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 Between Heaven & Hell // Crowley

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Admin ϟ Marshal Eastwood, Clint Eastwood.

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MessageSujet: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 2 Déc - 8:20




(c) padabee

BETWEEN HEAVEN & HELL


    « IT’S MY LIFE. »


    Dallas, ville par excellence du Texas, connue pour sa célèbre série télévisée. Le genre de série que la plupart des Américains et même des personnes du monde entier connaissent. La télévision en fond sonore, j’inspectais pour la vingtième fois le décor de la chambre, passant au peigne fin les moindres détails. Allant des poutres de bois jusqu’au crâne suspendu au dessus des lits… Très glamour, vraiment. Un soupir franchissait la barrière de mes lèvres tandis que je daignais poser mes fesses sur le bord de mon lit, une main passant sur mon visage défait. La montre à mon poignet indiquait plus de vingt trois heures, qu’est ce qu’il faisait nom d’un chien ? Je l’avais pas envoyé chercher la lune, juste de quoi remplir nos estomacs. J’osais espérer que Sam ne s’était pas arrêté en route sur toutes les filles croisées dans la rue… J’espérais également qu’il ne lui était rien arrivé. Portable en main je cherchais son nom dans mon répertoire et l’appelais. Pas de réponse évidemment. Agacé, je soupirais une énième fois et me laissais tomber sur le lit. Appeler Bobby ne servirait à rien, et je n’allais sûrement pas le déranger sous prétexte que Sammy ne revenait pas du snack. Le répertoire complet de mon téléphone défilait sous mes yeux pour finalement s’arrêter quelques noms plus bas que celui de Sam. Sasha, était-ce le bon moment pour l’appeler ? Elle m’avait laissé partir sans chigner lorsque je lui avais avoué que je comptais reprendre la chasse, si seulement j’avais su où ça me mènerait, j’y aurais peut être réfléchi deux fois. Voilà que je me retrouvais avec un Démon sur les bras et un frère avec une âme coincée dans la cage parmi les deux frères les plus cinglés de tous les temps, vous parlez d’un cadeau. Je me redressais à nouveau et jetais mon portable derrière moi pendant que mon regard se posait sur une petite boite métallique dans laquelle on pouvait glisser des pièces. Faisant la moue un instant je me souvenais que c’était Sam qui avait toute la monnaie. Ce même Sam qui ne ramenait toujours pas le dîner. Pestant pour moi-même je me mettais à faire les cents pas dans la pièce, cherchant une occupation, je me penchais vers les tables de nuits et grimaçais, pas de magazines. Au bout de quelques minutes à fouiner dans les moindres recoins je décidais d’aller prendre une douche, ne serait-ce que pour passer le temps.

    Une bonne demie heure plus tard, après avoir flâné sous l’eau chaude, je sortais enfin de la salle de bain habillé d’un simple T-shirt et d’un Jean, toujours pas de trace de Sam et mon ventre qui se mettait à crier famine. Je tentais une énième fois de l’appeler, toujours pas de réponses, là je commençais sérieusement à m’énerver et me montrer inquiet. Mon seul recourt semblait tenir en sept lettres : Castiel. Je m’asseyais au bord d’un des lits et commençais à l’appeler, tantôt à voix haute, tantôt à voix basse ou encore dans ma tête, fermant les yeux parfois, les rouvrant un à un en grimaçant pour le voir apparaître. Rien. Toujours rien. « Et bah il est beau ton lien spécial Cas’ ! ». Foutus anges qui n’apparaissaient que quand ils le voulaient, ça en devenait véritablement lassant à force. Si je ne connaissais pas certaines habitudes de Castiel j’aurai pu croire qu’il m’évitait royalement. Je réessayais plusieurs fois de suite, maugréant à chaque tentatives ratées, jusqu’au moment où je me décidais finalement à déposer les armes pour me servir un verre de whisky. Il me restait au moins ça pour passer le temps. Nonchalamment je portais le verre à mes lèvres et attrapais la télécommande de la télé pour zapper. Je fis les mêmes gestes pendant de longues minutes, ne trouvant pas chaussure à mon pied. Minuit arriva bien vite, les programmes télés changeaient aussitôt, mes yeux se posant sur une scène plutôt spéciale. J’écarquillais les yeux et changeais rapidement de chaîne en murmurant un : « Dégueulasse » par la même occasion. Certaines personnes pouvaient réellement avoir de drôles d’idées. Allant me servir un autre verre j’éteignais la télé au passage et allais m’asseoir à la petite table de jardin qui nous servait de salle à manger. Je sortais le journal de mon père et le feuilletais, ce n’était pas comme si je le connaissais quasiment par cœur ou presque…

    Fermant les yeux, les minutes défilant dans un silence de mort, je tentais d’appeler Castiel indéfiniment, mais ce bougre semblait faire la sourde oreille. A minuit trente, je finissais par laisser tomber ma tête sur la table en soupirant, mon ventre criant famine à présent. De temps à autres j’observais l’écran de mon téléphone, hésitais à l’appeler elle, le rappelait lui sans espoir d’avoir une seule petite réponse, laissais de nombreux messages sur son répondeur. Si je le chopais entrain de faire une gang-bang party avec une gonzesse, il y’avait moyen que je fasse un énorme massacre. On n’oublie pas mon dîner ! Grimaçant de plus bel, je me levais d’un bond de mon siège, passais la porte d’entrée en ayant attrapé ma veste quelques secondes plus tôt puis je claquais la porte. Le bruit du moteur de l’Impala vrombissait, suivi d’un crissement de pneu tandis qu’elle partait vers le centre ville dans le but de trouver un maudit snack. En trouver un ne fut pas si difficile, même si nous étions proche de Dallas, il n’y avait pas besoin d’aller bien loin pour trouver un bon vendeur de burgers. Ma langue passant sur mes lèvres je pénétrais dans le snack et salivais presque en faisant la queue gentiment. Quelques minutes plus tard, je sortais paquets en mains et frites en bouche, m’installais au volant, déposais les achats sur le siège passager et rentrais au motel. Je déboulais comme un voleur dans la chambre, toujours pas de Sam à l’horizon, il fallait que je me souvienne de lui botter les fesses quand Monsieur daignerait donner signe de vie. Je m’asseyais à nouveau sur le siège et avais l’eau à la bouche. Sans perdre un instant je croquais dans mon repas, soda à portée de main, le bonheur…

    Entre temps, je priais –même si c’était un bien grand mot- pour que mon ange préféré daigne montrer le bout de son nez mais il ne venait toujours pas, au lieu de ça, j’eus droit à une magnifique entrée de la part de… Celui que je ne voulais surtout pas voir. Crowley. Avalant une bouchée je manquais de m’étrangler sous le coup et me tournais vers lui.

      « J’avais demandé un ange, pas un elfe. »




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Modo ϟ King Of Hell

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 2 Déc - 9:21

Je n’en pouvais absolument PLUS ! Ras le bol de tous ces incapables de démons à la noix qui passent leur temps à contredire mes ordres ! Ce Derek plus particulièrement ! Franchement, si j’avais su que devenir King of Hell apportait autant de mécréants sous mes ordres… Je l’aurai quand même fait. Mais Lucifer, comme je te comprends à présent ! Et comme je comprends ma Lilith d’avoir préféré se sacrifier. Elle est morte dans la gloire d’une certaine manière même s’il n’aurait jamais vraiment compris quel sacrifice elle faisait. Il n’a que faire de notre sort. Et franchement, en bas, c’était glauque. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de chercher ce purgatoire. Après tout si l’enfer existe, que le paradis existe alors le purgatoire aussi. Dieu n’était pas invincible. Ce n’était qu’un dieu. Et les Winchesters en avaient éliminé plusieurs déjà alors pour une fois, j’aimerais bien qu’ils m’aident à le devenir : Dieu. Je sais ça sonne légèrement mégalo mais si j’y parvenais je serai vraiment cool comme dieu : je dirigerai les démons, les anges et les créatures. Tous me suivraient. Tant d’âmes et de pactes à faire pour répondre à chaque prière ! Le business serait better than ever !Ou bien je mourrai avant ce qui au final me laisser de marbre. Au moins, en existant plus, j’aurai la forme d’une certaine paix. J’étais un pub miteux de Phoenix. Pas que j’affectionnais la ville mais c’était le seul pub avec une déco assez traditionnelle pour que je me sente chez moi.

Que c’était loin tout ça… Cette vie humaine… Si jamais je n’avais pas passer ce pacte débile, si jamais je n’avais pas découvert que ce « fils » n’était pas le mien… Tant de si… Etait ce la volonté de Dieu de faire de moi son rival ? De faire de moi un démon ? Franchement, cette question ne m’intéressait guère et encore moins sa réponse. La seule chose qui comptait était que j’avais le pouvoir sur les plus grands chasseurs du globe : les Winchesters. L’âme de Sam me permet d’avoir les plus grands chasseurs travaillant pour moi sur la question du purgatoire. Mais ces idiots d’alpha ne se laissent pas aller sous la torture à leur petite confidence. Le vieux il ne servait vraiment à rien. J’ai promi tellement en échange pourtant… Mais vu comme c’est parti, je crois qu’il n’aura jamais son petit prix. Les humains étaient si faibles ! On leur promettait une âme et hoplà ! ils courraient pour vous servir. Si c’était pas pathétique que cet ancêtre d’envergure accepte aussi vite ce pacte ! Les rejetons au moins avaient appris leur leçon.

Je finis mon verre et fit un geste de la main pour que la serveuse vienne me resservir. Ce qu’elle fit avec un grand sourire de cheval sans doute croyant me séduire. Dégages blondasse ! Snober était clairement la plus terrible réponse que l’on puisse faire. Et vu l’air sombre qu’elle prit, j’esquissais un sourire en coin vers le mur. Une brunette vint soudainement s’assoir à ma table.

- On a un problème.
- Lequel ? demandai-je en soupirant.- On a perdu sa trace.
- Retrouvez-là. Je m’en fiche de comment…- Bien.


Elle disparut. Tant mieux. Elle m’agaçait celle là avec ses tentatives de séduction. J’en voulais pas de sa séduction ! Qu’elle se la garde et se l’enfonce… Non. Un Ecossais bien élevé ne prononçait pas ces mots là sauf en cas d’extrême nécessité. Bon. Voilà. La soirée allait être ennuyeuse à en mourir. Que pouvais-je bien faire pour m’occuper ce soir ? Rendre une visite de courtoisie à Bobby ? Neeeeen. Il était trop à la ramasse lui aussi et bon j’ai envie de changer de jouet. HA ! Je vais aller voir Dean tiens ! Je trouve qu’il y a longtemps que je ne l’ai pas vu et comme les démons traînent trop du cul je vais leur mettre la pression. Oui j’avoue c’est très sadique de leur dire : « Trouvez moi ça avant les Winchester sinon vous êtes vraiment des chiens ! ». Certains courraient la queue entre les jambes, d’autres reniflaient. Bref. Fallait remotiver les troupes ! Dean était en plus encore humain donc plus simple à effrayer que Sammy qui n’avait plus son âme. Bon la dernière fois qu’on m’avait fait un rapport ils étaient à Dallas. Quelle ville pitoyable. Mais bon, on choisissait pas ses jouets !

Je m’évanouis dans les airs sans payer ma consommation. Et puis quoi encore ? J’entendis un peu Dean parler à l’autre emplumé qui avait un balai dans le cul et entama les hostilités :

- Alors, ton ange ne daigne pas te répondre ? C’est souvent ça le problème : la haut, ils s’en fichent de nous…

Je vins jusqu’à la table où il dévorait bestialement un hamburger au point d’en être répugnat et me saisit de la bouteille de Whisky pour lire l’étiquette. Ouais… Il ferait l’affaire. Je pris un verre dans le truc qui servait de minibar et me servit un verre.

- Les elfes sont retournés dans leur Faerie d’après les dernières nouvelles. C’était comment la fée réchauffée ?

Il avait commencé après tout !Bon allez, j’allais calmer le jeu sinon je pourrais pas lui parler de ce pour quoi j’étais venu. J’avais un peu oublié avec tout ce Whisky dans le sang mais ça me reviendrait au fil de la conversation.

- Alors, besoin de lumière ? Je peux peut-être aider…

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 2 Déc - 10:46


    « YOU’RE STUPID, YOU KNOW THAT ? »


    L’apparition inopportune de Crowley avait eu le don de m’agacer. Par la même occasion j’avais manqué de m’étouffer avec mon burger. J’attrapais le soda et en prenais une gorgée pour faire passer le tout avant d’ajouter le fond de ma pensée. Je ne l’attendais pas lui. Depuis quand appeler un Ange revenait à appeler un putain de Démon ? Ou peut être qu’il n’était là que pour s’amuser, après tout il en était tout à fait capable ce crétin. Lèvres pincées et sourcils froncés je l’observais se servir un verre de whisky, faire comme s’il se trouvait chez lui. Un air méprisant se lisait sur mon visage tandis que je posais le reste de mon burger sur la table, l’appétit soudainement coupé, puis croisais les bras sur la table tout en l’écoutant vociférer un nombre incalculable de paroles agaçantes et inutiles. Inutiles, oui c’était bel et bien inutile ses racontars et ses répliques. Un fin sourire se dessinait tout de même au coin de ma bouche lorsqu’il se mit à parler de fées, toutefois, il ne gagnait pas pour autant une réponse de ma part vis-à-vis de ce sujet là, tout comme pour la première. Oui Castiel ne répondait pas à l’appel et ne répondrait sûrement pas vu la visite incongrue à laquelle j’avais droit. Quelle ironie du sort. Je ne le quittais pas des yeux, observant le moindre de ses gestes, mes armes n’étant jamais vraiment loin de moi, la prochaine fois faites moi penser à mettre du sel partout pour éviter ce genre… de chose. « Tiens, le King a décidé de jouer les samaritains ? Etonnant de ta part. Va plutôt prêcher ta bonne parole à quelqu’un d’autre. J’ai pas que ça à faire et comme tu le vois… J’étais entrain de dîner. ». Le ton était sec, une pointe d’ironie pouvant se faire sentir par moment tandis que mon visage arborait un magnifique sourire forcé. Si je m’étais attendu à le voir ici, j’aurai tout fait pour prévoir un accueil à coups de gros sel, eau bénite ou encore Devil’s trap, quoi que… C’était peut être déjà prévu. Mon regard se posait quelques secondes sur les restes de frites qui refroidissaient, puis j’attrapais à mon tour un énième verre de whisky, j’étais sûr d’en avoir besoin vu ce qui m’attendrait sûrement. Je me levais de mon siège et allais m’adosser au meuble qui servait de plan de travail.

