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 When Darkness is Coming // SAM & SASHA

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Admin ϟ Marshal Eastwood, Clint Eastwood.

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MessageSujet: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Sam 9 Oct - 3:19




    Crédit : Hellybongo & Wildbitterness





    « WHEN GOD IS GONE AND THE DEVIL TAKES
    HOLD, WHO WILL HAVE MERCY ON YOUR SOUL. »


    « On est vraiment obligés d’y aller ? Non pas que j’aime pas Mickael au contraire mais… ». Mes paroles s’échappaient depuis la chambre, je n’avais nullement envie de sortir ce soir. Devoir jouer le parfait collègue et petit ami n’était pas une pensée plaisante en vue de la journée passée. J’étais rentré deux heures plus tôt du Garage, crasseux comme un… Non il n’y a pas de comparaison possible. Mickael, Mickael, pourquoi avait-il fallu qu’il porte ce nom là ? Ce nom qui comme à chaque fois me ramenais un an en arrière. Je grimaçais en observant l’extérieur de la maison depuis la fenêtre. Cela faisait maintenant une semaine que nous avions découvert les traces de pas, il n’y en avait pas eu d’autres. Nous nous montrions soupçonneux, Sasha peut être même plus que moi – disons qu’elle montrait plus son inquiétude vis-à-vis du sujet que moi-même -. Elle avait inlassablement retracé les moindres recoins de la maison, les moindres planques occupées ou potentiellement utiles. J’avais soupiré pendant toutes ses manœuvres, ou je m’étais tout simplement réfugié dans le garage. Voilà que nous étions invités chez Mickael et sa femme pour un petit dîner qui se voulait sympathique. Que quelqu’un m’achève, maintenant… étaient les mots qui résonnaient chaque seconde dans mon esprit, me faisant davantage grogner à l’idée de devoir sourire sans arrêt. Tel un enfant capricieux je m’affalais sur le lit et observais le plafond pendant un long moment, laissant mes membres se détendre avant d’affronter le regard implorant de ma chasseuse de petite amie. Quelqu’un peut-il me rappeler pourquoi je suis ici ? Oh parce que je l’ai promis à Sammy oui… C’est vrai. Ah et parce que « je l’aime » aussi ? Oui, oui…

    Sammy. Coincé pour l’éternité avec un cinglé et un « héros » du paradis comme compagnie, quelle joie. Un soupir franchissait la barrière de mes lèvres alors que je me demandais ce qui aurait bien pu se passer si Sam avait toujours été là. Si nous avions réussi à trouver un autre moyen d’arrêter toutes ces merdes sans qu’il n’ait besoin de…. Faire le grand saut. Nouveau soupir. S’il était toujours là, je n’aurai pas besoin de passer pour le plus normal des hommes devant une mère de famille et un…collègue de boulot. Une nouvelle grimace apparaissait sur mes traits alors que la nuit commençait lentement à tomber, le soleil disparaissant peu à peu pour ne laisser que des éclairages fictifs et artificiels. Bras croisés, j’osais espérer un imprévu, quelque chose qui nous empêcherait d’aller à cette fichue soirée, n’importe quoi. Si j’avais su ce qui allait se produire, je me serai sûrement ravisé de souhaiter une telle chose, mais comment aurais-je pu prédire ce qui allait arriver ? Et surtout, comment éviter l’inévitable ? Bougonnant, je finissais par me relever et descendais dans la cuisine me chercher une bière. Cela faisait maintenant plus d’une demi-heure que Sasha était enfermée dans la salle de bain, ou ailleurs pour se préparer… Ou faire autre chose, je n’avais absolument aucune idée de ce qu’elle pouvait tramer dans son coin toute seule. Le voile d’obscurité était maintenant tombé sur le quartier et les éclairages fonctionnaient pleinement. Un lourd silence s’installait à l’extérieur, les gamins étant rentrés dans leurs maisonnées, prêts à en faire voir de toutes les couleurs à leurs parents. Bière en main, je me dirigeais vers la porte fenêtre du salon et observais les alentours, puis vint l’heure d’une énième vérification. Je comptais devancer Sasha, ou tout simplement m’occuper, la deuxième réponse étant sûrement la plus logique des deux. Un petit tour par ci, puis un petit tour par là, rien d’anormal, tout était à sa place, sagement rangé. Même le nouveau fusil à pompe coincé derrière le meuble de l’entrée ne bougeait pas d’un pouce, prêt à être utilisé en cas de besoin. J’avalais une gorgée de mon liquide favoris et passais par le garage récupérer mon joujou fétiche, je préférais l’avoir sur moi. Toujours.

    Profitant du fait que ma chère et tendre n’était toujours pas prête – du moins c’est que je pensais -, je filais à l’anglaise pour aller inspecter le pâté de maison. Inconsciemment je traversais l’endroit où les traces avaient été aperçues quelques jours plus tôt, tous ces petits signes étaient censés m’alerter, mais je ne laissais aucun d’eux prendre réellement le dessus. Je brimais mon instinct et l’appel de la chasse, je me tuais à ne plus y prêter attention mais pour qui au juste ? Pour quoi ? Une fille ? Un sourire en coin fit son apparition pendant que je baissais la tête vers le sol. Quelques secondes s’écoulaient ainsi avant que je ne reprenne mon inspection du dimanche, regardant les moindres recoins du quartier, sans hésiter à vérifier que chaque famille allait bien. Un courant d’air venait ébouriffer mes cheveux et le creux de mon cou, me faisant légèrement frissonner. Aucun bruit hormis le vent qui se levait. Rien. Pas même un lampadaire qui grésille, même si ça, c’était plutôt bon signe… Tout en continuant ma petite promenade du soir qui consistait à faire un pas toutes les minutes, je tentais de faire le point. Etais-je réellement fait pour cette vie ? Après tout cette maison n’est pas la mienne, ça aurait très bien pu être un mauvais coup de la part d’un Djinn, ou quelqu’un d’autre. J’avais beau avoir Sasha je restais indéniablement seul, hormis elle, je n’avais plus personne sur qui compter dans mon entourage proche. Bien sûr, il y’avait Bobby, et peut être même Castiel mais ce n’était pas pareil. Pourquoi avait-il fallu que tant de choses reposent sur les épaules de notre famille. Notre famille, éparpillée dans différents endroits et perdue entre le Paradis et l’Enfer, l’enfer étant notre plus proche destination. Voilà que Sammy en faisait les frais depuis un an, plus qu’une simple année, là bas. Revenant devant la maison, je cognais au passage dans la poubelle, déçu.

    Si j’étais de bonne humeur ? Non pas vraiment, je m’étais réveillé morose, j’ai travaillé morose, je suis rentré morose, et j’allais ressortir d’ici morose. Un énième soupir se faisait entendre alors que je me dirigeais vers la porte d’entrée. J’attrapais la poignée de la porte avant de me retourner brusquement. Un chat venait de sortir d’un des buissons environnants. Je fermais les yeux quelques secondes en signant à la négative et rentrais dans la maison. Lorsque je pénétrais dans le hall d’entrée, du bruit provenait de l’étage, sûrement provoqué par Sasha, confiant, je jetais le cadavre de ma bière dans la poubelle et m’adossais au plan de travail. « J’ignorais qu’une ex-chasseuse pouvait prendre autant de temps pour se préparer. T’en es où ? ». N’attendant pas particulièrement la réponse je m’amusais à faire claquer ma langue contre mon palais. Si j’avais été « normal », on aurait pu penser que j’étais impatient d’aller à cette maudite soirée, ce n’était pas le cas, non. Je n’avais qu’une envie : rentrer au plus vite. Plus vite nous y serions, plus vite nous mangerions, et plus vitre nous rentrerions.

    Alors que nous étions occupés à s’attendre mutuellement, nous n’apercevions pas cette ombre qui grandissait près d’une de nos fenêtres, ni même celle qui s’approchait de la porte fenêtre donnant sur l’arrière de la maison. Celle toute proche du salon. Salon qui était visible depuis le bar de la cuisine. Si nous avions émis des doutes ces derniers jours, nous avions néanmoins tout fait pour les ignorer, moi encore plus que Sasha, trop occupé à avoir confiance en cette maison qu’elle me décrivait chaque fois que je descendais faire mes vérifications la nuit. Imprenable par le surnaturel hein ? Qu’en était-il de nos propres pairs ? Cette maison n’était pas la mienne et je faisais un effort phénoménal pour m’y sentir en sécurité, je n’avais pas grandi ici, je n’avais pas grandi dans une maison tout simplement, voilà que pour une simple promesse et une femme je me mettais à brimer ce qui m’avait toujours sauvé la vie jusque là – ou presque -. Et quand bien même, j’aurai voulu m’écouter, j’étais bien trop occupé à me comprendre pour daigner écouter mes sens et les bruits alentours. Perdu dans mes pensées, je finissais par me « réveiller » grâce aux marches des escaliers. En effet, Sasha descendait enfin de son donjon. J’arborais un de mes plus beaux sourires et m’apprêtais à aller la rejoindre au bas des escaliers, lorsque l’ombre fut enfin dans mon champ de vision. Le sourire disparut aussitôt alors qu’une arme se pointait sur ma petite amie depuis l’extérieur.



_________________

DEEP DOWN ϟ "That's one deep, dark nothing you got there, Dean. Can't fill it, can you ? Not with food or drink. Not even with sex. Oh, you can smirk and joke and lie to your brother, lie to yourself, but not to me ! I can see inside you, Dean. I can see how broken you are, how defeated. You can't win, and you know it. But you just keep fighting. Just... keep going through the motions. You're not hungry, Dean, because inside, you're already... Dead."
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Dim 10 Oct - 23:49




    « BANG BANG I USED TO SHOOT YOU DOWN »


    Face à moi, elle me regardait. Je pinçais négligemment les lèvres et la vit froncer les sourcils avant de me détailler de la tête aux pieds. C’était une jolie fille. Du moins tel était mon avis. Elle arborait un jean un peu vintage qui mettait en valeur ses courbes, de même qu’un joli tee-shirt bleu, tout simple. La jeune femme se retourna, sans discontinuer de m’observer. Je regardais ses chaussures, elle avait des jolies converses en cuir marron, qui lui donnait un look travaillé mais décontracter. Ses cheveux étaient sombres, parfaitement lisses. Elle me sourit, moue mutine et malicieuse, puis elle approcha son visage. Un maquillage léger mais présent, accentuant la couleur lumineuse de ses yeux bleu. A moins qu’ils n’eurent brillé à cause d’une quelconque excitation. Elle se recula, me regarda une dernière fois et soupira, satisfaite. Tel était l’image que me renvoyait le miroir de ma chambre. En bas, j’entendais Dean rouspéter parce que j’étais longue… Rah mais prout mon gars ! J’étais satisfaite de mon look, mes fringues, ma tête… J’avais l’air décontract certes, mais pour une fois j’étais propre, je n’avais aucune tache de cambouis ou de sang, et j’avais troqué mes éternelles bottes de chasseuse pour une paire de converse. Mon jean était neuf, de même que la veste que j’attrapais en souriant avant de descendre les escaliers.

    Lorsque j’étais dans la salle de bain, j’avais entendu Dean râler. Il ne voulait pas aller à cette soirée. Je n’avais pas répondu, jugeant que ça n’en valait pas la peine. Mikael nous avait invités à diner pour fêter la naissance de son deuxième enfant. Charmante attention, qui ne nous donnait pas forcément envie de sortir de chez nous. Nous aurions pu laisser cette soirée à d’autres activités… Mais ! De un, Mikael était un employé, et un ami de la famille qui travaillait au garage McNeil depuis très longtemps. De deux, avoir une vie normale consistait à rendre visite à ses amis, et à passer la soirée avec eux. De trois, je savais que nous allions passer une bonne soirée. Quoiqu’il en soit je m’étais apprêté exprès, prenant le temps, pour une fois, de prendre soin de moi. Non que je tenais particulièrement à être en robe et tout et tout, fallait pas pousser quand même ! Mais je tenais à être un minimum mignonne, pour lui plaire à lui !
    Bref pendant que je me lissais les cheveux Dean était descendu faire je ne sais quoi, certainement m’attendre, et anticiper mon contrôle de sécurité. Voilà maintenant plusieurs jours que nous avions découvert les empreintes de pas devant la maison. Depuis j’avais renforcé la maison en arme, et nous avions prit la mauvaise manie, et ce sans nous concerter spécialement, de faire des rondes ou observer le quartier. Il n’y avait eu aucune autre trace de pas depuis…
    Enfin prête je descendais lentement les escaliers. «J’ignorais qu’une ex-chasseuse pouvait prendre autant de temps pour se préparer. T’en es où ? »
    J’enfilais ma veste et ressortais mes cheveux pour ne pas que ça me tire.

    « Justement ! Je ne voulais pas avoir l’air d’une…ex-chasseuse. » Je l’observais un moment, trois marches au dessus de lui. Finalement je fronçais les sourcils. « Je… J’ai l’air ridicule c’est ça ? Trop de… » Un doigt vint tournoyer autour de mon visage. Trop de maquillage ? Question qui me turlupinait à mort, alors que j’avais juste souligné mes yeux discrètement, et mit du gloss sur mes lèvres. En y repensant je me trouve hautement ridicule, surtout sachant ce qui allait suivre. Inquiète comme pas deux donc, la réponse qui me parvint m’arracha un sourire mi mutin mi timide. Je me mordillais la lèvre inférieure et pour un peu j’aurai rougis. Je sautais alors les trois dernières marches pour sautiller joyeusement vers lui, et l’embrasser tendrement. Le baiser se terminait tout juste, j’en étais encore tout entière à cette douceur, lorsque mon œil capta quelque chose de métallique à travers la fenêtre. J’eus à peine le temps de comprendre qu’il s’agissait du canon d’une arme que les coups étaient partis. Dean avait réagis lui aussi à la vitesse de l’éclair. Je me retrouvais au sol, le souffle court, et le cœur battant à tout rompre. Dean s’était jeté sur moi. Nous nous séparâmes, et rampèrent le plus rapidement possible jusqu’à la cuisine proche, pour nous abriter derrière le plan de travail. Mon cerveau n’avait enregistré qu’une information : on nous avait tiré dessus. Le souffle court je me redressais légèrement et chuchotait rapidement en me tournant vers Dean.

    « Est-ce que ça va ? Tu n’as rien ? » Il me répondit que non, et fixait un point sur mon tee-shirt. Moi ? Blessée ? Je regardais. Une tache rougeâtre trônait près de mon flanc. Je fronçais les sourcils tout en tâtant la blessure. Non. Pour avoir déjà manqué de me faire éventrer, en témoignait la cicatrice qu’il m’en restait, si j’avais été blessé, j’aurais eu mal. Or : rien. Je relevais alors les yeux pour les poser sur le flanc de mon compagnon. « Oh mon Dieu !!! » Le froid m’avait envahi. Une colère effroyable de même qu’une inquiétude sans nom. Aussitôt je me précipitais sur lui pour jauger la plait. Mon chéri s’était prit une balle dans le ventre. Il saignait aussi au bras, mais je notais rapidement que celle-ci était superficielle. Je me retournais rapidement, envoyant une main à coté de l’évier à la recherche d’un torchon. Une fois que je l’eus saisis, je l’appliquais sur la blessure, pour contenir l’hémorragie. Inutile de nier, j’étais en totale panique. Tout en essayant de rationnaliser et de réfléchir, je ne cesser de parler à Dean, lui lançant des « Bébé ça va ? ça va aller Dean, ça va aller. » Comme si j’essayais de m’en convaincre moi-même, comme la fois où… Le sang que j’avais sur les mains me ramenait en mémoire des images atroces. Celles du corps inerte de mon frère, essayant de parler dans un dernier souffle, avant s’étouffer dans son propre sang. Le tableau était presque le même… J’étais au sol, à coté d’un être que j’aimais et qui perdait son sang. J’avais les mains pleine d’un liquide rouge et poisseux, et j’avais peur, j’étais terrifiée. La seule différence ici résidait dans le fait que Dean me répondait, et que l’agresseur était toujours là. Alors je réagis enfin. Mais mauvaise. Voyant que Dean survivrait, je lui pris la main et la posais sur le torchon pour qu’il continue à l’appliquer sur la blessure. Je saisis un autre morceau de tissus, le déchirais, et le posais fermement sur son bras. Puis…

    « Reste ici, ne bouge pas ! » D’un bond je me retournais, ouvrais le placard sous l’évier, envoyais la main et arrachais de sa cachette un fusil. En l’espace d’une fraction il fut chargé. Mes gestes étaient brutaux, mon regard meurtrier. L’adrénaline avait fait son grand retour et mêlée à l’inquiétude de voir l’homme que j’aimais ensanglanté, elle me rendait dangereuse. Accroupie je contournais le plan de travail, puis me redressais d’un bond, canon pointé en face de moi. Personne… Mon cœur battait à tout rompre. Le sang rendait mes mains poisseuses sur l’arme. Mes sens étaient à l’affut. Lentement j’avançais, et m’approchais du couloir, là où non nous avais tiré dessus. D’un coup d’œil je regardais par la fenêtre. Un trou, là où les balles étaient passées, mais personne derrière. Je gagnais enfin le couloir et mon arme braqua les deux cotés du couloir. La porte était ouverte mais personne à l’entrée, les escaliers, toujours personne. Cette zone là était sécurisée. J’attendais un instant, toujours à l’affut, puis lâchais mon arme d’une main pour refermer la porte.

    Je n’eus pas le temps de comprendre ce qui m’arrivait. La porte s’ouvrit brusquement. Tentant de la retenir, je manquais de tomber. Me rattrapant, je n’eus juste le temps de voir la silhouette d’un homme, avant qu’une crosse ne s’abatte violemment sur ma tempe. Tombant, une douleur fulgurante me traversant la tête, je tentais désespérément de me rattraper, mais ma tête heurtait la marche de l’escalier.
    Noir.




Dernière édition par Sasha McNeil le Lun 11 Oct - 20:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Lun 11 Oct - 12:18

WHEN DARKNESS IS COMING
S A M . D E A N . & . S A S H A
.



« Sinon, tu peux me dire pourquoi on est dans cette voiture au lieu d’être à la porte ? »

C'était un léger claquement de langue las qui avait interrompu le silence pour amorcer cette question. Question somme toute totalement anodine au regard de n’importe qui mais qui fut cependant là, accueillie par un regard plein de sous entendus, à la limite du regard assassin. Le chasseur comprit rapidement ce que Sam voulait lui faire comprendre, si bien qu’il détourna le regard pour le reposer sur la si jolie et inintéressante maison visible au loin, à travers le pare-brise de la voiture. La nuit était tombée depuis un moment, étendant un voile de sécurité pour le Winchester, voile qui lui permettait d’être observé sans l’être, si tant est que la personne observée ne se savait pas observée. Ce qui était le cas de Dean, du moins, il ne se savait sans doute pas observé par son propre frère et aussi imposante la carrure du cadet Winchester soit-elle, son aîné n’était pas à essayer de la voir à chaque coin de rue. Tandis que Christian poussait un énième soupir de lassitude, Sam lui adressa un regard sans pour autant laisser quoique ce soit transparaître. Vous savez, le genre de regard qu’il avait pour habitude d’adresser à Dean lorsque celui-ci râlait que ça ne servait à rien de veiller devant la caravane d’un faux Père Noël boiteux jusqu’au petit matin avec pour seule garantie de rester éveillé, une petite thermos de café. Le bon vieux temps, un temps bien lointain dans lequel il se perdait rarement, sans pour autant s’y laisser totalement happé. Il en avait parcouru du chemin en quelques années, et si on pouvait se permettre, le plus grand changement chez Sam s’était produit à son retour d’Enfer, sans conteste. Enfin… « d’Enfer » ou plutôt de la cage de Lucifer où il a vécu en colocation avec les deux Archanges les plus puissants du monde connu. Sans doute que le temps avait paru long, très long, même si, au final, il n’y était resté que bien peu de temps comparé ce à quoi il s’était attendu.

Bribes de souvenirs sur lesquels il ne voulait pas particulièrement revenir… et d’ailleurs, les choses ne lui en laissèrent pas l’occasion puisqu’un mouvement brusque de la part du chasseur à ses côtés le tira de ses songes pour lui faire poser le regard sur la rue. Dean. Il marchait vers eux. Puis il arriva à leur hauteur sans pour autant remarquer cette voiture garée au milieu d’autres et en fin de compte bien discrète dans la nuit – vive le noir – trop occupé à inspecter d’autres recoins de la rue. Observant son frère sans pour autant se décider à avoir le moindre mouvement dans sa direction et ce, sans aucun doute possible, sous le regard dubitatif de Christian, Sam réprima un soupir presque soulagé lorsqu’il le vit repartir vers sa maison. S’il avait écouté son instinct de chasseur, Dean aurait déjà su depuis longtemps que son cadet n’était pas en train de souffrir mille tourments en Enfer et pourtant, il y avait cette intuition qui le fixait sur place. C’était la vie que Dean avait méritée. Il avait survécu à l’Apocalypse et au fond, il avait été celui qui avait vaincu Lucifer, alors ce n’était que le simple retour des choses… Et pourtant, lui, Sam, celui qui lui avait fait jurer d’avoir cette vie là et d’y rester, devait agir et se décider à ramener son frère vers le chemin qui lui était destiné… aussi pourri ce chemin soit-il. Après tout, ce n’était pas comme si les Winchester n’avaient pas l’habitude d’avoir une vie pourrie, n’est-ce pas ? Dean disparaissant à nouveau dans sa maison après avoir soigneusement – mais pas avec beaucoup d’attention apparemment – inspecté la rue, Sam reprit contenance, passant une main sur son visage fatigué. Il se retrouvait souvent dans cette rue, parfois sans sa voiture, d’autres fois avec une simple voiture de location. Il surveillait son frère, inlassablement, et au vu de certains événements douteux à Fairfield Bay, il avait bien raison ! Sentant le regard plein de reproches de son cousin sur lui, Sam crispa la mâchoire, sans prendre la peine de relever quoique ce soit. Tous, ils avaient tous leur idée sur comment ramener Dean dans la chasse mais c’était à Sam de le faire et ça, il y tenait tout particulièrement… il ne voulait pas être le lâche qui envoie quelqu’un d’autre faire le boulot à sa place et plus le temps passait, moins il se décidait à le faire, se persuadant que les choses pouvaient aisément être stoppées sans l’intervention de Dean.

Un infime mouvement dans un coin de rue, le vent qui se stoppe, réaction presque épidermique qui l’arrache à tous ses songes et le fait se redresser dans son siège alors qu’il s’y était finalement tassé, au fil des heures. Réaction qui n’est pas suivie par son coéquipier et pourtant, il n’y prête pas la moindre attention, attrapant son arme pour sortir avec discrétion… au moins, il n’avait pas perdu ces dons de la chasse et ô qu’ils pouvaient être utiles ! Suivi par Christian dans un même mouvement, il se mit en route vers la maison qui se dressait quelques centaines de mètres plus loin, au bout de la rue. Un geste infime, un cliquetis proche du murmure et il enlevait le cran de sécurité à son arme, toujours sans se presser, restant à l’affût du moindre mouvement suspect qui pourrait titiller son attention. Quelques pas plus tard et un bruit vint fracasser le silence, arrachant un léger sursaut aux deux chasseurs tandis que Sam, sans attendre et dans un élan d’imprudence, accéléra l’allure pour aller rejoindre le jardin autour de la maison en quelques foulées rapides. Arme toujours prête à tirer, esprit vif, tous les sens en éveil, il contourna soigneusement tous les endroits vides du jardin pour finalement trouver l’auteur de cette attaque nocturne. Celui-ci remarqua d’ailleurs rapidement la présence du Winchester, restant quelques instants déstabilisé d’être interrompu de la sorte et, tandis qu’il s’apprêtait à pointer son arme pour tirer sur Sam, celui-ci réagit le premier pour lui tirer une balle à une distance assez proche du cœur pour qu’il ne créé plus le moindre ennui avant un bon moment. Sans ménagement. Rapide et calculateur sur le moindre point, c’était ce que Sam était devenu aujourd’hui : un chasseur avant tout et s’il fallait qu’il abatte des chasseurs parce que ceux-ci empiétaient sur ces plates bandes ou sur la vie qu’il avait jusque là garantie à son frère, il n’hésiterait pas, quitte à trahir quelques collègues et s’en mettre un bon nombre à dos. Abandonnant là le chasseur à sa douleur et sa balle dans l’épaule, il rejoignit Christian qui était déjà entré dans la maison et qui, à l’instant où Sam arriva sur le pas de la porte, abattait son arme pour assommer la fameuse petite amie de Dean. Sans ménagement également si bien que sitôt qu’il eut capté son regard, Sam haussa les sourcils pour faire comprendre ses pensées à la brute de chasseur. Bref, pas la peine de s’attarder plus longtemps – et surtout pas le temps – Sam traversa soigneusement les pièces de la maison, l’arme encore une fois en avant pour s’assurer de pouvoir être le premier à tirer à nouveau. Ce n’est que quelques pas plus tard qu’il retrouva le deuxième habitant de cette maison : Dean. Dean et son sang. Vague d’inquiétude qui lui arracha un nouveau froncement de sourcils tandis qu’il remettait son arme à sa ceinture dans un léger soupir. Dans cet instinct qui l’avait toujours envahi quand des affaires concernaient Dean sans même que son cadet l’ait prévu, Sam passa sa main sur le linge humide de sang pour le presser plus que ce que son frère était capable de faire. Réprimant une légère grimace, il releva le regard vers le chasseur qui lui servait à présent de coéquipier et qui revenait tout juste d’une nouvelle inspection extérieure :

« Y’en avait un autre… il s’est barré. »

Dans un infime effort de masquer son indifférence, Sam se contenta de hocher la tête, reposant son regard quelque peu soucieux sur son frère aîné qui apparemment zonait encore entre deux mondes et qui, pourtant, eut rapidement un mouvement, entraînant une réaction presque d’autoprotection chez son frère qui se releva pour abattre un coup bien placé qui assomma facilement un Dean déjà bien fatigué. Un soupir pour présenter quelques excuses qu’il ne prit pas la peine de formuler par des mots et il adressa un regard à son seul et unique interlocuteur conscient :

« On l’emmène... »

Et ce n’était pas négociable, aussi imprudent et irréfléchi ça puisse être. D’ailleurs, Christian ne prit pas la peine de rechigner, s’il y avait bien une chose que tout le monde devait s’entendre à accepter, c’était de laisser Sam décider en ce qui concernait Dean et sa potentielle et hypothétique future réintroduction dans le monde de la chasse. Rendu légèrement nerveux par la subite décision qu’il venait d’avoir en voyant son frère se vider de son sang, Sam laissa son cousin prendre la relève l’espace de quelques instants, soulevant Dean de terre dans une remarque pas forcément avantageuse pour Dean mais qui avait sans doute été posée à ce moment là pour alléger l’ambiance qui était de plus en plus lourde au fil des événements. Quelques longues luttes et râlages plus tard, ils se retrouvaient à hauteur de la voiture pour y caser Dean dans de longs soupirs de soulagement quand même. C’était pas tous les jours qu’ils avaient de telles charges à porter, ce n’était clairement pas dans leurs habitudes de traîner des types inconscients dans toute une rue. Rejoignant le côté conducteur alors que Christian reprenait sa place, Sam alluma le moteur, prêt à se mettre en route à toute vitesse avant que son frère ne se vide complètement de son sang à moins que…

« Ceinture... »

La sécurité avant tout. Il avait adressé avec ces mots un léger regard en biais vers le type assis à côté de lui. Bien entendu, en réponse, il eut droit à une expression désapprobatrice accompagnée d’un soupir, jusqu’à ce qu’il s’exécute, faisant cesser le bip extrêmement agaçant de la voiture. Oui, quelque part, sans conteste, Christian avait des côtés de Dean, des côtés pas forcément plaisants mais qui montraient bien que malgré tout ce qui pouvait planer comme doutes, celui qui s’était présenté comme Christian Campbell était bel et bien le cousin de Sam et avait quelques gênes en commun avec la branche Winchester. Ces histoires de famille… ça le dépassait parfois, lui qui s’était cru seul avec Dean comme unique famille ou du moins, comme unique représentant d’un lambeau de famille, voilà qu’il avait découvert en un an plus de branches des siens qu’il n’aurait pu l’imaginer, y trouvant un nouveau refuge, un nouvel appui alors qu’il s’était entêté à enfin faire sans son frère… quitte à se prendre le revers de sa décision et ce, plus tôt qu’il ne l’imaginait.

