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 How can you say that your truth is better than ours? || Flynn

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MessageSujet: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 27 Fév - 12:15





    Sa main était froide sur sa nuque. Elle fit naître un frisson qui dégringola le long de sa colonne vertébrale et lui arracha un soupir. Revoir Emerson après tant d’absence n’avait pas été une chose aisée. Beaucoup de questions avaient été soulevées et pour certaines elle ne possédait aucune réponse. Elle était simplement effrayée, de ce que son retour à la vie pourrait provoquer. La situation était d’autant plus compliquée que le mal était maintenant omniprésent et qu’il gagnait sans cesse en force. Sa nature, qu’elle avait gagnée bien malgré elle, ne manquerait pas de créer des conflits au sein d’une communauté de chasseurs. Elle savait qu’elle ne saurait pas en sécurité avec tous. Et comment leur en vouloir ? Elle s’était toujours défiée des personnes comme elle, jusqu’à ce qu’elle se retrouve du mauvais côté de la barrière. Elle chuta dans une pierre proche d’elle, un geste censé chasser son appréhension. La pierre s’envole et vint se cogner contre une paroi en métal et elle releva les yeux sur ce qui était devenu sa prison.

    Très vite elle avait comprit qu’elle devrait trouver un moyen de se contenir les soirs de pleine lune. Il lui fallait un abri, dont elle ne puisse pas s’échapper et où on ne penserait pas venir fourrer son nez. Sachant que la communauté de chasseurs s’étaient installée à Topeka, dernier bastion de liberté factice, elle avait décidé de passer au peigne fin les environs jusqu’à trouver son bonheur. Il avait prit la forme d’un vieux château d’eau aujourd’hui inutilisé. Une forteresse en ferraille qui une fois scellée était impossible à ouvrir pour la bête qu’elle devenait. Par sûreté elle disposait même une poudre faite d’argent devant la porte, qui était censée la dissuader de passer si jamais la porte s’ouvrait. Jusqu’ici son dispositif avait fonctionné. Piétinant sur place, elle tripota le cellulaire qui se tenait dans sa poche avant de l’en sortir. Elle fixait l’écran comme s’il était supposé exploser ou encore qu’un lutin allait en sortir. Elle ne prenait que des cartes prépayées. Intraçables. Pratique lorsqu’on ne voulait pas être repéré. Pourtant une partie d’elle aurait voulu qu’on la retrouve et qu’on la libère de cette souffrance. La mort n’avait rien de très marrant.

    Elle ne se vit pas faire le numéro. Pas plus qu’elle ne réalisa, bien après avoir raccroché, qu’elle l’avait fait. « Retrouve-moi sur la route 49 juste avant la sortie de la ville. Sur la droite il y a un chemin qui s’enfonce dans la forêt. 500 mètres plus bas tu trouveras une bâtisse abandonnée. Je t’attendrais là-bas. » Elle avait raccroché avant qu’il ne puisse poser la moindre question. Elle n’aurait pas eu la force d’y répondre. Pas comme ça. Il méritait un vrai mea culpa. Elle réprima son premier reflexe qui était de réduire en miettes le cellulaire d’un coup de talon et se mit à se dandiner nerveusement en rongeant l’ongle de son pouce.

    Quand elle entendit un bruit de moteur se rapprocher, elle arma le huit millimètres qu’elle possédait, et se cacha dans un coin. Il arriva à pied. Pas tellement différent de l’homme qu’elle avait connu et pourtant elle n’était pas capable de lui faire confiance. Bien sûr il y avait quelque chose de « spécial » entre eux. Mais Flynn restait un chasseur. Il avait ça dans le sang, ancré à ses tripes. Et maintenant elle n’était plus qu’un autre nuisible. Les entrailles nouées elle s’approcha doucement de lui alors qu’il lui tournait le dos. Avec sa « mutation », elle avait gagné en force mais aussi en agilité. Elle avait l’impression de marcher sur un lit de plumes. Elle posa le canon de l’arme sur sa nuque.