    « Qu’est ce que tu fous là au juste ? ». Je marquais une pause, buvant une gorgée du liquide ambré qui venait réchauffer ma gorge. « Si c’est pour me refourguer l’une de tes affaires pourries, tu peux te la foutre où je pense. ». Je faisais preuve d’une humeur remarquable à ce moment là, comment aurais-je pu réagir autrement ? Il nous tenait presque en laisse en détenant l’âme de Sam. Cependant, ce n’était pas pour ça que je devais dire Amen à tout ce qu’il pourrait bien nous dire ou vouloir nous faire faire. Mon frère était peut être toujours le cerveau des deux, il avait tendance à démarrer au quart de tour dernièrement, surtout en ce qui concernait la chasse. Je n’avais pas encore mis Sasha au courant vis-à-vis de l’affaire, même s’il serait très utile de le faire incessamment sous peu. Peut être qu’elle trouverait une solution dans ses différents journaux. A voir. Même si l’idée d’obéir à ce lutin pendant un moment avait le don de me dégouter, j’étais obligé de m’armer de patience. Si seulement Cas’ pouvait débarquer avec ses petites ailes et me traîner ailleurs, embarquer Sammy au passage et nous emmener loin, loin ! Pourquoi pas à la plage tiens ? Ca pourrait être bien… Je me perdais quelques minutes dans mes pensées, lui faisant bien sentir que je n’étais pas d’humeur à jouer les gentils toutous, d’ailleurs à bien y réfléchir, je n’étais jamais d’humeur lorsque ça concernait Crowley. Peut être parce qu’il avait toujours eu le don de faire des coups foireux dans mon dos, oh bien sûr il aurait aimé qu’on le remercie, c’est vrai il nous avait… « Tellement » aidé. Tout ce qu’on avait gagné c’était l’enfermement de Sam et voilà qu’il se jouait de cette affaire pour son propre profit. A vomir, mais digne d’un démon, je devais au moins l’admettre. Ne plus faire confiance à un démon semblait être devenu l’une de mes priorités.

    Une nouvelle gorgée de whisky s’échappait au fond de ma gorge tandis que je venais croiser mes bras, verre en main, attendant patiemment sa réponse. Il n’était pas là pour rien, il avait forcément une idée derrière la tête, ou simplement envie de jouer. Ce qui avait le don de m’énerver encore plus : son irrésistible envie de s’amuser avec ce qu’il croyait « posséder ». Belle erreur mon coco, quoi que tu fasses tu as signé ton arrêt de mort, pour ma part je ne te lâcherai pas jusqu’à ce que tu ne fasses définitivement plus parti de ce monde. Non, décidément il n’y avait que lui pour croire qu’il avait d’ores et déjà gagné la partie. Il avait peut être gagné son statut de King of Hell, mais bientôt il gagnerait celui de raté, ou encore de nullité, de pourri, d’idiot… Il n’était qu’un problème de plus dans le récit des aventures des Winchester, problème que nous finirions bien par résoudre un jour ou l’autre, du moins, c’est ce que j’osais penser. Pour moi-même d’abord. Pour le crier sur tous les toits ensuite. Ou pas. Je finissais par poser le verre vide sur le plan de travail et l’observais du coin de l’œil, l’interrogeant du regard, l’incitant à parler car ma patience avait des limites. Celle-ci commençait d’ailleurs sérieusement à se dissiper, laissant peu à peu exploser l’agacement qui était le mien. Si à l’intérieur tout semblait perdre patience, ce n’était en aucun cas visible à l’extérieur, pour l’instant du moins, je n’étais pas dupe au point de croire que j’arriverai à le cacher trop longtemps. Mon sale caractère remontait rapidement en général.

    Me redressant soudainement, je me mettais à faire doucement les cents pas dans la pièce, main passant sur le menton en signe de réflexion. « Je me demande quel genre de plaisir un démon comme toi peut avoir. Trouver le purgatoire ne t’apporteras pas de sublimes reconnaissances. Et je suis sûr que certains de tes semblables n’ont qu’une envie : celle de te voir tomber. ». Je marquais une courte pause, renforçant le silence. « … Un peu comme moi en fait. ». Je me doutais qu’un sourire victorieux le ferait sûrement un peu rager, après tout Sam n’était pas là, il ne pourrait pas s’amuser à me faire chanter en le « torturant » sous mes yeux. Quel dommage… Curieux, j’étais curieux. Tout n’était certainement pas aussi rose qu’il voulait bien le faire prétendre en enfer, loin de là. Ca ne l’était pas sans Lucifer, ça ne l’était pas avec Lucifer, donc pourquoi ce le serait avec une andouille comme lui ? Je m’arrêtais finalement au milieu de la pièce et le jaugeais du regard. Alors Crowley ? Que va tu répondre à ça ?




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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Dim 5 Déc - 4:42

Je savais bien que je l’agaçais et à vrai dire c’était bien le but recherché. Je savais aussi qu’un jour où l’autre ils essaieraient certainement de me supprimer de la surface terrestre. Cependant… Mes os étaient bien cachés à présent. Après tout, comme on disait « Fuck me badly once, shame on you. Fuck me badly twice, shame on me. » Je ne comptais donc pas leur donner encore une fois la chance d’utiliser mes pauvres restes. Et avant qu’un humain, démon, ou même un ange réussisse à les trouver et à les prendre, je devais avoir un bon millénaire devant moi. Je le regardais s’étouffer avec son hamburger, chose immonde qui le faisait grossir en plus (sans rire, la dernière fois que je l’ai vu, il était quand même plus mince il me semble… Ierk), j’esquissais un sourire. Ce que ce serait bête si un Winchester mourrait de manière aussi stupide. Oh mais laissez moi y penser : c’est déjà arrivé ! Il n’y avait pas plus stupides qu’eux, sérieusement. Parfois je me demandais même pourquoi je m’amusais autant de leur bêtise. Le visage de l’aîné était fermé. Probablement déçu que son angelot n’ait pas répondu… J’en pleurerai presque. Il croyait que les cieux c’était toujours le monde des bisounours ou quoi ? Les humains étaient si fatigants eux aussi parfois… Je pris une autre gorgée, attendant son venin qui allait venir. Mais j’étais plutôt d’une bonne humeur et je ne comptais pas perdre mon sang froid. Dean Winchester était quand même connu pour son humour franchement décalé. Il semblait ne pas vouloir finir son hamburger. Je le pris donc avant de le jeter purement et simplement à la poubelle. Sans rire, ces américains étaient vraiment sans aucun raffinement. Je devais bien avouer que l’Ecosse semblait vraiment offrir un meilleur cadre de vie : la brume, le son funeste des cornes muses, ce serait vraiment une ambiance digne d’une bouche de l’enfer… Je me notais cette réflexion dans un coin de ma tête et me concentra de nouveau sur le Winchester. Il ne me quittait pas des yeux, pensant probablement que j’allais me jeter sur lui. Le pauvre… Il était si tendu…

- Oh oui, précisément, tu dînais.

Le temps du passé était utilisé pour bien appuyer le fait que de un, son dîner était à la poubelle.

- Hé bien, le bien être de mes employés est important…

J’observais son sourire forcé. Vraiment, il fallait qu’il change de registre où il allait se rider rapidement. Je le vis reluquer ses frites et décida d’appuyer encore plus sur son agacement prenant directement le paquet avant d’en manger quelques unes. Il devait probablement réfléchir à me tendre un piège mais je m’en fichais bien. Ce n’était pas comme si je n’étais pas habitué à la douleur… Je reposa finalement les frites sur la table et me dirigea vers le fauteuil en reprenant un autre verre au passage. Je ne me sentais pas directement menacé. Il ne pouvait pas m’attaquer de front car il signerait l’arrêt de mort de son frère. Alors je me détendis et m’installa confortablement, ne le regardant même plus. J’allumai le téléviseur et regardai la présentatrice blonde peroxydée des news parler d’un enfant ayant tué son père. Je le connaissais. Ce n’était nul autre que l’un des démons qui devaient chercher les alphas pour moi. Il venait simplement de changer de corps. J’allongeai mes jambes et termina mon verre d’une traite alors qu’il demanda la raison de ma venue. J’allai lui dire que je ne venais que pour lui rappeler son statut lorsque la whore de la tv changea de sujet pour annoncer plusieurs meurtres suspects dans la ville. Des cerveaux arrachés. Je fronça les sourcils et me releva légèrement. Hé bien hé bien on dirait que je viens de tomber sur un cas intéressant…

- Sam n’est toujours pas revenu… Il doit toujours être occupé avec la blondasse qui le draguait au bar… Castiel aurait pu te le dire quand même. Mais il a sûrement des choses plus intéressantes à faire que de s’occuper de vous deux.

Je ne pouvais pas m’empêcher d’appuyer là où ça faisait mal. Mais bon j’y pouvais rien si la vérité était blessante… La présentatrice continuait d’expliquer les faits mais j’éteignis la télévision. Cette chose n’était pas l’alpha même s’il ne devait pas être loin. Mais le chiot commençai sérieusement à m’agacer avec ses « tes affaires tu peux te le mettre où je pense ».

On pouvait être deux à jouer à celui qui serait de plus mauvaise humeur et mauvaise volonté envers l’autre. Surtout que je ne demandais pas grand-chose : seulement d’exercer leurs talents de chasseurs pour moi. C’était pas comme si je leur demandais de tuer leur grand père (une très bonne recrue d’ailleurs même s’il manque sérieusement de notions de famille). J’avais quand même risqué mon cul pour les aider contre Lucifer ! On ne peut pas me reprocher non plus de ne pas avoir été plus courageux à l’époque mais j’étais particulièrement recherché. J’étais bien plus puissant avec cette prise au pouvoir.

Et le fait qu’ils pensaient encore me voir comme celui que j’étais avant l’ouverture et la fermeture de la cage m’agaçait prodigieusement. J’avais encore énormément de choses à faire… Back to the business. Déjà qu’on avait sauvagement assassiné mon tailleur… Fallait pas non plus exagérer. Il faisait les cents pas, semblant connecter les deux neurones qui lui servaient habituellement de cerveau. Mais les mots qui sortirent furent certainement les mots de trop. Finalement, ils n’étaient pas si drôles mais j’étais bien obligé de m’assurer qu’ils bossaient bien. Ce fut le sourire de trop. Parce qu’il avait quand même marqué un point cet abruti. En quelques secondes, je me relevai et avançai rapidement vers Dean avant de l’attraper par le col de sa chemise et de le plaquer contre le mur opposé. Nous n’étions qu’à quelques centimètres l’un de l’autre et je profitais de l’effet de surprise que j’avais sur le chasseur.


- Dean. Bien sûr que certains en rêvent. Mais crois moi, vous n’y arriverez pas. Quant à mon intérêt pour le purgatoire laisse moi réfléchir…

Je laissa un blanc s’installer comme si je réfléchissais vraiment avant de répondre simplement :

- Mind your business.

Non mais j’étais le King of Hell à présent tout de même ! Je m'écartai finalement de lui avant qu'un coup ne parle, lui lançant un regard noir. Il n'avait pas intérêt à essayer de m'attaquer frontalement parce que je ne répondrai plus de rien. Après tout, Sam, sans son âme, n'était rien. Il ne pleurerait même pas l'âme de son frère.

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Dim 5 Déc - 8:09



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    Une irrésistible envie de lui foutre un pain dans la figure. Une irrésistible envie de le voir se ramasser la tronche. D’échouer. Ah qu’il aurait été drôle de voir une mine déconfite sur son visage. J’en aurai jubilé. Un certains nombres d’idées me traversaient l’esprit. Dommage que je ne puisse pas vraiment les mettre en pratique ce soir. Je reposais nonchalamment l’hamburger, l’appétit soudain coupé et lui faisait une remarque aussi aimable qu’un mur. Un sourire aux lèvres, je le regardais s’approcher et jeter le reste de mon repas à la poubelle, tentant de garder tout de même le sourire, même si celui-ci semblait perdre de sa valeur. Bon sang que je pouvais le détester. « Tu dînais ». Le tuer, oui j’avais royalement envie de le descendre, s’il ne détenait pas l’âme du Sam –du moins… Ce qu’il en disait-, il y’a longtemps que je lui aurais arraché les dents une à une, ça et puis ses cordes vocales pour qu’il arrête de parler comme s’il était le maître du monde ou encore Monsieur je-sais-tout. Je relevais la tête vers lui et lui adressait un nouveau sourire. « Tu m’as coupé l’appétit de toute façon. Tu ne croyais tout de même pas que j’allais remettre mes mains sur un burger que tu as… Touché. Je ne veux pas devenir aussi pitoyable moi. ». Mon sourire ne me quittait pas d’une semelle, et visiblement le nain n’avait pas dit son dernier mot. Décidément, il ne manquait jamais de culot pour utiliser le mot que je supportais encore moins que lui. « Mes employés. ». La fausse bonne humeur s’effaçait de mes traits alors que je le jaugeais du regard, fronçant bien plus les sourcils et lui adressant à présent un regard aussi noir que le ciel de dehors. « Je ne suis pas ton employé. ». J’avais prononcé chaque mot distinctement en insistant sur le « pas ». Non en aucun cas je ne me considérais comme un employé, j’étais encore libre de droit à ce que je sache et si Sam ne m’avait pas convaincu de la jouer à sa manière, il y’a bien longtemps que je lui aurai fais comprendre le fond de ma pensée. Je baissais les yeux quelques secondes, hésitant tout de même à reprendre le cours de mon repas, mais lorsque je vis ses doigts ignobles en voler deux trois, je décidais de les pousser le plus loin possible et me levais vers ce qui nous servait de cuisine pour me servir un verre à mon tour.