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Dernière édition par Sam Winchester le Mer 15 Déc - 4:05, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Lun 11 Oct - 23:12




    « IT’S ALL ABOUT DESTINY. »


    Sasha avait descendue lentement les escaliers, s’arrêtant trois marches avant la fin, prise d’une légère crise de panique. Non pas vis-à-vis de la chasse ou autre chose propre à notre monde, mais plutôt vis-à-vis de son accoutrement ou encore du maquillage utilisé. Voilà qu’elle se trouvait ridicule, un sourire se dessinait sur mes lèvres alors que je prenais un air étonné, je ne l’avais jamais vu prendre autant soin d’elle pour une soirée. Je devais admettre que je n’étais pas mécontent du résultat. « Non, non, c’est…Très bien comme ça. Magnifique. ». Allez savoir lequel était le plus ridicule des deux maintenant. Tout sourire je l’accueillais à bras ouvert pour un baiser, même si je n’avais toujours pas envie d’aller à cette soirée, je prenais sur moi, il me faudrait bien faire un effort. J’eus à peine le temps de détacher mes lèvres des siennes que mon regard venait se poser sur la fenêtre présente juste derrière Sasha. Sans réfléchir je faisais plonger Sasha à terre, un premier coup partît. L’instinct avait rapidement reprit le dessus, comme s’il n’avait jamais disparu de la circulation, comme si la chasse ne s’était jamais arrêté. Quelques secondes à peine s’écoulèrent avant le deuxième coup de feu, j’avais juste le temps de protéger un peu plus Sasha. Puis, en deux trois mouvements nous nous retrouvions derrière le plan de travail, à couvert. Je gardais le silence, écoutant les moindres bruits, surveillant attentivement, attendant le faux pas de la part de l’agresseur. Ce fut Sasha qui me rappela que je n’étais pas tout seul. Celle-ci me demandait si je n’avais rien, à première vue non, j’étais bien trop obnubilé par la suite des évènements que j’en oubliais toute vérification, et même les signes de douleurs s’il y’en avait. Je signais à la négative lorsque mon regard se posa sur la tâche présente sur son haut. En un mouvement je m’étais rapproché d’elle, cherchant la moindre trace de blessure. Tandis que Sasha inspectait son propre corps, j’en profitais pour faire de même et fus « ravi » de constater l’humidité soudaine de mon T-shirt. Je baissais les yeux à l’endroit de la blessure, flanc droit, humidité provoquée par le sang qui s’en échappait, je grimaçais légèrement et venais à murmurer. « Bon et bien je pense que la soirée est annulée… ». Tout ce que j’avais souhaité ces dernières heures, ne pas aller à cette soirée, j’aurai dû être heureux. Cependant, il y’avait bien une chose étrange, si panique il devait y avoir, panique il n’y avait pas. Je ne ressentais rien, je ne faisais que me concentrer. Ecouter les pas, les bruits… Moyen de Défense. J’étais sur le point d’aller attraper l’une des armes présente dans le coin lorsque Sasha se mit rapidement à bouger, pour inspecter l’état de la blessure d’abord, pour attraper un torchon ensuite. Appuyé contre le plan de travail, j’écoutais toujours, Sasha, elle, venait appuyer le morceau de tissu contre la plaie, je grimaçais une nouvelle fois et laissais échapper un léger grognement, il était hors de question de l’inquiéter davantage.

    Comme pris entre deux monde, je semblais ailleurs, nul n’aurait pu savoir si c’était causé par les tirs ou dû à l’instinct de chasseur. Je semblais différent, répondant à peine, ne faisant qu’écouter, un moyen de défense, il m’en fallait un. Par malheur, j’avais perdu mon arme dans l’attaque, je tournais la tête vers Sasha qui ne cessait de parler. « Ça va ? Ça va aller ». Ses paroles semblaient se perdre dans toute la cuisine alors que j’observais les moindres recoins de la pièce, fenêtres comprises. Ils pouvaient être deux. Lorsque je sentis la panique de ma petite amie s’accroître je posais mon regard dans le sien. « Je vais bien, ça va. ». Je prenais l’une de ses mains dans la mienne quelques instants, la serrait. Puis les rôles s’inversèrent, ce fut Sasha qui prit possession de ma main pour venir la poser sur le torchon imbibé, signifiant que je devais appuyer. J’acquiesçais d’un signe de tête et l’observais s’activer à la tâche. Je posais ma tête contre le plan de travail lorsque les paroles de la chasseuse me parvinrent aux oreilles. « Reste ici, ne bouge pas ! ». Rester ici avec ce malade qui traînait encore dans la maison ? Très peu pour moi. Je voulus me redresser mais ne pus que laisser échapper un énième grognement, me laissant retomber quelques secondes. Puis je vis Sasha contourner le plan de travail, arme à la main. « Sasha ! ». Premier appel, puis un deuxième rappel à l’ordre, nous ne savions pas qui avait été visé à la base, cela pouvait très bien être elle. C’est à ce moment là que la panique vint finalement m’envahir petit à petit. Je devais trouver une arme. Douleur ou pas, je me mis à ramper vers les meubles de la cuisine, à la recherche d’une planque. Gestes qui se voulaient rapides, mais de moins en moins précis, je continuais d’appuyer sur le torchon en ouvrant toutes les portes, une à une, plongeant mon autre main à la recherche d’un fusil, ou un couteau, n’importe quoi. Puis, je tournais la tête au son d’une porte qui s’ouvrait violemment, j’eus juste le temps d’apercevoir Sasha tomber à terre, inerte.

    Dents serrées, je rampais à nouveau vers le plan de travail, rapidement et espérais qu’elle n’ait rien. Il fallait que je fasse quelque chose. Le souffle court je tentais d’y voir clair dans tous ces évènements et voir clair, tout court. Ma vue commençait à se brouiller de plus en plus, lutter contre la douleur devenait de plus en plus difficile et m’empêchais de me concentrer. La seule chose que je pus discerner était qu’il y’avait à présent deux personnes dans la maison. Allongé derrière le plan de travail je ne bougeais pas, et quand bien même j’aurai voulu me lever, ce n’aurait été que pour retomber sur le sol. Autrement dit, il valait mieux s’économiser. Un lourd silence s’était installé dans toute la maison, même les bruits de pas se faisaient de plus en plus lointain, j’en venais à me demander où est ce que je me trouvais, je perdais la notion du temps ainsi que celle de la réalité. J’entendais encore Sasha me demander quelques instants auparavant si ça allait, est ce que ça allait réellement ? Non, pas vraiment, j’avais connu mieux. Allongé sur le carrelage, j’avais de plus en plus de mal à appuyer sur la plaie, je savais que la balle n’était pas ressortie et c’était bien le problème. Ils se rapprochaient, je pouvais le sentir mais à quoi cela servirait de tenter quelque chose ? Mes yeux se fermaient sur une vue à présent voilée, toutefois j’apercevais encore les traces rouges qui arboraient le sol quelques mètres plus loin, là où je m’étais retrouvé précédemment. La fraîcheur semblait s’emparait de la pièce toute entière tandis que la main censée maintenir le morceau de tissu tombait contre le carrelage. La respiration se faisait plus lente, comme si j’étais sagement entrain de dormir.

    Tout commençait à devenir noir, la blessure semblant vouloir prendre le dessus, ce n’était sans compter l’instinct qui ne perdait pas le nord. Toujours éloigné de la réalité, je sentais néanmoins la pression qui recommençait à faire effet sur la blessure, ne pouvant réprimer un gémissement, je le laissais franchir la barrière de mes lèvres. Puis des paroles lointaines se mirent à résonner dans ma tête, une voix encore inconnue, qui pouvaient-ils bien être ? Et surtout, que pouvaient-ils bien vouloir ? La deuxième personne semblait bien silencieuse et relativement proche. Je rouvrais lentement les yeux, sans pour autant savoir si j’étais dans un rêve ou si tout était réel. Rêve ou non, je voulais leur en faire voir de toutes les couleurs. Je voulus me redresser et donner un coup au plus proche des deux, mais ça ne se passa pas comme prévu. N’étant pas assez rapide, ce fut l’adversaire qui réussit à me frapper le premier. Avant de tomber dans l’obscurité totale, j’aurai juré l’avoir vu. Lui. En quelques secondes, tout devint noir, d’un noir de jais, obscur et angoissant, mais ça, je n’avais pas le temps de m’en rendre compte. Inconscient, il n’y avait plus que ce silence. Un silence qui aurait pu être si reposant. Je ne me sentis pas quitter la maison, ni même monter dans une voiture jusqu’à lors inconnue. Je ne m’étais pas douté une seule seconde, qu’Il m’emmènerait ailleurs, que la vie allait me ramener une nouvelle fois dans ce monde rempli de créatures plus improbables que les autres. Et pourtant, Dieu sait que j’avais répété inlassablement la même phrase à Sasha. « La passé finit toujours par refaire surface. »



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DEEP DOWN ϟ "That's one deep, dark nothing you got there, Dean. Can't fill it, can you ? Not with food or drink. Not even with sex. Oh, you can smirk and joke and lie to your brother, lie to yourself, but not to me ! I can see inside you, Dean. I can see how broken you are, how defeated. You can't win, and you know it. But you just keep fighting. Just... keep going through the motions. You're not hungry, Dean, because inside, you're already... Dead."
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 12 Oct - 0:31




    « I TRIED TO BE SOMEONE ELSE
    BUT NOTHING SEEMED TO CHANGE »


    J’ouvris les yeux. Ils me montrèrent un sol sablonneux, et une paire de pied. Mais qu’est ce que je faisais ici ? Redressant la tête, je vis que j’étais étalée sur le sol, au bord d’une route, au milieu de nulle part. Je me levais difficilement, l’esprit vide… Les pieds appartenaient à homme, brun, les yeux verts, un genre de baroudeur extrêmement sexy. Il me regardait le regard étincelant et me sourit. Je ne comprenais pas.
    « Où est ce que je suis ? » Il pinça les lèvres de cette façon négligente et moqueuse qu’il lui était propre et s’appuya sur le rocher derrière lui.
    « Dans ta tête. Dans les vapes plus exactement. » Je fronçais les sourcils. Décidemment je ne comprenais pas. A peine m’eut-il dit cela que je me sentais en effet fatiguée… sonnée. Mais si sa présence m’interloquait, le lieu m’inquiétait aussi. Une aire sauvage en bord de route. Un no man’s land peuplé seulement par de la végétation, des cailloux, le 4x4 blanc garé là, et nous. Alors je le regardais, lui. Il ne devait pas être là, du moins tel était mon sentiment sans que je ne sache pourquoi. « Pourquoi es-tu là ? » Son visage se ferma. - Non souris, j’ai besoin de te voir sourire. -
    « Je ne suis qu’une projection de ton esprit Princesse. Un moyen que tu as trouvé pour te convaincre de te réveiller. » Il marqua une pause, attendit. Je réfléchis.
    « Pourquoi ici ? » Il éclata de rire et se redressa. Il écarta ensuite les bras comme pour montrer ce qui nous entourait. « Quoi ? Tu ne te souviens pas ?! C’est notre dernière étape. Notre dernier grand fou rire… T’avais mis du sel dans mon café et pour me venger j’ai voulu te jeter dans le ruisseau là-bas. Bon au final on y est allé tous les deux mais… c’est un excellent souvenir non ? » Souvenir… oui… C’était vrai. J’entendais le ruisseau en contre bas. Baissant la tête je souris. Alors il s’approcha de moi, tout sourire ayant disparu de son visage. Je ne bougeais pas, anxieuse de ce qu’il pourrait dire. Il posa alors ses mains sur mes épaules et baissa sa tête pour la mettre à mon niveau. « Il faut que tu te réveilles Princesse. Tu le dois. » Tsss idée absurde. Pourquoi se réveiller ? J’étais avec lui. De nouveau. « Pourquoi ? » Je ne comprenais pas pourquoi il voulait que je me réveille. J’étais réveillée. Et avec lui. « Tu es là maintenant. Nous sommes ensemble. Pourquoi est ce que tu v… » Il saisit mon visage entre ses mains, me forçant à le regarder.
    «Ecoute moi Princesse, tu dois te réveiller. Tu dois te réveiller. Pour Lui. Il le faut ! » Lui ? Lui… Je sentis soudain que quelque chose venait de changer. Il avait parlé d’un Lui, et ça avait changé cet endroit, ce rêve, cette illusion ou je ne sais quoi. Je baissais les yeux sur mes mains. Elles étaient couvertes de sang. Un vague souvenir me revint alors en mémoire. Un prénom… comme un léger parfum qui regagne doucement mes narines… « Dean… »
    Stefan me sourit. Oui Dean… Il était là, quelque part au dehors. Blessé. L’esprit de nouveau clair je levais les yeux vers mon frère. Je ne voulais pas l’abandonner, mais il le fallait. « Tu me manques tellement… » C’était une supplique. Une supplique plein de douleur, d’une douleur qui ne voulait pas disparaitre malgré les jours, les semaines, les mois qui passaient. Il me sourit, m’embrassa sur le front, et m’enlaça comme le grand frère qu’il avait toujours été. « Je sais Princesse, je sais. Mais tu dois te réveiller. Réveille-toi Sasha, réveille-toi… »


    « Réveille-toi ! Bon dieu Sasha revient à toi !!! Ah !! Enfin ! » Oh la vache ! Une profonde douleur traversa ma tête, et un grognement s’échappa de ma bouche. Ouvrant les yeux je les écarquillais sous le coup de la douleur. Je tentais de recouvrer ma lucidité, et essayais de me redresser. Une main me saisit fermement par le bras. Parfait. J’en profitais pour porter mon autre main à ma tempe tout en me relevant. Quelque chose de visqueux sous mes doigts. Ça avait coulé, et ça séchait. Je décidais de ne m’en préoccuper que plus tard. Melinda me regardait, une profonde inquiétude dans les yeux. Moi je jetais un coup d’œil autour de moi. J’avais l’esprit parfaitement clair, bien qu’extrêmement douloureux. Alors elle m’expliqua. « Je.. J’ai entendu du bruit, comme des coups de feu, je suis venue voir. La porte était ouverte et tu étais étendue là. J’ai d’abord cru que tu étais morte mais… Il y a du sang dans la cuisine, beaucoup de sang. Sasha ! Où est Dean ? Qu’est ce qu’il s’est passé ? Est-ce que c’est… »
    « NON ! » Pendant qu’elle parlait je m’étais précipité dans la cuisine pour chercher Dean. Bon sang ce que j’avais mal à la tête ! Le connard qui m’avait cogné n’y était pas allé de main morte.
    Pas là. Disparus. Mais dans le sang je notais des empreintes de pas. On l’avait emmené. J’attrapais un petit chiffon et le posais brusquement sur ma tête. Débile… m’étant fait mal je grimaçais. Je ressortis de la cuisine avec fureur, Melinda toujours sur mes talons.
    « Non ? Mais alors… »
    « C’était humain ! C’est rentré dans la maison et ça nous a tiré dessus, c’était humain ! » Voisine depuis maintenant pas mal d’années, Melinda savait, sans s’en être réellement mêlée, ce que faisait ma famille. Tout aussi brutalement je lui fourrais mon torchon dans les mains, et gravis les escaliers quatre à quatre. Fonçant dans ma chambre, j’ouvris le tiroir de ma commode, et en retirais le silencieux chromé que j’avais mis là moins d’une semaine auparavant. Bon sang ce qu’on avait été cons !!! On le savait pourtant !! On l’avait su ! On l’avait toujours su ! J’étais furieuse ! Je redescendis les escaliers, armes au point, à vitesse grand V. Melinda n’avait pas bougé.

    « Sasha qu’est ce que tu… »
    « Quelle heure il est ? » Elle me regarda sans comprendre. Je lui arrachais le chiffon des mains pour le replaquer sur ma tête. Aie… Grimace. « Quelle heure il est ?! »
    « Euh…Neuf heure moins dix, pourquoi ? » Je fonçais dans la cuisine pour chercher mes clés de voiture. « J’ai mis à peu près un quart d’heure pour te réveiller et.. » La pauvre courrait presque derrière moi. Ma main tenant toujours le flingue attrapa les clés du 4x4. Je calculais rapidement. Nous nous étions dit que quitter la maison vers huit heures, huit heures dix était une bonne idée pour un bon timing. Bien sur j’avais trainé dans la salle de bain, donc j’avais du descendre vers huit heures quinze, vingt. C’est là que nous nous étions fait tiré dessus. Donc à raison de seulement un quart d’heure de réveil, et le temps que Melinda me trouve, j’avais du "dormir" environ vingt minutes, et devais être debout depuis environ cinq. Ils n’avaient donc grosso modo qu’une demi-heure d’avance sur moi. Ma main tenant le chiffon récupéra aussi le flingue. Re aie… Je zappais la grimace pour cette fois. Je me tournais vers Melinda, tandis que mon autre main, clé de voiture entre les doigts récupérait le fusil tombé au sol pendant l’attaque.
    « Tu as vu quelque chose ? Des gens ? Une voiture ? Quoique ce soit ? »
    « Euh… Non… Ah si ! Une voiture noire genre sportive qui partait… » C’était eux !
    « Quelle direction ? »
    « Le nord il me semble. Mais tu ne vas pas… »
    « Si ! Claque la porte derrière toi, rentre chez toi, occupe toi de ton fils et ne t’inquiète pas. Je t’appelle demain ! » Et sans me retourner je sortis.

    La distance entre la maison et le 4x4 fut vite avalée. Deux secondes plus tard je me mettais au volant, jetais mes armes sur le siège passager, changeais rapidement de main pour tenir mon chiffon sur ma tempe le temps de claquer la portière. Re changement de main, clé dans le contact, contact. De ma main libre je passais la première, et partais en trombe. Quelque chose en moi c’était réveillé, réactivé. Quelque chose que j’avais enfoui, tenté d’oublié. L’adrénaline coulait dans mon sang et la fureur guidait mes sens. Dean. On avait tiré sur Dean. On avait kidnappé Dean. Jetant tout juste un coup d’œil, je tournais brutalement le volant en direction du nord. Cette attaque, cette affront qu’on me faisait, cette douleur qu’on m’infligeait, de me voir ravir l’homme que j’aimais, avait réveillé quelque chose en moi, quelque chose de terrible, de dangereux. Une capacité de réflexion à l’épreuve de la logique, un courage sans frontière, une absence totale de peur en dehors de perdre celui que mon cœur avait choisit.
    Le nord, trente minutes d’avance… Pour avoir grandit dans cette ville, je peux dire que je la connaissais. Je savais donc à peu près où aller, ne restait plus qu’à repérer une voiture noire. Je lâchais enfin ma tête pour tenir le volant avec mon satané chiffon imbibé de sang, et de mon autre main attrapais mon portable dans la poche de ma veste. J’appelais Dean. Un bip retentit. Le signal significatif d’une zone hors réseau. Bon ça réduisait le champ de recherche. Il n’y avait qu’un unique endroit hors réseau au nord… Je le savais pour m’être fait méchamment rossée quand gamine j’étais allée jouer là-bas. Mes parents ne parvenant pas à me joindre, m’avait alors sévèrement punies, guidés par l’inquiétude, lorsque j’étais rentrée. Je pinçais les lèvres, folle de rage. Je ne décolérais pas ! Reprenant mon téléphone je composais rapidement un numéro. Okay… Ils voulaient jouer ? On allait jouer. Pas de soucis. Moi aussi je n’avais rien oublié de ma véritable nature et de mes combines. De plus j’étais sur mon terrain là. Car oui, plus j’y pensais, et plus je me disais qu’un seul type d’humain pouvait s’en prendre à nous. Des chasseurs.
    Au bout du fil, une voix répondit. « Oui bonsoir Madame, je vous appelle pour une urgence, ma fille est sortie s’amuser avec des copains à elle, elle devait rentrer il y a plus d’une heure, j’ai essayé de l’appeler mais il semble que ce soit hors réseau. Je m’inquiète, mais je ne voudrais pas prévenir la police… Vous pourriez me la localiser s’il vous plait ? » Le ton était convainquant. L’opératrice me crut et me demanda le numéro de portable de ma fille. Je donnais celui de Dean. Alors elle m’indiqua une adresse. J’accélérai tout en remerciant la technologie d’aujourd’hui, et mon talent au mensonge. Je remis mon portable en place, et regardais le chiffon imbibé de sang. Apparemment la blessure avait séché. Poussant un grognement je balançais le chiffon à coté de moi. Je roulais vite, très vite, les yeux fixés impitoyablement sur la route. J’avais des envies de meurtres. Nouveau coup de volant, et pas du plus délicat pour mes amortisseurs…



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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 12 Oct - 2:03

WHEN DARKNESS IS COMING
S A M . D E A N . & . S A S H A
.


Un crissement précipité qui réveilla tout le monde du petit moment morne dans lequel ils s’étaient plongés. Certains eurent un sursaute, sans doute parce qu’ils s’étaient habitués au silence, d’autres se contentèrent de relever la tête pour voir qui était l’intrus qui se pointait au milieu de leur soirée silencieuse. Sans grande surprise, ils reconnurent la voiture de Sam puis les pas plus ou moins précipités des deux chasseurs qui étaient partis quelques heures plus tôt. D’un mouvement, Christian ouvrit la porte à la volée, laissant planer une atmosphère perplexe derrière lui, tandis que les deux chasseurs apparaissaient avec leur proie du soir : à savoir, Dean. Pas un mot et d’ailleurs, le Winchester ne leur accorda pas le moindre regard, il ne voulait pas savoir ce que les autres pouvaient penser de sa soudaine prise et d’ailleurs, il s’en fichait pas mal… il avait d’autres choses à faire, rien qu’à nettoyer la banquette arrière de sa voiture que Dean avait complètement cradossé… et le soigner aussi, accessoirement. Pour une fois, le ‘lit’ d’appoint dans le coin eut son utilité, et pas n’importe laquelle, puisque dans un long soupir de la part de Christian, ils déposèrent l’aîné Winchester. A peine le temps de se remettre de cette longue route on ne peut plus précipitée que Sam repassa dans l’autre pièce envahie de tous les chasseurs qui lui servaient de « coéquipiers » pour aller chercher les affaires dignes d’un premier secours valable : les trucs de base du chasseur, choses que Dean avait du jeter depuis un bon moment. Pas franchement décidé à parler, Sam s’apprêta à repartir, comme plongé dans son action et pourtant, il fut interrompu dans son mouvement par une voix, impérieuse et qui lui imposa presque de rester sur place. C’est fou comme cette autorité pouvait rappeler celle de John et pourtant, Sam n’en était pas hostile à présent, à croire que l’Enfer l’avait vraiment changé. L’Enfer ou autre chose d’ailleurs, personne ne savait vraiment ce qui avait fait de Sam Winchester le chasseur qu’il était actuellement : « Qu’est ce qu’y s’est passé ? » Le chasseur accorda un bref regard à son grand-père, jeté par-dessus l’épaule avec une légère nonchalance qu’il ne parvint à masquer, comme pour traduire que la réponse avait peu d’importance et qu’elle ne changerait certainement pas les faites qui s’étaient déroulés là-bas, ni même les circonstances qu’ils avaient entraîné. « Des chasseurs... » Conclusion hâtive balancée pour pouvoir repartir en direction de son frère toujours inconscient sans être interrompu par une nouvelle question. Ramenant la chaise qui traînait dans un coin, au côté du lit, il s’assit sur celle-ci dans un long soupir dépité, avant de s’emparer de la bouteille de whisky qu’il avait ramenée, de l’ouvrir pour en avaler une longue gorgée. Rasade qui racla sa gorge, lui arrachant une légère grimace tandis qu’il se reprenait relativement vite, luttant contre la fatigue et cette pincée d’appréhension alors qu’il sentait le moment du réveil de Dean approcher à grands pas, trop grands pas. Quelques longues minutes passées à s’appliquer avec le plus grand soin, à rester concentré sur la balle qui était toujours logée au niveau de la taille de son frère plus que sur le sang qui s’échappait de la plaie. Ca faisait plus longtemps qu’il ne voulait bien se l’avouer qu’il n’avait plus fait ça, sans pour autant qu’il ait perdu cette maîtrise du geste, geste qu’il avait appris avec son père et qu’il n’avait jamais chassé de sa mémoire. Une longue vie remplie de sombres desseins qui se profilaient à cet instant précis, sans que le Winchester n’y pense réellement, obnubilé par ce qu’il faisait et en un sens, ce n’était sans doute pas plus mal.