    « Laisse tomber tes armes. TOUTES tes armes. »

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Dim 27 Fév - 12:57


Il avait beau faire bonne figure, soutenir son regard à chacun de ses doutes, oublier chaque parcelle déchirée par son absence, il n’arrivait pas à savoir ce qu’il voulait vraiment. Il n’arrivait pas à enlever cette peur qui le tiraillait au plus profond de son âme. Il avait peur de se laisser à nouveau aller avec elle, il avait peur de la perdre à nouveau, il avait peur de la retrouver changé, il avait peur de ce qu’elle était à présent, des conséquences qu’il y aurait sur leur vie de couple. Il avait peur d’un tas de choses. De trop de choses. Pourtant il restait fort, ne sillait à aucun de ses gestes, gardait ce visage fermé, ce masque qu’il s’était forgé depuis des mois.

Ca aurait été tellement facile de tout oublier. De la tirer par le bras pour la faire monter sur cette moto. La serrer si fort contre lui qu’il serait impossible pour elle de se débattre. La garder contre lui pour toujours rien que pour la savoir en sécurité. La savoir sienne. Ca aurait été si facile. Mais. Mais il ne pouvait oublier. Il ne pouvait faire taire ce sentiment au fond de son cœur. Ce doute constant qui lui envahissait les tripes dès qu’il posait ses yeux sur elle. Cet amour incontrôlable qui lui bouffait les entrailles dès qu’il effleurait sa peau. Il était fou d’elle. Et il en subissait les conséquences.

Il resta immobile quand elle trébucha et se retrouva dans le fossé. Il détourna le regard un instant et serra la mâchoire, passant sa main sur sa bouche. Il se détestait de ressentir ça. Ce sentiment. De peur. Il entendit son rire et il sentit son estomac se retourner. Depuis combien de temps n’avait-il pas écouté son rire ? Il lui rappelait les moments qu’ils passaient sous la couette, les moments où il se retrouvait sur elle, l’écrasait de tout son poids alors qu’il la chatouillait à ne plus pouvoir respirer. Ces moments là étaient gravés en lui d’une pierre blanche. Rien ne pourrait effacer ces précieux moments. Rien ne pourrait effacer tout l’amour qu’il avait pour elle. Mais rien ne pourrait aussi effacer la peur. C’était trop tôt.

Il coupa le moteur, enclencha la béquille et descendit de sa moto alors qu’il regardait au loin. Il avait juste peur de croiser son regard, la voir rire pour craquer, flancher sous sa fragilité. Il se racla la gorge, dompta sa tignasse et finalement s’approcha du fossé. Il n’aurait su dire si c’était le reflet de la lune, l’éclat de son rire ou encore la pluie qui s’abattait sur eux qui rendait ce moment si unique.

« Effectivement, tu as l’air de bien te débrouiller. » Lâcha-t-il doucement avec amusement alors qu’il lui lançait un regard timide.

Il se mit légèrement à rire lui aussi alors qu’il se calma finalement, son regard planté dans le sien. Au bout de quelques secondes, il tendit finalement sa main vers elle.

« Allez viens on rentre. Sinon ton maquillage va couler. » Il leva son autre main en signe de protestation pour ne pas qu’elle réplique. « T’as pas ton mot à dire. »

Après quelques secondes d’hésitations ou il essaya de comprendre son comportement, il serra sa main dans la sienne et la hissa de toute sa force hors du fossé. Il eut un léger recul lorsqu’avec l’élan elle vient le percuter et ils restèrent quelques secondes sans bouger. Ses mains remontèrent doucement pour finalement essuyer les traces de maquillage qui avaient coulé le long de ses joues. Il planta son regard dans le sien et essaya pour une fois depuis le début de la soirée, de faire taire la peur qui le cisaillait.