    Une fois le verre en main, je m’adossais et l’observais d’un œil mauvais. Je le vis s’asseoir tranquillement dans un fauteuil. Surtout qu’il fasse comme chez lui aussi tant qu’il y était hein… Je n’étais pas du tout contrarié ! Portant le verre à mes lèvres je finissais par lui demander ce que me valait sa visite mais précisais tout de même que si c’était pour une affaire, il pouvait directement se mettre le doigt dans l’œil. Je portais peu d’attention à ce qu’il regardait, trop concentré à chercher une solution de le dégager d’ici ou encore de l’énerver… Pourquoi serais-je le seul à ressentir un certain agacement après tout ? Donnant-donnant. Le verre terminé venait se poser sur le plan de travail tandis que je croisais les bras, ne le quittant pas des yeux. S’il pensait me contrarier davantage en parlant d’un Sam introuvable et d’un Castiel sourd, c’était râpé. Certes, j’attendais que mon frère daigne rentrer au motel et alors ? Il était clair que je n’allais pas lui faire ce plaisir là de répondre à son pic, j’ignorais royalement ses paroles, préférant partir sur un autre sujet, le concernant… Lui. Ainsi j’énonçais mon point de vue sur cette recherche du purgatoire et insistais sur le fait qu’il ne devait pas être très aimé en bas. J’ajoutais également que nombreux devaient être les démons souhaitant le voir couler, tout comme… Moi. Pendant ce temps, j’avais fais les cents pas dans la pièce, et l’avais gêné quelques secondes dans le visionnage de son émission. Autant l’emmerder jusqu’au bout. Un nouveau sourire se dessinait sur mon visage lorsque je prononçais les derniers mots. Si le voir se lever rapidement et me plaquer au mur me surpris ? Pas le moins du monde… Prévisible le petit. Quoi que, en grand fainéant qu’il est, je l’aurai plutôt vu utiliser ses « dons » propres aux démons mais bon…

    A peine me retrouvais-je contre le mur que je maintenais ses poignets. Tente quelque chose et tu vas voir. « Dean. Bien sûr que certains en rêvent. Mais crois moi, vous n’y arriverez pas. Quant à mon intérêt pour le purgatoire laisse-moi réfléchir… ». Même si mon sourire s’était évaporé, ses mots en firent réapparaître un petit, juste au coin, juste assez pour être visible. Mes mains serraient davantage ses poignets et il n’avait rien d’autre qu’un simple regard lourd de mépris. Je laissais le silence s’installer quelques instants avant qu’il ne daigne répondre de me mêler de mes affaires puis je l’observais s’écarter, remettant ma chemise correctement et lui répondant d’un ton toujours aussi sec. « Je n’obéis à personne. Hormis moi-même. Tu peux toujours essayer de croire qu’on n’y arrivera pas, mais ne nous sous estime pas pour autant. Ceux qui l’ont fait avant toi l’ont payé un jour ou l’autre. ». Il pouvait toujours me servir son regard menaçant sur un plateau, j’avais toujours joué la carte de l’humour ou de l’ironie dans ce genre de situation, ce n’était pas demain la veille que j’allais changer d’attitude. Surtout pas envers lui. J’allais me resservir un verre et me retournais vers lui. « Oh et… Navré de te demander ça mais… C’est tout ce que tu sais faire ? ». Je marquais une pause levant les yeux au ciel tout en faisant mine de réfléchir. « Non parce que… J’aurai pensé que le King of Hell savait faire de meilleurs tours que ceux d’un simple Crossroads Demon… ». Mes lèvres se pinçaient, un air faussement triste et déçu sur le visage.

    J’étais conscient que je jouais avec le feu, mais le voir perdre son calme me ferait réellement sourire. Le vexer aussi était quelque chose qui me plaisait, il ne se gênait pas pour le faire avec nous, alors pourquoi se priver de lui rendre la pareille ? Je ne l’aimais pas, et il le saurait jusqu’à la fin. Je ne l’attaquais pas par les gestes, je tentais de le faire par les mots. J’avais réussi une fois à le faire bouger, peut être que j’y arriverais une deuxième fois… Show time.



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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 9 Déc - 0:18

Parfois, il m’arrivait sincèrement de me demander pourquoi je trouvais un malin plaisir à me jouer des humains et je me souvenais alors que la réponse était plutôt simple : ma nature démoniaque. Nous étions les oubliés. Nous étions nés de l’orgueil d’une seule créature, une créature que Lilith admirait beaucoup. Pourquoi l’admirait-elle allant jusqu’à mourir pour lui permettre de se libérer, je l’ignorais. Mais elle était quand même la première née. La plus… Proche. Maintenant, j’essayais d’atteindre les autres échelons. Je voulais prouver que n’importe qui pouvait y arriver et que nous n’étions pas que des imbéciles sans cervelles qui se complaisait dans le sang. On pouvait aussi avoir un cerveau et se complaire dans le sang. J’imaginais sans peine que les Winchesters ne devaient rêver que d’une chose : m’abattre. Pourtant tout ceci ne resterait qu’un rêve parce que je n’avais pas l’intention d’échouer. Les remarques acides de Dean ne me plaisaient pas. Sincèrement pas. Il faudrait qu’un jour je pense à le remettre sincèrement à sa place. Mais ce n’était pas à l’ordre de ce jour. Son sourire ne s’effaça pas quand j’eus l’affront de jeter sa cochonnerie mais perdit clairement de sa force. Quelque chose en lui s’éteignit, m’indiquant par la même que je venais de marquer un point sur comment mettre en rogne ce « moron ». J’imaginais sans peine qu’il devait imaginer une et mille façons différentes de me tuer et cela me fit sourire. J’étais certain qu’il se souvenait de ce qu’il avait fait lors de son petit séjour en enfer… et je me délectais à l’avance de voir ce qu’il avait pu en retenir. Avait-il appris la méthode d’Alastair ? Quel genre de bourreau était-il ? Je n’avais pas eu le temps de m’en informer à l’époque…

- Oui je m’en doute. C’était bien l’objectif, moron. Mais de nous deux, je crois que tu es le plus pitoyable : t’inquiéter pour un frère qui n’est qu’une ombre de lui même… C’est un peu stupide. As-t-on le droit de laisser un homme sans âme, sans conscience, rôder en toute liberté ?

Je n’avais effectivement pas dit mon dernier mot (Jean Pierre XD). Je réussis enfin à effacer sa bonne humeur de ses traits. Enfin… L’hypocrisie venant de lui était vraiment mièvre. J’avais envie de plus de hargne, de plus de colère. Je voulais ressentir la noirceur de son âme. Il n’aimait pas que je lui rappelle la vérité. Pourtant, il était bien mon employé et j’étais encore bien généreux d’employer le terme… Il travailler pour moi en échange d’un salaire (l’âme de Sammy), techniquement, il existait donc un lien de subordination entre lui et moi. J’aurais pu aussi lui dire qu’il était simplement la bitch mais je me déshonorerais si j’osais le dire… Et j’en avais vraiment vraiment pas envie. Sa voix se fit plus insistante sur le « pas » et je ne pus m’empêcher de rire.

- Dean… Quand une personne en échange d’un travail reçoit un salaire, c’est un employé. Que tu le veuilles ou non… Maintenant, je pourrais vraiment te demander des choses très dégueulasses et je ne fais que demander une simple chose : que tu continues à exercer tes compétences dans ton domaine. Est ce si compliqué ?

Il baissa les yeux quelques secondes. Une victoire ? J’osais le croire et l’espérer. Evidemment, il n’osa plus toucher ses frites. Je comprenais pas qu’on puisse aimer des frites… Ces trucs étaient gras et sans goûts. Mais bon comme je savais que la nourriture était sacrée à ses yeux, je prenais un malin plaisir à détruire son autel. Je poussais même le vice à m’installer comme si j’étais chez moi. Je voulais l’agacer autant qu’il le faisait en ce moment. Pourtant, au tout début, je n’étais venu que pour m’amuser et me divertir. Finalement, ce fut le contraire de mes plans. Il ne répondit pas à mes pics mais parfois, un silence signifiait qu’on avait fait mouche. On verrait bien… J’aimais aussi observer comment un poison pouvait s’infiltrer. Aujourd’hui, il se pouvait que ça ne lui fasse rien. Puis un jour, le souvenir de notre conversation lui reviendra en mémoire et il réalisera que je disais une vérité. Blessante. Mais vraie. Et ce jour là, le poison pourrait détruire quelque chose d’intéressant. Il répondit à mon attaque en ramenant le sujet sur moi. Il me donnait un point de vue qui dans l’absolu ne m’intéressait absolument pas. Oui beaucoup voulaient me voir échouer. Mais je ne laisserai personne se mettre en travers de ma route. D’autres me soutenaient parce que pour la toute première fois, ils croyaient en quelque chose. Ou en quelqu’un. Certains avaient compris que je voulais tenter quelque chose d’incroyable et voulaient en être. D’autres savaient qu’une opportunité était présente et me suivaient pour la découvrir et en profiter. D’autres étaient simplement perdu et voulait obéir simplement à quelqu’un sans poser de questions. Mais je perdis mon calme le premier. Parce que je ne voulais surtout pas qu’il me sous-estime. Je n’étais pas là par hasard. Je m’étais contraint à ne pas user de mes pouvoirs parce que je n’en maîtrisais pas tout à fait certains et je n’avais pas l’intention de le rôtir ce soir. Je l’observais. Une minuscule ride apparut au coin de sa bouche. J’avais envie de lui refaire le portrait, vraiment.

- Je ne vous sous estime pas, Dean. Si je le faisais, je n’aurais même pas daigner vous entraver avec l’âme de Sam. Moron !

Le regard que je lui lançai était tout autant menaçant.

- J’ai été sympa jusqu’à maintenant avec vous deux. Mais si vous continuez sur cette voie, enfin toi plus particulièrement Dean, les choses risques de devenir bien plus désagréables pour toi.

Il me provoqua de nouveau. Il aurait été facile de le tuer si je l’avais voulu. Je me mis à sourire.

- Tous ces petits tours sont mortels pour toi… Je ne suis pas certain que tu aurais aimé les voir. Prends ça comme un cadeau pour ton anniversaire.

Je lui répondis par le même petit sourire victorieux qu’il m’avait servi. Il ne fallait pas qu’il pense m’avoir vexé. Parce que je l’étais. Ne pas maîtriser certains pouvoirs étaient assez fastidieux pour moi. Certains étaient maîtrisés mais j’avais déjà sans vraiment le vouloir occasionner quelques pertes lors de complots ratés. Enfin des pertes… Ils avaient bien servi sur le coup. Je m’étais aperçu que j’étais moins sensible au sel et à l’eau bénite. Le sceau par contre je ne l’avais pas testé. Et j’espérais ne jamais à le faire. Je n’aimais pas côtoyer les Winchesters, je le faisais parce que j’étais obligé de m’assurer que les plus grands fauteurs de trouble ne viennent pas m’emmerder. Et aussi parce que parfois ils me faisaient bien rire avec leur naïveté. Je lui fis un clin d’œil juste pour la forme. Allait-il perdre son calme ? Perdra, perdra pas ? Les paris étaient ouverts.
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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 9 Déc - 2:45



    « YOU WANNA PLAY THE GAME ? »


    Jeu dangereux. Jeu brûlant. Jeu démoniaque. A croire que l’un et l’autre nous voulions avoir le dernier mot et gagner la partie. Gagner quoi ? Simple jeu de fierté ou d’orgueil ? Possible. Sourire aux lèvres je le regardais jeter mon dîner, mon hamburger que je n’avais pas fini, coupé dans mon élan par… Un nain. Peu de temps après les frites étaient également jetées. Entre temps, il pouvait bien parler, je me paumais déjà dans milles et unes pensées, plusieurs moyens de le descendre en bonne et due forme. J’haussais un sourcil, ne le quittant pas des yeux, il voulait jouer à l’être supérieur, et bien… Nous allions jouer. Si je n’aimais déjà pas ses manières il y’a un an, je ne le supportais quasiment plus, rien que de voir sa tronche aurait pu me donner de l’urticaire. Et puis vous savez… Les envies de rébellion etc ? Et bah j’étais en plein dedans. Monsieur détenait peut être l’âme de Sam mais Monsieur n’allait tout de même pas espérer que je vienne lui lécher les bottes ou encore lui prêter allégeance, s’il le pensait il pouvait se foutre le doigt dans l’œil. Relevant la tête, je lui adressais un sourire tout en rétorquant qu’il m’avait coupé l’appétit et que je ne préférais pas toucher quelque chose qu’il avait ne serait-ce qu’effleuré, ajoutant le mot « pitoyable ». Car oui, il était franchement pitoyable, le genre de démon que certains devaient s’amuser à écraser comme un insecte lorsqu’il faisait les sales besognes. Bien sûr que je me souvenais de mon passage en Enfer, qui ne s’en souviendrait pas ? Toutefois s’en souvenir ne voulait pas dire continuer d’agir comme j’avais pu le faire en bas pendant dix ans de « leur temps ». S’il savait, ça ne lui plairait pas vraiment, le Dean qui était sorti de la « fosse » n’avait strictement rien à voir avec le Dean qu’il pouvait avoir en face de lui. Personne hormis Alastair ne savait réellement ce qu’il s’était produit, en bas. Et personne d’autre ne saurait. C’était un secret qui était plutôt bien gardé, même Sam ignorait les détails, il était au courant du plus gros, mais pas des détails. M’étant égaré pour la deuxième fois, je sortais de mes pensées lorsqu’il reprenait la parole, je ne comptais pas faire très attention à ses mots mais je n’eus pas vraiment le choix. Mon sourire se perdait, mon regard était noir à présent. Oui il venait de toucher un point sensible, il le faisait sans doute exprès si bien que j’essayais de calmer mes élans de colère qui me priaient de l’égorger maintenant. Sans grande considération pour sa personne, je daignais tout de même lui répondre. « Dois-je te rappeler… Qui… L’a ramené sans son âme hum ? ». Pause. « Ce n’est donc certainement pas moi le plus stupide des deux. Et tu savais très bien ce que tu faisais apparemment, sinon tu ne l’aurais pas ramené à la vie. ».

