts encore une fois. Les mots étaient inutiles, de toute façon il n’était pas très fort pour parler. Il ne savait parler de ses sentiments, encore moins lui dire qu’il tenait à elle. Il n’y arrivait qu’en le montrant par des gestes et des attitudes. Ses doigts encerclèrent ses cheveux mouillés et il approfondit le baiser, cherchant le contact chaud de sa langue. Il balança sa main dans son dos pour fermer la porte alors qu’il la tenait toujours pour ne pas qu’elle s’échappe.

La douceur de sa peau, le goût de ses lèvres lui firent remonter tout un tas de souvenirs enfouis au plus profond de lui, des souvenirs qui l’avaient aidé à faire face et en même temps qui l’avaient plongé dans un grand vide. Mais maintenant qu’elle était là, face à lui, il voulait reconstruire des souvenirs, avoir des images futures. Il voulait un futur. Et il ne voyait son monde sans elle. Un futur avec elle.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 22 Mar - 5:55



Adossée à la porte elle essayait de mesurer la taille du trou béant qui s’était creusé en elle. A tous points de vue elle devait être stupide. Stupide de croire qu’il aurait suffit de quelques explications vagues et d’un regard humide pour faire flancher le roc qu’était Flynn Ryder. Elle n’aurait pu prétendre qu’il ne l’avait pas aimée, ses sentiments n’appartenaient qu’à lui, elle savait seulement ce qu’elle avait ressentie en faisant partie de sa vie et c’était cette sensation qui lui avait manqué, plus que celle d’être aimée. Parce que ce n’était pas la seule chose qu’il lui avait offerte, elle le savait, bien qu’elle aurait du mal à définir ce que ces autres choses étaient. Elles ne laissaient simplement pas de place au doute. Furieuse contre elle-même elle essuya ses yeux d’un geste rapide, ne voulant pas imaginer la pauvre image d’elle qu’elle devait renvoyer. Bon sang ce qu’elle pouvait en avoir assez d’être obligée de se conformer à cette image de femme forte qu’on attendait d’elle. Elle avait juste envie de se rouler en boule sous sa couette et pleurer jusqu’à ce qu’elle n’ait même plus la force de bouger. Bonne philosophie tiens ! se dit-elle en s’administrant une claque mentale. Elle n’irait pas loin si elle commençait déjà à s’apitoyer sur son sort.

Se décollant du panneau de bois qui semblait supporter tout son être, Jules fit quelques pas chancelants au milieu de sa chambre d’hôtel. Elle arrivait sans mal à superposer sur ce qu’elle voyait, l’image de cette maison où ils avaient passés à peine deux jours et dont chaque recoin était pourtant gravé dans sa mémoire. Jamais elle ne s’était sentie plus à sa place que dans cette maisonnette, mais elle se rendait compte que ça aurait été facilement transposable ailleurs, pour peu que Flynn ait été à ses côtés. Secouant la tête elle voulu se débarrasser de ses pensées, quand elle sursauta quand on frappa à la porte. Elle émit un gémissement à peine perceptible. Pitié elle ne pouvait pas faire face à son frère maintenant. Pas avec le cœur en miettes. Traînant des pieds elle alla s’accrocher à la clenche de la porte. Puis tout sembla flou, alors que le sol se dérobait sous ses pieds. Il était là, et son expression la mettait au défi de faire le moindre commentaire. Secouant à nouveau la tête, elle essaya de dissimuler sa surprise sous une fausse assurance. En vérité elle avait envie de se cacher sous le tapis tant soutenir son regard était une épreuve.

Il l’embrassa subitement et elle sentit sa barbe picoter son menton. Elle ressentait également la force avec laquelle il l’arrimait à lui, sans qu’elle soit capable du moindre mouvement de fuite. Elle reconnaissait ce corps aux muscles durs comme la pierre, pressé contre le sien, dans une embrasse sauvage et pourtant tendre. Elle avait toujours aimé se sentir comme une poupée entre ses doigts, une poupée dont il pouvait disposer à loisir. Elle aimait qu’il ne lui laisse pas le choix. Confusément elle essayait de répondre à son empressement tout en enregistrant mentalement chacun de ses gestes, comme si elle cherchait leur signification. C’était quelque chose qu’elle avait accepté chez lui, elle savait qu’il parlait peu et encore plus rarement pour se livrer sur ses sentiments. D’ailleurs en dehors des quelques banalités qu’ils avaient toujours échangées, elle avait éprouvé ses sentiments en observant la façon qu’il avait de la regarder ou de se comporter autour d’elle. Elle adorait quant ils n’étaient pas seuls, à cette époque où ils n’étaient capables de rien d’autre que de se jeter l’un sur l’autre pour faire furieusement l’amour. Elle aimait l’attente et la tension que ça engendrait.

Comme elle l’attendait une vague de chaleur souffla sur son être et brisa toutes les résistances qu’elle aurait pu opposer. Ses doigts se refermèrent sur les épaules du chasseur, avec tant de vigueur que ses phalanges devinrent blanche. Sur la pointe des pieds, elle essayait d’égaler l’ardeur du grand blond et envoyer valser doutes et autres parasites. Il était à elle, simplement. Ses doigts allèrent s’emmêler dans ses cheveux blonds, et elle le pressait contre elle pour qu’ils ne fassent plus qu’un. Les cavalcades que faisait son cœur lui laissaient penser qu’il allait la lâcher, et elle aimait l’idée qu’il puisse la tuer de désir. Elle se mit à agripper ses vêtements, pour les arracher de son corps mais elle abandonna vite l’idée de se battre contre les boutons de sa chemise. Au lieu de ça il la coucha sur la moquette et mit fin à une absence qui avait été trop longue. Quand elle se retrouva essoufflée, coincée dans ses bras, elle se permit de rire, doucement, pour ne pas perturber le silence qui venait de s’installer dans la chambre. Allongée sur le ventre, en appui sur ses coudes, elle se tourna vers lui et lui offrit un simple sourire, légèrement rassurée que leur empressement leur ait épargné de se retrouver peau contre peau. Elle n’était pas certaine d’être elle-même.

« Qu’est-ce que tu crois que tout ça doit signifier ? Que tu es trop faible ou que je suis trop irrésistible ? »
Souffla-t-elle, taquine, comme souvent quand elle ne savait pas quoi faire face au silence.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   

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