Il se laissa aller quelques secondes avant de se racler la gorge et de s’éloigner d’elle. Il ne savait pas ce qu’elle voulait. Il ne savait pas ce qu’IL voulait. Il ne savait encore moins comment réagir ou quoi lui dire. Il était tellement démunit face à elle. Comme si un fossé immense s’était creusé entre eux depuis son absence. Pourtant depuis le début de la soirée, il n’avait jamais imaginé, ne serait-ce qu’une seule seconde, le loup qui était en elle. Il lui donna le casque et démarra la moto alors qu’il attendit qu’elle s’installe et entoure sa taille. Rapidement et alors que la pluie tombait à présent à torrent, ils rejoignirent leur hôtel. Sa bécane s’arrêta dans un étouffement et il attendit qu’elle descende de la moto. Qu’était-il censé faire ? Ne devait-elle pas lui faire un signe ? Il ne savait plus trop si ça en valait la peine à présent. Il se tourna finalement vers elle et la regarda, juste pour savoir ce qu’il était censé faire. Ce qu’elle attendait de lui.


« Hum… tu veux que je… » Il se racla la gorge et balaya les alentours du regard. Il ne savait même pas ce qu’il voulait lui.

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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Jeu 10 Mar - 6:42


Elle ne savait pourquoi elle riait mais à cet instant le son qui franchissait ses lèvres avait un effet libérateur sur elle. Il allégeait le poids qui pesait sur sa poitrine et lui faisait oublier un instant la situation dans laquelle elle était plongée. Bien qu’elle ait essayé de se montrer réaliste sur sa situation, elle n’avait pu s’empêcher d’imaginer la scène d’une autre façon. Elle aurait voulu qu’aucun doute ne marque les prunelles de celui qui avait été son amant. Se retrouvant face à son indécision, elle jugeait que son destin était déjà bouclé. Il ne la reconnaîtrait jamais plus comme la femme qu’il avait tenue dans ses bras et aimée, mais comme une petite chose fragile, endommagée, qu’il fallait protéger d’elle-même. Se heurter à sa transformation était déjà bien suffisant, elle refusait de porter les doutes d’une autre personne en prime. De toute façon comment aurait-elle pu seulement affirmer n’avoir pas changé ? Toute sa vie était bouleversée par la malédiction qu’elle portait.

Elle vit le visage de Flynn accaparer son champ de vision et son rire mourut sur ses lèvres. Elle trouvait injuste qu’on ait décidé de lui enlever de cette façon. Elle n’avait jamais cru qu’elle pourrait être de celle qui ont la chance d’avoir quelqu’un. Elle se pensait incapable de construire quoi que ce soit et puis peu à peu il avait tout bouleversé dans son univers, la poussant même à remette en cause certaines de ses plus profondes convictions. Et maintenant il lui était arraché. Elle prit la main qu’il lui tendait et essaya d’ignorer la chaleur de son corps contre le sien. Mais elle se sentait fondre comme une motte de beurre à son contact et elle maudissait ce pouvoir qu’il avait sur elle. Elle ferma les yeux quand il effleura sa joue, troublée par la dualité du comportement du chasseur, à la fois proche et inaccessible. Elle reconnaissait l’odeur de sa peau, ce mélange de cuir, d’essence et de transpiration. Elle aurait voulu se fondre en lui, ou rien ne pouvait l’atteindre mais il s’écarta brusquement, soufflant de nouveau le froid entre eux et elle se sentit abandonnée.

Les lèvres pincées elle enfila le casque qu’il lui donnait, satisfaite de voir que son visage serait ainsi entièrement dissimulé. Elle était habituée à cacher ses émotions mais elle ne savait pas si elle pourrait tenir encore longtemps face à lui. Son assurance se craquelait à mesure que les minutes s’écoulaient et elle avait envie de lui hurler combien elle détestait l’image qu’il lui renvoyait d’elle. Celle d’une inconnue. Le moteur de la moto vrombit entre ses cuisses et elle essaya de focaliser son attention sur son ronronnement, faisant abstraction du paysage et du fait qu’elle était obligée de s’agripper au grand blond pour ne pas perdre l’équilibre. La vitesse à laquelle il roulait rendait toute discussion superflue et c’est presque avec soulagement qu’elle reconnut les abords de son motel. Les jambes encore tremblantes à cause de la course et des émotions qui faisaient rage en elle, elle descendit du bolide et retira le casque pour le poser sur la selle et s’éloigner le plus possible. Elle farfouilla dans sa poche pour trouver la clé de sa chambre tout en faisant abstraction de la présence à ses côtés. Ce n’est que lorsqu’il prit la parole qu’elle se rendit compte qu’il l’avait suivie jusque là.