Il acheva sa tâche dans un soupir, avant de mettre un point final à son œuvre dans un coup de ciseaux, il aurait pu refaire la coupe de cheveux de son frère mais ce n’était pas vraiment ce qu’il s’était appliqué à faire et bien heureusement. Dean toujours inconscient – et bien heureusement en un sens – il se releva, abandonnant là son frère à ses songes maintenant que la vie de celui-ci n’était plus mise en danger par une foutue balle. Rejoignant le groupe de chasseurs qui l’accompagnait depuis quelques temps déjà, ceux qui techniquement parlant reprenaient la place de Dean sans pour autant la combler réellement, il déposa le matériel à sa place d’usage, avant de relever le regard vers tous ceux qui le détaillaient comme s’il sortait d’une porte dimensionnelle ou quelque chose dans le genre – si vous ne connaissez pas, regardez un peu Kaamelott, didiou. Et pourtant, il n’en tint pas rigueur, attrapant le premier tissu qui lui passait sous la main pour s’essuyer les mains et faire disparaître les traces de sang qui pouvaient s’y trouver. Personne ne disait le moindre mot, certains accordaient quelques regards au chasseur tandis que d’autres, étaient trop occupés à veiller une potentielle arrivée inattendue. Dans les regards posés sur lui, Sam sentait celui de Samuel, brûlant et glacial à la fois mais il ne prit pas la peine d’y répondre, sans doute parce qu’il savait pertinemment ce qu’il pourrait y lire. Un certain contentement à l’idée que son petit fils se soit enfin décidé à sortir de l’ombre dans laquelle il se réfugiait depuis un certain temps. Cette fois-ci, Sam n’avait pas pu reculer face à l’inévitable, et ça, beaucoup de chasseurs et d’autres créatures le savaient : jamais le Winchester n’aurait laissé son frère se vider de son sang et en quelque sorte, cette blessure inattendue n’avait fait que précipiter les choses. Dans un soupir à peine réprimé qui traduisait bien sa lassitude, Sam repartit dans le petit coin exigu où dormait son frère. Dormait n’était certes pas le meilleur mot possible, m’enfin. Récupérant place qui était sienne en se reposant sur la chaise qu’il avait portée un peu plus loin du lit, il opta pour prendre le whisky comme silencieuse compagnie, patientant et laissant peu à peu le doute s’insinuer. Peut-être qu’il avait toujours le temps de le ramener et de faire comme si de rien n’était ? C’était un peu débile comme pensée, si bien qu’il ne put s’empêcher de pincer les lèvres, se persuadant que ça ferait forcément con que Dean se réveille soudainement guéri de ses blessures et ce, sans la moindre explication valable… Sans compter que ça ne ferait qu’éveiller des soupçons que Sam ne voulait pas savoir chez son frère. Les minutes passaient déjà, lentement, et pourtant, le cadet Winchester ne s’en rendait pas compte, plongé dans des pensées qui ressassaient un passé pas si lointain. Dans un ultime effort, il jeta un coup d’œil à ses mains, pour y voir dans un coin de ses jointures, une cicatrice, infime, marque gravée sur sa peau comme pour lui rappeler les derniers événements dans lesquels il avait quitté son frère, se jetant dans un trou sans fin duquel, bizarrement, il était ressorti sans même avoir la moindre explication valable.

Quelque part il savait, il sentait qu’il n’était pas revenu pour des raisons totalement honorables… après tout, Lucifer le lui avait bien fait comprendre lors de leur interlude « tous les deux » : toute sa vie était entièrement gouvernée, guidée et manipulée par l’Enfer ou encore, plus simplement, les démons. Certes, ça avait été pour le mener sur le chemin de la chasse, puis sur le chemin d’Ilchester et enfin, vers Lucifer. Et pourtant, peut-être qu’il avait encore un rôle à jouer, un rôle pas forcément reluisant dans toutes ces histoires. Bon Dieu – qui déserte son Paradis – qu’est ce qu’il aurait préféré ne jamais avoir à confronter son frère à ce qu’il pouvait potentiellement devenir à nouveau. Qui sait ce à quoi il était voué à présent, et quelque part, Sam s’était persuadé que son frère aîné en avait bien trop vu de lui et de ses mauvais côtés pour qu’il se permette de l’arracher à sa vie « normale » pour lui montrer encore plus de ses côtés sombres. Dans cette pensée, il porta la bouteille de whisky à ses lèvres pour en avaler une longue gorgée, étendant ses jambes pour faire légèrement basculer sa chaise, dans un grincement sordide duquel il ne se fourvoya pas. Le regard rivé sur son frère, il se perdit à ressasser une nouvelle fois, encore et toujours, plus profondément dans le passé douteux qu’ils avaient partagé tous les deux. Muet, il adressa un regard plus loin, laissant à nouveau le doute l’envahir. Qu’est ce qu’il faisait là ? Et surtout, comment Dean allait bien pouvoir réagir à tout ce qu’il allait apprendre en quelques fractions de secondes. Il ne s’attarda pas sur cette pensée, sentant sa volonté faiblir, il se reprit, dans une nouvelle gorgée chaude de whisky. Il fallait que Dean se réveille assez rapidement s’il ne voulait pas retrouver son frère bourré avec un cadavre de bouteille de whisky comme compagnie. Légers bruissements qui parvinrent à ses oreilles, mettant son esprit aux aguets mais il ne détacha pas son regard de son frère, veillant au premier signe que celui-ci ferait pour montrer qu’il revenait peu à peu vers la planète terre. Peut-être qu’il avait frappé un peu fort, sous le coup d’une soudaine angoisse alors qu’il avait vu son frère esquisser un mouvement vers lui. Il espérait que Dean ne l’avait pas reconnu ou du moins, croyait avoir halluciné et ce, non pas dans un esprit sadique de réserver la plus grosse surprise de sa vie à un Dean encore dans les vapes et le corps perclus de douleur, mais rien que pour pouvoir se persuader qu’il pouvait un tant soit peu retarder à nouveau l’inévitable.

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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 12 Oct - 4:10




    « I SEARCHED MY WORLD BUT I CAN’T FIND YOU.
    YOU’RE STANDING THERE AND I CAN’T TOUCH
    YOU. TRY TO TALK BUT THE WORDS ARE
    JUST NOT THERE.»


    A l’instant même où l’obscurité avait pris place sous mes yeux, je me retrouvais une nouvelle fois dans cette pièce. Pour y avoir souvent passé mes nuits, je savais qu’elle n’était pas réelle, qu’elle n’était qu’un tissu de mon imagination mélangé à des faits, eux, bels et bien réels. Encore une fois, je montais les marches de ces escaliers pour arriver sur une chambre vide et sombre, la lumière artificielle n’était plus, me plongeant davantage dans la noirceur de ce qui voulait être une nuit ordinaire. Des secousses dignes d’un tremblement de terre venaient parfois troubler le silence de la pièce, me faisant sursauter par la même occasion. Epuisé, je m’asseyais sur ce lit que je connaissais si bien et attendais, impuissant. Je savais qu’il finirait par venir, il venait à chaque fois, comme pour me rappeler ce que je lui « devais ». Il était juste, plus froid, distant et gardais inlassablement la bouche fermée. Aucuns mots ne sortaient jamais de sa bouche. Jamais. De nouvelles secousses qui venaient à peine perturber ce moment de tranquillité, mais également ce moment d’angoisse. Je n’aimais pas le voir de cette façon, pas ici, ça ne ramenait qu’à la triste vérité à chaque fois. Jamais plus il ne serait assis de cette manière, si proche de moi. Parfait fantôme intouchable, envolé, emprisonné. Le voilà enfin assis juste en face de moi. Les murs de la chambre commençaient à prendre une drôle de tournure, il passait d’un gris foncé à un rouge sang, je n’y prêtais pas attention, bien trop lassé pour n’oser espérer encore une fois que ce rêve était réalisable. Rêve ? Cauchemar. Parfait mélange d’un subconscient suppliant depuis un an. Ce n’était pas faute d’avoir essayé, ce n’était pas faute d’avoir cherché, fouiné, récolté des informations, des solutions potentielles. Mais rien, il n’y avait jamais eu une seule solution plausible qui se dégageait de tout cet amas de lectures poisseuses et rongées par la poussière. Alors j’avais fini par laisser tomber, mettre ça de côté, et depuis ce jour là il n’a cessé de se glisser dans mes cauchemars, commettant parfois des actes affreux comme des actes héroïques, parfaits opposés. Comme à chaque fois je passais un long moment à l’observer, jusqu’à ce que tout ne déraille, or rien ne semblait vouloir dérailler cette fois-ci. Rien. Un long moment passé à se regarder pour mieux se souvenir, se rappeler, tout du moins pour ma part.

    Les murs s’imprégnaient lentement de cette couleur rouge vive ne nous perturbant ni l’un ni l’autre. Les tremblements s’étaient arrêtés, l’obscurité elle, était toujours bien présente, me permettant juste d’apercevoir les coins de la pièce. Puis venait le moment où je brisais le silence avec une simple question : « Pourquoi ? ». Question stupide puisque je connaissais la réponse depuis le début, je ne faisais que me voiler la face. Il ne répondrait pas, je le savais, il perpétuerait le silence qu’il avait lui-même engendré, ne voulant sûrement se lancer dans de multiples explications. Pourquoi venait-il de cette façon ? Je voulus me lever mais fus pris d’une douleur lancinante au niveau de la taille, je penchais les yeux vers l’endroit brûlant et apercevais le tissu de mon haut s’imbiber d’une couleur rouge. Aussi rouge que celle des murs présents tout autour. J’ignorais que j’étais simplement entrain de me réveiller lentement. Cette douleur semblait si réelle qu’elle me fit perdre pieds, je tombais sur le sol de la chambre, appuyant pour stopper l’hémorragie et l’observant, Lui. Il ne bougeait pas, il ne parlait pas, il ne fit que disparaître en un nuage de fumée alors que la chambre devenait trouble, que l’obscurité gagnait une nouvelle fois. Puis la lumière revint, presque d’un seul coup.

    J’ouvrais péniblement les yeux, distinguant à peine l’état de la pièce, la vue brouillée d’une sorte de flou qui ne semblait pas vouloir se dissiper dans l’instant. Puis le mal de tête s’installa, rapide et efficace, j’émettais un léger grognement, j’étais allongé, une ombre semblait se dessiner juste en face de moi, peu différente de celle vue dans mon subconscient. Le flou finit par se dissiper et c’est à ce moment là que je le vis. D’abord assailli par cet énorme mal de crâne, je n’avais pas réagi immédiatement, cherchant mes repères que je ne retrouvais pas puis je compris. Je me redressais violemment sur le lit d’appoint où j’avais visiblement été déposé et fus tout aussi vite rattrapé par la douleur. Instinctivement j’allais chercher l’endroit exact de la blessure et grimaçais, celle-ci avait été convenablement refermée avec les moyens du bord. Mon regard incrédule venait se poser sur ses traits à Lui, étant persuadé que j’étais toujours entrain de rêver et que ce n’était que la suite des évènements passés dans cette maudite chambre. Je restais là, étonné pendant plusieurs secondes, le fixant, méfiant, le regard lourd d’interrogation. Ma tête semblait tourner mais je faisais tout pour l’ignorer, ne voulant perdre une seule miette de cette vision qui s’offrait à moi et que j’avais peine à croire. Je tentais de rassembler les différents éléments dans mon esprit tandis que la réalité m’éclatait au visage et repassais les derniers instants avant le blackout sous mes yeux. L’attaque, les coups de feux, Sasha qui tombait au sol, la blessure, le sang les bruits de pas et le noir. En un murmure, je laissais échapper le prénom de ma petite amie avant d’interroger ce qui se voulait être mon frère du regard. « Je suis toujours entrain de rêver c’est ça ? ». Je m’adossais contre le mur, exténué, aussi bien par la douleur que par l’environnement ambiant. J’attendais, allait-il ouvrir la bouche ou se contenterait-il de rester de marbre comme à chaque moment ? La douleur était pourtant bien réelle, elle, les souvenirs aussi. Tout ça n’était pas normal. Je ne cherchais pas à l’inonder des différents tests habituels, peut être le ferait-il tout seul, je n’en savais rien, je ne faisais qu’attendre. Incapable de dire quoi que ce soit, ou faire quoi que ce soit, je n’avais aucune preuve que cela fut totalement réel, c’était probablement un mélange de mon imagination, encore une fois.

    Ce n’est qu’une fois les tests passés, que j’en perdais mon latin. Main positionné au niveau de la plaie, je ne pouvais détacher mon regard de lui, déglutissant difficilement. « Sammy ? ». Un murmure, une simple interrogation. Tout aurait pu passer pour un rêve, mais ce n’en était pas un, ce n’était pas un énième cauchemar, tout était réel, je me trouvais dans la réalité, je m’étais réveillé dans celle-ci et non dans un monde parallèle imaginé par mon subconscient. Il se trouvait bel et bien là, devant moi, moi qui me répétais quelques secondes ou minutes plus tôt que ce ne serait jamais plus possible. Un léger sourire à peine visible suivit d’un soupir s’échappaient alors que je me levais lentement du lit de fortune. La pièce était loin de faire partie d’un motel de luxe, mais n’avions nous jamais dormi dans un cinq étoiles ? Rien d’autre ne semblait compter. M’approchant lentement de cette silhouette bien trop connue, je finissais par le prendre violemment dans mes bras, oubliant presque les points de sutures, ce fut la douleur qui me rappela à l’ordre une nouvelle fois. Un nombre incalculable de pensées se bousculaient dans ma tête, ne faisant qu’aggraver la migraine, m’obligeant à reculer de ses bras pour poser toutes les questions nécessaire à la compréhension de la situation.

    « Mais… Je t’ai vu sauté dans ce gouffre, je l’ai vu se refermer j’ai… Comment ? ». Le son de ma voix comme mes propres paroles étaient perturbées par la surprise, la panique et la joie peut être aussi. Néanmoins, je ne pouvais que noter cette pointe de différence qui ressortait chez lui, cette froideur, cette rudesse, son attitude, était-il revenu entièrement lui-même ? Cette différence qui s’était déjà manifestée auparavant, renforçant la distance qui s’était petit à petit installée entre nous. Distance que je maintenais physiquement en retournant près du lit pour m’asseoir. Des réponses, je voulais savoir. Le souvenir des coups de feu repassaient une nouvelle fois sous mes yeux, m’obligeant à me demander qui avait été le tireur. Les sourcils froncés, j’observais Sam à nouveau, la question brûlante au bord des lèvres. « Qui a tiré Sam ? Qu’est ce que… ». Je n’allai pas jusqu’au bout de ma phrase, m’inquiétant à la fois pour Sasha, et cette soudaine réapparition miraculeuse. Trop de questions, le temps qui semblait défiler sous mes doigts à présent. Je m’adossais à nouveau contre le mur, me laissant presque tomber contre celui-ci, visiblement perdu, mes lèvres brûlantes et débordantes de questions à lui poser. Quel était cet endroit ? Que faisait-il ici ? Pourquoi n’était-il pas venu me voir ? Combien de temps… ? « Combien de temps ? Depuis combien de temps Sam ? ».



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DEEP DOWN ϟ "That's one deep, dark nothing you got there, Dean. Can't fill it, can you ? Not with food or drink. Not even with sex. Oh, you can smirk and joke and lie to your brother, lie to yourself, but not to me ! I can see inside you, Dean. I can see how broken you are, how defeated. You can't win, and you know it. But you just keep fighting. Just... keep going through the motions. You're not hungry, Dean, because inside, you're already... Dead."
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 12 Oct - 5:13



    « I'M COMING FOR BLOOD. NO LAW. NO CODE OF CONDUCT.»


    Après quelques secondes d’attente, l’opératrice m’avait donné une adresse. Parfait. J’avais accéléré comme une dingue, me fichant totalement des limitations de vitesse. Outre cette excitation autrefois si familière, je bouillonnais. D’inquiétude, de colère, de douleur. Ma tempe me lançait douloureusement, et je savais que seule l’adrénaline me gardait les idées au clair. Plusieurs minutes plus tard j’arrivais enfin à destination. Je ralentis l’allure, rétrogradais mes vitesses afin que le moteur fasse moins de bruit, et j’entrais doucement dans l’enceinte des bâtiments. C’est ainsi que je finis par m’arrêter à bonne distance de l’un d’eux. Là j’attendis, et observais. L’instinct de traque me revenait avec une facilité déconcertante. C’en était presque effrayant. Phares éteints, les yeux fixé sur le bâtiment j’analysais. La voiture noire était bien là, garée sagement dans un coin sombre. Nulle trace de vie à l’extérieur. Or mon sens de la vue, développé par ces innombrables planques que j’avais pu faire autrefois, me montrais de la lumière à l’intérieur. Dean… Je soupirais. Dean était là dedans, quelque part, avec je ne sais combien de personnes. Après avoir bien repéré l’ensemble des lieux, je décidais de m’approcher. Mais pour ce faire il me fallait cacher mon 4x4. Un véhicule de cette taille, blanc de surcroit aurait attiré l’attention de mes adversaires. Et si je me fiais à mon instinct, j’avais affaire à des chasseurs, et pas des amateurs. Quoiqu’à la réflexion s’en prendre à du McNeil c’était franchement stupide. Ayé j’avais le coté irlandais qui ressortait. Ils allaient bouffer de la poussière.

    Lentement je redémarrais et m’éloignais en silence. Je me garais quelques pattés d’immeuble plus loin et descendis en silence de mon véhicule, mes armes en main. Mes doigts allèrent instinctivement toucher ma blessure pour voir si ça n’était pas trop grave. C’était très sensible, ça me lançait, mais ça ne saignait plus. Je survivrai. Je coinçais alors mon silencieux à l’arrière de mon jean et empoignais fermement le fusil. Toujours sans bruit je contournais ma voiture, en direction mon objectif. Arf… un passage, mais bouché par une grille maintenue par une chaine. Aussitôt je me dis que j’allais prendre ma pince coupante. Rien de plus facile. Avant de me rappeler que… petit problème, ça faisait un an que j’avais arrêté la chasse, donc plus de matos dans la voiture. Sur le coup démoralisée je relevais la tête. Pas grave. Officiellement j’étais mécano et je tenais un garage. Ce qui était vrai. Par conséquent ma voiture regorgeait d’outils de mécanicien. J’allais fouiller et en sortit un pied de biche. Bah voilà, rien de plus efficace. Près de la porte, j’entrepris de la forcer en essayant de faire le moins de bruit possible. Je galérais quelques petites minutes puis finalement la chaine finit par tomber au sol dans un léger bruit métallique. Je repris ma route, canon du fusil pointé vers l’avant. J’arrivais enfin devant le bâtiment qui m’intéressait. Je m’arrêtais, puis observais à nouveau.

    A force d’observation je finis par arriver à la conclusion qu’il y avait trois hommes et une femme dans la première pièce. J’avais vu un quatrième homme sortir de ce qui semblait être une autre pièce, avant d’y rerentrer. Je changeais d’angle d’observation, jaugeant comme je le pouvais, les capacités de es adversaires. Nulles traces de Dean. La panique menaçait de m’envahir. Dean était blessé et avait disparu ! Bon sang de bonsoir !!! J’espérais de tout cœur qu’il allait bien, ou du moins qu’il soit toujours envie. -Pitié faites qu’il soit toujours vivant- Je suppliais un Dieu qui nous avait abandonné, qui m’avait maudit moi et ma famille, mais c’est la seule chose qui m’était venu. J’avais peur, peur pour lui. Une douleur à la main me ramena les pieds sur terre. Je serrais tellement fort mon arme que j’en avais mal. J’inspirais et soupirais doucement. Bon… quatre adversaires dans une pièce. Probablement armés. Moi, j’étais seule. Il me fallait trouver un plan d’attaque. C’est alors que la solution se présenta toute seule. Un des hommes, un blondinet bien battit, venait de sortir. Tout sentiment m’abandonna alors. Aussi silencieuse qu’une ombre je me faufilais dans les ténèbres. Ce dû être surprenant pour lui de sentir le canon de mon fusil sur sa nuque. Il se raidit et leva lentement les mains.
    « Je crois que toi et tes potes retenez quelqu’un a qui je tiens. Je ne veux pas te faire de mal, juste… »
    « Désolé je vois pas de quoi tu parles. » Erreur… Vulgaire erreur. Un, il m’avait coupé la parole, chose que pour le coup je ne supportais pas. Deux, il me prenait franchement pour une conne. Tu veux jouer au con ? On va jouer au con. Trois il tenta un geste pour me désarmer.
    « Désolée, je crois pas que tu saches à qui tu parles. » Au sol, le nez en sang, il venait de se manger un violent crocher du droit. S’il avait réussis à saisir légèrement le canon de mon arme, mon poing avait été le plus rapide. Et je ne cognais pas comme une mauviette. D’un signe du fusil je lui fis signe de se relever. Ce qu’il fit en grognant.

      « Je t’explique le truc. Tu passes devant moi et entre. Là tu dis à tes potes que tu as un invité, et que surtout ils ne tentent rien. Tu bouges un petit doigt je te flingue, tu parles langage codé je te flingue, EUX tentent quoique ce soit, je te flingue. Y a pas que toi qui sort d’un milieu violent, je suis douée, et de très mauvaise humeur alors joue pas au con. »


    Soit la douleur de son nez cassé était trop intense, soit il comprit que j’étais des plus sérieuse, quoiqu’il en soit il obéit. Lentement il se mit en marche devant moi, le canon du fusil appuyant avec insistance sur son dos. Il ouvrit la porte doucement, les mains toujours en l’air. J’entendis toute conversation disparaitre. Alors il exécuta mes ordres, et dit aux autres que quelqu’un venait pour Dean. Je retins un soupire de soulagement. Il avait dit Dean, et à la façon dont il dit ça je su qu’il était en vie. Ici, et en vie. Alors je me décalais légèrement afin d’avoir tout le monde dans mon champ de vision. La fille était près d’un mec brun. Un peu plus loin, proche d’une porte un homme d’un certain âge. A peine m’eut il vu avec mon fusil qu’il esquissa un geste vers le fusil posé sur une table. Aussitôt mon silencieux fut pointé sur lui. « Mauvaise idée. » J’étais rapide, et tel un vrai cowboy de l’ouest j’avais dégainé ma seconde arme. Bras croisés, fusil pointé sur mon otage, silencieux sur le grand père, mon regard exprimait l’absence totale de pitié ou d’hésitation. Et je pense que le nez en sang de leur camarade devait les encourager à me prendre au sérieux. Mon coté rationnel me forçait à garder chacun d’entre eux à l’œil, mais mon coté affectif était en pleine panique. J’étais seule, une femme seule, mincement armée, et face à trois grands gaillards et une femme qui pouvaient m’éliminer à la moindre occasion. Je ne pouvais compter que sur ma rapidité à les descendre tous un à un. Mes doigts raffermirent leur prise sur les détentes.

      « Je me fiche de qui vous êtes. Je veux simplement Dean. Rendez-moi Dean. Je m’en irai, et vous vivrez. »


    Nouveau mouvement de la part de l’homme avec la femme. Mon doigt pressa la détente et dans un sifflement propre à un silencieux, la balle alla se ficher juste au dessus de sa tête. Tout le monde se figea. J’haussais le ton. Mais quel con se mec. L’adrénaline étouffait mon cœur, la tête m’élançais, j’étais nerveuse, inquiète pour mon amoureux et par conséquent dangereuse.

    « Où est Dean ?!! Je vous préviens je suis pas vraiment d’humeur à négocier, alors bougez vous le cul. » Mon fusil sur le blondinet quitta son dos pour venir s’appuyer sur sa tête. Je sentis tout le monde se raidir. -C’est bien ma belle tu prends l’ascendant, ils te croient maintenant.- Je reprenais confiance et reposais mes yeux sur le vieux. Ayé, je retrouvais mon mode tueuse, si longtemps mis au placard depuis un an. « La prison ça change un homme. » Dernière phrase dit sur le ton menaçant d’une confidence cynique. Cynisme. Amour de cynisme te revoilà. J’étais de part nature quelqu’un de moqueur et d’acerbe, et dans les situations critiques j’en utilisais grandement. Je m’autorisais un petit sourire moqueur. Un silence tendu et pesant remplissait à présent la pièce. Plus personne n’osait bouger. Et dans un sens ça valait mieux pour eux. La balle n’était pas passée loin d’un brun, et le blondinet pissait toujours le sens. Alors la porte derrière le vieux s’ouvrit enfin, laissant apparaitre un jeune homme d’a peu près mon âge. Derrière lui, j’aperçus Dean, vivant. Je fus si soulagée, que mon cœur bondit de joie à cette fugace vision alors que ma prise se raffermissait sur mes armes.



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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 12 Oct - 10:05

WHEN DARKNESS IS COMING
S A M . D E A N . & . S A S H A
.