    Mes yeux s’égaraient quelques instants sur les frites que je poussais machinalement vers la poubelle lorsque ses doigts plongèrent dedans. Il était clair que le dîner était réellement terminé. Contrarié, j’aurai aimé en profiter un peu plus. Mes oreilles bourdonnèrent lorsque le mot « employé » parvint jusqu’à elles, il était temps de remettre les pendules à l’heure. Lui adressant un regard toujours plus menaçant, je venais contredire ses mots. Je n’étais pas son employé, allait-il le piger un jour ou non ? Insistant sur le « pas », j’osais espérer qu’il allait enfin comprendre que ce n’était pas si simple d’avoir un Winchester rallié à sa « cause », aussi minable et ridicule soit elle. Ma réaction eut visiblement le don de le faire rire, ce qui m’agaça encore plus, un agacement que je ne daignais pas lui montrer, il était loin d’avoir gagné. « Et bien non… Je ne le veux pas. Ce n’est pas parce que tu nous tient avec un chantage à deux balles que je suis obligé de jouer les marionnettes pour Monsieur je veux devenir super puissant. Tâche de te rentrer ça dans le crâne ou c’est moi qui le ferais. ». J’observais une nouvelle fois les frites puis me levais pour me servir un nouveau verre de Whisky, chose que Crowley ne s’était pas gêné de faire en arrivant. Trop occupé à boire, je le laissais lancer des pics à tire larigot sans y répondre, je ne voyais pas l’intérêt et puis je savais que je finirai tôt ou tard à trouver les mots qui le vexerait. Je le laissais faire comme chez lui, regarder la télé quelques minutes, je le virerai bien assez tôt d’ici. Ne prêtant guère d’attention à ce qu’il pouvait bien regarder, je décidais de changer de sujet, parler de lui ne ferait sans doute pas de mal. Ou pas. Je posais le verre vide sur le plan de travail et m’avançais, histoire de montrer que je savais tout de même un minimum réfléchir. A en juger par sa réaction je venais de marquer un point, déjà le démon se levait de son siège et m’attrapais par le col de ma chemise. Quelle violence wow… j’étais impressionné. Serrant ses poignets, un léger sourire en coin apparaissait en entendant ses mots, personne ne pouvait prédire si nous allions échouer ou non, ce serait lui ou nous de toute manière. Pas d’autre échappatoire possible. Une fois qu’il lâchait prise, je remettais ma chemise correctement et reprenais la parole, le ton toujours aussi sec que précédemment. Je lui disais de se méfier et qu’il ne fallait pas nous sous estimer, nous n’avions pas pour habitude d’obéir au doigt et à l’œil, surtout moi.

    Le regard qu’il m’offrait était toujours aussi menaçant, s’il était censé faire peur c’était râpé. Oui, ce que je pouvais me montrer agaçant et têtu parfois, je jouais avec le feu, tentant de le pousser dans ses retranchements, les Démons avaient leurs propres failles après tout, pourquoi ne pouvais-je pas en profiter ? Par contre m’insulter d’idiot hum… Mauvaise idée. Il est vrai qu’il avait plutôt bien joué son rôle dans l’histoire, il nous avait bien eut sur ce coup là, qui aurait pu se douter de ce qu’il planifiait dans notre dos ? Je devais au moins lui accorder ce mérite là même si ça ne me faisait nullement plaisir. Au moins il ne nous sous estimait pas, bonne ou mauvaise nouvelle ? Peut être un peu des deux. Mon sourire en coin ne s’effaçait pas pour autant, une once de défi apparaissant petit à petit dans mon regard. Je m’approchais de lui et me penchais. « Crois moi… tes petites manières ne m’impressionnent pas et pour ce qui est du côté désagréable, je ne vois pas comment ça pourrait l’être davantage… Voir ta tête est déjà amplement suffisant. ». Doucement Dean, à trop vouloir t’envoler rapidement tu vas te cramer les ailes au passage. Puis, je retournais me servir un verre avant de le jauger à nouveau du regard et de lancer de nouveaux pics, parlant à présent de ses « capacités » que je trouvais bien obsolètes pour un roi. Mes paroles eurent le réflexe de le faire sourire, vous savez le genre de sourire un peu forcé ou victorieux parce que vous avez une idée en tête… Peut être un signe que j’aurai dû prendre en compte au lieu de me braquer comme un sauvage. J’haussais un sourcil, avalant une gorgée de whisky et reposais le verre à nouveau, me rapprochant de Crowley, main dans les poches. Haussant les épaules je tentais de cacher comme je pouvais que j’en avais marre de le voir ici et marre de son attitude de supérieur. « Tu t’es trompé de date si c’est pour mon anniversaire. En revanche… C’est pas ta fête aujourd’hui ? ». Une fois assez proche de lui, mon poing venait s’abattre sur son visage, c’était parti tout seul, puis je le poussais violemment et haussais le ton avant de l’attraper à mon tour et serrer tout ce que je pouvais. « Tu crois sincèrement que c’est en jouant avec les menaces que t’obtiendras quelque chose ? Si j’avais été un gentil toutou bien docile ça aurait sûrement fait tout le tour de ton pseudo royaume donc ne t’avises même pas de croire… Que juste parce que tu nous tiens, qu’on est tes pions ou encore tes chiens ! Et honnêtement… J’en ai ma claque de vos égos surdimensionnés ! ».

    Le couperet venait de tomber, ça ne vaudrait certainement rien de bon et ça me coûterait peut être un vol plané mais au moins les choses semblaient claires… Je le lâchais sèchement, les traits du visage crispé par la colère, j’avais horreur d’être coincé de cette façon là. Poings serrés je repartais en direction du plan de travail et lui tournais le dos, tentant de récupérer une respiration normale. Egalité.


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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Ven 10 Déc - 10:11

Le jeu était un enjeu. Le vainqueur prendrait le pouvoir sur l’autre et il ne fallait absolument pas perdre cette bataille. Elle était stratégique. Pour moi, il était clair que je devais lui faire comprendre sa place. Mais lui semblait plutôt le prendre comme un jeu de répartie ou bien de celui qui rendrait l’autre muet. Fierté. Orgueil. C’étaient deux de mes défauts. Je les assumais bien car ils m’avaient portés où j’étais à présent. Je n’étais pas très grand comparé à eux mais l’explication était scientifique : au 17e siècle, nous étions plus petits ! J’étais dans la moyenne de mon époque… S’il fallait être une asperge aujourd’hui pour réussir à respirer de l’air pur, j’y pouvais rien. Et je ne complexais pas sur ce fait. De grands hommes étaient petits après tout : Napoléon pour n’en citer qu’un. Et il avait apporté tellement de choses en Europe… Qu’on l’aime ou non, c’était une autre histoire mais il avait à lui tout seul conquis un vaste territoire. Malheureusement les garçons étaient un peu dehors de la réalité et ne comprenait pas le système du business. Ils n’avaient jamais travailler pour une structure… Mais les enfers n’étaient rien d’autre qu’une multinationale qui entreprenait une stratégie d’acquisitions et de fusions. Et le PDG de cette boîte, c’était moi. Et je comptais bien intégré le purgatoire et à long terme le Paradis. Et après, si jamais ça valait le coup, intégrer la Terre. Les quatre « royaumes » seraient réunifiés et chacun pourrait le parcourir comme il le souhaitait (ou presque car les humains malheureusement resteraient mortels). Un formidable circuit, une formidable machine se mettrait en place et j’en deviendrai son dieu. L’ambition était à peine prononçable. Même pour moi. J’ignorais quelle était la puissance de cette créature. On l’avait dit introuvable… Se cachait-il au purgatoire ? Pourquoi ? Ces questions me laissaient parfois avec d’affreuses migraines car elles me dépassaient un peu. Mais nous avions besoin d’un objectif nouveau. Lucifer n’était pas la bonne option pour relancer notre économie souterraine.
Je me souviens encore de mes débuts en bas. Je n’étais qu’un cross-road ordinaire. Et j’avais à l’époque sympathisé avec Derek. J’avais en effet vite appris que pour survivre là dessous il fallait suivre le plus fort. Je travaillais pour lui. Jusqu’au jour où Lilith croisa mon chemin. J’étais déjà réputé pour mon « Chiffres d’affaires » exceptionnel. Elle me prit sous son aile et j’eus l’affront de mettre Derek devant le fait accompli et depuis nous nous détestions cordialement. Enfin, ce n’était pas de la haine pure. Mais j’avais besoin de lui car son ancienneté se révélerait peut être bien plus utiles que cette chasse à l’alpha. Je m’étais bien placé très vite. J’avoue que c’était plutôt attendu… J’étais bon là dedans après tout… Je vis son visage perdre son expression joyeuse et s’assombrir son regard d’émeraude. Pauvre petit… J’allais lui faire perdre son sang froid. Quel dommage…

- Je voulais tenter l’expérience… Je ne pensais même pas que ça aurait fonctionné… On en apprend tous les jours n’est ce pas ? Je voulais simplement vérifier une théorie.

Je n’avais pas l’intention de le tuer ce soir et pourtant j’en étais pas loin. Il était assez dangereux de me contrarier en ce moment. J’avais tendance à m’agacer plus vite et et je ne connaissais pas encore toutes mes nouvelles capacités. Une superbe opportunité s’était présentée à moi. J’aurais été vraiment stupide de ne pas la saisir. N’importe quel idiot le saurait bien. Sauf ces deux là qui devaient penser qu’on allait danser la samba en dessous comme les emplumés du haut. Morons. J’attaquais ses failles, je les cherchais, je les ouvrais, je les élargissais pour le sortir lui-même de ses retranchements, lui faire lâcher prise, le rendre fou pour mieux le destabiliser. Je ne pus m’empêcher de rire quand il prétendit que j’étais si désagréable. Que devait-être la vision de Lucifer ou Lilith alors ? Ils étaient bien plus cruels que moi, enfin plus froid que moi. Plus egocentrique aussi… Le piège refermait lentement ses mâchoires. Il se rapprocha de moi, les mains dans les poches, semblant vouloir prouver sa « supériorité ». Il répondit et me frappa. La douleur n’était pas insurmontable. J’eus le seul réflexe de frotter ma joue là où il avait frappé. Il me poussa violemment et tenter de… Je sais pas en fait. De m’étrangler ? Je me mis de nouveau à rire. Il en était ridicule, vraiment.

- De nos égos surdimensionnés ? Reviens dans la réalité Dean. Tu avais une vie dont tu as toujours rêvée. Ton frère n’était pas censé venir détruire tout ce que tu avais reconstruit. Mais… Les menaces ont toujours l’utilité de prévenir un mal. Il se pourrait bien que les dommages collatéraux soient plus importants que prévus. Ce n’est pas par ego que je le fais. Mais quelque chose en haut ne va pas et je veux savoir ce que c’est. Il est hors de question que la cage soit réouverte par des emplumés abrutis !

Je ne lâchais pas mes véritables motivations mais une question que je me posais réellement. Mais cet acte ne devait pas rester impuni. Je me dégageai sans peine de sa poigne, parce qu’il n’avait qu’une force humaine, et lui serrait à mon tour les poignets pour le faire reculer. Je sentais la chaleur monter dans mes mains, commençant probablement par là même à le brûler. Il vit d’ailleurs deux cercles rouges se dessiner sur la peau de Dean lorsqu’il décala légèrement ses mains. Il repoussa finalement Dean et remit en place ses vêtements.

- T’es peut être habillé comme un sac à puces mais moi je porte des vêtements nobles alors évites de me toucher à l’avenir.

Je lui lançai un regard méprisant, ignorant superbement sa colère. Il retourna à son plan de travail. +1.

- Sammy pourrait vraiment payer à ta place un jour. Conseil d’ami donc : obéis ou bien je n’aurai aucun scrupule à recourir à des méthodes plus agressives pour te persuader de la fermer et d’obéir en bon soldat.

Tssss. Fallait pas qu’il oublie qui était en face quand même.

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Sam 11 Déc - 9:16



    « FINE… »


    Une incroyable envie de lui faire avaler sa langue et ses manières qui avaient le don de nous foutre hors de nous. Surtout moi. Si Sam se faisait à la situation, c’était loin d’être mon cas et je n’hésitais pas à le lui montrer. Après tout, Dean Winchester était réputé pour être méprisable quand il le voulait bien, ou encore réputé pour se rebeller contre tout le monde. Pas si simple d’avoir mon obéissance, la plupart le savait, Crowley aussi pourtant, du moins c’était ce que je croyais. Le Démon jouait avec les mots et avec mes nerfs. Drôle de jeu qui se profilait à l’horizon. Chacun voulait agacer l’autre, même si Crowley avait un avantage, celui de pouvoir faire voler qui veut quand il le souhaitait. Jeu peu équitable mais qu’importe. Pendant plusieurs minutes une sorte de joute verbale s’installait me poussant finalement hors de mes gonds. Je ne supportais plus cet air vainqueur, cet air supérieur ou encore le fait d’être coincé dans une situation qui ne me plaisait absolument pas. Une dernière petite blague avant de le frapper en plein visage. Finis les sourires aux lèvres ou encore l’impression que rien ne me touchait. Envolés. Il n’y avait plus que la colère qui remontait à la surface et je savais pertinemment que c’était ce qu’il avait cherché, je savais aussi que je risquais gros en ayant réagis de la sorte mais ça avait fait tellement de bien que j’en rajoutais une couche en le poussant violemment et l’attrapant par le costume, comme il avait pu le faire précédemment avec moi. Puis, je vociférais plusieurs mots à la suite montrant mon mécontentement ainsi que ma rébellion imminente, car oui, il ne fallait pas qu’il s’attende à ce que je lui dise amen à tout. Je l’observais rire, les traits tirés par l’énervement, décidément il faisait tout pour m’énerver, un léger rictus apparaissait sur mes lèvres tandis que je l’écoutais répondre à mes pics et mes paroles amères. Mes lèvres se pinçaient sous ses mots, je n’avais jamais blâmé Sam d’être revenu, j’avais passé un an à ne souhaiter que ça intérieurement, je n’avais pas souhaité qu’il finisse là où son corps avait atterrit, là où son âme semblait toujours se trouver.