« Il n’y a pas de bêtes dans mon placard Flynn. La seule bête de foire ici c’est moi. » Lança-t-elle sur un ton sardonique pour mettre fin aux hésitations du chasseur. Fut un temps où il n’aurait pas autant hésité sur le pas de la porte et l’idée de l’avoir définitivement perdu ne la quittait pas. Ayant cessé de triturer la clé qu’elle tenait en main elle leva le visage vers lui et scruta la moindre parcelle de son visage comme si elle cherchait à l’imprimer dans son esprit. Ses souvenirs n’avaient pas faits justice au beau Ryder car elle l’avait imaginé avec une mâchoire plus carrée et un regard plus dur. Elle avait eu besoin de cette image pour tenir. Maintenant… être confrontée à la réalité était bien plus difficile qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Elle devait faire appel à sa mémoire quand elle aurait voulu sentir ses mains sur son corps. Et elle perdait l’illusion d’avoir été aimée.

«Bonne nuit Ryder. »Dit-elle dans un souffle tenu, alors qu’elle tournait les talons pour s’enfuir.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Sam 19 Mar - 11:40



Il avait beau essayé de savoir ce qu’il voulait, de savoir ce qu’elle voulait elle, il restait perdu quant à la conclusion de leur histoire. Il se posait tellement de questions et à la fois il n’arrivait pas à formuler une réponse correcte. Mais s’il y avait bien une chose dont il était sûr c’est qu’il ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas la voir partir, la sentir s’enfuir loin de lui. C’était trop douloureux. Il ne voulait pas revivre cette perte, ce vide béant qui lui a bouffé les entrailles pendant des mois. Car sans elle, s’il a bien comprit une chose c’est qu’il n’est rien. Elle est sa raison de vivre, sa raison de se lever chaque matin pour combattre ces démons, pour lui offrir un monde meilleur. Un monde à sa hauteur.

Il la regarda à la fois tendrement et douloureusement quand elle se compara à une bête de foire et il baissa le regard, ne sachant quoi dire, répondre, penser, faire. Il ne pensait pas ça mais il ne pouvait s’empêcher de voir le loup dans ses yeux. Il était tiraillé entre ses souvenirs et ses regrets. Ses sentiments et sa raison. Il ne pouvait se résoudre à l’oublier. Elle lui souffla une bonne nuit, employant son nom et il se heurta à la réalité. Ils étaient des étrangers à présent. Le temps et la distance avaient eut raison d’eux. Ce qui les séparait n’était pas sa nouvelle condition mais bien les doutes et les peurs qui les rongeaient. La peur de l’inconnu. Il passa sa main sur son visage, comme pour balayer ses doutes. Mais il avait beau lutter contre lui-même, il ne pouvait faire taire ce sentiment d’abandon. Ses sentiments le lâchaient en même temps qui l’envahissaient.

La porte claqua et il ferma les yeux. Il aurait aimé lui dire autre chose. Il aurait aimé savoir ce qu’elle attendait de lui. Il aurait aimé pouvoir être sûr de la revoir. Il aurait aimé que leurs retrouvailles soient tellement différentes. Il aurait aimé qu’elle ne parte jamais et que tout ça ne soit qu’un terrible cauchemar. Mais plus que tout, il aurait préféré subir tout ça à sa place. Elle était la dernière personne à mériter une telle chose. Et il ne pouvait pas lui infliger plus grande souffrance que ce qu’elle avait du subir. Etre là pour elle, Flynn souviens-toi. Il s’approcha finalement de la porte et leva sa main vers le bois, son poing en suspension. Il ne savait où tout ça les mènerait. Il voulait juste essayer. Ne plus jamais la quitter. On n’avait pas le droit de lui arracher à nouveau. Plus jamais.