Dean montrait finalement des signes de réveil, arrachant Sam à ses pensées, sans pour autant réellement le sortir de l’anxiété qui s’immisçait de plus en plus en lui, en chaque part de ses pensées. Bientôt, il ne pourrait plus reculer… il pouvait toujours s’enfuir hors de la pièce et disparaître totalement de la vue de son frère et pourtant, il n’en fit rien, comme cloué sur la chaise qu’il envahissait depuis déjà bien trop longtemps, s’attardant à la faire grincer selon les moments, histoire de rompre ce silence brumeux qui le rendait encore plus anxieux. Il avait vu quelques grimaces tirailler les traits de son frère, sans pour autant réellement s’y attarder… c’était sans doute la douleur qui éveillait ces quelques réactions corporelles à ce qu’il ressentait et ce, même dans un sommeil profond qu’on devinait facilement grâce à la marque de coup qui commençait à apparaître au coin de son front. Peut-être que Sam y était allé un peu fort, mais ça n’aurait pas été plus plaisant pour Dean de se réveiller tandis que son frère cadet était occupé à lui recoudre la peau. Un léger frémissement arraché au Winchester par la fraîcheur qui envahissait l’espace de vie qu’il occupait et ce, à chaque fois que la nuit tombait pour laisser planer ce voile sinistre sur l’endroit qui, déjà, en pleine journée, n’avait rien de bien reluisant. Voilà que Dean semblait être replongé dans son silence, il n’esquissait plus le moindre mouvement, il ne faisait que respirer calmement, au rythme du vent qu’on pouvait entendre à l’extérieur et sur lequel Sam tentait de se concentrer pour ne pas avoir d’autres pensées. Et pourtant, c’était sans doute « sombrer quelques secondes pour mieux se réveiller » puisque Dean finit par avoir une longue inspiration, accompagnée d’un froncement des sourcils, poussant cette fois-ci son cadet à se redresser sur sa chaise, histoire de se reprendre et de se donner une contenance à peu près présentable. Les secondes semblèrent lui passer comme des heures et pourtant, Dean finit par ouvrir les yeux, sans omettre le grognement digne du parfait râleur, celui qui arracha un sourire nerveux à Sam, tandis que son cerveau aurait bien eu envie de fuir mais que son corps, lui, ne bougeait pas d’un pouce. C’était trop tard maintenant, il ne pouvait plus reculer et ça devait faire plaisir à plusieurs des chasseurs qui se trouvaient dans l’autre pièce. Laissant un sourire digne d’un sourire de « bienvenue » étirer ses lèvres alors que son frère s’était vivement redressé de sa couche pour établir une reconnaissance des lieux qui avait au moins pour avantage de laisser à Sam quelques secondes de répit avant de sentir le regard de son aîné le sonder complètement. Ce qui arriva d’ailleurs, tandis que le chasseur ne cillait pas, Dean le scrutait avec une certaine méfiance, sans pour autant que Sam puisse y lire une quelconque surprise. Une réaction bizarre à laquelle il se fit relativement vite, du moins, en apparences. Tentant un mouvement, Sam s’approcha pour venir poser la bouteille de whisky qu’il avait eue dans les mains, sur la table branlante à côté du lit, histoire de faire comprendre à Dean qu’une gorgée n’allait pas le tuer et que ça ferait au moins un peu taire la douleur. Il n’eut pas le temps d’amorcer un mouvement de recul que Dean eut une phrase comme parole, laissant le timbre de sa voix planer sur la pièce jusque là silencieuse. Il ne l’avait pas entendue depuis un bon moment cette voix et pourtant, elle ne put que lui arracher un sourire un peu plus étendu, tandis qu’il détournait le regard pour s’éloigner un peu et rejoindre le matériel de chasse qui se trouvait un peu plus loin :

« Je sais pas vraiment de quoi tu rêvais mais... ici c’est bien la réalité. » Pour ponctuer sa phrase, Sam eut un haussement des sourcils, avant de reprendre la parole, sans laisser le temps à son frère de se reprendre totalement de ce qu’il venait de dire : « J’pense qu’il faut te convaincre... » Il eut un sourire, tirant un poignard en argent de sa ceinture, avant de lever son bras devant lui pour bien montrer à Dean ce qu’il s’apprêtait à faire. Tranchant son bras sur la largeur, il termina son geste par un regard à l’adresse de son frère, avant de s’emparer de la flasque d’eau bénite qui avait toujours été celle des Winchester et ce, pour en boire une longue gorgée, sans aucune réaction. Oui, c’était le fameux test que Dean s’était attardé à faire à son retour d’Enfer pour prouver qu’il était bien lui et non une quelconque créature qui passait par là ou n’importe quel démon assez sadique pour imposer à Sam l’illusion de voir son frère revenu parmi les vivants. Attrapant un bout de tissu pour essuyer le sang sur son bras, il fit quelques pas pour revenir vers Dean, jusqu’à ce que celui-ci se décide à reprendre la parole, tandis que les pauvres accablantes de Sam semblaient l’avoir laissé quelque peu perplexe ou pris au dépourvu, tout dépend. Un léger murmure qui atteignit pourtant les oreilles de Sam, paroles qu’il ne pouvait éviter, qu’il ne pouvait manquer tant il les avait entendues. Un simple mot qui lui arracha un nouveau sourire en coin, tandis qu’il hochait légèrement la tête pour répondre comme il en avait également l’habitude, bien qu’il l’ait quelque peu perdue depuis le temps : « Hey Dean... » Il vit son frère se lever, s’approcher pour venir l’attirer contre lui, dans l’accolade fraternelle qu’ils avaient toujours à chaque fois que l’un des deux traversait cet événement déstabilisant de voir son frère mourir avant que celui-ci ne réapparaisse par hasard du jour au lendemain. Esquissant un léger sourire en se sentant comme réellement revenu sur terre à présent qu’il avait conclu son retour en retrouvant son frère, il finit par s’écarter un peu de Dean, tandis que celui-ci se décollait de cette accolade également, apparemment retenu d’un quelconque entrain et ce, par la blessure qui avait tout juste été refermée. Et voilà que Dean reprenait déjà la parole, ressassant des souvenirs bien lointains dans l’esprit du Winchester, sans doute encore très frais dans celui de son aîné, comme la dernière vision qu’il avait eue de son cadet se sacrifiant à l’Enfer éternel. La question qu’eut Dean ne put cependant que pousser Sam à avoir un léger ricanement ironique, comme pour souligner son impuissance et son inutilité face à cette question. Dans un haussement d’épaules, il se décida à prendre la parole, mettant fin au suspens qui planait, comme si l’aîné Winchester alimentait le fol espoir que son frère sache au moins une fois dans sa vie, quoique ce soit sur ce à quoi il était voué. « J’en sais rien... c’est… arrivé comme ça… » Oui, dit comme ça, on pouvait croire que Sam ne voulait pas se souvenir ou du moins, pensait que les raisons de son retour n’étaient qu’un futile détail dans tout ce qui pouvait arriver d’ici à ce qu’une personne vienne lui réclamer quoique ce soit sous prétexte qu’elle l’avait sorti de l’Enfer par un quelconque tour de passe-passe, bien qu’il se doute bien que les choses n’allaient pas être aussi simples.

Il laissa son frère reculer pour retourner se poser sur le lit avec une légère nonchalance due à la blessure qui le faisait souffrir. Scrutant l’aîné des Winchester comme si c’était la première fois qu’il le revoyait depuis son retour sur terre, Sam attendait de lui une quelconque réaction ou une nouvelle question, sans doute parce que même sans que Dean ne le dise, Sam savait qu’il avait encore des questions à poser, notamment sur les événements qui les avaient amenés ici, face à face, dans des retrouvailles qui n’avaient pas grand-chose de solennelles, que Sam aurait bien vues plus tard encore… voire jamais. A la nouvelle question de son frère, il ne put s’empêcher de crisper la mâchoire, les pensées quelque peu toujours attardées sur ce moment, histoire de déceler dans ses souvenirs un quelconque signe qui pourrait l’aider à retrouver le deuxième chasseur, rien que pour le faire payer… Vengeance, encore de la vengeance, une chose que les Winchester connaissaient bien également et ce, particulièrement Sam, bien que cette attitude l’ait parfois mené dans les pires situations possibles, comme celle de libérer Lucifer. Détournant quelque peu le regard vers la fenêtre pas très loin de Dean, il se reprit très vite, se décidant à répondre à son frère lorsque leurs regards se croisèrent à nouveau :
« Des chasseurs... deux. On a pu en avoir un mais le deuxième a filé… tu sais pas pourquoi ils feraient ça ? » Digne d’un enquêteur, à croire qu’il ne se souciait même pas de la santé de son frère, sans compter qu’il prenait un grand soin – involontaire d’ailleurs – à ne pas parler de la petite amie de son aîné. Il avait beau passer son temps à surveiller son frère, ou du moins, à le faire le plus souvent possible, il était incapable de connaître le moindre des faits et gestes de celui-ci, ni même de la relation qu’il avait pu se faire avec certains chasseurs, d’ailleurs. Comme certains s’avéraient être d’un naturel très rancuniers… Perdu dans un calcul quelconque à la recherche des potentiels chasseurs qui auraient pu avoir un dent contre eux à une époque ou contre Dean aujourd’hui, il ne prit pas garde aux instants qui passaient en silence, laissant le temps à son aîné de reprendre ses esprits, mais également la capacité d’avoir des dizaines de questions à poser. Et d’ailleurs, celle que Sam – tout comme son frère sans doute – appréhendait le plus sortit du silence, éveillant les pensées du Winchester pour tout remettre en route. S’adossant contre le mur à côté de la fenêtre, il croisant les bras contre son torse, légèrement mis mal à l’aise par cette interrogation subite. Il haussa les épaules pour se redonner contenance, puis répondit enfin, allant même jusqu’à regarder Dean droit dans les yeux au moment de la grande révélation, histoire de pouvoir appréhender la réaction pas franchement agréable que celui-ci pourrait avoir :
« Environ un an... »
Et voilà qu’il détournait déjà le regard, entendant déjà la réponse que Dean lui donnerait et pourtant, ils n’eurent pas le temps de poursuivre cette conversation que paquet de cris survoltés venant de l’autre pièce les interrompirent. Se levant comme soudainement frappé par la foudre, Sam alla chercher son arme sur la table, avant de s’avancer lentement vers la porte pour l’ouvrir dans un lourd moment de silence de l’autre côté. La vision qu’il eut ne le surprit pas vraiment – quoique, voir Christian avec le nez pété, il s’en serait bien passé – si bien qu’il eut seulement un haussement des sourcils, avant de lentement lever les mains. Il désigna son arme d’un mouvement de sa main, avant d’aller poser celle-ci sur un coin un peu plus loin, signe habituel made in Sam qui montre qu’il peut aussi être un brin pacifiste quand il veut et surtout quand il reconnaît dans la brune survoltée la petite amie de son frère.
« Okay... pas besoin de ça… On voulait juste parler à Dean… »
Un nouveau haussement des sourcils pour désigner le paquet d’armes qu’elle trimbalait et dont elle n’aurait pas eu besoin si elle n’était pas automatiquement montée sur ses grands chevaux. Les autres semblaient perplexes de voir Sam agir ainsi avec une timbrée qui les menaçait avec toutes ces armes et pourtant, il ne leur accorda pas le moindre regard ou la moindre attention, trop occupé à soutenir le regard de ladite folle pour lui faire comprendre qu’elle pouvait baisser la garde sans que personne ne lui tire dessus, la preuve, Dean, lui, était bel et bien vivant et en meilleur état que ce qu’il avait été en quittant sa si jolie maison de banlieue.

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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 12 Oct - 23:14






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    PARALYZED AND YOU DON’T SEEM TO CARE.
    THE DEMONS IN MY DREAMS. »

    Les yeux s’étaient ouverts sur cette pièce déjà bien plus lumineuse que n’avait pu l’être cette chambre rêvée. Examiner rapidement l’endroit, les moindres recoins pour finalement reposer son regard sur celui qui se trouvait assis là, à sourire, en face de moi. Fantôme qui, au fond, ne m’avait jamais quitté, persuadé qu’il ne répondrait pas, j’avais tout de même osé poser la question. Savoir si je rêvais encore, si cette douleur n’était que pur fruit de mon imagination malgré ces fortes tendances réelles. J’avais osé percer le silence qui s’était abattu entre les murs alors qu’il venait juste de poser une bouteille de whisky sur la table présente non loin de mon lit de fortune. Pendant cette action, je ne l’avais pas quitté des yeux, tentant de me convaincre que ce ne pouvait être vrai, comme pour me rassurer. Me rassurer ou refuser la réalité qui me cinglait le visage ? Je jaugeais la bouteille, désireux d’y goûter mais n’en fis rien, du moins pour l’instant. J’attendais une réponse, victime d’une migraine qui ne semblait pas vouloir se calmer, je portais quelques secondes ma main à l’endroit précis duquel démarraient les martèlements et esquissais une grimace. Puis ce fut à son tour de briser le silence. Surpris, je le regardais étonné, je ne m’étais pas attendu à ce qu’il daigne ouvrir la bouche, lui qui ne l’ouvrait jamais. En rêve. Méfiant, je le dévisageais davantage alors qu’il ne me laissait pas le temps de répliquer quoi que ce soit. Me convaincre ? Oui bien sûr qu’il le fallait, nous n’avions pas pour habitude de croire un revenant sous prétexte qu’il prétendait être la bonne personne, non. Surtout pas nous. Je le laissais donc répondre au test habituel, habituel parce qu’à chaque fois que l’un de nous était revenu parmi les vivants, ça nous avait toujours semblé nécessaire.

    Assis sur la couchette je restais immobile, observant attentivement mon frère. A peine le test fut-il achevé qu’un tas de questions se mirent à voltiger dans ma tête, m’empêchant de trouver un ordre logique pour celles-ci je tentais de les faire taire. La bouche entrouverte, aucun autre mot ne pu en sortir hormis son prénom. Surnom fraternel attribué depuis toujours qui s’échappait de mes lèvres en un murmure presque inaudible, juste assez pour qu’il l’entende, lui. Prononçant mon prénom à son tour, je me levais rapidement, tout d’abord hésitant, je finissais par me rapprocher de Sam sans pour autant détourner le regard, puis je venais l’attraper dans mes bras avec violence, ce qui m’arrachait un léger grognement dû à la plaie à peine recousue. Lorsque je me séparais de ses bras, toutes mes interrogations voulurent sortir en même temps, toute la scène datant d’un an plus tôt me revint en mémoire, le revoyant sauter dans ce trou béant donnant sur des profondeurs obscures. Alors je lui demandais comment il avait fait, comment c’était possible. Question probablement idiote, la première solution qui me venait en tête était Castiel, mais Sam coupa mes efforts de concentrations en répondant lui-même à la question. Arrivé « comme ça » ? Rien n’arrivait jamais « comme ça » avec nous, il y’avait toujours quelque chose derrière. Sentant le besoin de me rasseoir je reculais de plusieurs pas et me laissais retomber sur le lit d’appoint, m’adossant une énième fois au mur. Je réfléchissais, tentais de comprendre mais tout semblait se mélanger, et la migraine m’empêchait d’avoir les idées claires, du moins, aussi claires que je le voulais. Vint alors un nouveau flashback, que s’était-il passé dans la maison ? Je revoyais Sasha tomber à terre, la cuisine en piteux état, les bruits de pas, les coups de feu. Pris d’une légère panique, je lui demandais aussitôt ce qu’il s’était passé là bas, je cherchais des réponses dans ma mémoire mais rien ne venait, je ne me rappelais que des tirs, Sasha inconsciente et le moment où je m’étais mis à divaguer, croyant l’avoir…Vu ? Je portais une nouvelle fois mes doigts sur mon front en l’écoutant attentivement. Ainsi donc c’était deux chasseurs, maison imprenable par le surnaturel mais en aucun cas imprenable par de piètres…Humains. Je laissais échapper un soupir avant de me préparer à répondre. Sam n’avait visiblement pas changé, cherchant toujours la solution immédiatement, digne du parfait investigateur, un sourire s’esquissait rapidement sur mes lèvres avant de disparaître aussitôt.

    « Je n’en sais rien. Je n’ai parlé à aucun chasseur depuis un an, hormis Sasha. ». Sasha avait finalement été évoquée, après tout, Sam devait s’en douter que cela arriverait tôt ou tard. Je marquais une pause, me souvenant l’avoir aperçu, même si je croyais divaguer. « C’est toi qui a frappé ? ». Un nouveau sourire apparaissait sur mes lèvres alors que je montrais le coin de mon front du doigt, conscient que la marque devait déjà avoir apparue vu la migraine que je me tapais. Un nouveau silence s’installait alors que je préparais la prochaine question, celle là même qui me brûlait les lèvres depuis plusieurs minutes mais que je n’avais daigné évoquer. Lui comme moi, savions que cette question finirait par arriver, elle était même inévitable et nécessaire. J’observais mon frère s’adosser près de la fenêtre et croiser les bras, pendant que je fronçais légèrement les sourcils, le laissant plonger son regard dans le mien en répondant. A peine ses mots franchirent le seuil de ses lèvres qu’un gout amer me montait à la bouche. Un an. Il me fallut plusieurs secondes pour repasser en boucle la réponse. Un an, autrement dit, il était quasiment revenu à peine était-il entré ? Je posais déjà une main sur la plaie, tentant de me contenir alors que les mots sortaient tous seuls et qu’il détournait le regard. « Un an ?! As-tu perdu la capacité d’envoyer un putain de texto Sam ? ». Un soupir s’échappait alors que je me levais à nouveau, oubliant la douleur, que la blessure aille au diable d’ailleurs. « Un an et tu n’es pas venu ? Mais qu’est ce que tu foutais bon sang ? ». Le reproche et l’incompréhension se mélangeaient dans le son de ma voix. Je l’observais, ahuri, un an et il n’était pas venu me voir ? Mais…

    Je n’eus pas le temps de pousser plus loin mes réflexions que des cris provenaient de ce qui semblait être la pièce voisine. J’étais tellement obnubilé par mon frère que j’en avais même oublié de demander où nous étions et s’il y’avait d’autres personnes. Ma réponse je la trouvais tout seul lorsque Sam ouvrit la porte sur un silence de mort de la part de l’autre pièce. De loin j’apercevais Sasha, armes à la main, un homme blond le nez en sang, un autre accompagné d’une femme. Il y’avait bien une autre personne mais placé où j’étais je ne pouvais pas la voir. Instinctivement je me rapprochais considérablement prêt à bondir dans l’autre pièce. Je m’arrêtais d’abord, incrédule alors que Sam prononçait quelques mots envers ma petite amie. Puis je pris la parole. « Sasha ? ». Je tendais les mains vers elle, lentement, conscient qu’elle était sous le joug d’émotions bien trop fortes. J’avançais doucement. « Pose ça… Je suis là, je n’ai rien. Pose les armes par terre. Tu ne veux blesser personne. ». Je m’approchais juste assez près pour effleurer sa main et lui faire baisser doucement l’un des deux flingues qu’elle tenait fermement. La respiration lente, je laissais échapper un soupir de soulagement en sentant qu’elle résistait moins. Puis je me retournais quelques instants vers Sam avant de poser mon regard sur Sasha. « Tu… Euh… Tu te rappelles de Sam ? ». Quelques minutes plus tard, je me tournais, prêt à retourner dans la pièce où je m’étais réveillé lorsque je l’aperçus, près de l’embrasure de la porte. Mes sourcils se rehaussaient alors que je l’observais, étonné et faisant voguer mon regard de Sam à… « Samuel ? ». La dernière fois que je l’avais vu il était mort, tué par le Yellow Eyes, mais comment ? N’en pouvant plus et retrouvant beaucoup trop de revenant en une soirée je m’écriais. « Est-ce que quelqu’un va m’expliquer ce que c’est que ce putain de bordel ici ?! ». Je m’appuyais contre la table présente non loin de là et attendais, les expressions de mon visage changeant sans arrêts, passant de la surprise au renfrognement, de l’incompréhension à la colère. C’en était trop pour une simple soirée.



_________________

DEEP DOWN ϟ "That's one deep, dark nothing you got there, Dean. Can't fill it, can you ? Not with food or drink. Not even with sex. Oh, you can smirk and joke and lie to your brother, lie to yourself, but not to me ! I can see inside you, Dean. I can see how broken you are, how defeated. You can't win, and you know it. But you just keep fighting. Just... keep going through the motions. You're not hungry, Dean, because inside, you're already... Dead."
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mer 13 Oct - 20:48






    « I CAN'T DENY WHO I AM. I KNOW WHAT WE ARE.
    I CAN JUST BE HERE FOR YOU.
    JUST FOR YOU »

    Une joie sans nom m’avait envahit lorsque mes yeux s’étaient posés sur lui. Le bonheur de le voir, le soulagement de le savoir vivant. Le vide béant qu’avaient fait les morts de Stefan et Danny dans ma vie avait ressurgit comme une immense claque lorsque Dean s’était fait… kidnapper. Ceci avait rouvert les portes d’un autre moi que je m’étais appliquée à faire disparaitre. Et si cet autre moi avait tapé et rugit aux frontières de mon esprit lorsque nous avions découvert les empreintes de pas près de la maison, il venait d’éclater avec violence cette trappe dans laquelle je l’avais enfouis. L’espace de quelques minutes de quelques heures, je redevins une McNeil. Celle qu’on avait toujours connue et qui portait le nom illustre d’une famille déchirée, anéantie, mais qui avait juré il y a deux cent ans de ça, que chacun de ses descendants combattrait et serait préparé. En y pensant c’est chose ridicule et égoïste, que la promesse d’un seul homme faite il y a des siècles puisse avoir aujourd’hui comme conséquence de me voir tuer le frère de l’homme que j’aimais. Avais-je voulu une vie normale ? Non. Jamais. Qu’est ce qu’une vie normale ? Ma vie avait toujours été normale pour moi. Elevée dans la chasse, grandit dans la chasse, évolué dans la chasse. Nous avions une vie ordinaire. Dangereuse oui, semée d’embuche et de gens aimés qui disparaissent, mais cela ne nous avait pas empêché de vivre. C'était normal, pour l'éducation que j'avais reçu. Je n’avais voulu que récemment abandonner tout ça. Lorsque du fond de ma cellule je pleurais et criais pour que ces démons cessent leur visite de courtoisie, et que on frère me soit rendu. Là, j’avais résolu que plus jamais, je ne chasserai. Or qu’est ce qui venait de se produire ? Un crétin nous avait tiré dessus, Dean avait été blessé, et ma seule réaction avait été de ressortir mes vieux amis et mentir comme autrefois. Même rage de vaincre, même désir, même colère, même combat. Ça me dégoutait…

    Toutefois si tel était mon ressentis, rien n’en transparu. L’homme qui venait d’apparaitre tenait une arme en main. Aussitôt mon flingue trouva nouvelle cible potentielle. Je le vis alors lever les mains, et poser son arme. Quel tableau détonnant qu’il devait avoir sous les yeux. Une fille, légèrement en furie, menaçant de tuer un à un tous ses petits copains de chasseurs, et ce pour un seul homme. Alors je l’entendis me dire une phrase qui lui valu un regard halluciné de ma part et un rire a mi chemin entre la moquerie et l’énervement. « Okay... pas besoin de ça… On voulait juste parler à Dean… » On voulait juste parler à Dean ? On voulait JUSTE PARLER à DEAN ?!!
    « Oh… juste parler à Dean… bien sur. » Le sourire moqueur et bavant le cynisme m’échappa. Je repris, toute sérieuse. « Tu te fous de moi ? » Respire ma grande, respire ma grande !!!!
    Intérieurement j’étais révoltée, et seule la vision de Dean me permettait de garder un semblant de calme. Mais il me prenait pour une conne ou quoi !!!! Depuis quand ! Mais depuis quand ! Avait-on besoin de tirer sur des gens, rentrer chez eux par effractions, assommer les habitants et kidnapper l’un d’entre eux tout en laissant l’autre pour mort, JUSTE POUR PARLER !!!!! Sonner à la porte et dire « Bonsoir j’aimerai parler à Dean s’il vous plait » Trop dur apparemment, trop civilisé… Le téléphone ? Je crois que si j’apprenais qu’il en avait un je lui faisais littéralement bouffer sur le champ. Et le voilà qu'il me faisait passer pour une dingue tout ça parce que j’avais mes armes en main, prête à dégommer le premier qui bougeait et ce pour la simple et bonne raison que je voulais récupérer l’homme que j’aimais. Non décidément il se foutait légèrement de ma gueule. Plus personne ne bougeait dans la pièce.