    Ma prise s’amenuisait, que je revienne à la réalité ? Mais la réalité elle était là. Ils ne sont que des bestioles égocentriques ne cherchant que leur profit personnel. Crowley ne faisait pas exception à la règle. Un air méprisant sur le visage je finissais par grimacer lorsque celui-ci faisait exactement la même chose que moi quelques minutes plus tôt, à une différence près… Au bout de quelques secondes, ses mains commencèrent à chauffer, comme si la température augmentait considérablement. Ne le quittant pas des yeux, je grimaçais de plus belle et reculais puis je le lâchais complètement, venais serrer les poings et baissais sèchement les bras comme pour arrêter cette impression de brûlure. Un grognement se faisait entendre pendant que je reculais encore de deux pas observant mes poignets sur lesquels deux cercles rouges apparaissaient. Qu’est ce que c’était que ça encore ? Agacé, je lui tournais rapidement le dos et me dirigeais vers le plan de travail, là où je pourrais trouver un évier pour les passer sous l’eau froide. Grimaçant toujours je grommelais : « Qu’est ce que c’est que ça ?! » d’une voix grave, le ton toujours aussi froid. L’eau froide glissait sur mes poignets mais ne semblait pas arranger grand-chose, ce qui me fit pester davantage. Je fermais le robinet et me tournais à nouveau vers lui, le regard noir. Il rajouta quelques mots sur mes habits qu’il compara aux siens, ça me passa royalement au dessus de la tête. « Sammy pourrait vraiment payer à ta place un jour. Conseil d’ami donc : obéis ou bien je n’aurai aucun scrupule à recourir à des méthodes plus agressives pour te persuader de la fermer et d’obéir en bon soldat. ». Je lui lançais un nouveau regard méprisant avant de détendre finalement les traits de mon visage, je n’avais visiblement pas le choix… J’arborais à présent un air qui se voulait blasé. Un soupir s’échappait de mes lèvres pendant que je venais m’asseoir sur un des deux lits et me penchais en avant, les coudes posés sur mes cuisses. Les brûlures se faisaient toujours sentir mais ce n’était plus visible sur mon visage, je ne voulais pas le lui montrer. Pourtant ça n’avait rien de très agréable.

    Bien sûr, Crowley touchait à nouveau un point sensible, il savait que je ne voulais pas qu’il arrive quoi que ce soit à Sam et il se jouait de ça. L’envie de lui en foutre une n’était toujours pas partie mais je me résignais à ne rien faire, loin de là l’intention que Sammy en prenne plus que ce qu’il n’avait déjà. Coincé. J’étais juste… Coincé. S’entamait alors un lourd travail de contenance vis-à-vis de ma haine pour le type, je fermais les yeux quelques secondes avant de souffler : « Qu’est ce que tu veux exactement ? ». Simple impression de résignation, je n’étais pas un bon petit soldat. Je levais finalement les yeux vers lui et reprenais calmement. « Je ne serai jamais un bon petit soldat Crowley… Et Sam n’a rien à voir avec notre « querelle » de ce soir. Si quelqu’un doit payer, c’est moi. ». Un nouvel air méprisant était apparut sur mes traits le temps que les mots ne daignent sortir de ma bouche avant de disparaître une énième fois. J’ignorais s’il contrôlait les brûlures ou non mais ça commençait sérieusement à chauffer, je serrais les poings et les desserrais, ainsi de suite pendant de longues minutes. S’il avait quelque chose à me dire ou à demander c’était maintenant ou jamais. Intérieurement, je me jurais de tout faire pour éviter de nous attirer plus d’ennuis, à Sam et à moi, mais quelque chose me dirait que ce serait sûrement plus difficile que prévu. Raison ou tort ?



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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Dim 12 Déc - 5:38

Dean Winchester. L’homme qui avait refusé d’être le vaisseau du « grand » Michael. Celui qui avait déclenché l’Apocalypse aussi. Oui, on connaissait tous sa tendance de rebelle. Ce n’était pas nouveau et je m’en contrefichais. Il pouvait se rebeller tant qu’il voulait tant qu’il m’amenait des alphas. Son frère avait été génial pour ça ces derniers mois. C’était vraiment dommage qu’il ait appris sa résurrection car du coup je devais comptais avec lui et le mater plus ou moins pour qu’il reste contrôler. Or le seul moyen que je connaissais, c’était Sam. J’avais bien observé que chacun était prêt à donner sa vie pour l’autre. Il fallait donc que je m’assure que Dean se préoccupe assez du bien être de son frère, comme chaque humain faisait lorsqu’il avait une âme, pour le dégager de ma route. Je ne me sentais pas en danger parce que mes nouvelles capacités me donner un peu plus d’assurance encore. Ce n’était pas équitable mais franchement je m’en contrefichais bien. Et j’étais particulièrement content de le voir perdre son calme et de laisser libre cours à sa colère. La colère n’était-elle pas…Un pêché ? Je me délectais de le voir sombrer dans cette ivresse, devenir violent contre sa volonté, le voir perdre ses moyens. Il avait été abandonné par tout le monde. Il s’était réfugié dans une vie « normale ». Et pourtant je n’aimais pas qu’il cherche à me rabaisser. Et je me promis alors de lui montrer un jour qui était vraiment le boss et de faire en sorte qu’il s’en souvienne bien. Que ça rentre dans son crâne de piaf une bonne fois pour toute. L’âme de Sam était restée en bas… Bien sûr, je n’étais pas vraiment à l’origine de ces résurrections. Mais elles représentaient une merveilleuse opportunité dont je comptais bien profiter un maximum. Oui je travaillais pour mon propre profit personnel mais en quoi était-ce une chose mauvaise ? Là dessous, soit on survie soit on se fait tuer. J’ai choisi la survie et tenterait de le faire aussi longtemps que possible. Je le vis grimacer de douleur sous mon toucher et ça avait vraiment quelque chose de plaisant voire de… Jouissif. Plier Dean Winchester à ma volonté, faire de lui le toutou bien dressé serait vraiment une cerise sur mon gâteau. Je sentais sa peau brûler, je la voyais rougir… Tant d’enfer dans un simple contact… Je le laissai se dégager parce que j’aurais pu le tuer si j’avais continuer ou bien réduire ses deux mains en cendre et là n’était pas mon objectif premier. Ces mains pouvaient encore m’être utiles. Il courut presque à l’évier pour faire couler de l’eau sur ses poignets et je restais silencieux pendant qu’il s’appliquait ses premiers soins. Il en aurait pour deux jours au moins. Je ne pus empêcher le sourire sadique qui naquit sur mes lèvres. Je me mordis la lèvre inférieure afin de ne pas rire devant sa douleur. On entrerait dans une phase bien trop dangereuse pour tous les deux.

- Ce n’est pas comme si tu ne m’avais jamais vu le faire... C’est l’un des petits bonus lié à ma nouvelle fonction.

Je doutais que la réponse l’intéresse réellement. Et là je le vis se résoudre. Je vis passer l’ombre de l’abandon dans ses yeux verts et je sus que la victoire venait de m’être allouée. La fatigue et la douleur avaient finalement eu raison de lui et c’était bien le résultat que j’attendais. Le soupir me donna presque envie de laisser ma joie s’exulter. Je l’observais encore lorsqu’il finit par s’assoir en se penchant en avant, les épaules voûtée et les coudes posés sur ses genoux, dans un parfait geste de soumission. Il avait fallu en arriver à la violence mais cela ne me dérangeait pas si j’obtenais ce que je voulais avec elle. Sans en être particulièrement friand car elle restait l’adage des abrutis sans cervelle, je n’hésitais pas à y recourir si aucune parole ne parvenait à persuader l’autre ou bien encore si elle était simplement requise. J’utilisais donc mon joker : Sammy. Une bonne recrue au final qui en ne ressentant rien avait perdu son humanité. Sans son âme, il ne devenait qu’un… Animal ? Un chien avait peut être encore bien plus d’humanité que lui… Peu importait. Dean se préoccupait toujours de son frère et c’était sa faiblesse. Je l’exploiterai jusqu’à sa reddition s’il le fallait ! Il pêchait beaucoup ce petit décidemment… La colère, la haine, tous ces sentiments étaient-ils ceux qu’il avait porté en enfer ? Je fus déranger dans ma réflexion hautement philosophique par un souffle : « Qu’est ce que tu veux exactement ? ». Ce que je voulais ? Ne l’avais-je pas déjà dit et expliqué ? Je soupirais à mon tour alors que je mis mes mains dans les poches de mon pantalon.

- Juste que vous fassiez votre job en m’apportant des alphas. En échange, si vous tombez sur des affaires délicates, je vous enverrai du renfort. Mais si vous tentez quoique ce soit contre moi, ton emplumé ne pourra vous aider pour le traitement de faveur que je vous réserverai. Apportez-moi l’alpha qui est en ville. Ce sera déjà un début. Je soupçonne le loup-garou.

Il me répondit alors qu’il ne pouvait pas être un bon petit soldat. Maintenant que nous pouvions réellement discuter entre adulte, j’en profitais pour vraiment partager mes idées. Nous n’étions plus dans un dialogue de sourds. C’était déjà ça de pris. Il implora en plus ma clémence. Je ne pu m’empêcher de sourire, un sourire amusé et en même temps, je levai les yeux au ciel pour montrer que je n’étais même pas surpris de la requête.

- Tout ça ne tiens qu’à toi Dean… Je ne vous demande pas de faire une guerre à ma place. Je ne te demande pas d’être l’un de mes soldats. Même si tu le voulais, je te refuserai de toutes façons, avec ta cervelle de moineau tu pourrais enterrer toute une armée à toi tout seul. Ne le prends pas comme un compliment. Tu es un bon chasseur mais un très mauvais soldat. Sam lui est actuellement un très bon soldat. Bref. Apportez-moi celui là.

Je ne répondis pas clairement à sa demande de miséricorde pour Sammy. Je ne ferai aucune promesse sur ce point tout simplement parce que je savais déjà que je ne la tiendrai pas. Je les connaissais, ils allaient tenter quelque chose. J’attendrais simplement qu’ils se lancent pour les ramener à leur place. Il grimaça de nouveau à cause de ses brûlures. Elles étaient infernales tout de même et elles rougeoyaient toujours. Il serrait et desserrait les poings comme pour atténuer la douleur.

- Je peux le faire disparaître si tu me laisse les toucher. Ou bien tu retournes les mettre sous l’eau froide avant que tout ça ne se transforme en cendre. A toi de voir.

Je devenais sentimental. Pas que j’étais heureux de le soigner mais bon… Il devait être en forme pour affronter cet alpha là. Je me servis un dernier verre, prêt à repartir interroger ceux que j’avais déjà en ma possession.

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Dim 12 Déc - 9:42



    « CAN YOU SEE ME ? I’M YOUR WORST NIGHTMARE. »


    Crowley avait beau jouer de ses nouvelles fonctions, il ne fallait tout de même pas qu’il oublie ce fichu côté rebelle, car ça le rattraperait bien assez tôt et celui-ci n’était jamais parti. Non. Ce n’était pas parce que je m’étais un tantinet résigné et que je courbais le dos que ma rébellion n’était plus prise en compte. Ce n’était qu’une façade, oui je pensais à Sam et oui je ne tenterais plus rien de stupide pour cette fois, mais Crowley restait un démon, rien ne me disait qu’il tiendrait parole jusqu’au bout. Je m’étais assis au bord d’un des lits et lui demandais finalement ce qu’il voulait ou plutôt attendait de nous. Les expressions de mon visage passaient de la colère à la lassitude, sans arrêt. Je daignais tourner la tête vers lui pour écouter sa réponse, réponse qui ne me plaisait guère plus que les précédentes. Je rétorquais que jamais je ne serais un bon petit soldat et qu’il n’avait pas à mêler Sam à l’affaire, ça ne le concernait pas lui en premier lieu. Un loup garou… Je n’avais jamais eu l’intention de lui ramener un alpha, même si je savais que Sam réussirait à me persuader de le faire quand même, il faudrait alors que je ravale ma fierté et fasse comme si je ne me sentais surtout pas concerné. Ô joie. Je grimaçais puis le jaugeais du regard. « On a pas besoin de tes renforts. ». Je n’implorais rien du tout venant de lui, je lui avais juste donné l’ordre de ne pas ramener mon frère dans l’histoire, chose qu’il faisait tout de même pour mieux me coincer, ce qui avait le don de me faire pester intérieurement. Je baissais les yeux vers mes poignets, observant les brûlures qui faisaient tout le tour de ceux-ci, ça ne semblait pas se calmer, certaines grimaces étaient perceptibles sur mes traits même si je tentais de me contrôler le plus possible, puis je serrais et desserrais les poings sans cesse, comme si ça allait changer quelque chose. Comme je m’y attendais, il ne ferait rien vis-à-vis de Sam, je me relevais et me rapprochais une nouvelle fois de lui tout en gardant une légère distance, puis je croisais les bras, grimaçant lorsque mes poignets rentraient en contact avec ma peau ou même le tissu de mes vêtements. Un rictus apparaissait sur mes lèvres en entendant ses vaines tentatives de rabaissement. Je n’en avais que faire, si bien que le rictus se transforma en un léger rire. Je me moquais ouvertement de lui. « Tu ne dirais pas ça si tu savais… ». La phrase était volontairement coupée. Mon regard arborait une once de défi. Il n’avait décidément aucune idée de quoi j’étais capable. Non, décidément j’étais le seul à savoir. Je m’avançais de quelques pas. « S’il vous plaît, c’est pour les chiens ? ». Voilà que je reprenais mon air d’être supérieur, mauvaise idée, très mauvaise idée mais je vous l’avais bien dis, mon côté rebelle ne s’était pas tût pour autant. Baisser l’échine n’était pas dans mes habitudes, surtout pas devant un démon. Je n’avais pas dis non par rapport à son loup garou, je n’avais pas vraiment le choix mais s’il croyait que j’allais juste dire un « oui chef », il pouvait toujours espérer que ça ne sortirait jamais de ma bouche.