Son poing frappa le bois et il attendit qu’elle ouvre, le regard fixé sur le sol. Elle n’allait peut-être pas le reprendre mais il ne pouvait pas abandonner la seule parcelle de bonheur qui s’était pointée dans sa vie. La porte s’ouvrit et il releva le regard vers elle, il faisait noir, il était trempé, elle avait l’air démunie et pourtant elle illuminait la pièce de sa beauté. Elle était tout ce dont il avait toujours voulu. Elle avait été son monde pendant 6mois. Il n’était pas prêt à refaire sa vie en sachant que son monde était là, dans cette chambre d’hôtel, à l’attendre. Il resta silencieux, la regardant, essayant de lui montrer à quel point il pouvait être désolé, à quel point il pouvait être si perdu et si sûr d’une chose. Elle était la femme de sa vie. Loup-garou ou pas.

Sans attendre une seconde plus, il se jeta sur ses lèvres, capturant sa nuque de sa main pour ne pas qu’elle s’éloigne, pour ne pas qu’elle lui file entre les doigts encore une fois. Les mots étaient inutiles, de toute façon il n’était pas très fort pour parler. Il ne savait parler de ses sentiments, encore moins lui dire qu’il tenait à elle. Il n’y arrivait qu’en le montrant par des gestes et des attitudes. Ses doigts encerclèrent ses cheveux mouillés et il approfondit le baiser, cherchant le contact chaud de sa langue. Il balança sa main dans son dos pour fermer la porte alors qu’il la tenait toujours pour ne pas qu’elle s’échappe.

La douceur de sa peau, le goût de ses lèvres lui firent remonter tout un tas de souvenirs enfouis au plus profond de lui, des souvenirs qui l’avaient aidé à faire face et en même temps qui l’avaient plongé dans un grand vide. Mais maintenant qu’elle était là, face à lui, il voulait reconstruire des souvenirs, avoir des images futures. Il voulait un futur. Et il ne voyait son monde sans elle. Un futur avec elle.
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MessageSujet: Re: How can you say that your truth is better than ours? || Flynn   Mar 22 Mar - 5:55



Adossée à la porte elle essayait de mesurer la taille du trou béant qui s’était creusé en elle. A tous points de vue elle devait être stupide. Stupide de croire qu’il aurait suffit de quelques explications vagues et d’un regard humide pour faire flancher le roc qu’était Flynn Ryder. Elle n’aurait pu prétendre qu’il ne l’avait pas aimée, ses sentiments n’appartenaient qu’à lui, elle savait seulement ce qu’elle avait ressentie en faisant partie de sa vie et c’était cette sensation qui lui avait manqué, plus que celle d’être aimée. Parce que ce n’était pas la seule chose qu’il lui avait offerte, elle le savait, bien qu’elle aurait du mal à définir ce que ces autres choses étaient. Elles ne laissaient simplement pas de place au doute. Furieuse contre elle-même elle essuya ses yeux d’un geste rapide, ne voulant pas imaginer la pauvre image d’elle qu’elle devait renvoyer. Bon sang ce qu’elle pouvait en avoir assez d’être obligée de se conformer à cette image de femme forte qu’on attendait d’elle. Elle avait juste envie de se rouler en boule sous sa couette et pleurer jusqu’à ce qu’elle n’ait même plus la force de bouger. Bonne philosophie tiens ! se dit-elle en s’administrant une claque mentale. Elle n’irait pas loin si elle commençait déjà à s’apitoyer sur son sort.