    Le seul mouvement fut celui de Dean qui s’était approché en prononçant mon prénom. Un soupire de soulagement s’échappa d’entre mes lèvres. Il était vivant, il bougeait, et parlait. Merci Seigneur ! Je sais que vous n’êtes pas là, que vous aimez bien nous faire chier, mais merci quand même !
    Dean s’approcha encore, continuant à me parler. Les yeux fixés sur lui j’en oubliais pas moins la présence des autres. Toutefois, le voir là, l’entendre me parler, et le voir tendre la main pour me faire baisser mes armes me rassura et par conséquent me calma quelque peu. Alors lentement j’abaissais mes bras. Le blondinet poussa un soupire de soulagement et s’éloigna rapidement de moi. La femme se précipita vers lui pour juger l’état de son nez. J’avais donc baissé les armes. Mais non, je ne les poserai pas à terre, je n’étais pas inconsciente, mais juste les baisser j’étais d’accord. Dean semblait être… confiant. Alors je me fiais à son jugement, même si je craignais qu’il ne délire à cause du sang qu’il avait perdu. Le pouce de ma main gauche gagna la sécurité de mon silencieux pour l’y remettre. C’est à ce moment là que Dean me montra Sam. Heureusement que je ne marchais pas, je me serais casser la gueule. Je regardais celui qu’il me montrait, y voyant là le "On voulait juste parler à Dean" Puis mon regard retrouva celui de Dean. Hop nouvel allé venu des yeux entre les deux... frères… Je ne comprenais pas. Je regardais de nouveau Sam, fronçais les sourcils, puis de nouveau Dean. « Sam ?... mais… mais… il est m… » Mort ? Oui c’est ce qu’il me semblait avoir compris de par ce que Dean m’avait raconté de son combat apocalyptique et de ce que j’avais moi-même entendu dans mon vaste réseau d’indics de chasse. J’interrogeais Dean du regard, sans pouvoir comprendre quoique ce soit. D’un autre coté mon cerveau enregistrait diverses informations et tirait les ficelles tout seul. Bon ce n’était pas le moment. Non ça ne l’était pas. J’avais très mal à la tête suite au coup qu’on m’avait donné, et Dean bien qu’en vie, semblait bien affaiblis. Je décidais donc de remettre mes interrogations à plus tard. Ce n’était pas MA priorité pour l’instant. Dans un rapide mais léger mouvement je lâchais mon fusil pour le rattraper par le canon. Mon autre main alla recoincer le flingue à l’arrière de mon jean. Je lançais un nouveau regard à Sam, n’en revenant pas de l’identité de celui-ci et m’apprêtais à m’approcher de Dean lorsque qu’un des chasseurs, le brun que j’avais manqué d’un poil, se plaça devant moi. Il tenait son propre fusil en main. Un bel engin à canon court. Je levais les yeux vers lui, un air de défi dans le regard. Je baissais les armes et il venait à moi armé… Very nice. « Il t’as demandé de poser tes armes. » Hum… C’est à moi que tu parles ? Je le dévisageais un instant puis baissais les yeux sur son propre fusil. Mais dis moi pas que je rêve ! Cet objet me sembla tout d’un coup bien familier. Y restait même du sang dessus. Relevant les yeux je lui souris, avenante et agréable comme jamais.
    « Jolie crosse. C’est à toi ? » Le coq prit à son piège et ne sentant pas la menace venir bomba le torse comme un crétin et répondit un « Ouai. » dans un sourire de parfait vainqueur. Je lui rendis un sourire radieux. Puis le perdant avec une rapidité déconcertante j’abattis la crosse de mon arme sur sa tempe. Il s’effondra en grognant de douleur. Je me penchais sur lui.
    « La prochaine fois que tu me cognes, fais le plus fort. Sinon je te tue. »

    Le gène irlandais ça ne s’oublie pas. Le mauvais caractère familial non plus, et encore moins quand on est une fille qui a du s’imposer de force dans un monde masculin. J’avais la détente facile, je ne cherchais pas à passer par trente six chemins. Aller droit au but, montrer de quoi j’étais capable, voilà ce que j’avais toujours appris à faire. Et si autrefois je pouvais compter sur mon père, mon frère, ou mes amis pour veiller sur moi, aujourd’hui j’étais seule. Je ne laissais pas le temps au cowboy vaniteux de se relever. Moi je m’étais déjà détourné de lui, sans avoir jeté un coup à qui que ce soit. Je me précipitais sur Dean, posais mon fusil à proximité sur une table non loin, tout en le dévisageant. Ma main gagna son visage pour une douce caresse, un moyen pour juger sa température mais aussi pour me rassurer qu’il était là, tangible, vivant. Je pouvais le toucher, il était là. Toute trace de la chasseuse avait disparu. Une pièce à double face. Après le pile, le face. Je n’étais désormais plus que douceur, gentillesse et amour, pour Lui. « Hey… ça va ? » Inquiète, j’étais inquiète, je n’avais pas une seule seconde cessé d’être inquiète. Je lâchais son visage pour venir soulever délicatement son tee-shirt et observer l’endroit où il s’était fait tiré dessus. La plaie avait été recousue et désinfectée. Pas de pansement… je pinçais les lèvres, narines se dilatant sous le coup de l’émotion. Désapprobation mêlée à la reconnaissance d’un travail rapide et bien fait aux vues des conditions. J’interrogeais alors Sam du regard. Lui qui avait fait ça ? Deux doigts allèrent doucement tâter les contours de la plaie sans pour autant réellement la toucher, puis je remis le tee-shirt en place. Je soulevais ensuite sa manche. Une balle l’avait éraflée, je m’en souvenais. Alors là ! Désapprobation totale. Blessure pas soignée ! Mais le sang semblait avoir séché. De nouveau mes doigts furent en action. J’attrapais la peau sur une grande parcelle, et pinçait légèrement pour tester la résistance de la nouvelle croute. J’avais accomplie ces gestes tant de fois, sur mon frère, Danny ou moi-même que je savais ne pas faire mal. Bon, ça tiendrait le coup jusqu’à ce qu’on arrive à la maison. Enfin je lui tournais le visage dans ma direction et mes yeux se posèrent avec colère sur l’hématome qui l’avait sur la tempe. Je serrai la machoire. « Bienvenue au club pour ça. » Je lui souris, rassurante, affectueuse. « Maintenant on est trois. » Sourire qui s’élargit, réconfortant, avant que je ne jette un coup d’œil à ma victime qui appliquait un chiffon sur sa tempe et me fit un geste obscène. Nouveau sourire moqueur et je l’ignorai totalement. Ce type n’avait reçu que la monnaie de sa pièce. Je m’intéressais de nouveau à Dean, mes pensées toutes à lui. « Comment tu te sens ? »

    Dean se détourna alors, voulant apparemment repartir dans la sommaire chambre. Je l’attrapais par un bras, mon autre main tentant de récupérer mon fusil. Là où Dean irait, j’irai, et c’était juste : pas négociable. C’est alors qu’il se figea, son regard passant du vieux à Sam et vice versa. Alors il lâcha un nom. Samuel. Je ne comprenais pas. Soudain Dean s’énerva. Instinctivement je l’attrapais plus fermement, me refusant de sursauter à son soudain accès de colère. Affaiblis il s’appuya contre la table sur laquelle je reposais mon fusil. Sans le lâcher je tendis une jambe pour choper avec mon pied le pied d’une chaise et la faire venir à moi. Cela fait, je la posais devant moi et incitais Dean à s’asseoir. « Assis-toi. » Pas un ordre, tout n’était que douceur. Il fallait qu’il s’asseye, qu’il se repose. Je jetais un nouveau coup d’œil à son flanc, puis mon regard chercha Sam. Aide-moi… « Whisky ? » J’avais conscience que nous étions dans un repère de chasseurs. Tout chasseur qui se respecte fonctionne plus à l’alcool qu’à l’eau. Non parce que nous sommes des alcoolos, mais parce que ce dernier permet de un : alléger les souffrances morales, de ce que nous pouvons voir ou subir, et de deux : il n’y a pas meilleur désinfectant et anesthésiant. Partant de ce principe là, je me doutais que le plus rapide et le plus efficace demeurait le whisky. Je n’étais pas particulièrement pour le fait que Dean se bourre la gueule, mais il avait besoin de boire un coup pour se remettre les idées en place, et cela l’aiderait à se détendre. J’étais fille et sœur de chasseurs avant d’être une petite amie modèle. Enfin je me rapprochais de Dean, m’appuyant sur la table. Une de mes mains se posa sur son épaule tandis que l’autre passait affectueusement dans ses cheveux avant d’atterrir placidement dans le creux de son cou. Tout comme lui j’attendis.



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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mer 20 Oct - 10:41

WHEN DARKNESS IS COMING
S A M . D E A N . & . S A S H A
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Cela faisait à peine quelques minutes seulement que Dean était réveillé et pourtant, tout semblait se bouleverser à toute allure. C’est sans doute pour ces raisons là que Sam aurait préféré pouvoir encore attendre avant de parler avec son frère, ou même ne jamais avoir à lui parler… Lorsqu’il avait patienté avant de voir son frère ouvrir les yeux, il avait eu le temps de largement jouer toutes les scènes de retrouvailles possibles et imaginables dans son esprit, du profond soulagement de Dean à l’une de ses pires crises de nerfs à savoir que son cadet était bel et bien là, depuis un moment, et qu’il s’était joué de lui, se contentant de fureter à une distance assez confortable pour voir sans être vu. S’il savait seulement, le nombre de fois où il s’était retrouvé à hésiter, ou tout simplement le nombre de fois où il avait eu Dean seul dans le champ de vision, bien disposé à avoir une conversation ou de quelconques soudaines retrouvailles avec son petit frère. Mais non… la pensée de savoir Dean un tant soit peu heureux et posé dans une vie « normale » s’était toujours imposée à son esprit, le laissant là, planqué dans l’ombre, à attendre, observer mais toujours sans agir. On pouvait bien dire que ce soir il avait été plus ou moins obligé d’intervenir et que s’il n’était pas entré dans cette maison, les chasseurs qui en avaient après Dean et sa mystérieuse et un peu folle – visiblement – compagne, seraient, eux, entrés pour correctement finir le boulot. Chasseurs contre chasseurs, on ne savait jamais vraiment comment ces petits affrontements pouvaient se terminer, si bien qu’au final, malgré tous les ennuis et tous les imprévus que cette histoire allait amener à Sam… il ne pouvait pas regretter un seul instant d’être entré dans la danse macabre qui s’était jouée devant lui… Au moins, il avait le mérite d’avoir pour une fois, vraiment sauvé la vie de son frère. Ou pas… il y avait d’ailleurs toujours un coin de sa tête qui ne pouvait s’empêcher de dire que s’il avait agi plus tôt, que s’il était entré en contact avec Dean par un quelconque moyen et ce, quelques temps plus tôt, alors les choses ne se seraient pas déroulées de cette manière et son aîné n’aurait pas été blessé d’une façon aussi bête. Remords, regrets toujours la même rengaine qu’il s’occupait d’avoir à cet instant précis, alors que son frère était encore dans le coaltar et qu’il avait donc le temps de laisser paraître des failles que bien peu voyaient à présent, depuis qu’il avait finalement compris que ces failles, il les avait trop souvent laissées bien visibles et que bien nombreux avaient été ses ennemis qui s’en étaient servis contre lui. Quelques secondes à peine pour se remettre et voilà que les choses s’étaient enchaînées en quelques secondes chrono et que, finalement, Sam avait réussi à reprendre contenance avec une extrême facilité, se laissant simplement redevenir celui qu’il était désormais, marqué, qui sait, par son bien court passage en Enfer ou par quelque autre expérience que ce soit, personne ne le savait, à croire qu’il aimait toujours conserver une part de mystère dans ses affaires, pris dans d’autres affaires qui le concernaient de près ou de loin… A cet instant précis, l’affaire qui le préoccupait c’était celle de son frère, celle qui le poussa à forcer un peu le truc, allant jusqu’à faire passer les retrouvailles au second plan pour se focaliser sur ces fameux chasseurs envers lesquels il avait plusieurs sacrées dents… notamment, celle d’avoir blessé son frère et celle de l’avoir plus ou moins volontairement forcé à entrer en scène alors qu’il n’en avait pas encore eu envie… et qu’il n’avait encore moins préparé la chose, dépassant maladroitement les bornes quand la situation était devenue pour le moins… incontrôlable.

Comme première réponse à la question de son frère, Sam se contenta de légèrement hausser les sourcils, puis les épaules comme pour lui faire comprendre qu’il n’avait de toute manière pas eu le choix… et que d’une certaine manière, s’il l’avait eu, bien entendu qu’il aurait choisi une autre technique que celle d’assommer son aîné pour le traîner dans un repère plein de chasseurs !
« Ouais… ouais c’est moi fallait… pas que tu te réveilles pendant que je… » Un nouveau haussement des sourcils explicite alors qu’il désignait du regard les dernières traces de plaie que Dean avait sur son tee-shirt, histoire de se donner une excuse potable, bien qu’à l’instant où il avait assommé son frère, Sam n’avait pas du tout pensé au moment où il se retrouverait en train de le soigner. C’était une bonne excuse et bien trop reconnaissant – du moins il l’espérait – d’avoir été soigné, Dean n’ajouterait rien sur le fameux bleu qu’il allait se manger dans le coin du front ! Quelle erreur, peut-être auraient-ils du se concentrer sur ledit bleu, peut-être qu’il aurait du dire qu’il avait eu une furieuse pulsion de colère et qu’il s’était contenté d’assommer le premier qui lui passait sous la main, ça aurait toujours été moins délicat comme sujet que ce que son aîné était en train d’évoquer par une nouvelle question… qui laissa son lot de silence planer quelques instants, jusqu’à ce que Sam ne se décide à prendre la parole, avec un aplomb quelque peu déconcertant, histoire de se donner une quelconque contenance et d’ailleurs, sans doute dans l’espoir de pouvoir s’en servir pour donner de la force aux convictions qu’il avait toujours eues, à savoir celles qui disaient que Dean avait fait sa vie maintenant et que celui-ci n’avait aucunement l’intention de retourner dans le monde de la chasse… et que même son frère n’avait pas le droit de lui arracher cette chance qu’il avait enfin. Chance… Sam commençait à en douter puisque apparemment, aux dires précédents de celui-ci, Dean n’avait même pas reconstruit sa vie avec une femme normale mais avec une chasseuse, si ça c’est pas complètement débile ! Bref, loin d’être conseillé matrimonial, Sam n’avait pas relevé et il ne comptait pas le faire un jour d’ailleurs ! C’était le choix de Dean après tout et… tant pis pour lui s’il avait commis la folie de s’engager dans un tel couple hein. Pas le temps d’y penser plus longuement d’ailleurs puisque la réaction de Dean fut sans appel, un bon accès de colère dont Sam lisait très bien les tenants et les aboutissants dans le regard de celui-ci : de l’incompréhension, des reproches, presque de la déception, si bien que le chasseur détourna le regard l’espace de quelques instants, crispant la mâchoire pour retenir des paroles qui pourraient sortir trop vite de sa bouche et qui pourraient ne faire qu’envenimer la situation. Il fallait qu’il se reprenne et qu’il trouve les bons mots pour convaincre son frère du bien fondé de ses intentions et pas seulement du fait qu’il n’ait pas pris la peine de lui donner le moindre signe de vie pendant tout ce temps. Et pourtant, tandis que Sam avait finalement trouvé les mots et qu’il se préparait à parler enfin, leur discussion fut interrompue par un bon grabuge de l’autre côté. Un regard échangé avec Dean et voilà qu’il se lançait vers la porte, son arme déjà sortie, plus vite qu’un réflexe, un instinct qui s’était imposé à son esprit dans la longue année qu’il avait vécue loin de Dean. Il ouvrit la porte, débouchant sur la silhouette fine et brune d’une jeune femme qu’il connaissait bien, pour l’avoir elle aussi vue de nombreuses fois de loin, une femme qu’il avait souvent détaillé, gravant chaque marque qu’elle pouvait avoir dans sa mémoire, histoire de pouvoir la sonder un tant soit peu, la comprendre pour savoir qui elle était vraiment… une chasseuse visiblement. Il ne prit donc pas la peine de faire le forcené et encore moins devant son frère, si bien qu’il finit par baisser les armes en premier, faisant comprendre à Sasha donc, qu’elle n’avait en gros, nullement besoin de faire toute cette esclandre pour débarquer. Bien entendu, c’est sans étonnement qu’il entendit une réponse plus que sarcastique de la part de la chasseuse, paroles auxquelles il ne se donna pas la peine de répondre, réprimant un soupir las tandis qu’il se rendait compte que la nuit allait vraiment durer longtemps, tandis que Dean s’ajoutait à ce remue ménage. Au moins, il était le plus apte à calmer sa petite amie, alors autant le laisser faire, histoire qu’elle arrête de se prendre pour Calimity Jane et qu’elle retrouve un tant soit peu la raison.

Quelques paroles suffirent pour qu’elle baisse ses armes, laissant la tension retomber dans toute la pièce, Sam se redressant légèrement pour retourner chercher son arme et la remettre à sa ceinture, gratifiant la chasseuse du regard pour lui faire comprendre que non, il n’avait pas prévu de lui tirer dessus avec. Et voilà que Dean faisait les présentations d’une manière quelque peu détournée, tandis que Sam reprenait sa place initiale, déposant son regard sur son frère avant de revenir sur Sasha qui visiblement… avait entendu parler de sa mort. Mais fierté de chasseur oblige, alors que le débat avait vaguement avancé, voilà que c’était Christian maintenant qui se lançait à vouloir sortir de la masse pour s’avancer vers la brunette qui avait furieusement rejoint Dean pour lui faire comprendre qu’elle n’avait finalement pas coopérer à la demande de Sam. Posant son regard sur le chasseur, Sam formula un vague « ça va, c’est bon… » qui visiblement n’atteignit aucune oreille du débat qui partit une nouvelle fois en vrille, faisant remonter en flèche la tension de tous les chasseurs contre la jeune femme… et, fatalement, contre Dean. Un regard entendu de la part de Sam vers Christian fit comprendre à celui-ci que l’intervention n’avait pas été nécessaire. Sasha avait déjà retourné toute son attention sur Dean, si bien que Sam ne put qu’assister à l’inspection de l’aîné Winchester made in « girlfriend », réprimant avec peine un soupir de lassitude. Bien sûr, comme s’il allait charcuter encore plus son frère ou qu’il allait le laisser se vider de son sang ! Ou autrement, comme s’ils avaient eu soudainement la sadique idée de le torturer ! Aucun mot ne sortit du silence, si ce n’est ceux de la chasseuse, plongée dans son petit boulot du moment, quelques longs instants qui parurent sans doute interminables pour le reste de l’assemblée… dont Sam, qui ne manqua pas de ne pas cacher sa lassitude lorsque son regard croisa à nouveau celui de la jeune femme. Oui à croire qu’ils étaient déjà partis pour ne pas super bien s’entendre, comme c’était regrettable. Un mouvement de la part de Dean et Sam s’apprêtait déjà à retourner dans la pièce à l’écart jusqu’à ce que cette légère progression soit à nouveau interrompue. Par un autre revenant que Dean n’avait pas encore remarqué visiblement… à savoir : Samuel en personne, papi Campbell en pleine santé. Vision qui ne sembla pas bien plaire à Dean et qui lui arracha une nouvelle expression de colère…
« On sait pas ce qu’y s’passe, Dean. J’pense que tu comprends maintenant pourquoi on s’est pas contentés de venir toquer chez toi pour prendre le café… » A croire qu’il avait parfaitement lu les pensées que la chasseuse avait pu avoir et pourtant, il ne lui en tint pas rigueur, la laissant s’interposer pour calmer le flot de colère qu’était devenu Dean, le poussant à s’asseoir avec une douceur… quasi maternelle. S’il avait cru un jour pouvoir voir Dean se faire traiter comme ça… il en aurait sans doute ri et d’ailleurs à cet instant précis, un léger sourire en coin devait s’être dessiné au coin de ses lèvres. Sourire qu’il fit disparaître sitôt qu’il se rendit compte de son apparition, baissant légèrement le regard le temps de se reprendre, tout pile avant que Sasha ne pose son regard sur lui, dans un simple mot. Comme seule réponse, Sam eut un hochement de tête, s’éloignant quelques instants pour ramener la bouteille de whisky qui lui avait servie de compagne pendant tout le temps d’attente qu’il avait eu à subir avant que Dean ne se réveille. Une fois la bouteille donnée à la chasseuse, il s’écarta, rejoignant l’entrebâillement de la porte entre les deux pièces, s’y appuyant avec une légère nonchalance sans quitter ses interlocuteurs du regard, attendant patiemment que les petits soins de Dean se terminent enfin et qu’ils puissent reprendre le semblant de conversation qu’ils avaient pu commencer il y a déjà de longues minutes…

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Dernière édition par Sam Winchester le Lun 6 Déc - 5:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Dim 24 Oct - 8:16



    « WHAT THE HELL !
    YOU UNDERSTAND THAT ? ».



    Les minutes passaient depuis que j’avais ouvert les yeux, des questions. Un nombre incalculable d’interrogations se bousculaient dans mon esprit, m’embrouillant quelque peu face à Sam qui se trouvait en face de moi. Il n’était pas une illusion, je l’avais touché, je l’avais attrapé dans mes bras le temps d’une étreinte fraternelle, il ne ressemblait en rien au fantôme qui me hantait dans mes rêves. Bien sûr, il était froid et horriblement calme mais ça semblait être le cadet de mes soucis à ce moment précis. J’en venais finalement à demander ce qu’il s’était passé, ce à quoi Sammy répondait sans se cacher, me demandant par la même occasion si je savais qui aurait pu commettre un tel acte. Encore dans le gaz, je réfléchissais quelques secondes avant de soupirer et lui dire que je n’avais parlé à aucun chasseur depuis un an, puis j’évoquais Sasha. Celle-ci n’avait pas été évoquée depuis le début de la « conversation », je remédiais donc à cela, toute fois mon attention se reporta sur ma tempe. Je grimaçais, mes doigts effleurant délicatement l’hématome qui avait eu le temps de se former et qui prenait sûrement une teinte plus affirmée. Sourire aux lèvres je tapotais doucement l’endroit en demandant si c’était lui qui avait frappé. J’observais mon frère en silence attendant une réponse qui arriva rapidement, il avait donc frappé, mon sourire se perdait lorsqu’il désignait la plaie du regard. Il l’avait fait pour m’éviter un réveil plus douloureux que prévu, c’était une délicate attention, si bien que je ne m’éternisai pas davantage sur le sujet, baissant les yeux quelques instants avant de laisser retomber un silence. Une question brûlante au bord des lèvres. Combien de temps ?

    La question finit par être posée, franche, direct, un timbre de voix légèrement inquiet était utilisé. Depuis combien de temps était-il revenu ? Je regardais mon frère s’avancer vers la fenêtre, tardant à répondre. Ce ne fut que lorsque les deux petits mots « un an » sortirent de sa bouche qu’une colère instable prit possession de mon corps. Un an et il ne m’avait pas contacté, n’avait donné aucun signe de vie, m’avait laissé croire à une mort irréversible. J’avais cherché des solutions, j’avais récolté un nombre incalculable de livres parlant de tout et de rien et ça n’avait jamais été suffisant pour le ramener, mais voilà que monsieur se pointait, tout neuf, air de fierté sur le visage après une année à jouer les fantômes ? Ca me mettait juste hors de moi, ce que Sam ne tarda pas à comprendre de par mes réflexions et le ton de ma voix. Une main venait se poser sur ma plaie pour m’aider à me contenir mais je n’en avais que faire, je voulais juste comprendre pourquoi, je me levais rapidement, esquissant une grimace, l’harcelant de questions, lui demandant qu’est ce qu’il avait bien pu faire pendant tout ce temps, mais notre conversation fut interrompue par un grand remue ménage venant de la pièce voisine. Je grimaçais de plus bel, laissant Sam passer devant, arme à la main, pourquoi avait-il fallu qu’on soit dérangés ?

    Il ne nous fallu pas longtemps pour comprendre qu’il s’agissait de Sasha, en effet, celle-ci se trouvait là, dans l’autre pièce, armes dans chaque main, l’air menaçante, l’un de ce qui semblait être un chasseur le nez en sang. Après m’être rapproché de l’entrée de la pièce, j’appelais Sasha, tout d’abord surpris de l’apercevoir ici et dans un tel…Etat. Conscient que j’étais le seul capable de la calmer, je m’avançais doucement vers elle, bras tendu dans sa direction, lui demandant doucement de déposer les armes. Je sentis sa main cédée alors qu’elle baissait lentement les « jouets », elle ne voudrait sûrement pas les poser, mais au moins elles n’étaient plus entrain de viser quelqu’un. Le blond en sang s’en alla dans la direction opposé et fut rapidement examiner par une femme. Sans plus attendre je me retournais pour « présenter » mon frère à Sasha qui eut exactement la même réaction que moi quelques minutes plus tôt : un sublime air d’éberlué accompagné d’un des doutes les plus « naturel ». Un sourire se dessinait sur mes lèvres tandis qu’elle évoquait l’idée que Sam était… mort. Mon regard passait de celui-ci à ma petite amie alors qu’un type aux cheveux brun s’avançait, répétant tel un perroquet ma phrase précédente qui n’était autre que « pose les armes ». Je me tournais vers lui, sourcils froncés et le regard noir, je n’avais aucune idée de son identité et j’avais encore moins besoin de m’entendre parler en mode « répétition ». Mon frère lui adressa quelques mots sensés stopper les ardeurs du brun mais celui-ci n’en fit rien. Avant que Sasha ne se poste juste en face de lui, je grimaçais une nouvelle fois, un tantinet fiévreux et décidais de lui expliquer mon point de vue. « Je… règle cette affaire, je suis fatigué, affamé et énervé, je n’ai pas besoin d’un putain de perroquet okay ? ». Néanmoins, Sasha ne me laissa pas le temps d’ajouter quoi que ce soit, partant déjà dans les pseudo-compliments sur l’arme du perroquet en question. Quelques secondes plus tard, celui-ci était à terre grognant et pestant, ma petite amie venait de lui rendre la monnaie de sa pièce, c’était lui qui l’avait frappé ? Je devais admettre que Sasha m’impressionnait, je restais d’ailleurs interloqué pendant quelques instants avant de retrouver un visage fermé et visiblement agacé par les révélations.

    Les yeux plissés j’observais la jeune femme revenir vers moi, plutôt fière de son coup. Sasha passait déjà sa main sur mon visage, comme pour s’assurer que je n’étais pas un fantôme, ne bronchant pas et conscient qu’elle en avait besoin, je la laissais faire, rassuré moi aussi qu’elle n’ait rien de grave. Le temps d’un instant c’était comme si nous étions que tous les deux, puis je me rappelai la présence de Sam et des autres, mon regard se tournait d’ailleurs vers mon frère tandis que ma petite amie passait à la suite des inspections, lorsque celle-ci souleva le t-shirt, je laissais échapper un léger grognement et soupirais, il fallait que je sache pourquoi diable Sam ne m’avait pas prévenu de son retour miraculeux. Comment avait-il fait d’ailleurs ? Puis, me rendant finalement compte que la jolie brune m’avait parlé, je reportais mon attention sur elle prêt à lui répondre dans une grimace qui n’était en aucun cas contre elle. « Oui oui ça va, je vais bien. ». Mais est ce que ça allait réellement ? Je ne voulais pas m’éterniser là-dessus, j’avais un tas de questions et l’impression que le temps filait à une vitesse phénoménal, que tout ceci n’était pas fait pour durer et que Sam finirait par disparaître d’un instant à l’autre. Une légère panique se faisait sentir, celle-ci semblait prendre le dessus tandis que Sasha soulevait à présent la manche, observant la deuxième plaie. Perdu dans mes propres interrogations et mes ressentis physique je ne prêtais attention qu’à moitié, me concentrant sur ma respiration et ma vue qui se brouillait encore de temps à autre. Je ne régissais même pas à la douleur sur le coup, ce ne fut que lorsqu’elle me tourna le visage dans sa direction que je sortais de ma torpeur, redevenant conscient de la situation. Je l’entendais murmurer un rapide « bienvenue au club » suivit d’un « nous sommes trois » en parlant de l’hématome, un fin sourire apparut sur mes lèvres un instant. Je me retournais déjà vers la pièce où je m’étais réveillé, écoutant à peine la question de Sasha, perdu et perturbé, je l’étais complètement. Une panique mélangée à de la colère faisait du grand huit dans mes entrailles, me donnant l’impression temporaire d’étouffer. Toutefois ce fut sans compter la réticence de ma petite amie, en effet elle venait de m’attraper par le bras, souhaitant visiblement me suivre, peu importe l’endroit où j’irai, même si j’en étais plus que touché par l’attention, je ne pouvais m’empêcher de vouloir parler avec Sam, seul. C’est à ce moment là que Samuel entra dans mon champ de vision, me glaçant le sang une énième fois depuis le début de la soirée.