    Je savais au fond que nous réussirions à le rabaisser tôt ou tard, à le faire royalement échoué. Puisqu’il se sentait si bien en roi des enfers, autant faire les choses de manières royales et inoubliables. Non, sa défaite il ne l’oublierait pas et si je devais être amené à torturer pour ça, et bien soit. Les brûlures chauffaient toujours, je décroisais les bras et reprenais mon « exercice » de tout à l’heure et lâchais quelques grognements de temps à autre, j’étais humain après tout, la douleur n’était jamais plaisante. J’haussais un sourcil en l’entendant me dire qu’il pouvait les faire disparaître. Certainement pas, accepter revenait à dire que j’avais compris la leçon. Ravaler ma fierté ? Oui c’était ce qu’il fallait que je fasse mais en avais-je vraiment envie ? Pour Sam ? Certes… Je l’observais s’éloigner pour reprendre un énième verre. Je soupirais et capitulais presque. « On s’occupera de cette…affaire mais de là à accepter que tu joues les infirmières… Non merci. ». Je grimaçais à mes mots, ne préférant même pas imaginer. Une vision d’horreur passait sous mes yeux, m’en donnant pratiquement un haut le cœur. Oui, j’avais bel et bien choisi de morfler, à croire que plus je disais non, plus la chaleur augmentait. Je le laissais donc à son verre et retournais près de l’évier. J’ouvrais une nouvelle fois le robinet et soupirais lorsque mes poignets arrivèrent sous l’eau glacée. Serrant les poings, je me tournais vers lui, l’eau dégoulinant le long de ma main gauche, celle que je venais juste de retirer. « Pourquoi t’es encore là ? ». Je me voyais déjà lui balancer son verre de whisky dans la tronche mais je n’en faisais rien, ne voulant pas aggraver la situation davantage. Intérieurement j’espérais que Sam ne tarderait pas à rentrer après cette « visite surprise » mais je n’en étais pas vraiment convaincu. Tout semblait avoir été dit, nous risquions de soit disant dommages collatéraux si nous n’écoutions pas Monsieur. Au diable ses menaces, je m’en contrefichais, qu’il fasse ce qu’il lui chante. Bien évidemment tout ça n’était que pensées, pensées auxquelles il n’avait pas accès, les seules choses qu’ils pouvaient connaître étaient mes craintes et encore…

    Je lui tournais le dos pour mieux observer l’état de mes poignets brûlant. Une partie de moi aurait voulu lui ordonner d’arrêter le massacre, l’autre était plongé dans un orgueil trop grand, c’était la partie qui prenait le dessus, si bien que je ne pipais mot. Je ne disais plus rien. M’enfermant dans un mutisme, bâtissant un mur ou encore une barrière devant moi. Je le haïssais, lui faire manger la poussière était devenu mon objectif depuis que nous avions apprit le pot aux roses et me connaissant je savais que j’irai jusqu’au bout, peu importe qu’il faille souffrir ou non. Suicidaire ? Oui sans doute. Je le regardais à nouveau, comme si un nouveau couperet allait tomber. Quelque chose me disait qu’il ne manquerait pas une énième occasion de m’en foutre dans les dents. Alors j’attendais. Couperet ou non ? Nous allions bien voir. J’attrapais la bouteille de whisky et avalais une gorgée, soufflant sous la chaleur qui pénétrait dans ma gorge à présent, puis je secouais la tête d’un coup sec et reportais mon attention sur lui. « Maintenant que tu as eu ce que tu voulais, pourquoi tu n’es pas encore reparti câliner ton horrible chien ? ». Je le congédiais, il fallait que je râle à propos de l’affaire à venir. Seul.


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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Dim 12 Déc - 23:37

Bien sûr… Je savais qu’ils chercheraient un jour à mordre mais pour le moment j’avais assez de pouvoir sur eux pour les en empêcher. Dean grognait mais il ne faisait que ça : grogner. J’avais promis de rendre l’âme de Sam. Mais le deal n’était pas vraiment fermé… Je ne sais pas encore si j’ai vraiment envie de descendre là dessous pour la récupérer. Il y a quand même deux archanges qui nous haïssent. L’un d’eux nous a pourtant crée. Mais son ego ne lui a pas permis d’égaler son Père. Est-ce si étonnant alors que nous nous nourrissions de cette rancœur humaine ? Je restait impassible, attendant qu’il daigne m’accorder son attention. Enfin, je l’avais déjà mais je n’aimais pas vraiment qu’on me tourne le dos ou plutôt me tourner le dos était en soi assez dangereux. Il était si facile pour moi de planter un couteau sur cette grande surface de peau où des organes vitaux s’activaient là dessous. Si simple… L’appel du sang. Oui je le ressentais moi aussi mais j’aimais bien trop mon business pour y accorder toute mon attention. Les traits de son visage se contractaient alternativement pendant que je lui expliquais nos règles. Lassitude. C’était un abandon de la partie et j’étais bien heureux de lui avoir montrer que les choses n’étaient pas aussi simples : ses injures, son comportement désinvolte, tout ça n’amenait que de la souffrance. Il ne servait à rien qu’il perde son temps et son énergie sur moi. Je m’en fichais bien de ses sentiments.
Les renforts. A vrai dire, je ne voulais pas les lui envoyer. Je voulais les mettre en compétition. Voir ceux qui étaient prêts à tout pour me plaire, qui avaient choisi de me suivre et ceux qui au contraire le faisaient faute de mieux. Pour les derniers, cela signifierait que je devrais mettre en place une surveillance accrue à tous leurs faits et gestes. Ils pouvaient me trahir n’importe quand et ce n’était évidemment pas ce que je voulais. Il observa ses brûlures qui rougeoyaient encore comme la braise sous la cendre. Elle se calmerait. La question c’était quand ? Deux jours ? Deux mois ? Deux ans ? Combien de temps ? Je le savais pas vraiment mais la douleur ne semblait pas s’atténuer. Il se releva pour venir en face de moi. Je lui lançai un regard signifiant : que veux-tu encore faire pour aggraver la situation ? Es-tu vraiment à ce point un triple idiot ou bien est ce que tu n’attends que ça, que je passe à la vitesse supérieure ? Vas-tu encore essayer de m’agacer ou bien as-tu compris que je n’étais pas la bonne personne contre qui il fallait hurler que les choses n’allaient pas dans le bon sens ? Il croisa les bras et j’attendais simplement la parole de trop, celle qui les condamnerait aussi sûrement que le hurlement d’un hellhound. Et on était reparti. Son rire ne m’étonna même plus, il devenait si prévisible. Et la menace qui suivit ne m’impressionna aucunement.

- Si je savais quoi ? Que vous tenterez de m’éliminer à la première occasion ? J’ai bien retenu la leçon, mes os sont en complète sûreté.

Oui ça je l’avais assuré. Personne ne pourrait jamais les trouver parce que j’avais choisi quelque chose de complètement à l’opposé de mes principes pour qu’ils soient en sécurité. En plus de tout un arsenal de magie autour pour garantir qu’aucun démon, ange ou humain ne puisse y toucher sans en mourir (ou disparaître) d’abord. Ils m’avaient laissé cette chance. Ils m’avaient fait plié une fois mais ne pourrait le faire une seconde fois. Pas avec cette menace en tous cas. J’avais vraiment eu peur qu’ils le fassent. Mais ils étaient bien trop contents de voir la défaite s’inscrire sur mon visage pour me détruire. Une erreur. Une erreur que je ne reproduirai pas. Il me défiait à nouveau et franchement je m’en fichais bien. Ce n’était pas important ou en tous cas ça me passait au dessus de la tête à présent. Allez, craches ton venin, ton poison qui, crois-tu m’infectera alors que tu en seras la vraie victime un jour ou l’autre. Profites de ta liberté car des chaînes finiront par t’entraver et ton sang s’écoulera dans une rivière pourpre de souffrances. Je n’ai jamais montré mes limites et à vrai dire je n’en ai quasiment aucune. Tu voulais que je te dise un « s’il vous plaît » ? Cours toujours. Tu n’es pas en position de négocier et non ce n’était pas non plus pour les chiens. Il ne fallait pas exagérer non plus. Il essayait encore de me prouver d’une manière aussi pathétique qu’inutile qu’il pouvait rivaliser avec moi. Peine perdue. Il ne réussissait qu’à s’enfoncer davantage. Etait-ce réellement ce qu’il voulait ? Je me jurai qu’un jour certains mots sortiraient de sa bouche et j’avoue que je n’attendais que ça. Je voulais le voir capituler. J’en crèverai juste pour le voir. Les anges n’avaient pas réussi parce qu’ils n’avaient pas considéré la force des Winchesters qui résidait dans leur amour fraternel. Mais c’était aussi leur faiblesse. On ne pouvait les monter l’un contre l’autre, en tous cas jusqu’à aujourd’hui car sans son âme Sammy était bien incapable de faire preuve de réelle compassion pour un autre humain fut-il son frère. Il n’avait que ses souvenirs. Et encore, je me demandais parfois s’il faisait justement l’effort de se souvenir… Peu m’importait. Il était un tueur efficace : aucun sentiment de culpabilité, aucune clémence, une froideur à toute épreuve. Il ne se plaisait pas dans le sang. Mais l’image ne l’affectait pas non plus. Débarrassé de ses peurs, il n’en était que plus fort. Il avait toujours été le plus fort de toutes façons. Sa tête froide et sa réflexion l’empêchait le plus souvent de faire les bêtises de son frère. Sammy n’aurait pas cherché plus loin et en serait resté là. Il aurait pu me laisser partir et me maudire ensuite avant de finalement mettre ses neurones en action pour trouver comment me piéger. Mais Dean…Dean frappait et ensuite réfléchissait. Il fallait donc à tout prix que je lui montre le droit chemin de l’obéissance pour éviter les problèmes. Finalement, ce n’était rien d’autre qu’un chiot. Et on était reparti pour un tour… Mais je ne répondis pas à son attaque. Oui il était un chien. Fallait être aussi bête qu’un chien pour grogner au lieu de se taire quand votre maître vous ordonnait de vous taire. Je ne les craignais pas. Je m’en méfiais mais je n’en avais pas peur tout n’était qu’une question de temps. Il refusa mon « aide » bien évidemment. Soit. Crames tout seul. Meurs tout seul comme un pauvre chiot abandonné par sa mère et sa fratrie. Si tu aimes tant que ça la peine, je t’en ferai ressentir. Je n’avais rien contre les personnes qui aimaient souffrir, elles m’amusaient assez je devais l’avouer. Le challenge n’en était que plus intéressant. Sa fierté et son ego était tellement important que parfois je me demandais bien pourquoi il n’était pas le vaisseau de Lucifer… Ils étaient aussi abruti l’un que l’autre…

- Comme tu veux.

Il eut un haut le cœur. Hé bien, voilà qui était intéressant. Je ne pu m’empêcher d’être assez satisfait de moi et de laisser les traits de mon visage l’exprimer. Il avait choisi après tout et je ne faisais jamais deux fois la même offre. Je reposai mon verre de Whisky, désormais vide, sur la table pendant qu’il tentait d’apaiser ses brûlures sous l’eau froide quand il m’apostropha.

- Je regarde simplement mon œuvre… Je me demande si tes mains vont tomber en cendres… C’est ce qui est arrivé au bras du dernier démon qui a essayé de me tuer…

Je fis un petit geste de la main comme pour effacer ce souvenir de ma tête. Parce qu’il n’existait pas vraiment mais je voulais encore jouer un peu et voir si son ego allait résister à la menace. Brutus n’était pas n’importe quel chien.

- Je veux voir le spectacle… Je me demande combien de temps ça prendra sur un humain…

Et puis…

- Brutus est déjà là…

Je tapotais dans le vide quelques secondes, histoire de bien appuyer sur ses peurs… Je lui fis un sourire sarcastique. Tentera encore de jouer ou bien il va finalement réellement lâcher l’affaire ?

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Lun 13 Déc - 4:44



    « YOU’RE BLUFFING… »


    M’avoir à sa botte, c’était donc ça qu’il voulait ? Contrariés nous l’étions sûrement tous les deux, même si à l’heure actuelle, c’était lui qui jouissait le plus de sa misérable « réussite ». Une réussite sans en être véritablement une puisque je répondais toujours et attaquais encore par les mots. Je ne m’inquiétais pas de lui tourner le dos, il avait encore besoin de moi, qu’il le veuille réellement ou non. De nouveaux coups d’œil étaient jetés vers mes poignets tandis que je finissais par me lever subitement, pour mieux me rapprocher de lui, il était hors de question qu’il envoie je ne sais quels renforts, ils ne feraient que nous mettre des bâtons dans les roues. Peu aimable et amère, c’était tout ce que je lui offrais. Quelques mots s’échappaient de mes lèvres, après tout il ignorait bien ce qu’il s’était passé en bas, il n’avait pas eu les détails, juste le strict nécessaire. Quoi que je fasse maintenant, ces choses là ne changeraient pas et elles feraient toujours parties de mon fort intérieur. Voilà qu’il entamait la question des os, si j’avais su je les aurais vraiment cramés cette fois là, si Sam ne m’y avait pas empêché. Nous serions bien tranquilles à l’heure actuelle… Pour toute réponse, j’haussais un sourcil puis les épaules, nous trouverions bien un autre moyen de mettre un terme à sa « vie », il ne fallait pas qu’il s’inquiète à ce sujet là. De nouvelles paroles amères s’envolaient histoire de lui montrer que je le défiais toujours un peu… Même sous mes airs d’acceptation. J’allais faire son sale boulot, j’allais lui ramener des alphas –si je le pouvais-, mais c’était tout ce qu’il gagnerait. Mon respect, mon obéissance, il pouvait toujours continuer de les chercher, il ne me ferait jamais plier.