Se décollant du panneau de bois qui semblait supporter tout son être, Jules fit quelques pas chancelants au milieu de sa chambre d’hôtel. Elle arrivait sans mal à superposer sur ce qu’elle voyait, l’image de cette maison où ils avaient passés à peine deux jours et dont chaque recoin était pourtant gravé dans sa mémoire. Jamais elle ne s’était sentie plus à sa place que dans cette maisonnette, mais elle se rendait compte que ça aurait été facilement transposable ailleurs, pour peu que Flynn ait été à ses côtés. Secouant la tête elle voulu se débarrasser de ses pensées, quand elle sursauta quand on frappa à la porte. Elle émit un gémissement à peine perceptible. Pitié elle ne pouvait pas faire face à son frère maintenant. Pas avec le cœur en miettes. Traînant des pieds elle alla s’accrocher à la clenche de la porte. Puis tout sembla flou, alors que le sol se dérobait sous ses pieds. Il était là, et son expression la mettait au défi de faire le moindre commentaire. Secouant à nouveau la tête, elle essaya de dissimuler sa surprise sous une fausse assurance. En vérité elle avait envie de se cacher sous le tapis tant soutenir son regard était une épreuve.

Il l’embrassa subitement et elle sentit sa barbe picoter son menton. Elle ressentait également la force avec laquelle il l’arrimait à lui, sans qu’elle soit capable du moindre mouvement de fuite. Elle reconnaissait ce corps aux muscles durs comme la pierre, pressé contre le sien, dans une embrasse sauvage et pourtant tendre. Elle avait toujours aimé se sentir comme une poupée entre ses doigts, une poupée dont il pouvait disposer à loisir. Elle aimait qu’il ne lui laisse pas le choix. Confusément elle essayait de répondre à son empressement tout en enregistrant mentalement chacun de ses gestes, comme si elle cherchait leur signification. C’était quelque chose qu’elle avait accepté chez lui, elle savait qu’il parlait peu et encore plus rarement pour se livrer sur ses sentiments. D’ailleurs en dehors des quelques banalités qu’ils avaient toujours échangées, elle avait éprouvé ses sentiments en observant la façon qu’il avait de la regarder ou de se comporter autour d’elle. Elle adorait quant ils n’étaient pas seuls, à cette époque où ils n’étaient capables de rien d’autre que de se jeter l’un sur l’autre pour faire furieusement l’amour. Elle aimait l’attente et la tension que ça engendrait.

Comme elle l’attendait une vague de chaleur souffla sur son être et brisa toutes les résistances qu’elle aurait pu opposer. Ses doigts se refermèrent sur les épaules du chasseur, avec tant de vigueur que ses phalanges devinrent blanche. Sur la pointe des pieds, elle essayait d’égaler l’ardeur du grand blond et envoyer valser doutes et autres parasites. Il était à elle, simplement. Ses doigts allèrent s’emmêler dans ses cheveux blonds, et elle le pressait contre elle pour qu’ils ne fassent plus qu’un. Les cavalcades que faisait son cœur lui laissaient penser qu’il allait la lâcher, et elle aimait l’idée qu’il puisse la tuer de désir. Elle se mit à agripper ses vêtements, pour les arracher de son corps mais elle abandonna vite l’idée de se battre contre les boutons de sa chemise. Au lieu de ça il la coucha sur la moquette et mit fin à une absence qui avait été trop longue. Quand elle se retrouva essoufflée, coincée dans ses bras, elle se permit de rire, doucement, pour ne pas perturber le silence qui venait de s’installer dans la chambre. Allongée sur le ventre, en appui sur ses coudes, elle se tourna vers lui et lui offrit un simple sourire, légèrement rassurée que leur empressement leur ait épargné de se retrouver peau contre peau. Elle n’était pas certaine d’être elle-même.

« Qu’est-ce que tu crois que tout ça doit signifier ? Que tu es trop faible ou que je suis trop irrésistible ? »
Souffla-t-elle, taquine, comme souvent quand elle ne savait pas quoi faire face au silence.
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