    Un surplus d’émotions, j’étais victime d’un stupide surplus d’émotions qui voguaient dans tous les sens me faisant sûrement passer pour un hystérique ou un homme au bord de la syncope. Ne pouvant plus contenir la colère je la laissais éclater, leur hurlant de m’expliquer quel était ce maudit merdier dans lequel je venais d’être embarqué. C’est qu’il y’en avait eu des revenants en quelques minutes ! Me sentant soudainement partir, je venais m’appuyer contre la table, ne quittant pas des yeux la troupe rassemblée autour. Ce fut mon frère qui répondit le premier, ainsi donc ils ne savaient pas ce qui se passait ? Et c’était donc ça la raison de son mutisme ? Un rictus déformait mes traits tandis que la jolie brune me conseillait de m’asseoir, m’empêchant de rajouter quoi que ce soit pour l’instant. Je l’observais, les traits toujours tirés par la colère et l’incompréhension puis me laissais finalement tomber sur la chaise présente derrière moi, essayant de récupérer un rythme cardiaque à peu près normal. « Vous ne savez pas ?! Mais je… ». Je marquais une pause, observant Samuel, il était mort sous mes yeux, comment avait-il pu… ? Je me retournais vers Sam. « Qui ? Quoi ?... ‘fin, quoi vous êtes revenus, juste… Comme ça ? Qu’est ce qui… ». Je fus arrêté dans mon élan par le simple mot de ma petite amie, Whisky, elle venait d’évoquer le mot whisky, j’en avais bien besoin. Je ne tardais pas à sentir la main de Sasha sur mon épaule ainsi que dans mes cheveux, lors de ce rapide contact je sursautais légèrement, jugeant que ce n’était pas forcément le moment, je ne voulais pas m’énerver contre elle, elle ne faisait que prendre soin de moi, mais tout était tellement peu clair que je voulais juste qu’on réponde à mes questions ou qu’on me laisse seul, au choix. Je fermais les yeux, tentant de remettre mes idées en place mais rien n’y faisait tout se bousculait trop pour discerner quoi que ce soit de logique. Je portais ma main vers la plaie comme pour empêcher les fils de sauter et m’obliger à me calmer, puis lorsque Sam ramena la bouteille de whisky, je l’arrachais des mains de ma petite amie pour boire une bonne gorgée. Lâchant finalement le goulot, je reprenais ma respiration, murmurai un « merci… » Accompagné d’un fin sourire pour rassurer ma chasseuse de compagne et me penchais un peu plus en avant, prêt à entendre les réponses à mes questions.

    Evidemment, une fois que je pourrais me relever de la chaise, j’en profiterai pour retourner dans l’autre pièce pour avoir une discussion sérieuse avec mon frère, bien que je fusse persuadé que Sasha ne me laisserait sûrement pas faire… Et peut être aurait-elle raison, je n’en savais rien, je n’étais plus sûr de rien. Un lion en cage, c’était à peu près ce à quoi je ressemblais à cet instant…


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DEEP DOWN ϟ "That's one deep, dark nothing you got there, Dean. Can't fill it, can you ? Not with food or drink. Not even with sex. Oh, you can smirk and joke and lie to your brother, lie to yourself, but not to me ! I can see inside you, Dean. I can see how broken you are, how defeated. You can't win, and you know it. But you just keep fighting. Just... keep going through the motions. You're not hungry, Dean, because inside, you're already... Dead."
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Jeu 4 Nov - 4:02



    « I WILL NEVER FORGET. NEITHER YOU, NOR THE FEAR ».



    Angoisse. Douloureuse. Sombre et douloureuse. Oppression interne, sentiment d’impuissance. Spectateur d’actions, de faits, qui se déroulent devant les yeux sans qu’on puisse faire quoique ce soit. Peur d’une mort imminente. Le schéma déjà vu d’un abandon fatal. Solitude cuisante. Et cette peur… Cette peur insaisissable qui laisse un corps ravagé à l’intérieur, comme la grève dévastée d’une plage après une tempête. Mais quel comédien que l’être humain. Et quelle actrice que celle là. Seuls sentiments visibles que ceux de la colère et de l’inquiétude. Individu alarmé et prêt à réagir alors qu’intérieurement c’est une tempête farouchement sauvage qui se heurte aux parois d’une âme esseulée, brisée, qui d’un seul regard voit son petit monde, sa petite stabilité voler en éclat. Mais parce que sa nature avait fait d’elle une battante, une tueuse, rien ne transparaissait… Cinq chasseurs, Dean, et elle. Sur les cinq, trois étaient occupés. Deux se faisant soigner grossièrement par le troisième. En restait donc deux. Deux morts… Deux chasseurs qui auraient du se trouver au fond d’un trou à pourrir avec les vers… Voilà ce qu’elle venait de conclure. Non seulement parce qu’elle connaissait l’histoire de Sam Winchester, mais aussi parce que la tête de Dean à l’égard du vieux, était relativement claire de compréhension. Si la soirée avait mal commencé, elle ne continuait guère mieux. Dean était blessé, gravement blessé, et semblait en proie à un ascenseur émotionnel des plus tordus. Tout s’était enchainé avec une rapidité déconcertante. Le bordel, résultat de mon comportement je l’admets, s’accentuait sans que cette fois, je n’en sois la responsable. Les deux hommes blessés, c’est moi, okay. Mais les deux… morts vivants, non ! Enfin… pas que je sache… Après une crise de colère de Dean, lequel je venais d’obliger à s’asseoir sur une chaise, Sam expliqua. Il ne savait pas. Sourcils qui se lèvent. Incompréhension totale. Et je n’étais pas la seule. Dean partagea mon désarroi. Comment pouvait-on revenir d’entre les morts juste… comme ça ? Je soufflais par le nez, de façon moqueuse et désapprobatrice à l’entente d’un « tu comprends pourquoi on ne s’est pas contentés de venir toquer chez toi pour prendre le café. » J’avoue que l’idée de lui faire bouffer la cafetière me traversa subitement l’esprit. Oui j’étais nerveuse et à cran !

    Dean avait finit par attraper la bouteille de whisky que Sam avait apporté à ma demande. Le silence revint lorsque le liquide ambré gagna la gorge de mon petit ami. Je ne comprenais pas grand-chose à cette histoire. Ou plutôt si. Il y avait deux mecs qui n’avaient pas être là censément, et les autres jouaient les Lucky Luke. Mais avant toute chose….
    « Euh… Okay. » Il fallait désamorcer la situation. Je sentais tout le monde prêt à exploser, moi la première. Je me tournais vers le vieux, qui semblait être la voix de la sagesse. « Vous êtes qui vous ? » Un doigt engloba tout le monde. Alors qu’il s’apprêtait à répondre, une voix me vrilla les oreilles.

    « Et toi t’es qui ? » Je me tournais vers mon agresseur. Avec lui, je ne lâcherai absolument pas prise… S’il me chauffait trop, je le tuerai. Juste parce qu’il me saoulait et qu’il m’avait frappé.
    « Tu sais t’es pas encore inconscient, mais ça peut facilement s’arranger. » Et avant qu’il ne réplique le vieux avait prit la parole. Samuel. Samuel Campbell. Il y avait aussi Mark, le jeune a qui j’avais pété le nez en entrant. Christian mon roquet préféré et pseudo mort en sursit. Et la fille était Gwen. Tous étaient des Campbell. Des chasseurs. Mon cerveau, lui, s’activait à la recherche de ces noms. De part ma famille je connaissais de nom à peu prêt tous les chasseurs du pays. Campbell… non. Il faudrait que je vérifie dans les journaux de famille. Mais le vieux ne s’était pas arrêté là. Après un court silence à m’observer il me pose une question.

    « Et toi tu es… »
    « Sasha Mcneil. »
    « Ah oui… Je me disais… McNeil, comme… Alastor McNeil ? ça explique cette entrée.» Je cessais mon observation des autres pour reporter le regard sur lui. Comment connaissait-il le nom de mon grand père ? Et ça voulait dire quoi, ça explique cette entrée ? Oui j’étais une chasseuse, de famille de chasseur ! Et alors ? Il du comprendre mon regard car il ajouta…
    « J’ai travaillé avec ton grand père sur une affaire de Kappa. » Okay… déjà il connaissait la bestiole… et c’était probable vu que Papi avait déjà tuer du Kappa… « C’est un honneur de rencontrer à nouveau un membre de la lignée… » Hop hop ! Halte là. Je lui coupais la parole sans ménagement.
    « Y a plus de lignée. Ils sont tous morts. Ne reste que moi. » J’observais alors sa réaction. Il me sembla voir un léger voile de tristesse sur son regard avant qu’il ne lâche un soupire navré.

    Bon okay… ça me gonflait là ! Sévèrement. Deux morts, un blessé grave (oui les autres je m’en tapais sévère) et un chasseur qui en sait plus sur ma famille que moi sur lui. Autrement dit la situation m’énervait au maximum. Il me fallut réfléchir un instant à quoi faire. Parce qu’il fallait faire quelque chose. D’un coté nous avions Dean, en sale état, qui venait de retrouver son frère après un an de deuil. C’est cette idée qui prédominait sur les autres dans mon esprit. Qu’aurais-je fait, moi, si mon frère était revenu ? Une peur sans nom m’assaillit. La douleur qui s’en ressentit aurait pu me jeter à terre si je n’avais pas été appuyée sur la table derrière moi. Stefan… mon frère… Il était mort lui aussi. A peu prêt à la même époque où Sam s’était jeté dans le trou avec Lucifer. Sa disparition avait laissé un vide béant que même la présence de Dean n’avait su combler. Ça l’avait juste apaisé. Mais la solitude, l’abandon ressenti, était trop grand pour qu’on puisse le faire disparaitre. Et même si… dans ma tête, les morts se devaient de rester morts. Même si je ne voulais pas, ne tenais pas, contre tout l’or du monde à ce que mon frère ressurgisse des entrailles de la terre, je savais ce que je ferais dans l’instant. Je reprendrais la route avec lui, comme les deux chiens fous et vagabonds que nous étions. Ou plutôt avions été… Je contractais la mâchoire sous l’idée, mon cœur se serrant douloureusement. La panique m’envahit sans que je puisse exercer le moindre contrôle sur elle. Et pourtant, extérieurement tout semblait calme, et serein. J’inspirai alors profondément, croisant le regard de Sam, puis je me tournais face à Dean et posant une main sur son épaule, et abaissant mon visage à son niveau.

    « Dix minutes. Tu as dix minutes, et ensuite on rentre à la maison. » Je me relevais, l’ayant attrapé par le bras pour l’aider à se lever. Je regardais alors Sam et le Papi Campbell. « Il a besoin de soins et de repos. Dix minutes pas plus. T’auras… qu’à repasser demain à la maison. » Je le laissais prendre son frère en charge pour qu’ils aillent discuter. « Seul. »

    Oui bien entendu je ne voulais pas qu’un imbécile de premier ordre foute les pieds chez moi. C’était déjà bien beau que j’invite Sam après le boxon qu’ils avaient tous foutu chez moi ! C’est avec crainte pour sa santé que je laissais donc partir Dean avec son frère et Samuel. Dix minutes… Je regardais ma montre puis m’assit sur la chaise que Dean avait occupée jusque là. J’avais mal à la tête, j’étais fatiguée, et l’angoisse me tenait. Seule face aux trois autres chasseurs, dont deux avaient de grandes raisons de m’en vouloir, j’écoutais le silence pesant qui s’était installé. Soufflant pour tenter de me détendre, je fermais un instant les yeux. Je perçus alors quelques murmures, et les rouvris. Ils étaient là, tous les trois, en face de moi. Christian assis sur ce qui restait d’un sofa, Gwen main sur son épaule assise sur l’accoudoir, et Mark, poche de glace sur son nez accoudé à un meuble. II détourna le regard quand mes yeux passèrent sur lui. Mes doigts pianotèrent nerveusement sur le fusil qui avait regagné mes genoux. Mon vieux Franky. La fille murmura un autre truc à Christian qui haussa les épaules et me regarda. « Alors ? ça fait combien de temps que t’es avec Dean ? » J’haussais un sourcil surpris. En quoi ça pouvait bien le regarder ? Je fis alors mine de réfléchir. Réfléchir… je savais exactement depuis combien de temps je vivais avec Dean. Depuis la mort de mon frère chaque jour était compté. Depuis que j’étais sortie de prison, le temps c’était écoulé mécaniquement, comme dans un film. Film qui ce soir avait prit des allures de film d’horreur. Je lui répondis enfin. « Ça fait combien de temps que t’es avec des morts… vivants ? » Je vis un sourire naitre sur les lèvres de Gwen, et même mon interlocuteur s’en autorisa un. Non je ne lui répondrai pas. Ma vie privée ne le regardait pas, et j’avais un peu autre chose à foutre que de parler histoire de cœur. Le silence se réinstalla. Je regardais de nouveau ma montre. Cinq minutes. Je me reculais alors pour m’adosser au dossier de la chaise et croisais les jambes. Nerveusement mon pied vint battre la mesure d’une chanson de Metallica. Il fallait que je chantonne dans ma tête, ça me détendrait. Ou pas…


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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 16 Nov - 3:07

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Eh oui, il arrivait parfois que des choses totalement incompréhensibles viennent à arriver. C’est fou ce qu’en un an, certains éléments d’une vie pouvaient se révéler… changés. Sam lui-même était sans doute le meilleur, il ne le savait que trop bien, à croire que Lucifer avait laissé quelque chose dans son corps, ou avait emporté « Sam » à proprement parler avec lui, pour le garder prisonnier dans la cage et ainsi pouvoir continuer de torturer ce petit imprudent qui avait été jusqu’à réussir à le mettre en échec assez longtemps pour faire le grand saut. Peut-être que c’était le cas, après tout, il était bien trop occuper à nier, à se voiler la face pour chercher une quelconque réponse aux questions qui sondaient son cerveau et qui, sans doute, avaient déjà traversé celui de Dean. Après tout, ils ne s’étaient pas vus depuis un bon moment, mais Dean n’avait certainement pas gardé cette image quelque peu froide et distante de son cadet… et encore, heureusement qu’il ne l’avait pas encore vu en pleine chasse… Personne ne faisait de commentaire et pourtant, le Winchester pouvait parfois sentir le regard de certains de ses « compagnons » sur lui, dans un mélange d’incompréhension et de… crainte ? Finalement, il ne se voyait même plus changer à présent, c’était comme ça, point barre, il y avait largement de quoi avancer. Du moins, jusqu’à l’incident de ce soir… sans doute parce que quelque part, dans les méandres de ses pensées ou de son cerveau, il sentait que ce genre de regard venant de Dean aurait sans aucun doute beaucoup plus d’incidence que ceux qu’il avait déjà pu sentir lui brûler la peau. Sans doute qu’après cette entrevue, il reprendrait la route pour trouver une chasse, histoire de faire taire tout ce qui se bousculait déjà dans son cerveau… Des paramètres qu’il n’avait pas calculés, des éléments de la journée ou de sa vie qui lui échappaient complètement à cet instant précis, cette impression, de toute manière, de déjà sentir le regard de Dean quoiqu’il fasse. Oui, c’était pas tous les jours qu’on voyait un type sortir de la cage de Lucifer, comme ça, dans un claquement de doigts et ce, sans même être suivi par ses deux camarades de cellules totalement déjantés… Vous savez, les deux tarés qu’étaient Michael et Lucifer… des Anges après tout hein… Sam n’avait encore jamais parlé de son séjour en Enfer, bien que court, en compagnie de ces deux là et il était bien décidé à ne jamais ressasser cette… étape de son existence. Sans doute d’ailleurs que c’était également une interrogation qui tournait quelque part dans l’esprit de son aîné, mais à défaut de ne pas avoir oublié ce qu’il avait vécu là en dessous pendant son court séjour, c’était bien la seule réponse à laquelle il ne voulait pas répondre plus qu’il ne pouvait pas.

Eh oui, on vit tous un peu avec ses petits secrets et d’ailleurs, Sam avait du bien lutter à une époque pour tirer les vers du nez de Dean pour en apprendre plus ce qu’il avait pu vivre en Enfer… donc autant ne pas lui servir la chose sur un plateau d’argent de son côté : à peine pas rancunier le Sam ! Il fallait dire de toute manière, que la situation lui avait rapidement échappé, tandis que Wonder Woman faisait son entrée dans la petite maison qui leur servait de refuge avec la ferme intention, visiblement, d’égorger toutes les personnes qui se retrouvaient sur le chemin la séparant de son Deanou. C’était une vision plutôt surprenante dans le genre puisque jamais, ô grand jamais, Sam n’aurait cru pouvoir voir une fille se battre autant pour son frère aîné… Non pas qu’il n’ait pas de quoi être apprécié par certains membres de la gent féminine hein, juste qu’il ne l’avait de toute manière… disons, jamais imaginé dans un couple un tant soit peu durable et stable. Or, depuis qu’il était revenu sur Terre et qu’il avait retrouvé la trace de son frère aîné, le Winchester avait toujours vu cette fille et nulle autre – à priori – au côté de Dean… Il n’était pas du genre à se poser en conseiller matrimonial ou en entremetteur et de toute manière, il avait fait promettre à Dean de se poser dans une vie normale, alors il n’avait sans doute rien à dire sur la personne qu’il avait pu choisir pour construire sa vie, bien que cette fille s’avère savoir maîtriser les armes, avoir le coup de poing facile, un répondant exaspérant et une propension – exaspérante également – à vouloir se poser en petit chef de situation. Quoi ?! Ils avaient pas prévu de préparer un Dean à la broche pour leur repas du soir, donc elle n’avait pas non plus besoin de les regarder comme s’ils étaient prêts à étrangler Dean sitôt qu’elle se serait un tant soit peu éloignée de lui ! Un poil de jalousie peut-être ? Peut-être… après tout, changé ou non, Sam gardait bien en mémoire l’arrivée impromptue de son frère dans sa vie à Palo Alto… et on pouvait bien dire qu’à l’époque, fille au répondant ou non, Sam avait su comprendre quand il fallait écarter Jessica de leurs affaires et précisément, le cadet Winchester commençait à croire qu’elle envahissait beaucoup l’espace, la demoiselle, là ! De là à le dire explicitement, il fallait encore attendre un peu… bien que le fait qu’elle réponde à la manière d’une sauvage sortie de sa jungle à toute question qui lui était posée ait don de l’exaspérer au plus haut point, si bien que si elle ne s’était pas avérée être directement liée à Dean par il ne voulait même pas savoir quoi – de l’amour visiblement – il se serait bien empressé de la chopper par le col pour la foutre dehors. Bonne idée tiens, peut-être que d’ici peu, elle allait finir par un peu trop pousser le vice.

D’ailleurs, elle commença à visiblement interroger un peu trop, après tout, les affaires qui concernaient Dean ne la concernaient pas forcément et bien entendu, il n’était pas le seul à avoir cette pensée puisque Christian se pressa pour prendre la parole, bien décidé, lui, à la remettre à sa place, quitte à se reprendre un coup dans le pif. Et voilà une nouvelle réponse cinglante digne des gamins de la cour de récréation, si bien que Sam leva les yeux au ciel, s’apprêtant à intervenir, mais Samuel fut plus rapide. Autant lui donner ce qu’elle voulait, et taper un peu la discute avec elle. Visiblement, elle était une chasseuse, tout comme Dean l’avait été et tout comme toute la famille Campbell l’était… Croisant les bras en silence, Sam préféra ne pas intervenir dans la discussion qui s’engagea entre la brune et le grand père, pas franchement décidé à entendre toute la biographie et l’arbre généalogique de la demoiselle… mais bon. S’il avait su que Dean serait assez con pour se poser avec une chasseuse, il aurait sans doute tout fait pour lui trouver une autre fille – NORMALE elle – avant de donner son corps à Lucifer et se jeter dans le trou pour l’éternité. C’est vrai quoi ?! Y’avait quoi ?! Quatre milliards de femmes à travers le monde, mais non, Dean avait forcément du taper dans la petite dizaine qui appartenait au groupe « chasseuse chiante persuadée d’avoir de quoi rabattre le caquet de tout le monde ». Une grande gueule en gros, finalement c’était pas si étonnant de voir Dean aussi docile, tiens. Whou, voilà qu’elle semblait enfin autoriser Dean à comprendre un tant soit peu la situation tout en sachant qu’elle devait peut-être se mêler d’autre chose que des histoires un peu scabreuses des Winchester. Dix minutes, trop aimable, elle voulait pas non plus instaurer un couvre feu pour dire quand Dean aurait le droit de faire dodo ? Il ne dit mot, laissant son regard venir vriller son frère… qui à une certaine époque, aurait eu un soupir exaspéré, puis une remarque cinglante du genre « merci maman », mais là, bien entendu, plus rien, si bien que le cadet Winchester – quel imprudent – ne put réprimer un léger ricanement… qu’il reprit rapidement, quand même hein, il n’avait pas envie d’avoir à taper la copine de son frère juste sous son nez… Finalement, c’était peut-être pas si étonnant que ça que des chasseurs puissent la détester au point d’aller chez elle pour la tuer, tiens… Dommage pour elle, c’était Dean qui avait pris la balle à sa place. Haussant les sourcils tout en s’approchant de son frère aîné pour l’aider à se lever, il accorda un rapide regard à la jeune femme à sa proposition, pas franchement tenté par l’idée de venir boire le thé en compagnie de sa « belle sœur » et de son frère devenu bisounours.

« Ouais… on verra. »
Ca ne respirait clairement pas l’entrain, mais tant pis, il s’en foutait complètement en fait de blesser l’ego de mademoiselle, d’autant que comme dit, ce n’était pas franchement sûr que Sam ne soit pas parti pour l’autre bout du pays demain : les chasses, il y en avait tous les jours à prendre et il n’avait pas franchement envie d’en laisser une lui passer sous le nez tout simplement parce qu’une fille avait décidé que Dean avait besoin de repos. Jusqu’à preuve du contraire, il ne s’était pas encore ramolli – quoique – et il savait encore tenir debout avec quelques points de suture. Après tout, on se souvient tous du Dean avec une balle dans l’épaule qui traverse le pays à la recherche de son frère, ou encore du Dean blessé qui retourne quand même à chasse aux esprits, hein ! Mais non, visiblement, Dean était à présent devenu un mollusque qui doit se reposer une bonne dizaine d’heures d’affilée sitôt qu’il a une petite égratignure ! Finalement, le ramener dans le monde de la chasse – aussi déplaisante l’idée déjà soit-elle – allait être plus difficile qu’il ne l’imaginait… Pas de doudou pour dormir, pas de nuit de dix heures, pas de petit chocolat chaud avant de dormir… Dur. Rejoignant la pièce avec Dean, il l’aida à retourner sur le lit, tandis que Samuel fermait la marche. Enfin seuls… perspective pas si déplaisante que ça, qui arracha d’ailleurs un soupir de presque soulagement à Sam… Dix minutes de pause, c’était largement pas assez… mais bon. Il accorda un nouveau regard à son aîné, histoire de ne pas se prendre une rouste parce qu’en fait Dean n’allait pas si bien que ça ou il ne savait même pas quoi.
« Ca va ? »
Il se doutait bien que son frère se portrait bien et d’ailleurs, il n’attendit même pas sa réponse pour laisser une main presque compatissante venir se poser sur son épaule, une légère tape typique du type qui tient à montrer son soutient à l’autre… Pour ? La plaie ou la tarée dans la pièce à côté qui lui servait de petite amie ?! Il ne savait pas encore, tiens… Sans rien ajouter, il s’éloigna, accordant un regard à Samuel pour tenter d’y puiser quoi dire…
« C’était pas vraiment prévu… tout ça. Le fait est qu’on a du intervenir pour… empêcher ces types de vous tuer. » Un soupir pour réprimer la petite remarque ironique qu’il avait bien envie de caser là, heureusement d’ailleurs, il n’en fit rien. « Donc nan… Nan, on sait pas pourquoi on est là… On sait pas qui nous a ramené, pourquoi et encore moins comment. J’avais prévu d’avoir… un peu d’éléments de réponses avant… » Il ponctua sa phrase par un simple haussement des sourcils, histoire de faire comprendre à Dean que s’il avait pu choisir, il n’aurait certainement pas opté pour le kidnapping de nuit suivi du pseudo sauvetage de l’autre tarée… disons que même bizarrement froid et distant envers son aîné, il aurait préféré quand même agir d’une manière, un peu plus diplomatique.

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Dernière édition par Sam Winchester le Lun 6 Déc - 5:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Ven 19 Nov - 7:27



    « SAM… YOU’RE NOT MY BABY-SITTER. »


    Les paroles semblaient fuser dans tous les sens, si bien que je prêtais peu d’attention à tout ce qui pouvait bien se passer autour de moi. Penché en avant, j’attendais désespérément des réponses à mes questions, aussi folles soient-elles. Tout ça ne disait rien qui vaille, chaque fois que l’un de nous avait été ramené à la vie, il y’avait toujours eu un contre coup, quelque chose d’inattendue, un énième problème à résoudre. Soit on se faisait manipuler, soit il y’avait un plus gros enjeu… Alors maudits soient-ils tout ceux qui pensent qu’ils peuvent se jouer de nous. Sourcils froncés, j’observais le brun se lever, demandant qui était Sasha, celui-ci eu même droit à une réponse cinglante de sa part, ce n’était sûrement pas le moment de jouer au chat et à la souris ou de savoir qui était le plus fort des deux. Samuel prenait finalement la parole, le temps sembla s’arrêter autour de nous. Je relevais la tête lorsque j’entendis celui-ci parler des McNeil, comment se faisait-il que Lui en ait entendu parlé et que moi j’ignorais tout de cette famille au début ? Un soupir passait le seuil de mes lèvres tandis que je m’enfonçais à nouveau dans le siège, bras croisés. Quelles retrouvailles… J’aurai dû sauter de joie et danser la macarena peut être ? Et voilà que ma petite amie repartait sur la défensive, je claquais finalement des doigts en guise de « on se calme là, et ça vaut pour tout le monde. ». Tout tournait autour de ce qui semblait être « le trio infernal ». Tout ce que je voulais, c’était comprendre, et voilà qu’on extrapolait sur la manière dont comment on se tirerait tous une balle dans la tronche ! Je n’étais pas d’accord. Le regard noir, j’observais chacun des membres présents dans la pièce – du moins tout ceux qui se trouvaient sous mes yeux -. Je ne comptais pas partir sans savoir « Pourquoi », et je saurai mettre les points sur les « i » le moment venu.