    L’orgueil circulait toujours dans mes veines, me faisant refuser son « offre » d’obsolète aide soignant. Dire oui revenait à capituler et malgré la douleur qui continuait de fuser dans mes poignets, je n’étais pas prêt de le faire et je le lui fis bien comprendre en utilisant le mot infirmière. Une horrible image passait devant mes yeux me faisant grimacer autant qu’elle me donna un haut le cœur. Sans attendre de nouvelle réponse de sa part, je me dirigeais vers l’évier et remettais mes brûlures sous l’eau glacée, je me tournais de temps à autre vers lui pour le jauger du regard, celui-ci avait fini son verre numéro je ne savais combien et semblait s’amuser de la situation. Soit, qu’il s’amuse tant qu’il le pouvait encore ça ne durerait pas. Je m’employais à refaire les mêmes mouvements que précédemment mais rien ne semblait se calmer, au contraire, c’était plutôt l’inverse. Je soufflais parfois et le maudissais intérieurement pour…ça. Les brûlures ne cessaient de rougir, comme si elle protestait en même temps que je le faisais. Au bout de quelques minutes je me tournais à moitié vers lui et constatais qu’il se trouvait toujours au même endroit, si bien que je lui demandais pourquoi il traînait toujours dans cette chambre de motel. Le regard mauvais, mes traits ne se détendaient pas lorsque les mots s’échappaient de sa gorge. Il est vrai que la douleur était fort désagréable mais pas insurmontable. Un soupir se faisait entendre lorsqu’il énumérait ce qui était arrivé à un de ses démons, s’il espérait me faire peur juste avec des mots, il fallait qu’il s’accroche, je n’y croyais pas une seule seconde. Je quittais le robinet quelques instants pour boire une gorgée de whisky, grimaçant par la même occasion à la chaleur ressentie dans le creux de ma gorge, puis je lui adressais un énième regard noir et lui demandais pourquoi il n’était pas parti câliner son chien que je qualifiais d’horrible. Un dernier pic lancé dans sa direction histoire qu’il ne parte pas aux anges à l’idée d’avoir mis un Winchester à ses pieds. Mes paroles étaient assez claires et je le congédiais royalement, préférant ruminer seul si je devais supporter la chaleur ambiante qui continuait de ronger ma peau progressivement, m’empêchant de sourire davantage.

    Alors comme ça son chien se trouvait dans la pièce ? Charmant. Mes lèvres se pinçaient alors que je prenais un air perplexe face au joli nom de la boule invisible. Il pouvait tapoter dans ce qui semblait être le vide total pour moi, si son chien était là, il ne mouftait pas, ce qui était plutôt étrange pour un Hellhound puisqu’ils ne ratent jamais une occasion de le faire… Un coup de bluff ? Peut être bien. L’expression de mon visage ne changeait pas, je ne laissais nullement passer la peur. Peut être parce que je n’avais pas de raison précise pour le faire. « Brutus ? Sérieusement ? Il est devenu muet ? ». J’étais surpris de voir un Démon donner un nom à son toutou, ça avait le don de me laisser… Vraiment perplexe. En quelques minutes, mes poignets venaient de reprendre considérablement leurs picotements, l’eau froide avait beau ne pas être très efficace, elle l’était tout de même un peu et la différence de température se faisait sentir lorsque ceux-ci ne se trouvaient pas sous le robinet en question. « Tu ne me feras pas croire que j’ai vexé la bête… ». Je jetais un coup d’œil vers le vide se trouvant juste à côté de l’elfe, était-il vraiment là ? Telle était la question. Je me rapprochais à nouveau de Crowley. « Tu veux mon avis ? Tu bluff… ». Je retournais m’asseoir à la table quitté bien des minutes auparavant et posais mes avants bras sur la table, les poignets toujours rougis. Je reprenais, agacé et un tantinet tendu tout de même. « Je t’ai dis qu’on s’occuperait de l’affaire, qu’est ce que tu veux de plus ? Mon respect ? Tu peux toujours te brosser pour l’avoir, peu de personnes l’ont et celles-ci ont eu énormément de mal pour l’obtenir. M’étonnerait qu’un démon dans ton genre réussisse un jour à l’avoir. Tu as déjà mes services, estime toi déjà heureux. Je ne te donnerais rien de plus. ». Véridique, je ne comptais pas lui donner autre chose, ça n’aurait tenu qu’à moi je ne lui aurais même jamais donné mes services et n’aurais même pas bougé le petit doigt pour sa quête utopiste. Mais il tenait Sam et ça… Ce n’était pas négligeable, et c’était sûrement la seule raison pour laquelle j’avais « capitulé » vis-à-vis du fait de lui ramener des alphas ou autres bestioles. Je n’étais pas idiot, juste borné. Je pouvais changer d’avis sur certaines choses mais pas sur ce sujet là. Mon choix par rapport à la vie du démon était déjà fait, il avait signé son arrêt de mort au moment où il s’était joué de Bobby, il n’avait fait que l’aggravé en faisant parti des emmerdes qui nous tombaient dessus. Il pourrait toujours nous mater, vouloir nous dresser comme il le veut, il y’en aurait toujours un pour lui tenir tête malheureusement… Donc… Bonne chance.



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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Mar 14 Déc - 11:02

Jouer et gagner, ces mots me faisaient tant de plaisir. Déjà parce que je n’avais que ça à faire ou presque de jouer un peu sur tout et n’importe quoi. J’avais toujours eu ce trait de caractère. Et je savais que je gagnais. Pas la victoire éclatante non, mais ça me laisser l’adrénaline du challenge. Hmm l’ivresse du défi et la joie éprouvée lorsqu’il était relevé… Je voulais la ressentir de nouveau… Et j’y réussirai dès lors que j’aurais localisé ce fichu purgatoire. Il ne devait pas être très loin. Il devait vraiment regretter aujourd’hui de ne pas avoir saisi l’opportunité de m’éliminer définitivement de sa misérable existence. Mais je n’avais pas demandé à recroiser sa route. J’espérais même ne pas le revoir à moins qu’il ne soit mort. Mais quelqu’un les avait réuni et résultat je me retrouvais avec Winchester puissance 2 sur les bras. Dont un qui influençait l’autre, ce qui ne m’arrangeait pas au final. Mais bon, il fallait bien s’adapter… L’important était que pour le moment ils allaient obéir et en ramener. Ceux que j’avais torturer jusque là, malheureusement, ne se révélaient pas d’une grand aide. Toujours la même réponse : « je ne sais pas ». Ils mentaient tous ! J’en étais convaincu. Parce qu’ils en venaient. Les originaux n’étaient pas arrivé comme ça du jour au lendemain sur Terre et si je ne me trompais pas, il y aurait d’autres dieux paiens là dedans. Des dieux qu’il serait intéressant d’avoir à ses côtés pour la Grande Guerre que je préparais contre les anges et Dieu.

J’avais voulu l’effrayer avec une histoire de démon réduit en cendre suite à mon toucher. L’histoire n’était pas entièrement fausse mais si elle était si vraie, il serait déjà mort. Il n’était qu’un humain après tout alors qu’un démon n’était que quoi finalement ? Une fumée noire qui volait dans la nuit en quête d’un hôte à hanter le temps de commettre ses crimes ? Une âme ? Je me demandais si la peau de ses poignets commençaient à noircir ou bien si elles rougeoyaient toujours comme des braises ardentes. Mais je ne relevai pas plus car j’attendais simplement mon heure. Il n’eut pas peur lorsque j’évoquais Brutus. Pensait-il que je bluffais ? Pourtant s’il ne le voyait pas moi je le voyais. Il était si bien dressé ce chiot.

- Non il n’est pas muet… Mais il n’est pas autorisé à montrer sa présence. C’est une éducation. Certains aiment les faire aboyer et hurler à la mort pour effrayer leurs victimes. Mais Brutus est toujours avec moi. Et ne se manifeste que si je lui demande. En attendant, il reste dans le coin et regarde.

Je n’avais pas envie de le voir me provoquer sur le fait que je bluffe ou non. Alors j’entrais dans ce nouveau jeu. Le pauvre était perplexe. Était-ce le fait que mon chien était bien éduqué ou bien sa discrétion ou bien encore les deux qui le surprenait tant ? Je ne lui demandai pas cependant de prouver sa présence parce que je n’en avais pas envie. J’aimais bien le laisser perplexe, ne pas savoir si je mentais ou bien si je disais la vérité. C’était plus « effrayant » et « inquiétant » ce petit suspens… Je me demandais s’il allait courir monter sur un meuble ou bien tenter de battre l’air pour trouver à peu près où il se trouvait… Vexé la bête ? Non. Elle comprenait rien, comme les autres chiens, au langage humain. Elle reconnaissait juste mes ordres courts et simples. Rien de bien révolutionnaire en enfer hélas de ce côté-là… Je le vis jeté un coup d’œil vers là où Brutus devait se trouver.

- Peut-être. Peut-être pas.

Et il recommençait. C’était qu’il résistait vraiment en plus. Son respect ? Qu’est ce que j’en avais sérieusement à faire de son respect ? Je lui demandais juste de faire son job, de remplir sa part du contrat !

- Je ne te demandais rien de plus, Dean.

Je lui fis un sourire en coin, signe de mon amusement. De ma moitié d’amusement. D’ailleurs l’autre moitié s’exprima assez aisément puisque je vis ses poignets rougir de nouveau. Un rouge bien vif. Du sang commençait à perler et à se répandre autour de la blessure, les tissus commençant à atteindre leur première limite.

- Oops… Désolé.

Je ne l’étais même pas. Mes yeux riaient alors que mon visage prenait une mine contrite. Comme si je pouvais ressentir de la pitié pour lui. Je n’en avais plus et je ne savais même pas si j’en avais eu un jour.

- Bon je vais retourner voir certains amis. Si jamais tu as besoin d’aide… Prie ton emplumé, il a l’air tellement pressé de t’aider…

Je ne pus m’empêcher de rire et commencer à reculer dans le salon pour disparaître. S’il voulait que je lui retire ses blessures c’était maintenant ou… Jamais.

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Mer 15 Déc - 9:52



    « I WANT YOU TO GET OUT OF HERE. »



    Entendre Crowley parler de l’éducation de son chien n’était pas un sujet de conversation réellement intéressant. Il pouvait éduquer… Brutus… Comme il le voulait ça ne changeait pas ma vie et ça ne changeait pas mon comportement. J’avais montré les dents une nouvelle fois, preuve irréfutable que je ne me rendrais pas comme ça, même si celui-ci avait déjà ce qu’il voulait : mes services –autrement dit il aurait ses maudits alphas dans la limite de stock disponible. Après l’avoir ramené, je décidais de m’asseoir à ma place originelle, ne croyant nullement au fait que son horrible chien se trouvait dans la pièce. Observer Crowley s’amuser de la situation aurait été une très mauvaise idée, c’est pourquoi je reportais mon attention sur mes poignets aussi rouge que le sang qui perlait déjà sur la table, ne pouvant empêcher les grimaces de crisper les traits de mon visage. Si la douleur était supportable bien des minutes plus tôt, elle ne l’était plus vraiment à l’heure actuelle. Je l’entendais s’excuser, un air faussement peiné sur son visage, qu’est ce qu’il pouvait être agaçant quand il s’y mettait lui aussi. Pour toute réponse je lui lançais un regard noir, ayant plutôt envie de mettre mes bras dans un bac rempli de glace. Voilà qu’il se congédiait lui-même, riant à moitié tout en reculant vers le milieu de la pièce, je ne le quittais pas des yeux, allait-il seulement laisser… ça en route ? Mes lèvres se pinçaient tandis que les sourcils se fronçaient à nouveau dans un élan d’énervement, je ne supportais plus ce genre de situation, je ne supportais pas d’être coincé or… Je n’avais pas vraiment le choix, c’était garder ma fierté intacte et morfler ou tout simplement lui demander de l’enlever, mais avais-je réellement envie de le faire ?

    Nous avions assez joué, j’avais quasiment capitulé au sujet des alphas et des chasses, mais je n’allais certainement pas ramper pour ses beaux yeux. Beaux ? Pas le moins du monde, ils étaient plutôt petits, voir globuleux et mesquins… Tout pour horripiler ou donner envie de le frapper. Sa tête me donnait royalement envie de vomir. Sans attendre, je me levais pour aller dans la salle de bain et ressortais quelques secondes plus tard avec deux compresses appuyées contre les poignets. Ce fut une très mauvaise idée de faire ce genre de chose mais c’était tout ce que j’avais trouvé pour empêcher les saignements. Assez joué, oui c’était bien ce que je pensais. Je me rapprochais du centre et du démon en question, laissant malheureusement échapper un énième grognement suite à la douleur qui continuait de taper sans cesse contre ma peau déjà brûlée. Au diable les brûlures et bonjour les menaces. Puisque je n’avais pas eu le temps de préparer un sublime Devil’s trap – je tâcherai de prévoir maintenant…- je me rabattais sur ce que j’avais sous le coude. Passant une main derrière mon dos, je la ramenais finalement devant moi et braquais ce satané crétin. Le colt a dû te manquer hein ? Lèvres pincées sous les brûlures qui faisaient à présent couler du sang le long de mon bras, je ne baissais pas la garde pour autant.

      « Enlève-les. Maintenant. Tu as eu ce que tu voulais, soit tu les enlèves soit je presse la détente et tu sais que j’en suis capable. ». Le ton était froid, sec et je ne plaisantais pas. Il n’aimerait peut être pas que je lui donne des ordres mais n’étais-je pas prêt à tout pour ne pas ravaler ma fierté une fois de plus ?


    J’en étais capable. Je l’étais vraiment, même si je ne pouvais m’empêcher de penser aux éventuelles conséquences. Il aurait sûrement d’autres occasions pour me remettre « à ma place » comme il devait probablement le penser, mais ce n’était pas aujourd’hui. Comme il l’avait dit lui-même, il ne demandait rien de plus que des alphas –aujourd’hui du moins-, il ne serait donc pas contre le fait de me les enlever, après tout c’est lui qui hurlait sur tous les toits qu’en un claquement de doigts il pouvait pratiquement tout faire. Mes yeux se plissaient pendant que j’attendais qu’il ne daigne bouger, puis je soufflais à nouveau : « Alors ? T’as choisi quoi ? ». Pause. « Un claquement de doigt Crowley… Un seul. ». J’avais volontairement marqué une légère pause entre les deux derniers mots. Même si je le prenais souvent de haut, je gardais une certaine méfiance sur ce coup là, attendant patiemment. Il était plus que temps que Monsieur Purgatoire s’en aille et tire sa révérence pour ce soir, tout ça commençait sérieusement à m’épuiser et je priais intérieurement que Sam ne rentre pas à ce moment précis de la « conversation ». Comme tout le monde, ma patience avait ses limites et celles-ci venaient tout juste d’être dépassées. Serrant les dents, un lourd soupir se faisait entendre.

    « Crowley…1…2… ». Je commençais lentement le décompte, souhaitant en finir au plus vite pour aujourd’hui, je ne supportais plus de sentir ma chaire partir en lambeaux, et pourtant c’était ce qu’elle semblait faire de plus en plus, la douleur devenant insupportable. De nouvelles grimaces apparaissaient sur mon visage, interrompant le décompte entreprit. « Bon sang arrête ça ! ». Tic tac tic tac, le réveil de la pièce semblait aggraver toujours un peu plus la tension palpable au sein de la chambre de motel. Mes paroles ressemblaient plus à un ordre qu’à des supplications, hors de question que je le supplie et ça il devait l’avoir comprit à l’heure qu’il était.

    Une fois l’égarement « contrôlé », qu’en était-il du « 3 » ? Allais-je être obligé de le dire ?



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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 16 Déc - 9:27

Il se démontra de nouveau agressif. Pas étonnant, il avait toujours refusé la fatalité. Heureusement d’ailleurs, sinon l’Apocalypse aurait fonctionné selon le plan d’on ne sait qui et notre belle planète aurait été exterminée. Il refusait toujours de se rendre mais au fond de moi je savais que tout ça restait temporaire. Il y a des choses et des personnes contre qui il ne sert à rien de crier en tapant du pied. J’étais de ces personnes. Il pouvait me faire tous ses caprices d’enfant orgueilleux, je resterai sourd à ses prières. Ce n’était pas mon job d’écouter et de répondre à des prières. Le mien était de profiter du désespoir des gens pour ramener leurs âmes en enfer, tout comme la mienne le fut il y avait 349 ans de cela. De toutes façons j’avais remporté ma bataille : il avait courbé l’échine devant la tâche que je lui avais alloué et c’était le plus important pour moi. Je voulais pouvoir compter sur eux pour une fois pour faire un travail qui nous arrangeait tous. Enfin au moins eux et moi. Après tout je ne leur demandais rien de plus que de chasser. Il s’assit à sa place originelle, désinvolte face à Brutus. Tant mieux. S’il n’y croyait pas, cela voulait dire qu’un jour cette information lui retomberait sur le coin du museau lorsque j’aurais décidé de passer à l’attaque. Il reporta son attention sur ses poignets qui le faisaient semblait-il, vu les crispations de certains muscles sur son visage, atrocement souffrir. Pauvre Dean. J’en aurais presque pitié. Presque. Les yeux verts, assombris par la colère qui se portèrent sur moi ne me firent que sourire davantage. Il était si simple de le mettre en rogne. Je pris la décision de le laisser seul, avec sa douleur et m’étais tranquillement dirigé vers le centre de la pièce. Pourquoi ? J’aurais pu tout aussi bien disparaître sans rien demander et sans rien attendre mais je me délectais d’avance de le voir se plier à la raison. Je comptais mentalement dans ma tête… 10… Il semblait réaliser que j’allais partir…9 … Sans guérir ses plaies…8… Il se lève et court dans la salle de bain. J’entend qu’il fouille dans je ne sais quoi et ressort avec des compresses. Comme si ce serait utile… 3 … Il se rapproche de moi, visiblement vraiment fâché de me voir l’abandonner en tête à tête avec ses brûlures. 2… Il laissa un grognement rauque s’échapper de ses lèvres. Il devait vraiment avoir mal le pauvre… 1… Je le vis passer une main derrière son dos et me braquer avec le colt. Je levais les yeux au ciel alors que le canon de l’arme me menaçait. Pitié… Il espérait vraiment obtenir quelque chose de moi en me menaçant avec ça ? Le sang continuait de ruisseler et je le regardais couler, cette force vitale tarissable était si fascinante… Il m’ordonna de les lui retirer en tapant du pied, toujours, comme d’habitude, bref, tellement prévisible en fin de compte. Je lui souris, un de ces petits sourires moqueurs encore. Presser la détente ? Bouh que j’ai peur ! Le grand vilain Dean Winchester veut me tuer avec un colt. Mince alors… Comment allais-je me sortir de ce si mauvais pas ? Sérieusement, on était pas dans une série tv et j’avais encore des ressources. Sa fierté l’aveuglait.

Il était résolu, je le voyais dans son regard. La lueur de détermination qui y brillait ne me permettait pas d’en douter. Il ne pensait pas aux conséquences. Heureusement pour lui, j’étais moi même bien trop fier de mon petit tour de passe-passe pour me fâcher. J’étais plutôt blasé par tant de sottises. Bien sûr j’avais besoin de lui avec ses mains valides pour le travail que je lui demandais mais il devait comprendre que son comportement ne le mènerait à rien de bon avec moi. Plus il se débattrait, plus il ne ferait que serrer la corde que j’avais glissé autour de son petit cou fragile. Je gardais le silence, laissant la tension monter. J’adorais jouer l’acteur. Je le regardais, presque intrigué voire inquiet devant le Colt. Il plissa les yeux avant d’asséner la phrase fatale. Un claquement de doigt ? Oh par pitié, renouvelez-vous un peu ! Je restais silencieux et immobile, comme si j’étais pétrifié par sa menace. La douleur s’intensifiait. Et il m’était difficile de ne pas montrer que j’avais plus envie de rire que de pleurer. Il me demanda d’arrêter ça. Le silence qui s’installa dans la pièce fit de ce moment un moment de suspens. Ou plutôt la tension était si palpable de son côté! Il fallait qu’il apprenne à se détendre le petit…Il allait se faire tuer par le premier alpha venu autrement…Mais dit sur le ton d’un ordre… Pensait-il vraiment que j’allais m’abaisser à l’aider parce qu’il me l’ordonnait ? Pensait-il vraiment avoir de quoi me menacer ? Je profitais d’un battement de ses cils pour disparaître. Je voulais qu’il ait peur de voir que je puisse réellement le laisser endurer ça. Je voulais qu’il comprenne que ses menaces étaient vraiment stupides. Je l’aurai considéré dans un Devil trap. Je l’aurais considéré s’il avait employé quelques petits mots magiques. Je revins quelques longues secondes plus tard, dans son dos, sans un bruit. Je m'étais glissé tel le serpent qui avait corrompu Eve et préparait mon attaque éclair. Je frappai. Je profitais de l’effet de surprise pour d’un claquement de doigt le faire voler contre un mur et le désarmer pour récupérer ce fichu colt.

- Je t'ai manqué Sweety? Puis j'ajoutai d'une voix plus sérieuse et plus froide : "Tu as juste oublié un petit détail... Moron… "

Je me délectais de la vision. C'était étrangement... Jouissif.

- Tu n’es pas en position de m’ordonner quoique ce soit, Dean.

Je m’approchais de lui, tout en le maintenais au mur en même temps. Une fois planté devant lui, je lui fis de nouveau un sourire, mais un peu plus sadique cette fois. En fait, je jouais toujours, parce que je n’avais pas l’intention de le laisser avec la douleur. Par contre, la marque elle, ne disparaîtrait pas. Pas avant de longues semaines ou de longs mois parce que je voulais que ce moment gravé dans sa peau lui remette aussi souvent que possible en mémoire ce dont j'avais été capable ce soir. Je touchai de nouveau la main sur ses poignets. Je sentis la chaleur de sa peau s'atténuer pour revenir à une température normale, ses chairs cessèrent de se consumer. La douleur devait normalement s'être évanouie à présent.

- Je le fais uniquement parce que sans tes mains, tu ne me sers à rien. Quant à ceci, dis-je en faisant tournoyer le colt par la cross autour de mon index, vous n’en avez plus l’utilité. Joujou confisqué.

Je souris de nouveau. Game over.

- Trouvez et ramenez moi l’alpha en ville. Bonne soirée Darling.

Et cette fois je disparus et le relâcha seulement lorsque je fus certain d'être en sécurité. J'avais des alphas à torturer...

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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 16 Déc - 23:12



    « YOU BASTARD… »


    Comment ne pas avoir envie de les descendre ces machins là ? Avec leurs expressions de gais lurons ou encore leurs sentiments de supériorité vis-à-vis des humains, il y’avait de quoi vouloir en finir avec eux non ? En le voyant se complaire dans son imbécillité, je ne pus que me remercier de ne pas avoir fini comme…ça. Bon d’accord, c’était en partie grâce à Castiel. Ange qui ne daignait répondre quand on l’appelait, il était beau notre « lien spécial » hein ! Quoi qu’il en soit, le sang continuait de perler le long de mon bras et je perdais patience, si bien que je n’eus aucune réaction par rapport à la jouissance visible sur ses traits qui me donnait envie de vomir par la même occasion. La seule chose qui lui fut accordée était un magnifique compte à rebours de trois secondes avant que je ne tire. Je l’appelais par son prénom –des fois qu’il ne se reconnaisse pas…- et commençais à compter, tapant presque du pied pour m’empêcher de grimacer et me rappeler automatiquement à l’ordre. A l’intérieur, la tension était plus que palpable et je me faisais promettre de lui faire payer ça un jour, un jour que j’espérais relativement proche. Quel immense plaisir j’aurai à le voir partir en fumée, en cendre ou pourquoi pas en lambeaux tiens… J’étais sur le point de dire mon « 3 » final lorsque celui-ci disparut sous mes yeux. « Espèce de… ». Deux petits mots qui furent murmurés au bord de mes lèvres, dents serrés par la colère et la douleur infligée par ses maudits tours de passe-passe. Conscient que ça ne devait être qu’une entourloupe, j’avançais lentement dans la pièce pendant quelques secondes, observant les moindres recoins. Méfiant. « Crowley je sais que t’es pas loin ! ». Le son de ma voix s’était considérablement augmenté le temps de cette phrase très…utile. Même si l’idée de s’en aller sans rien faire était digne de lui, jamais il ne partirait sans dire au revoir, juste par « principe » de nous voir péter un plomb sous d’éventuelles révélations ou dans ce cas présent… d’éventuelles blessures.

    Faisant le moins de bruit possible je continuais de tourner dans la pièce, les secondes semblant de plus en plus longues. Mais qu’est ce qu’il foutait ? Je pestais intérieurement à l’idée qu’il se soit réellement volatilisé, me laissant avec cette… Chaleur ambiante qui continuait de tout ronger sur son passage. Je tournais à présent le dos au centre de la pièce, ce qui fut mon erreur du jour. Sans avoir le temps de dire quoi que ce soit ou même de me retourner, je volais déjà jusqu’au mur se trouvant en face, le choc m’ayant obligé à tout lâcher – ça ne faisait jamais du bien ce genre de chose…. Je détestais ça, être coincé sans pouvoir bouger, mais à force j’avais tout de même pris l’habitude, c’est pourquoi je ne disais rien, me contentant de soupirer. S’il m’avait manqué ? La bonne blague ! Le monde tournait très bien sans lui, qu’il retourne au bas de l’échelle démoniaque ça me ferait des vacances. Si mes prunelles avaient pu changer de couleur, elles auraient sûrement virées entre le rouge sang et le noir de jais. A sa question, je me contentais de répondre d’une manière aussi méprisable qu’auparavant. « Pas le moins du monde Douchebag. ». Et vas y qu’il en profitait pour insulter encore un peu plus, j’avais bien fais de le faire aussi alors. Le ton de menace qu’il employait aurait sûrement dû m’effrayer mais coincé de la sorte je ne pouvais pas faire grand-chose malheureusement. « Tu n’es pas en position de m’ordonner quoique ce soit, Dean. ». Sans blague… Je l’admettais intérieurement et ne répondis rien à ses paroles là, il fallait que je m’oblige à m’armer de patience, je finirai bien par être en position de lui ordonner des choses, on l’avait bien été y’a pas si longtemps. Ah que ça avait été merveilleux de l’entendre « paniquer » au téléphone lorsque le bruit de mon briquet résonnait jusqu’à ses oreilles et que mes yeux observaient sa dépouille. Ca avait été jouissif ça. Un nouveau soupir s’échappait de mes narines cette fois tandis que je baissais les yeux vers lui, ce n’était pas le tout de jouer avec les murs mais il semblait bien petit maintenant, encore plus que d’habitude. Ne pouvant rien dire face à ses actes, je le laissais faire, ne sentant plus la chaleur me ronger la chaire au fur et à mesure. Nouveau soupir, de soulagement cette fois. Je ne mouftais pas, préférant le laisser s’expliquer sur son… geste. Au fur et à mesure de ses explications et lorsque je vis le Colt dans ses mains, les traits de mon visage prenaient une autre tournure, mi-agacé mi-blasé parce qu’il s’apprêtait à faire, le tout mélangé à un peu de surprise aussi. N’était-ce pas là ce qu’il avait cherché avec son acte ?

    « On le récupérera encore une fois et tu le sais. ». Le prendre comme si ça n’avait rien de grave était plutôt gonflé, mais je ne voulais pas lui donner satisfaction. Ce que je disais était pourtant vrai, on finirait par le récupérer car après tout le Colt ne lui servirait pas à grand-chose et nous avions toujours d’autres atouts pour se débarrasser de lui si nous en avions besoin. Se débarrasser de lui ? C’était ce que je voulais le plus, et il venait tout juste de confirmer son arrêt de mort. J’aurai tout fait pour lui arracher ce sourire de vainqueur de son visage. Préparant mon insulte préférée dans le coin de ma tête, ce ne fut que lorsqu’il disparut pour de bon que je regagnais le sol et ronchonnais. Sans attendre, j’attrapais mon portable pour appeler Sam, espérant qu’il décrocherait cette fois. Lorsque je réussirais à l’avoir enfin au téléphone, je lui expliquerai la situation tout en ajoutant mon insulte préférée au téléphone pour ce satané nain. Une fois les choses expliquées, je me dirigerais vers la salle de bain pour remettre mes poignets sous l’eau froide et commencer les soins de première minute. Ca aussi, il me le paierait.



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MessageSujet: Re: Between Heaven & Hell // Crowley    Jeu 16 Déc - 23:13

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Between Heaven & Hell // Crowley

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