    Plongé dans mes propres réflexions, je ne m’aperçus du changement de place de Sasha que lorsque son visage fut face au mien, comme si j’avais eu un superbe moment d’absence. Mon regard se posait sur elle, un tantinet changé, sans pour autant perdre sa noirceur, j’étais contrarié et agacé et j’étais capable de le faire savoir au monde entier. Ca passait rarement inaperçu ce genre d’humeur… Dix minutes. Les mots résonnaient un à un dans mon esprit au fur et à mesure qu’ils étaient prononcés. Je l’écoutais, un peu de manière distante certes, mais je l’écoutais tout de même. J’avais donc dix minutes pour élucider un mystère et accueillir à bras ouvert les membres de ma famille ressuscités ? Je remerciais intérieurement Sasha de s’inquiéter autant pour moi, vraiment. Je lui adressais un fin sourire en guise d’acquiescement, bien que peu convaincant, puis la laissais m’aider à me lever. Je grognais une nouvelle fois sur le coup puis observais Sam. Lui ? Passer à la maison ? Je le voyais mal y passer… Mais c’était plutôt gentil de la part de ma petite amie. Debout, j’avançais déjà en direction de la pièce dans laquelle je m’étais réveillé, ne pipant mot, j’écoutais Sam répondre de manière peu enjouée. L’insistance de Sasha vis-à-vis de mon état me fit faire les gros yeux lorsque Sam se mit à m’aider à me diriger vers le lit. J’étais entrain de rêver là, vraiment… Ca ne pouvait pas en être autrement. Les portes venaient à peine de se fermer que ma mauvaise humeur ressortait déjà. « Ca va Sam ! Je ne suis pas handicapé, je sais marcher, je suis pas encore sénile ! ». Je l’obligeais à me lâcher et me rasseyais seul comme un grand sur le lit de camp, je n’avais certainement pas besoin de baby-sitter. Mon regard passait de l’un à l’autre, cherchant la moindre faille, mais il n’y en avait aucune. Et voilà que Sammy demandait tout de même si ça allait, sans réellement attendre la réponse. J’étais sur le point de rétorquer une phrase tout aussi sympathique que la première lorsque celui-ci vint me taper l’épaule. J’haussais un sourcil, arrêté dans mes propres gestes, il venait vraiment de faire ça ? Puis, il se décidait enfin à prendre la parole. Adossé contre le mur, je l’écoutais attentivement, impatient d’entendre enfin une réponse qui ravirait sa curiosité maladive, même s’il doutait qu’elle soit réellement intéressante et riche en rebondissements. Au bout de quelques minutes, mes doutes furent confirmés, la réponse n’avait strictement rien d’intéressant, rien qui n’éclairait la position dans laquelle on se trouvait. Je soupirais et décidais de me lever, je n’allais pas rester assis, et puis… Ils me perturbaient à donner cette impression de « domination », tout ça parce que j’étais assis et eux debout. Puéril certes, mais que voulez-vous, j’aime parler aux gens en face, bien leur montrer mon mécontentement ou au contraire… Un peu de compassion. Le temps de me relever, l’expression de mon visage avait changé, passant du regard noir au regard blasé qui n’était pas ravi de la réponse. Je m’approchais d’un pas lent vers eux tout en énumérant ce qui avait déjà été dit. « Donc… Vous êtes revenus en même temps, et vous ne savez pas pourquoi ? ». Puis je me tournais vers Samuel, que Sam revienne, je pouvais encore comprendre, mais Samuel ? Pourquoi lui ? « Qu’est ce que vous avez fait pendant tout ce temps là ? Et pourquoi ne pas m’avoir prévenu avant ? Pourquoi avoir attendu un an ? Un an, mais vous vous rendez compte de ce que ça représente une année ?! ». Toujours autant contrarié. La présence de Sam ravivait le souvenir de la chasse, le rapprochement était inévitable. L’adrénaline qui commençait à couler dans mes veines, le fait de devoir découvrir la réponse à tous ces pourquoi étaient un appel considérable à la reprise du « job ». Cette pensée me mettait soudain mal à l’aise vis-à-vis de Sasha, même si je ne pouvais nier l’envie naissante, ou plutôt l’envie qui avait toujours été là, tapis au plus profond de ma personne, ne demandant qu’à être rappelée à l’ordre. Cette même envie qui me fit prononcer des mots qu’on aurait pu juger d’insensés sur le coup. « Okay… Maintenant que les retrouvailles sont faites, je veux être de la partie. ». Bien sûr, je pouvais changer d’avis à tout moment, je ne savais plus ce dont j’avais réellement envie, je n’étais guidé que par la situation du moment, je ne voyais pas les conséquences qui étaient susceptibles d’éclater juste derrière.

    Les mots étaient sortis quasiment tout seuls, si bien que je m’en mordais déjà les lèvres tout en passant une main sur mon visage. Il fallait que je réfléchisse, que je digère tout ce qui venait de se passer avant de foncer tête baissée dans le tas comme j’avais tendance à le faire d’habitude. Les minutes défilaient, j’ignorais ce qui se passait dans la pièce d’à côté, j’osais espérer que Sasha n’en viendrait pas à tuer l’un de ces types, la voir aussi tendue m’avait laissé quelques peu perplexe. Même si son arrivée m’avait rassuré autant qu’elle m’avait surpris, je n’allais pas la blâmer pour autant, certes elle avait interrompue une conversation que j’aurai bien achevée en privée mais ne l’avait-elle pas fait pour moi après tout ? Un véritable nœud se formait dans mes pensées, celles-ci se confondant les unes avec les autres, il était temps que j’arrête de vouloir en savoir plus, même si d’autres questions me brûlaient les lèvres. « Qui sont les autres à côté ? Et… Pourquoi Fairfield et pas ailleurs ? ». Ce seraient probablement mes dernières questions, mes minutes défilant à une vitesse incroyable, je pestais intérieurement, j’étais blessé oui, affamé aussi, fatigué également mais il restait tellement de choses à découvrir et comprendre que je ne voulais pas quitter cet endroit. L’environnement était loin d’être agréable et je me doutais que la route pour rentrer paraîtrait longue tant le silence serait de la partie. Sam venait de réapparaître dans ma vie, j’avais deux choix possibles, deux directions que je pouvais prendre. Deux vies différentes. La vie tranquille que notre mère aurait toujours voulu qu’on ait Sam et moi, ou celle dans laquelle notre Père nous avait entraîné : la chasse. Dur d’imaginer que la chasse puisse être une vie entière, mais pourtant c’était bel et bien le cas. C’est qu’on en avait vu des horreurs ! Finir garagiste retraité ou reprendre en main les bonnes vieilles armes, et l’Impala… Entendre son moteur ronronner à nouveau, je l’entendais d’ici alors qu’il n’avait pas résonné depuis un sacré bout de temps. Et puis bien sûr il y’avait Sasha… Je tournais la tête vers les portes closes, je ne savais pas quelle vie choisir. Ces retrouvailles avaient eu le don de mettre un doute supplémentaire qui allait avoir de réelles conséquences. J’aimais sincèrement ma petite amie, je l’écoutais tout comme elle m’écoutait, je la rassurais tout comme elle me rassurait et j’appréciais véritablement cela. Je connaissais la Sasha aimante, douce et attentionnée, qu’en était-il de la Sasha en pleine chasse ? Aimerais-je la différence ? Peut être… Ou peut être pas. Je grimaçais en y pensant. Je doutais de tout en reposant mon regard sur mon frère et Samuel, je n’étais décidément pas décidé à l’appeler « Grand Papa ». Puis finalement, une seule envie se dégagea à l’instant présent : appeler Bobby, ou aller le voir tiens… Ou mieux, errer seul dans un motel, tiens en voilà une idée ! Ah et manger un bon burger… J’en bavais rien que d’y penser, mon ventre gargouillant au passage. Je retournais m’asseoir sur le lit d’appoint pour écouter leurs réponses. Tic tac tic tac, les minutes passent messieurs…


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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Lun 6 Déc - 5:44

WHEN DARKNESS IS COMING
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Un an. Certes, beaucoup de choses pouvaient avoir été faites en un an. D’ailleurs on peut dire que les Winchester avaient des années plutôt bien remplies quand ils chassaient tous les deux… De l’amour, des démons, des vilains, des flics, bref, tout un medley d’emmerdes et de petits ‘plus’ en tout genre, rien de plus réjouissant… Donc oui, Sam en avait également vécus, des masses d’événements dans cette année et déjà rien que son retour parmi les vivants était un truc qu’il n’était pas donné à tout le monde de vivre. Le temps était passé si vite que finalement, Dean s’était peu à peu effacé de l’esprit de Sam… du moins, Dean en tant que chasseur, tandis que son cadet lui, passait une bonne partie de son temps « hors chasse » à veiller à ce qu’aucune créature ne vienne troubler l’ordre qu’il avait décidé d’établir le jour où il avait plus ou moins sauvé le monde d’une Apocalypse imminente - eh oui, ça fait toujours plaisir à l’ego de se répéter qu’on a réussi à faire quelque chose de bien, malgré les actes quelque peu malsains qu’on peut accomplir par la suite. De son côté, Sam n’avait jamais cherché à ressasser cette fameuse fois où il avait « sauvé le monde » en se jetant dans ce trou qui menait droit dans la cage de Lucifer, peut-être était-ce parce qu’il n’avait aujourd’hui rien qui pouvait peser sur sa conscience et contre lequel il devait trouver des arguments louables pour pouvoir dormir la nuit. Nan, ça, ça s’était fait tout seul… allez savoir pourquoi, lui-même ne trouvait pas d’explication, mais la nuit, il ne dormait plus désormais et ce, depuis son passage en Enfer. Peu importait après tout, ça lui permettait de chasser plus efficacement et d’ailleurs, si ce soir il avait eu besoin de dormir, Dean serait peut-être mort pour sauver mademoiselle grande gueule à l’heure qu’il est… Définitivement, avec le temps, Sam avait appris à voir ça plus comme un avantage que comme un réel inconvénient. Pas sûr que l’idée plairait à Dean s’il venait à l’apprendre… mais pour le moment, disons que Sam était bien loin d’avoir une telle pensée, tiraillé entre tous les événements qui s’étaient soudainement précipités avec l’entrée en scène de Wonder Brune Woman qui avait décidé de tout casser dans la baraque tant qu’elle n’aurait pas pu materner son petit Dean. Chose faite, les voilà libérés – enfin, pourrait-on dire – de cette présence presque oppressante, il fallait quand même l’avouer : une folle qui lève le poing sur tout ce qui bouge, ça bloque forcément une conversation déjà que trop peu engagée. Par coups de quelques regards furtifs sur son frère, Sam put d’ailleurs bien lire toute la frustration qu’il pouvait avoir, si ce n’est les foultitudes de questions qui lui tournaient dans la tête et qui allaient lui coller une sacré migraine en plus d’une super douleur à l’abdomen. Dix minutes, voilà ce que « parole divine » leur autorisait, ce n’était pas l’envie qui pouvait manquer, mais Sam ne dit mot, si ce n’est un vague refus déguisé en « on verra » pour ce qui était de l’invitation à faire la fiesta « retrouvailles » chez son frère et sa sympathique et enjouée… belle sœur, ou quelque chose s’en approchant plus ou moins. Clairement, il n’avait aucunement l’intention de passer du temps à être entre Dean et sa mère de substitution déguisée en petite amie. Certes, l’intention qu’il avait envers son frère ce soir n’était clairement pas anodine, mais si Dean voulait se contenter de continuer à vivre sa petite vie pépère, il ne ferait rien pour l’en empêcher… encore fallait-il lui faire la proposition une fois déjà, chose qu’en un an et quelques mois, il n’avait même pas été capable de faire, avec toute la volonté du monde qu’il avait pu avoir parfois. Disparaissant donc dans l’autre pièce avec Dean et Samuel, il eut presque le soulagement d’avoir pu agir sans que quiconque ne s’y oppose à nouveau. Sait-on jamais, ça pourrait ne pas plaire à quelqu’un que les choses se déroulent de telle manière et pas autrement. A peine la porte refermée derrière eux, Dean se laissa bien entendu aller à ses râlages habituels, ceux que Sam avait déjà bien souvent subits à la place des autres et ceux dont il se souvenait très bien, pour dire vrai. C’est ainsi que sans un mot et sans relever la chose, il se détacha de son frère, le laissant se démerder par lui-même, accompagnant son départ d’un soupir déjà las. « Déjà », c’était un peu abusé, il venait quand même de se poster sous la botte de mademoiselle « McNeil je commande » qui avait eu la bonne grâce de leur autoriser une entrevue. Promis, il pensera à la remercier pour ce précieux acte de charité.

Un rapide « ça va ? » pour la forme et voilà qu’ils se retrouvaient chacun presque à un bout de la pièce, histoire d’instaurer une bonne distance glaciale entre eux et renforcer le malaise qui semblait déjà régner… Trop d’incompréhensions, peut-être de rancoeurs pour Dean, trop de beaucoup d’autres choses pour les deux autres… Le silence dura un petit moment, sans même que Sam ne s’en sente dérangé en quoique ce soit et d’ailleurs, ce serait bien la première fois depuis un moment qu’il se sentirait gêné par une situation ! Quelques paroles vaines échangées, de quoi mettre les points sur les « i » et dire clairement que les raisons qui avaient amené leur retour à tous les deux n’avaient jamais trouvé d’explication, et voilà que Dean se levait, histoire de ne pas être le seul affalé contre un mur sans doute, histoire de ne pas se sentir encore plus paumé et inférieur dans la conversation que ce n’était déjà le cas. Détaillant quelques instants son frère, Sam finit par avoir un soupir discret, comprenant rapidement bien que Dean n’était visiblement pas bien content d’avoir été mis sur le banc de touche pendant toute cette longue année. A croire qu’il n’aurait jamais fait pareil s’il était revenu d’Enfer pour découvrir que son frère avait bel et bien refait sa vie et qu’il n’en était que plus temps. Jetant un coup d’œil par la fenêtre qui se trouvait à proximité, Sam finit par reposer ses yeux sur son aîné, puis sur Samuel, tandis que la question semblait être indéfiniment la même. Un hochement de tête nonchalant comme réponse et rien d’autre, tandis qu’il s’écartait du mur où il s’était adossé pour parcourir quelques pas et se rapprocher du centre de la pièce où Dean s’était posté. Voilà que l’aîné Winchester s’emportait, visiblement incapable d’avoir même dans la perspective de retourner la situation et essayer de voir s’il n’aurait pas agi de la même manière s’il l’avait fallu.
« On sait parfaitement c’que ça représente, une année, Dean. On sait pas pourquoi on est revenus, on sait pas qui l’a fait, ni même dans quel but ! Alors on s’est contentés de faire avec, reprendre le job et éviter d’autres morts ! C’est c’qu’on a fait, tu as reconstruit ta vie, j’ai choisi de continuer, point barre ! »
Le ton avait légèrement haussé de quelques décibels, rien que pour suivre l’embardée lancée par Dean quelques minutes plus tôt. Certes, Dean avait de quoi gueuler, il était énervé, frustré d’avoir aucune réponse à ses questions, mais s’il croyait être le seul dans cette pièce à s’être déjà interrogé sur ce retour inattendu de la cage de Lucifer, il se trompait clairement ! Un nouveau silence, qui s’immisça au sein de tous les protagonistes de la courte conversation qu’ils devaient avoir. Se détournant de quelques pas, Sam eut un soupir, accordant un nouveau rapide regard vers son aîné avant de détourner le regard, comme trop subissant encore les soubresauts de ses humeurs qui lui avaient fait hausser le ton. C’était venu comme ça, une réaction épidermique à la montée en puissance du ton de Dean et voilà que maintenant que le silence se prolongeait, tout retombait, petit à petit. Ce fut d’ailleurs Dean qui reprit la parole en premier, le ton calme – ou du moins, plus calme – cette fois-ci, si bien que Sam posa à nouveau ses yeux sur lui, le détaillant quelques instants, jusqu’à ce que le couperet ne tombe… inattendu quand même.
« Quoi ? »
Encore un vague flottement, puis un appui qui vient s’immiscer dans la conversation.
« Les choses ont pas mal changé, fiston. Avec le passage de Lucifer, le surnaturel c’est plus vraiment ce que t’as pu connaître… »
Oui la joueuse keaffe le « fiston », c’est franchement mieux en anglais, mais bon. Un regard en biais vers Samuel pour appuyer ses propos sans clairement le dire. L’idée principale était celle là, et c’était bien pour le convaincre de reprendre la chasse que Sam tournait de plus en plus à proximité de son frère ces dernières semaines et pourtant, disons que la décision rapide et quasi irréfléchie de Dean, avait quand même quelque chose qui passait comme un cheveu sur la soupe. Un nouveau silence, rapidement coupé court, histoire de ne pas paraître être un bloc dressé contre le retour du Winchester parmi les chasseurs.
« Okay… Si c’est c’que tu veux… »

Paroles dont le ton n’était pas franchement convaincant, si bien qu’il l’accompagna d’un hochement de tête, avant de river son regard sur celui de son aîné. Un chasseur de plus ne pouvait être qu’un avantage précieux… quant au reste des ennuis dus aux « mutations » des saloperies surnaturelles de ce monde, c’était une toute autre histoire, encore hypothétique d’ailleurs. Voilà Dean qui tournait déjà en rond avec un air qui semblait regretter ces paroles, mais Sam ne s’autorisa pas la moindre parole de plus, pas le moindre commentaire quant aux regrets qui semblaient accabler son frère aîné. Après tout, il l’avait bien dit, il n’avait ni besoin d’aide, ni besoin d’une baby sitter… et il n’était pas sénile, donc autant que le cadet Winchester le laisse parler et réfléchir par lui-même. Profitant du silence dans la pièce où il se trouvait, Sam s’accorda un instant pour tendre l’oreille vers la pièce à côté, dont plus aucun bruit ne venait perturber l’apparente tranquillité. Bien que sans doute qu’entre deux machos et une nana pas prête à se laisser marcher sur les pieds, l’ambiance devait être sacrément tendue. Pas le temps de penser plus longtemps à ça que Dean reposait foule de questions.
« Les autres à côté sont de ma famille… de celle de ta mère. Des Campbell. Pour ce qui est de Fairfield Bay… »
Un soupir, un geste vers Sam qui eut un mouvement pour sortir une carte de la région – pliée en mille – et la déplier sur la table pas très loin. La plupart des noms de ville étaient recouverts de petits points rouges marqués au feutre ou quelque chose s’en approchant plus ou moins, tandis qu’aux environs de Fairfield Bay, les points s’accentuaient largement… bien trop pour une concentration normale.
« Ces points présentent les dernières chasses qu’on a faites, démons, loup garou, esprits, vampires. Fairfield Bay est au centre… et tu t’y trouves depuis pas mal de temps… On s’est contentés de resserrer la vigilance… »
Il laissa le temps à Dean d’observer la chose, avant de relever le regard vers lui dans un haussement nonchalant des sourcils, rien que pour souligner ses paroles. Il ne savait clairement pas si c’était pour Dean que ces bestioles choisissaient d’élire domicile à Fairfield Bay ou si c’était pour une quelconque autre raison. Après tout, il ne prenait pas le thé avec, il les chassait hein.

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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mar 7 Déc - 5:27



    « I AIN’T A FATHER. I’M A KILLER. »


    Le silence pouvait avoir quelque chose de bénéfique dans certains cas. La nuit, le silence était totalement nécessaire, mais pouvait-on dire que le silence était le bienvenue dans ce cas présent ? Pas sûr. Nous aurions pu être de parfaits étrangers que ça ce serait déroulé de la même manière ou presque. Je les jaugeais tous les deux du regard, ne sachant réellement sur quel pied dansé. Je me trouvais au milieu de la pièce, debout sur mes deux jambes, ne voulant plus prêter attention à la plaie que je pouvais avoir, tout ce qui importait était de comprendre. Savoir ce qui s’était passé, et qu’est ce qui avait bien pu les ramener tous les deux. Il est clair que si Sam et moi savions tout ce qui se tramait réellement, nous aurions agi de manière totalement différente et de manière beaucoup moins pacifique. La réponse donnée par mon frère ne m’apportait pas assez d’éléments de réponses à mon goût, j’en voulais plus, toujours plus. De nouvelles paroles franchissaient le seuil de mes lèvres tandis que j’observais mon cadet, puis ce fut au tour de Samuel. Les questions se succédaient et étaient destinées aux deux mais quelque chose me disait qu’il faudrait trouver les réponses soi même. Mon esprit cherchait d’autres réponses lui. Je me perdais quelques instants dans mes pensées. Je sentais le goût de la chasse revenir à l’échelle grand V, les vieilles habitudes, les vieux réflexes, comme si je n’avais jamais arrêté. Comme s’il ne s’était jamais rien passé. Comme s’il n’y avait jamais rien eu d’autre. Et pourtant, un an s’était écoulé, un an où je m’étais montré différent, changé, presque banale… Mais tout ce dont j’avais voulu me persuader n’était pas la réalité. La réalité ? Inutile de la chercher plus loin, elle était là cette foutue vérité, dans cette pièce, dans l’environnement tout autour de nous, juste… Là. Sous mes yeux. Je me trouvais être celui qui posais les questions, celui qui faisais des reproches aussi, à aucun moment je ne m’étais demandé comment j’aurai réagi à sa place. Pas eu le temps. Ca me traverserait sûrement l’esprit plus tard, quand tout aurait été digéré, analysé. Dans le feu de l’action il était impossible de tout prévoir, du moins j’en étais incapable. Le ton s’était haussé tout seul, sans que je n’ai prise sur quoi que ce soit, ce n’était que le surplus d’incompréhension et de colère qui ressortait, pour le coup ça eut au moins le mérite de faire bouger mon frangin. Mes yeux ne le quittant pas d’une semelle lorsque celui-ci se rapprocha lentement. Mes lèvres se pinçaient à l’écoute de ses paroles et du ton employé sur la fin mais au moins, j’avais mes réponses, ils ne savaient rien. Je devais me faire à l’idée que si en un an ils n’avaient rien trouvé, je ne trouverais pas plus qu’eux. Toutefois, il fallait que je précise quelque chose…

    « J’ai reconstruis ma vie parce que Tu me l’as fait promettre. ». Le son de ma voix s’était considérablement baissé même si pour le coup la réplique restait un tantinet sèche. J’avais lourdement insisté sur le « Tu ». Les traits de mon visage se détendaient néanmoins, conscient que ce n’était pas le moment de régler des comptes ou encore de se prendre la tête pour des conneries. Je soupirais et fermais les yeux quelques secondes, puis reprenais. « Excuse-moi. C’était pas un reproche. Tout ce que je veux dire par là c’est… J’étais là ! Un mot Sam… Un mot et je revenais. ». Un silence de mort réapparaissait dans la pièce qui n’était déjà pas bien reluisante. Un silence qui ne faisait que creuser le gouffre entre nous. Les idées, les envies, les volontés, elles se battaient toutes les unes contre les autres, provoquant un début de migraine qui ne laissait rien prévoir de bon. Puis, ce fut la révélation, je voulais faire partie du jeu. Je voulais revenir. Je voulais retrouver le bon vieux temps. Le silence fut brisé par le son de ma voix qui le leur avouait. Paroles presque aussitôt regrettées lorsqu’un visage féminin passait devant mes yeux, me rappelant quasiment à l’ordre. Une main passait lentement sur mon visage défait, signe de doute et d’hésitation. De fatigue peut être aussi, mais je n’en avais que faire. Je reportais mon attention sur Sam, une énième fois, sans pour autant répondre à son interrogation, de toute manière je n’aurais pas eu le temps de dire quoi que ce soit, Samuel reprenait déjà les choses en main. Fiston ? Génial, Grand papa revient et il fait comme si on se connaissait depuis des lustres ! Charmant. Lucifer avait foutu la pagaille, il ne m’apprenait pas grand-chose de nouveau, je jaugeais Samuel du regard. « Qu’est ce que ça change ? Ca reste des bestioles non ? Je vois pas ce que ça a à voir avec mon retour… ». Inutile de dire qu’au bout de quelques secondes, j’avais presque l’impression de ne pas être réellement voulu. Sam ne nous laissa pas le temps de rajouter quelque chose, tout comme il ne laissa aucun nouveau silence s’infiltrer entre nous. Au moins, lui semblait d’accord vis-à-vis de ma reprise. Ce qui, sur le coup, fut comme une claque en plein visage. Et me voilà reparti dans une séance regret, tournant en rond histoire de me dégourdir un peu les jambes et arrêter de penser tout court, je ne voulais plus penser à quoi que ce soit ! Plus rien, ouste, dehors ! Les minutes défilaient, même si on s’en rendait pas réellement compte, le silence environnant nous permit de nous attarder sur le silence qui régnait apparemment dans la pièce voisine, c’était plutôt rassurant. Ou non. Finalement, au bout de quelques secondes d’égarement passager et intime, je posais mes deux dernières questions, vis-à-vis de leur retour en tout cas. Je n’aborderai plus les questions existentielles commençant par un « pourquoi », leurs réponses m’avaient suffit, continuer de les harceler pour ça ne servirait à rien.

    Ma bouche s’entrouvrait à l’entente du nom Campbell, et du mot famille… Sasha venait réellement de cogner mes… Cousins ? J’haussais les sourcils, l’air ahuri, quelqu’un aurait prit une photo à cet instant précis on aurait tout de suite pu penser à un débile mental qui connaissait rien de la vie. « Oh… Nous avons des cousins… ». Furent les seuls mots capables de sortir. Pour Fairfield, Samuel fit signe à Sam, celui-ci s’exécuta et sortit une carte qu’il déplia soigneusement –ou presque- sur la table. Instinctivement je me rapprochais, écoutant attentivement ce que mon cadet pouvait bien raconter, les sourcils légèrement froncés. Plus j’observais la carte, plus je me rendais compte –et ce, avec ou sans les dires de Sammy- que Fairfield grouillait royalement de bestioles, ce qui eut le don de me faire frémir rien que d’y penser. « Fairfield Bay est au centre… et tu t’y trouves depuis pas mal de temps… On s’est contentés de resserrer la vigilance… ». Sa dernière phrase passait en boucle dans ma tête. Je relevais la tête et les observais chacun leur tour. « Vous pensez que ça a un rapport avec moi ? Non parce que je me disais bien qu’il y’avait des trucs louches de temps à autres… ». Vulgaire mensonge accompagné d’un sourire pour détendre un peu l’atmosphère. Hormis aller au garage et rentrer chez moi, je n’avais jamais pris le temps d’explorer toute la ville, je m’étais contenté de surveiller mes voisins ainsi que le journal. Le journal… « J’ai le journal tous les jours, je n’ai jamais rien vu d’étrange dedans en huit mois… Donc… Soit ils étaient bels et bien là pour moi… Soit ils tenaient à se faire oublier… Mais pourquoi dans ce cas là ? ». Miraculeux. Une lueur d’intelligence venait de me traverser l’esprit, une lueur hein, pas une thèse entière. Mais bien évidemment il avait fallu que je finisse ma phrase par une question… Je voulais amener la réflexion à voix haute, c’était tout… Comment ça excuse minable ?

    Apercevant leurs têtes, j’haussais les sourcils du genre « bah quoi ? » et finissais par venir m’asseoir sur la chaise. Ca, c’était sans compter l’arrivée impromptue de Christian dans la pièce. Mes yeux se posaient sur ma montre, les dix minutes venaient de s’écouler et nous avions même dépassé un peu… Je lâchais un soupir et me tournais vers lui, sa tempe avait l’air de se porter pas trop mal. « Ta gonzesse s’impatiente. ». Un nouveau soupir s’échappait tandis que je me levais sans grande envie de mon siège en observant mon frère et le grand Père, Christian repartant dans la pièce voisine, laissant les portes ouvertes. Je baissais finalement les yeux vers la carte, en l’effleurant même et murmurais. « Il semblerait que nous allons devoir continuer cette discussion plus tard… Je pense que tout le monde s’est assez fait cogner pour cette nuit… ». Je lâchais la carte et me dirigeais dans l’autre pièce, me retournant tout de même une dernière fois pour m’assurer que je ne rêvais pas.


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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Mer 15 Déc - 4:08

WHEN DARKNESS IS COMING
S A M . D E A N . & . S A S H A
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Dix minutes dans une vie, ça se réduit sans aucun doute à pas grand-chose. Jamais ô grand jamais dans son existence de vingt-sept longues et laborieuses années, Sam Winchester n’avait vu son temps de discussion avec son frère aîné… limité à ce point. Définitivement, plus que jamais à cet instant précis, il savait parfaitement bien ce qu’une année complète pouvait représenter, que ce soit en simple matière de temps, ou pour Dean lui-même. Il avait… changé. Et pas d’une manière forcément glorieuse pour un chasseur d’ailleurs, à croire qu’il était devenu le bon petit mouton des quatre volontés d’une demoiselle à l’esprit tyrannique… La perspective de se sentir chronométré dans son temps de parole n’avait pas franchement plu à Sam et c’est sans doute pour cela qu’il ne mettait pas franchement de bonne volonté à l’ouvrage. Dans les nombreux jours pendant lesquels il avait formé les retrouvailles avec son frère dans sa tête, il n’avait jamais envisagé de les limiter à ça. Une attaque de chasseurs inconnus qui avaient failli tuer son frère, des soins apportés à la va vite, un long moment d’attente pour finalement être interrompus par une folle hystérique qui se permet en plus de casser une partie du corps de tout le monde, de donner des ordres à des personnes qu’elle ne connaissait ni d’Adam ni d’Eve et qui avaient, jusqu’à preuve du contraire, bien plus d’importance dans l’existence de Dean qu’elle n’en aurait jamais… surtout en une seule année de vie commune. Heureusement pour mademoiselle McNeil, personne n’avait eu envie de se prendre une balle dans une quelconque partie du corps, donc personne n’avait dit quoique ce soit quant à l’étalement de ses quatre volontés au sein des événements. Soit. Qu’il en soit ainsi, si à présent Dean était branché mode « toutou de madame » alors autant respecter la chose. Peut-être que si Sam avait moins tardé à reprendre contact avec son frère, les choses auraient été différentes, peut-être qu’elles auraient été pires d’ailleurs, peut-être qu’elles n’auraient pas été aussi horribles que ça… Qui sait. Les choses étaient faites comme elles étaient à présent et il semblait bien qu’il faille s’y adapter maintenant, que ça plaise ou non. Dix minutes montre en main, les voilà maintenant tous les trois, Winchester et Campbell réunis dans la même pièce pour dix petites minutes à peine. A priori, être avec Dean qui s’applique à exécuter les ordres de mademoiselle, c’était en quelque sorte, devoir aussi exécuter les ordres de mademoiselle… si bien qu’un coin de l’esprit de Sam ne pouvait s’empêcher de ressasser les nombreuses années que les deux frères avaient passé sous les ordres de leur père, John, qui leur avait souvent fait exécuter ses quatre volontés également. Une sacrée trempe cette jeune femme certes, mais il fallait faire attention à ne pas trop tirer sur la corde sensible, et pas uniquement pour Sam d’ailleurs, qui sait combien de temps Dean pourrait supporter une telle situation… En attendant visiblement, l’aîné Winchester était plus concentré sur la rancœur qui l’envahissait à cet instant précis que sur toute autre chose… Certes, un an, c’était long et composé de plus de trois cents jours, et d’ailleurs, Sam n’avait sans doute aucune excuse pour ne pas avoir contacté son frère plus tôt… il n’en cherchait même pas puisque quelque part, il savait également que l’excuse du « tu as reconstruit ta vie » n’était même pas valable, puisque ce n’était certainement pas l’élément qui l’aurait empêché de reprendre ne serait-ce qu’un simple contact avec son frère aîné. Allez savoir ce qui l’avait retenu pendant tout ce temps… Peut-être un simple besoin de se retrouver seul, peut-être une volonté de comprendre ne serait-ce que quelques éléments de tous les mystères qui tournaient autour de son retour avant de revenir sous le nez de son frère avec tous les mauvais souvenirs que sa simple présence pourrait ressasser. Les souvenirs de la chasse, dont il n’aurait sans doute jamais parlé à une femme dite « normale » - oui parce que jusqu’à il n’y a pas longtemps, Sam avait commis la connerie de croire que Dean n’avait pas reconstruit sa vie avec une chasseuse mais bien avec une femme lambda totalement NORMALE – ou d’autres éléments qui avaient tout simplement rythmé leur vie sous tous les angles possibles et imaginables… pas forcément les plus plaisants selon les occasions.

Dépassé par tous les éléments qu’il ne comprenait pas, frustré, et sans doute empli de colère suite à toutes les révélations qu’il venait de se prendre en pleine face, voilà que Dean forçait le ton, attaque à laquelle Sam ne se retint pas de répondre d’ailleurs, sans même savoir ce qui le poussait à s’emporter de la sorte dans un moment pareil. Un court instant de flottement suivit d’ailleurs ses paroles, pendant lequel il se contenta de scruter son frère sans réellement chercher à apaiser la situation… Lui qui en toute circonstance à un moment aurait toujours préféré calmer les choses plutôt qu’à chercher l’affrontement direct avec son aîné, voilà que maintenant, il agissait d’une toute autre manière… une autre manière qui eut un bon effet d’ailleurs puisque rapidement, ce fut Dean qui diminua son ton de voix, pour conclure sur quelques mots auxquels Sam préféra d’ailleurs ne pas répondre. S’écartant vivement pour s’éloigner de son frère, Sam lui fit dos un moment, sans même donner le moindre signe d’écoute aux « excuses » qu’il formula. Peu importe, ce n’était certainement pas le moment, ils n’allaient pas passer les dix petites minutes dont ils disposaient pour ressortir tous les reproches qu’ils pouvaient faire l’un à l’autre, vieux ou récents. La réponse de Sam sembla d’ailleurs manquer, puisque voilà qu’un nouveau silence s’installait entre les trois protagonistes, sans même que Samuel ne manifeste quelque volonté de relancer un semblant de discussion et sans même d’ailleurs, que Sam, lui ne se préoccupe même de cet instant de silence. S’ils devaient passer dix minutes à se regarder dans le blanc des yeux, qu’il en soit ainsi… il avait passé un an à se démerder sans son frère, il pouvait très bien continuer ainsi, d’autant que ce n’était certainement pas Dean, dans sa petite vie bien rangée qui avait pu trouver les réponses à toutes les questions que Sam pouvait bien se poser sur son retour de l’Enfer… pire encore, il ne faisait que les raviver, apparemment persuadé d’être le seul à avoir eu de telles interrogations. Le fait était qu’ils n’avaient jamais trouvé le moindre élément de réponse, si bien que finalement, Sam avait décidé de se contenter de la chose et de ne pas creuser… juste en profiter pour sauver des vies, encore, ou du moins, s’arranger pour effacer le plus de présence surnaturelle en ce bas monde. Ce fut Dean qui rompit le silence à nouveau d’ailleurs, traduisant rapidement les pensées que le cadet Winchester avait pu avoir quelques instants plus tôt. Visiblement, Dean avait envie de prendre le large ou du moins, de reprendre du service : allez savoir s’il comptait plus s’éloigner de l’emprise de sa petite amie ou tout simplement de sa vie banale à souhait… Décision qui laissa planer une atmosphère perplexe dans la pièce… Sam qui se souvenait de son frère « fatigué par cette vie » ou aux rêves de vie normale, voilà qu’il se prenait à présent dans la tronche que un, c’était à cause de lui et de ses dernières volontés que Dean s’était fixé et deux, que ledit Dean n’aspirait d’ailleurs visiblement qu’à une chose, retourner dans leur vie de merde qui l’avait tant fatigué ! Qu’est ce qu’il pouvait faire contre ça ?! Un chasseur de plus dans les maigres rangs du moment, c’était sans doute une bonne chose et pourtant… il ne put exploser d’un quelconque entrain rien qu’à l’idée de retrouver son frère avec lui, sur les routes. Samuel se lançait d’ailleurs déjà dans une tentative pour alerter Dean, rien que pour lui faire comprendre que si une année avait été longue pour lui, cette même année avait permis au monde surnaturel de bien changer… en pire, bien entendu. A la réponse de Dean, personne n’ajouta rien, encore une fois pour laisser un épais silence survoler la pièce… ils n’avaient pas le temps – encore une fois – de se lancer dans un débat sur l’évolution du monde surnaturel d’hier à aujourd’hui. Après quelques secondes, Sam se contenta de clore le débat… après tout, c’était un choix qui appartenait à Dean et uniquement Dean… il savait très bien ce que « revenir dans la chasse » pouvait inclure, pour lui, pour sa vie ou pour sa petite amie. Bien rapidement, outre l’interlude cousins et famille, les interrogations de Dean s’engagèrent vers la présence de Sam à Fairfield Bay… s’il savait depuis combien de temps celui-ci venait dans cette petite ville pour surveiller ou même le nombre de fois où il s’était retrouvé à quelques centaines de mètres de son cadet sans même le voir, il en ferait sans doute une syncope, ou quelque chose s’en approchant plus ou moins bien. Au sourire de Dean, le cadet Winchester se contenta d’avoir un haussement des sourcils, gardant le silence… en tout cas, s’il avait perdu son caractère plus ou moins indépendant, Dean n’avait certainement pas perdu son sens de l’humour raz les pâquerettes… Encore foule de questions pour relever un peu le niveau de sa réflexion, questions auxquelles personne n’avait de réponse jusque là… si ce n’est celle qui pouvait émettre l’hypothèse que Dean avait perdu assez de pratique pour ne pas voir un loup garou qui se balade sous son nez ou qui habite en face de chez lui…
« Ta gonzesse s’impatiente. »
Ce n’est que lorsque Christian prononça ces mots là que Sam releva le regard vers lui, s’éloignant de la table dans un soupir pour se redresser, abandonner là ses réflexions suspendues et reprendre ça… quand Dieu le voudra bien. Tandis que Dean s’engageait vers la sortie, Sam resta immobile, pas franchement décidé à retourner dans l’autre pièce pour voir l’air bien content de madame impose sa loi. Croisant les bras en scrutant son frère qui s’arrêtait au niveau de la fameuse carte, il finit par avoir un faible hochement de tête à ses paroles.
« Une prochaine fois... »
Quand ? Aucune idée… quand ils en auraient l’occasion, quand ils finiraient par se croiser à nouveau ou si jamais un jour Dean prend les voiles sur un coup de tête et retrouve son frère on ne sait où encore. Pour le moment, rien n’était prévu… qui sait quand ils allaient pouvoir se retrouver, peut-être pas avant des semaines, ou des mois… peut-être plus tôt qu’ils ne l’imaginaient.

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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Dim 19 Déc - 4:40



    « IT'S A PERFECT DENIAL »


    L’attente. Rien de plus terrible, de plus angoissant qu’une attente. Ne pas savoir, ne pas comprendre. Se sentir juste en dehors. Savoir que quelque chose se joue tout prêt et que vous n’en faite pas partie. C’est comme, si le temps ralentissait. Comme si vous vous retrouviez enfermé dans une sorte de boule à neige et que là, tout proche, tout ralentissait. Cependant, de l’autre coté de la vitre tout tourne à vitesse réelle. Un homme qui éponge le sang qui lui coule du nez, une femme qui passe sa main dans les cheveux d’un autre. Celui que vous aimez disparaitre d’un pas incertain derrière une porte afin d’y retrouver son frère disparu. Mais bizarrement vous en êtes détachée, comme si vous contempliez une scène à travers un écran de fumée. Vous pourriez même entendre les battements de votre propre cœur tellement vous vous sentez en dehors de tout. Contempler la réalité et assimiler lentement ce qu’elle vous apprend. Des minutes qui défilent, semblant interminables, mais en même temps, on redoute autant que la Mort que l’échéance arrive à sa fin… Une froideur qui s’installe lentement en vous, enserrant vos entrailles lorsque votre cerveau prie pour encore quelques minutes de répit. Cette froideur, vous savez qu’elle ne vous quittera pas de suite, que lorsque vous reprendrez une vitesse normale elle sera toujours là, quelque part, tapie au fond de vous et vous rappelant inexorablement l’instant où vous avez choisis de vous mentir. Puis elle finira par ressurgir, à un moment donné, vous confrontant à ce choix que vous avez fait, et vous obligeant à en payer le prix. Les murmures n’avaient plus aucun impact sur moi. C’est limite si je les entendais tel un bourdonnement lointain. Le regard fixé dans le vide j’attendais, écoutant les battements de mon cœur et niant avec un aplomb impitoyable ce que j’avais compris.

    C’est à cet instant. A cet instant précis où la femme se leva, à la seconde même où je clignais des yeux, que mon monde bascula. La décision fut prise. La compréhension plus nette que jamais. La seconde suivante, j’avais choisis d’ignorer tout cela. Pas maintenant, on verra plus tard m’étais-je dit. Simplement de la lâcheté. Ravalant ma salive, j’engloutissais aussi cette vérité qui me sembla trop douloureuse à supporter. Il partirait. Il était déjà parti. Comment avais-je pu ne pas percevoir les signes ? Ou tout du moins avais-je refusé d’y croire ? Les terreurs nocturnes, première pierre à l’échafaud. Les empreintes près de la maison, fondations d’une entreprise douloureuse. La visite de Derek, clé de voute indispensable pour une telle construction. Puis eux… ce soir… cette attaque… son frère… C’était comme offrir les clés d’une nouvelle maison, avide d’accueillir ces nouveaux habitants. Et moi ? Je resterai sur le palier. Je le savais. Je l’avais su dès l’instant même où j’avais compris que Sam était en vie. Mais j’avais choisis d’ignorer. Là, assise sur une pitoyable chaise, face à trois chasseurs méfiants à mon égard, j’avais cessé tout mouvement, aussi infime soit il. Je revoyais le sang dans ma cuisine, je me rappelais le son d’une balle qui fracasse une vitre et siffle tout près. Je ressentais sous mes doigts encore sales le sang de Dean. La douleur d’un coup sur ma tempe. Ma vue se brouilla de petits points noirs et je grognais en baissant la tête. En rouvrant les yeux j’aperçus une main tenant entre ses doigts un chiffon et de la glace. Relevant la tête je vis que c’était la femme, Gwen. Lorsque mon regard croisa le sien, je jurai, que l’espace d’une fraction de seconde nous nous comprenions… Finalement mes doigts se refermèrent sur ce qu’elle m’offrait et j’appliquais le tout précautionneusement sur ma tempe. Et le temps reprit son cours.

    Je me levais. J’en avais marre d’être assise. De nouveau la tension s’était saisie de moi, à moins que ce ne fût le réveil brutal de la glace sur mon front qui m’avait remis les idées en place. Faisant quelques pas, je m’appuyais finalement contre le montant d’une fenêtre. Je croisais un bras sur ma poitrine jetant au passage un coup d’œil à ma montre. Sept minutes. Déjà. J’avais renoncé à embarquer mon fusil avec moi. De toute façon je savais que Mark n’avait pas l’intention de faire quoique ce soit. Quant à Christian, le coup qu’il m’avait donné, et celui que je lui avais rendu lui avait fait comprendre que mieux valait ne pas trop me chercher. Seule restait donc Gwen, assez en forme et avec un assez bon mobile pour s’en prendre à moi, mais bizarrement, mon instinct me disait qu’elle me foutrait la paix. Ne m’avait-elle pas apporté de la glace pour le coup que son charmant compagnon m’avait donné ? Je resserrais la poche de glace sur ma blessure. Finalement je tournais la tête pour regarder au dehors. La nuit, noire et froide, silencieuse. Spectacle propice au changement, au mystère. Aux décisions. Le froid dans mes entrailles s’agita mais encore une fois je choisis de ne pas y prêté attention, de le faire taire. Et le reste des minutes s’écoulèrent. Dix minutes. Onze. Douze. C’était son frère. Il avait besoin de lui parler, c’était son frère ! Treize minutes. Mais ils nous avaient attaqué, Dean était blessé ! Il avait besoin de repos. Quatorze… Je relevais la tête, regardais les trois chasseurs face à moi et inspirais. Alors Christian se leva et se dirigea vers la porte derrière laquelle les trois hommes se trouvaient. Il annonça que je m’impatientais. Un sourire en coin étira mes lèvres. A se taper dessus il semblait qu’une compréhension mutuelle nous ait poussé vers une anticipation des plus naturelles du comportement de l’autre. Repassant la porte il offrit alors la vue Dean, son frère et le vieil homme. J’entendis la phrase que mon bien aimé sortit à son frère et une nouvelle fois, le nouvel habitant glacial de mes entrailles s’agita. Ma gorge se noua. Silence ! Tais-toi !

    Mon regard s’attarda quelques instants sur le visage de Dean. Impassible regard. Je finis par faire quelques pas, attraper sa veste, la lui tendre pour finalement récupérer mon fusil. Puis je passais la porte en silence, sans un regard en arrière. Je savais qu’Il me suivrait. Et dans une furieuse bonté, ou dans un déni total comme vous voulez, je laissais à son frère le soin de le reconduire jusqu’au camion. Quelle délicate attention que de leur laisser encore le temps de parcourir une dizaine de mètres pour être ensemble. J’ouvris la portière passager, débarrassais le siège pour lui laisser une place confortable au mieux, puis sans la refermer je contournais mon 4x4 et m’installais au volant après avoir balancé le fusil à l’arrière et posé le flingue sur mes genoux. Un regard vers Dean, juste pour m’assurer que ça allait. Un autre vers Sam avec l’envie de lui dire de téléphoner la prochaine fois. « Merci de lui avoir procuré les premiers soins. » Puis je claquais la portière et mis le contact.
    Au fond de moi, la chose froide et instable s’agita furieusement, essayant de faire entendre sa voix. Au lieu de ça je soupirais. Ma tête me lançait terriblement, et plus que tout, j’avais besoin de sentir Dean au chaud, en sécurité. De nous sentir en sécurité. Même si je savais que rien ne serait plus jamais pareil après cette nuit…


      « Make the lie big, make it simple, keep saying it, and eventually they will believe it. » A.HITLER


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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Ven 14 Jan - 2:44



    « IT’S HARD YOU KNOW. »


    Tout s’était passé à une vitesse phénoménale, sans que j’aie le temps de réellement me rendre compte de ce qui se passait là, sous mes yeux. En un rien de temps, je m’étais retrouvé là, en face de Sam, des questions plein la tête et une petite amie furieuse dans la pièce d’à côté. Tout aussi précipitamment, je me sentais déjà repartir dans le monde de l’obscurité qu’offrait la chasse, comme si je n’en étais jamais sorti, je chassais sans m’en rendre compte. Tout m’échappait, aussi bien la situation actuelle que l’idée que des chasseurs viennent nous tirer dessus en pleine nuit. Nous ne nous étions pas attendus à ce que ce soit de simples « collègues » et je n’osais imaginer l’état de la maison en rentrant. Je franchissais à peine la porte lorsque j’apercevais le regard de Sasha. Elle semblait contrariée, qui ne le serait pas après tout ? Moi ? Trop fatigué de la soirée pour pouvoir trouver n’importe quelle phrase réconfortante. J’étais paumé. J’avais beau dire le contraire, hurler que tout allait pour le mieux, ce n’était pas fondamentalement vrai. Tout était allé trop vite pour que je ne puisse réellement comprendre l’enjeu de tout ça, de toute… Cette histoire. Il me faudrait du temps pour tout digérer, plusieurs jours avant de me décider… Décider de quoi ? J’étais conscient que nous avions dépassé le quota de minutes autorisées mais dix minutes ça passait à une vitesse incroyable. J’en revenais toujours à cette histoire de temps, cette histoire de rythme ou encore de vitesse. Tout était flou. Symptômes de la fatigue ? Non sûrement pas, c’était autre chose. J’avançais lentement jusqu’à elle, attrapant ma veste au passage sans grande conviction, les yeux se perdant dans le vide, je réfléchissais toujours. Puis mon regard venait finalement se poser sur elle, Elle qui partait déjà sans un énième regard, geste qui voulait dire que c’était l’heure et qu’il n’y avait pas d’échappatoire possible. Une grimace tira les traits de mon visage tandis que j’enfilais ma veste avant de sortir définitivement. Toutefois, le seul regard qui avait été adressé était à l’attention de Sammy, celui là même qui semblait décidé à me suivre dehors. La noirceur de la nuit s’était déjà bien étendue à l’heure qu’il était, la fraîcheur aussi d’ailleurs. Arrivés aux abords de la voiture, j’adressais un énième regard à mon frère et acquiesçais d’un signe de tête entendu, je savais qu’on se reverrait, je ne pouvais juste pas dire… Quand. Je m’apprêtais à la remercier encore une fois pour les soins mais ce fut Sasha qui me devança. Sans un mot de plus, je grimpais dans le 4x4 et soupirais une fois assis, main sur la blessure, puis je claquais finalement la portière et faisais un signe de main à mon cadet. Geste qui me paraissait pour le moins étrange sur le coup, quelques heures auparavant il était toujours en enfer à mes yeux, et là, je lui disais au revoir ? Avouez que ça faisait plutôt drôle !

    La voiture démarra enfin, dans un crissement de pneus. Un dernier coup d’œil dans le rétroviseur pour voir la silhouette de Sam rétrécir. Une fois qu’elle ne fut plus à portée, je m’enfonçais un peu plus dans le siège, incapable de dire quoi que ce soit. Je me laissais bercer par les irrégularités du bitume, me sentant partir de temps à autres. Au bout de quelques minutes je rouvrais les yeux, il fallait que je dise quelque chose, n’importe quoi. « Je ne voulais pas que ça se passe comme ça… Désolé. ». Un murmure à peine inaudible mais qui pourtant eu l’effet de résonner dans la voiture entière tellement le silence semblait épais. Je n’avais pas prévu tout ça, j’ignorais que ça arriverait, qu’il reviendrait, qu’il serait en vie, qu’il ne me contacterait pas avant un an. Un an passé à me demander s’il allait tout de même bien, bien que j’en doutais fortement. Un an passé à chercher une éventuelle solution pour le sortir de là, ça n’avait jamais été sa place. Un an passé à me dire que je ne l’avais pas assez protégé, qu’au fond j’avais échoué. Mes yeux se perdaient dans les lignes dessinées sur le sol, celles-ci défilaient rapidement. « Désolé », il était tellement sincère, ce n’était pas comme ça que j’avais imaginé d’éventuelles retrouvailles ou présentations, si toutefois j’avais un jour eu l’audace de les imaginer ou de les espérer. Je l’observais, de temps à autres, jetant des coups d’œil furtifs entre deux rêveries. Je ne savais pas ce qui s’était passé pendant mon blackout, j ne savais rien. Il faudrait qu’elle me raconte tout. Une main qui venait se poser doucement sur sa cuisse en guise de « je vais bien » et de « merci » puis je refermais une nouvelle fois les yeux, me laissant à nouveau bercer par la route. Route que j’avais de nombreuses fois empruntée. Route qui au fond, était ma maison. Un léger répit avant l’arrivée sur le palier de la maison. Tout serait différent à présent, mais ça, je ne le savais pas encore, je ne pouvais pas le deviner puisque j’en venais presque à douter de la réalité de tout ceci. Ce ne serait que lorsque je verrais l’état de la cuisine et de l’entrée que je comprendrais que tout cela était bel et bien réel. Que c’était véritablement arrivé. Qu’il était de retour.


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MessageSujet: Re: When Darkness is Coming // SAM & SASHA   Ven 14 Jan - 3:04

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When Darkness is Coming // SAM & SASHA

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